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	<title>actualité | Reporter sans frontières</title>
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	<item>
		<title>France : la proposition de loi Yadan fait peser un risque sur l’exercice du journalisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 11:42:51 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[La proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme, qui sera examinée à partir du 16 avril à l’Assemblée nationale, suscite de vives inquiétudes au regard de la liberté de la presse et de l’exercice du journalisme en France. Reporters sans frontières (RSF) appelle la représentation nationale à prendre conscience des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>La proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme, qui sera examinée à partir du 16 avril à l’Assemblée nationale, suscite de vives inquiétudes au regard de la liberté de la presse et de l’exercice du journalisme en France. Reporters sans frontières (RSF) appelle la représentation nationale à prendre conscience des risques importants que ce texte fait peser sur l’activité journalistique, en particulier du fait de dispositions larges et imprécises.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Des préoccupations majeures pour le journalisme, en particulier sur le plan juridique, résident dans les deux premiers articles de la proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme, qui en compte quatre. Adoptée à une courte majorité en commission des lois le 20 janvier dernier, la proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan (Ensemble pour la République), sera examinée à partir du 16 avril en séance plénière à l’Assemblée nationale. Elle entend répondre, selon son exposé des motifs, à des manifestations contemporaines de l’antisémitisme, identifiées notamment dans l’appel à la destruction de l’État d’Israël ou dans sa comparaison avec le régime nazi.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors que l’article 1er vise à étendre le délit de provocation et d’apologie du terrorisme, l’article 2 crée une nouvelle incrimination d’appel à la destruction d’un État. L’introduction de notions floues dans la définition, déjà problématique, du délit d’apologie du terrorisme, telles que «implicitement» ou «banalisation outrancière», fragilise le principe de légalité et ouvre la voie à des interprétations extensives, susceptibles d’intégrer des contenus journalistiques. Dès lors, le champ des incriminations pourrait conduire à une confusion entre travail journalistique et infraction pénale, notamment dans la couverture de groupes ou de discours qualifiés de terroristes, d’analyse de leur stratégie ou de leur rhétorique, ou encore dans la diffusion d’images ou de documents de propagande à des fins d’information.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le Conseil d’État a recommandé l’intégration de l’infraction d’appel à la destruction d’un État reconnu par la République française dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Une insertion, adoptée en commission, qui permet notamment de maintenir l’infraction dans le régime protecteur du droit de la presse et d’écarter l’application des techniques spéciales d’enquête propres à la matière terroriste.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Les définitions larges et imprécises des incriminations de la proposition de loi Yadan inquiètent. Certes, la réintégration de l’article 2 dans la loi de 1881, comme proposé par le Conseil d’État, constitue un élément rassurant pour les journalistes au regard des garanties procédurales et de la protection du secret des sources. Mais un risque majeur d’effet dissuasif sur le traitement journalistique de sujets sensibles demeure. Si cette proposition devait être adoptée, rien, en l&rsquo;état, n&#8217;empêcherait qu’un journaliste soit assimilé à l&rsquo;auteur des propos incriminés qu&rsquo;il rapporte. La représentation nationale doit être consciente des risques que le texte comporte pour l’exercice du journalisme et la liberté de la presse. RSF se joint aux préoccupations de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), dont elle est membre, ainsi qu’aux nombreuses voix soulignant le risque d&rsquo;atteinte disproportionnée de cette proposition à la liberté d&rsquo;expression et à la liberté de la presse. »<br />
