homeFrenchGermanItalian
Recherche 
France - L’hommage de RSF à Hervé Ghesquière, ex-otage en Afghanistan
June 14th, 2017

RSF présente ses condoléances à la famille et aux proches d’Hervé Ghesquière, disparu mercredi 14 juin, des suites d’un cancer. C’est avec une grande tristesse que les équipes de RSF ont appris le décès de l’ancien journaliste de télévision qui avait été retenu en otage en Afghanistan pendant 547 jours.
“Nous sommes profondément attristés de la mort du grand reporter Hervé Ghesquière, qui fut membre du Conseil d'administration de RSF, déclare Christophe Deloire secrétaire général de l’organisation.La campagne pour la libération d'Hervé Ghesquière, alors otage en Afghanistan, reste l'une des opérations les plus fortes de RSF. Nous garderons d'Hervé Ghesquière le souvenir d'un journaliste engagé, féru de grand reportage et d'enquêtes sur les terrains difficiles.”

Hervé Ghesquière avait été enlevé avec son collège reporter d’images Stéphane Taponier, le 29 décembre 2009 dans la province de Kapisa au nord de Kaboul en Afghanistan alors qu’il réalisait un reportage pour France 3 dans le cadre du magazine Pièces à Conviction. Les deux journalistes avaient été libérés le 29 juin 2011 après une intense campagne de mobilisation en France comme en Afghanistan.

Reza Moini, responsable du bureau Iran/Afghanistan de RSF, qui s’était rendu à deux reprises dans le pays pour oeuvrer à leur libération, se souvient du professionnalisme et de l’humanité du journaliste: “A peine libéré, les premières pensées d’Hervé ont été pour ses collègues afghans. Bien que ce pays lui ait fait subir le pire et lui ait enlevé plus d’un an de sa vie, il continuait à l’aimer et à s’y intéresser.”

A son retour en France, Hervé Ghesquière, s’était engagé auprès de RSF dans le combat pour la liberté de la presse. Il a été membre du Conseil d’Administration de l’organisation entre 2013 et 2017.

“Son engagement dans les instances de RSF montrait qu’il n’oubliait pas les autres journalistes otages et victimes de répression dans le monde”, souligne Reza Moini.

top