</span><b>Thibaut Bruttin<br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">La commission nationale consultative des droits à l’homme a, à plusieurs reprises, alerté sur les risques que fait peser cette proposition de loi, notamment sur la liberté d’expression. Elle appelle à en rejeter les deux premiers articles.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Corruption en Azerbaïdjan : la Cour suprême confirme les peines de prison iniques des journalistes d’Abzas Media</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/corruption-en-azerbaidjan-la-cour-supreme-confirme-les-peines-de-prison-iniques-des-journalistes-dabzas-media/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 12:30:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 3 avril, la Cour suprême d’Azerbaïdjan a rejeté le pourvoi en cassation de six journalistes travaillant pour le média indépendant anti-corruption Abzas Media. Les lourdes peines de prison infligées à  Sevinj Vagifgizi, Elnara Gasimova, Ulvi Hasanli, Mahammad Kekalov, Nargiz Absalamova et Hafiz Babali sont maintenues, et tous les recours juridiques internes sont maintenant épuisés. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Le 3 avril, la Cour suprême d’Azerbaïdjan a rejeté le pourvoi en cassation de six journalistes travaillant pour le média indépendant anti-corruption Abzas Media. Les lourdes peines de prison infligées à  Sevinj Vagifgizi, Elnara Gasimova, Ulvi Hasanli, Mahammad Kekalov, Nargiz Absalamova et Hafiz Babali sont maintenues, et tous les recours juridiques internes sont maintenant épuisés. Reporters sans frontières (RSF) condamne cette décision inique, un acte manifeste de représailles contre le journalisme indépendant dans le pays.</b></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">«Conditions de détention inacceptables, arrestations arbitraires et procès inéquitables : dans l’affaire </span></i><span style="font-weight: 400;">Abzas Media</span><i><span style="font-weight: 400;">, les journalistes sont punis par le régime azerbaïdjanais pour avoir fait leur travail. L’impunité persistante face aux violences qu’ils ont subies en détention et le déni systématique de justice ne doivent pas être tolérés par la communauté internationale. Ces journalistes, comme tous les professionnels de l’information injustement détenus dans le pays, doivent être immédiatement libérés.»</span></i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b>Anne Bocandé</b><b><br />
</b><b>Directrice éditoriale de RSF</b></p>
<h5><b>De graves irrégularités procédurales</b></h5>
<p><b></b><span style="font-weight: 400;">Le 3 avril, la Cour suprême d’Azerbaïdjan a rejeté les </span><a href="https://abzas.org/en/2026/4/supreme-court-rejects-journali6797cd9f-d/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">pourvois en cassation</span></a><span style="font-weight: 400;"> des journalistes d’Abzas Media Sevinj Vagifgizi, Ulvi Hasanli, Mahammad Kekalov, Elnara Gasimova et Nargiz Absalamova et du journaliste indépendant contribuant au média Hafiz Babali. Ces recours mettaient en lumière des violations fondamentales du droit à un procès équitable tout au long de la procédure. Des organisations de défense des </span><a href="https://freevoicescollective.org/abzas-media-trials/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">droits humains</span></a><span style="font-weight: 400;"> et des </span><a href="https://abzas.org/en/2025/9/default-title21eff36a-b/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">médias en exil </span></a><span style="font-weight: 400;">ont par exemple rapporté que l’accès aux pièces du dossier pour un examen indépendant avait été refusé et que des témoignages auraient été obtenus sous la contrainte puis rétractés par la suite. Enfin, l’affaire  portée devant la Cour suprême a été divisée en trois audiences d’appel distinctes sans aucune justification. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Lors de l’audience, la défense a souligné que l’accusation n’avait présenté aucune preuve crédible pour étayer les charges de “contrebande de devises étrangères” et de “blanchiment d’argent”. Les avocats des journalistes ont réitéré qu’il n’existe aucune preuve que les journalistes aient transporté, dissimulé ou même eu connaissance des 40 000 euros retrouvés dans les locaux d’Abzas Media lors d’une perquisition policière. Le dossier repose largement sur des spéculations – notamment de prétendus liens professionnels – plutôt que sur des preuves concrètes. Des observateurs du procès ont aussi signalé des comportements humiliants envers les prévenus de la part des juges et des procureurs. En ultime recours, les journalistes prévoient de saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Cour suprême a </span><a href="https://x.com/RSF_inter/status/2041542916858916880" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">parallèlement</span></a><span style="font-weight: 400;"> rejeté le même jour l’appel du journaliste emprisonné Farid Mehralizade, collaborateur de Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL). Lui aussi est poursuivi dans le cadre de l’affaire Abzas Media, bien que lui-même et le média ont à plusieurs reprises nié tout lien professionnel.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Bien que trois journalistes n’aient pas assisté à l’audience, leurs avocats ont lu des déclarations en leur nom. La rédactrice en chef d’Abzas Media, </span><a href="https://rsf.org/fr/azerba%C3%AFdjan-la-journaliste-sevinj-vagifgizi-incarne-depuis-la-prison-la-r%C3%A9sistance-d-une-presse" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Sevinj Vagifgizi</span></a><span style="font-weight: 400;">, s’est ainsi adressée au président Ilham Aliyev : “Monsieur Aliyev, cessez de donner des instructions illégales aux tribunaux. Laissez les juges prendre des décisions indépendantes dans les affaires qu’ils traitent.” Elle a ajouté : “La personne qui a ordonné [notre condamnation] est Ilham Aliyev – dont nous avons révélé la corruption familiale.”</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le journaliste d’investigation collaborant avec Abzas Media, Hafiz Babali, présent dans la salle d’audience, a quant à lui parlé des conséquences de sa détention sur sa santé : “Je suis en détention depuis 28 mois et je n’ai pas eu accès à ma retraite pendant cette période. J’ai de sérieux problèmes de santé. Je l’utilisais pour mes soins médicaux, aujourd’hui, on m’en prive.” Tous ont </span><a href="https://rsf.org/fr/entrez-dans-la-cellule-de-sevinj-vagifgizi-action-coup-de-poing-pour-les-journalistes-d%C3%A9tenus-en" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">signalé</span></a><span style="font-weight: 400;"> des mauvais traitements, un accès insuffisant à la nourriture et aux soins médicaux, ainsi que des violences de la part du personnel pénitentiaire.</span></p>
<h5><strong>Répression systématique des médias indépendants en Azerbaïdjan</strong></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">L’affaire Abzas Media est le symbole de la </span><a href="https://rsf.org/fr/azerba%C3%AFdjan-ilham-aliev-an%C3%A9antit-les-voix-ind%C3%A9pendantes-pour-s%C3%A9curiser-son-r%C3%A9gime-dynastique" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">répression</span></a><span style="font-weight: 400;"> systématique des médias indépendants en </span><a href="https://rsf.org/fr/pays/azerba%C3%AFdjan" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Azerbaïdjan</span></a><span style="font-weight: 400;">, classé 167e sur 180 pays et territoires dans le </span><a href="https://rsf.org/classement" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse</span></a><span style="font-weight: 400;"> 2025 de RSF. Le média est reconnu pour ses enquêtes sur la corruption au sein de l’élite politique azerbaïdjanaise. Depuis novembre 2023, six journalistes travaillant pour Abzas Media et un autre de RFE/RL ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire et </span><a href="https://rsf.org/fr/jusqu-%C3%A0-neuf-ans-de-prison-pour-sevinj-vagifgizi-et-ses-coll%C3%A8gues-rsf-d%C3%A9nonce-des-condamnations" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">condamnés</span></a><span style="font-weight: 400;"> à des peines allant jusqu’à neuf ans de prison. Une cour d’appel avait déjà </span><a href="https://abzas.net/en/2025/9/azerbaijani-appeal-court-uphol6a8727a4-f/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">confirmé</span></a><span style="font-weight: 400;"> ces condamnations en </span><a href="https://abzas.net/en/2025/9/azerbaijani-appeal-court-uphol6a8727a4-f/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">septembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> 2025. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au moins </span><a href="https://rsf.org/fr/professionnels-des-m%C3%A9dias-arbitrairement-emprisonn%C3%A9s-en-azerba%C3%AFdjan-portraits" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">25 professionnels des médias sont actuellement détenus</span></a><span style="font-weight: 400;"> – dont 24 sur la base d’accusations de “contrebande de devises étrangères”.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Événement RSF le 30 avril à Berne – Journalisme en zones de conflit : Mission impossible?</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/evenement-rsf-le-30-avril-a-berne-journalisme-en-zones-de-conflit-mission-impossible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 10:23:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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					<description><![CDATA[À l&#8217;occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse cette année, Reporters sans frontières publie, le jeudi 30 avril, le nouveau classement mondial de la liberté de la presse. Nous avons le plaisir de vous inviter également, ce jour-là, à notre soirée à Berne : JOURNALISME EN ZONES DE CONFLIT : MISSION IMPOSSIBLE ? Le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À l&rsquo;occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse cette année, Reporters sans frontières publie,<span class=""> </span><b>le jeudi 30 avril</b>, le nouveau classement mondial de la liberté de la presse. Nous avons le plaisir de vous inviter également, ce jour-là, à notre<span class=""> </span><b>soirée</b><span class=""> </span>à Berne :</p>
<p><b>JOURNALISME EN ZONES DE CONFLIT : MISSION IMPOSSIBLE ?<br />
</b>Le jeudi 30 avril à 18h30, au Vatter Business Centre à Berne (<a href="https://maps.app.goo.gl/7uKJfW5LwBjJQG3ZA" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-ik="ik-secure" data-ik-opengraph-status="anchor">Bärenplatz 2, 3011 Berne</a>)</p>
<p><a href="https://docs.google.com/forms/d/1hLb8Z439FhfciDPvog6T9QQuttwtMXbwoEMODmV8phw/edit" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: #ff0000;"><strong>Inscription via ce lien.</strong></span></a></p>
<p>Partout dans le monde, les guerres et les conflits se multiplient. Et partout dans le monde, le journalisme est confronté à des conditions de plus en plus difficiles. Dans les zones de guerre et de crise, les journalistes sont souvent la cible d’attaques, d’arrestations, voire d’assassinats, dans un contexte où les rédactions ont de moins en moins de moyens pour parer à ce genre de risque et où, de plus, leur crédibilité est de plus en plus souvent mise en doute. Pourtant, face à un monde bouleversé, nous avons plus que jamais besoin d’informations fiables et indépendantes.</p>
<p>Nous discuterons de cette réalité le 30 avril, jour de la publication du nouveau Classement mondial de la liberté de la presse 2026 de Reporters sans frontières (RSF), en présence de reporters et de spécialistes du journalisme en zone de crise. Nous sommes heureux de vous annoncer d’ores et déjà la présence de<span class=""> </span><b>Luzia Tschirky</b><span class=""> </span>(ancienne correspondante de SRF en Europe de l&rsquo;Est) ainsi que<span class=""> </span><b>Monika Bolliger</b><span class=""> </span>(responsable du département Global chez Republik) et<span class=""> </span><b>Sacha Meuter</b><span class=""> </span>(Head of Research and Policy de la Fondation Hirondelle – Media for Peace and Human Dignity).</p>
<p>Ils nous donneront un aperçu de leur travail, des défis auxquels ils sont confrontés dans la couverture de l&rsquo;actualité internationale et de la manière dont celle-ci a évolué ces dernières années.</p>
<p>Nous présenterons également notre<span class=""> </span><b>nouveau Classement mondial de la liberté de la presse</b><span class=""> </span>pour 2026 et ce qu’il faut en retenir concernant l’état du journalisme dans le monde, en mettant l’accent sur les pays où les conditions pour un journalisme indépendant sont encore favorables, et ceux où cela devient de plus en plus difficile.</p>
<p>Un<span class=""> </span><b>apéritif</b><span class=""> </span>vous sera ensuite proposé.</p>
<p>Le nombre de places étant limité, nous vous prions de bien vouloir<span class=""> </span><b>vous inscrire à l’avance<span class=""><a href="https://docs.google.com/forms/d/1hLb8Z439FhfciDPvog6T9QQuttwtMXbwoEMODmV8phw/edit" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-ik="ik-secure" data-ik-opengraph-status="anchor"> </a></span><a href="https://docs.google.com/forms/d/1hLb8Z439FhfciDPvog6T9QQuttwtMXbwoEMODmV8phw/edit" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-ik="ik-secure" data-ik-opengraph-status="anchor">via ce lien</a></b>. L’événement se déroulera en deux langues (allemand-français), sans traduction simultanée, et est gratuit. Une collecte sera organisée sur place.</p>
<p>Nous nous réjouissons de vous accueillir le 30 avril à Berne !</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>«On couvre la guerre, on n’en est pas complices» : entravés, ciblés, les journalistes au Liban pris en étau</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/on-couvre-la-guerre-on-nen-est-pas-complices-entraves-cibles-les-journalistes-au-liban-pris-en-etau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 14:28:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Sous les bombes et avec un accès au terrain de plus en plus restreint. Les journalistes au Liban exercent leur métier dans un contexte de plus en plus difficile depuis que l&#8217;armée israélienne a intensifié son offensive, à la suite des tirs de missiles perpétrés par le groupe armé pro-iranien Hezbollah, et sur fond d’attaque [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Sous les bombes et avec un accès au terrain de plus en plus restreint. Les journalistes au Liban exercent leur métier dans un contexte de plus en plus difficile depuis que l&rsquo;armée israélienne a intensifié son offensive, à la suite des tirs de missiles perpétrés par le groupe armé pro-iranien Hezbollah, et sur fond d’attaque israélo-américaine en Iran. Reporters sans frontières (RSF) appelle à leur protection.</b></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Au Liban, les professionnels de l&rsquo;information remplissent une mission cruciale en informant sur la guerre en cours dans la région, qui impacte désormais le pays. Restreindre l’accès au terrain des journalistes, c&rsquo;est éteindre les lumières, faciliter des crimes de guerre, et permettre à une invasion israélienne du Liban de se dérouler dans l&rsquo;obscurité totale. En 2024 déjà, dans le contexte de la guerre à Gaza, sept reporters ont été tués par l&rsquo;armée israélienne. Cela ne doit pas se reproduire. Les journalistes ne sont pas des armes de guerre : ils doivent pouvoir faire leur travail en toute liberté et pleine sécurité. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Jonathan Dagher</b><b><br />
</b><b>Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Il aurait pu être tué ce jour-là. Correspondant du quotidien </span><i><span style="font-weight: 400;">Al Akhbar</span></i><span style="font-weight: 400;">, Haitham al-Mousawi était entré dans un bâtiment récemment touché par une frappe israélienne dans la banlieue sud de la capitale, Beyrouth, pour couvrir les dégâts, quand l’immeuble </span><a href="https://x.com/RSF_inter/status/2031677021944680460?s=20" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">fut frappé une deuxième fois</span></a><span style="font-weight: 400;">. Le photojournaliste a dû être hospitalisé après avoir été touché par des éclats d&rsquo;obus lors d&rsquo;une frappe israélienne. C’était le 9 mars, une semaine après l&rsquo;intensification des bombardements israéliens. Depuis, plusieurs journalistes ont échappé de justesse à ces «doubles frappes» – pratique consistant à cibler un lieu déjà touché une première fois et qui a déjà </span><a href="https://rsf.org/fr/au-moins-quatre-journalistes-tu%C3%A9s-par-l-arm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-%C3%A0-gaza-rsf-appelle-de-nouveau-d-urgence-%C3%A0" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">coûté la vie à des journalistes dans la bande de Gaza</span></a><span style="font-weight: 400;">. </span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Quelques jours plus tard, le chef du bureau de la chaîne d&rsquo;information qatarie</span><i><span style="font-weight: 400;"> Al Jazeera</span></i><span style="font-weight: 400;">,</span> <span style="font-weight: 400;"><strong>Mazen Ibrahim</strong>, et son confrère <strong>Aly al-Ahmar</strong>, correspondant au sud Liban de la chaîne libanaise pro-iranienne </span><i><span style="font-weight: 400;">Al Mayadeen</span></i><span style="font-weight: 400;">, régulièrement dans le viseur des forces israéliennes, ont été surpris par un deuxième tir sur le pont de Qassimiye, dans le sud du Liban, alors qu’ils étaient en reportage. </span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><i><span style="font-weight: 400;">«Le risque, c’est qu’il y ait des frappes sans avertissement»</span></i><span style="font-weight: 400;">, craint le correspondant de la chaîne qatarie </span><i><span style="font-weight: 400;">Al Araby</span></i><span style="font-weight: 400;">, <strong>Edmond Sassine</strong>, qui est installé dans le sud du pays depuis le début de la guerre. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Un jour, je suis allé couvrir une frappe, et 40 minutes plus tard, il y en a eu une autre, juste à côté, sans aucun avertissement.»</span></i><span style="font-weight: 400;"> Le reporter évoque aussi le risque désormais grandissant des déplacements en voiture. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Nous empruntons les routes publiques, nous ne traversons pas les petits quartiers, mais les frappes peuvent toucher une voiture à proximité, ou un bâtiment. C’est très dangereux.»</span></i><span style="font-weight: 400;"> Pour la correspondante de RSF au Liban, <strong>Elissar Kobeissi</strong>, l’objectif est on ne peut plus clair : </span><i><span style="font-weight: 400;">«Les frappes sont dirigées à côté des journalistes pour les empêcher de se rapprocher.»</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><span style="font-weight: 400;">Alors que la guerre s&rsquo;étend, les journalistes craignent le pire : </span><i><span style="font-weight: 400;">«La politique d&rsquo;évacuation du sud menée par les forces israéliennes est beaucoup plus indiscriminée qu’en 2024»</span></i><span style="font-weight: 400;">, estime le journaliste indépendant <strong>Arthur Sarradin</strong>, correspondant au Liban du quotidien français </span><i><span style="font-weight: 400;">Libération</span></i><span style="font-weight: 400;">, du groupe Radio France, et de la chaîne d’information française </span><i><span style="font-weight: 400;">LCI. «On se demande à quel point les journalistes seront épargnés cette fois.» </span></i><span style="font-weight: 400;">Une crainte loin d’être infondée : en 2023 et 2024, sept journalistes ont été tués au Liban par les forces israéliennes dans le cadre de leur travail.</span></p>
<h5><b>Interdictions d&rsquo;accès par le Hezbollah</b></h5>
<p><b></b><span style="font-weight: 400;">Autre signe d’inquiétude pour les journalistes : les restrictions formelles d’accès au terrain. Pour se rendre dans le sud du Liban, les journalistes doivent obtenir des autorisations du gouvernement libanais et également de l&rsquo;armée libanaise. Le Hezbollah, groupe politique et paramilitaire, impose lui aussi ses propres permis pour l&rsquo;accès dans les zones qu&rsquo;il contrôle, dans le sud du Liban et dans la banlieue sud de la capitale. Récemment, le groupe a interdit tout accès : </span><i><span style="font-weight: 400;">«À la suite d’incidents répétés impliquant des personnes filmant dans la banlieue sud, qui ont conduit à de nouvelles frappes de l&rsquo;ennemi sur des bâtiments </span></i><span style="font-weight: 400;">[&#8230;]</span><i><span style="font-weight: 400;"> tout tournage dans la zone est strictement interdit»</span></i><span style="font-weight: 400;">, indique un communiqué du Hezbollah. Des journalistes présents dans ces régions avaient rapporté par ailleurs avoir été empêchés de filmer et contraints de baisser leurs caméras. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Ces demandes émanent aussi de civils»</span></i><span style="font-weight: 400;">, explique une journaliste sous couvert d’anonymat.</span><i><span style="font-weight: 400;"> «On a du mal à savoir s’il s’agit d’instructions officielles ou simplement d’actes d’intimidation à titre individuel.»</span></i></p>
<h5><i></i><i></i><i></i><b>Tensions croissantes et mesures illégales</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Globalement, la méfiance grandit à l’égard des journalistes dans ce contexte de guerre qui attise les polarisations. Alors que le Hezbollah accuse les journalistes de transmettre des informations aux forces israéliennes, les habitants et habitantes de certains villages du sud, qui eux, ne sont pas affiliés au groupe, ont commencé à interdire l&rsquo;accès aux journalistes. Les municipalités des villages de Marjayoun, Qlayaa et Rachaya el-Foukhar par exemple, ont interdit – illégalement – l’accès aux journalistes. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Le Hezbollah accuse les journalistes de donner des informations à l&rsquo;armée israélienne, et les gens pensent qu&rsquo;on donne des informations au Hezbollah»</span></i><span style="font-weight: 400;">, résume <strong>Arthur Sarradin</strong>. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Cela donne l’impression d’une complicité entre la presse et les acteurs armés, comme si notre travail de reportage était une arme de guerre, de la propagande et non pas un travail d’information</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span><i><span style="font-weight: 400;">» </span></i><span style="font-weight: 400;">Ailleurs, la situation est relativement normale : </span><i><span style="font-weight: 400;">«Je n&rsquo;ai pas eu de problèmes à Tyr», </span></i><span style="font-weight: 400;">indique <strong>Edmond Sassine</strong>, basé dans cette ville du Liban du sud. Célèbre correspondant de télévision, il est facilement reconnaissable.</span><i><span style="font-weight: 400;"> «Les gens sont accueillants, ils nous font confiance, et j&rsquo;ai mes contacts. Mes confrères d&rsquo;autres régions ont toutefois rencontré des difficultés.»</span></i></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Victoire pour RSF et Voice of America : un tribunal ordonne la reprise du travail à VOA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 12:15:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Un juge fédéral a ordonné que les employés du radiodiffuseur public international Voice of America (VOA) reprennent le travail au plus tard le lundi 23 mars et que les activités de diffusion soient reprises. Cette décision fait suite à un jugement rendu la semaine précédente, selon lequel Kari Lake avait été nommée illégalement par le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-chapo field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<p dir="ltr"><strong>Un juge fédéral a ordonné que les employés du radiodiffuseur public international Voice of America (VOA) reprennent le travail au plus tard le lundi 23 mars et que les activités de diffusion soient reprises. Cette décision fait suite à un jugement rendu la semaine précédente, selon lequel Kari Lake avait été nommée illégalement par le président Donald Trump au poste de directrice générale par intérim de l’Agence américaine pour les médias mondiaux (US Agency for Global Media), annulant ainsi la tentative du gouvernement de démanteler l’agence et les médias placés sous sa tutelle, dont VOA. Reporters sans frontières (RSF) se réjouit de cette issue, qui trouve son origine dans le procès qu’elle a intenté, conjointement avec les journalistes de VOA et leurs syndicats, contre l’administration Trump il y a exactement un an.</strong></p>
<blockquote>
<p dir="ltr"><em>« La cour fédérale l’a clairement établi : les attaques de l’administration Trump contre </em>VOA<em>, y compris le licenciement de la quasi-totalité de ses employés, étaient illégales. C’est bien sûr ce que nous savions depuis le début, et nous étions très fiers de nous tenir aux côtés des journalistes de </em>VOA<em> dans ce combat. </em>VOA<em> est un phare pour les populations du monde entier vivant sous un régime autoritaire, de l’Iran à la Corée du Nord, en proposant un journalisme fiable et objectif là où on en a le plus besoin. Nous n’accepterons aucune tentative visant à la démanteler ou à en faire un organe de propagande de la Maison-Blanche de Donald Trump. L’administration américaine devrait mettre fin à sa vendetta contre la presse et laisser les journalistes de </em>VOA<em>reprendre immédiatement le travail ! »</em></p>
<p dir="ltr"><strong>Thibaut Bruttin</strong><br />
Directeur général de RSF</p>
</blockquote>
<p dir="ltr">RSF a <a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-poursuit-ladministration-trump-pour-d%C3%A9fendre-voice-america" target="_blank" rel="noopener"><u>intenté</u></a> une <a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-le-d%C3%A9mant%C3%A8lement-de-voa-jug%C3%A9-ill%C3%A9gal-%C3%A0-la-suite-dune-plainte-d%C3%A9pos%C3%A9e-par-rsf" target="_blank" rel="noopener"><u>action en justice</u></a> aux côtés des journalistes de VOA et de leurs syndicats pour sauver <em>VOA</em> en mars 2025, marquant ainsi les premières poursuites en justice de RSF contre le gouvernement américain. Depuis lors, tous les contractuels de <em>VOA</em> ont été licenciés, tandis que ses plus de 500 employés permanents ont été mis en congé administratif. L’administration Trump a sporadiquement réintroduit certaines émissions de manière limitée pour promouvoir son agenda politique, comme des programmes en persan soutenant explicitement les frappes aériennes américano-israéliennes en Iran. Le gouvernement américain devrait faire appel de cette décision, ce qui pourrait retarder le retour au travail des journalistes de <em>VOA</em>.</p>
</div>
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		<title>Le nouveau «Propaganda Monitor» de RSF enquête sur la stratégie de la Chine pour remodeler l’ordre mondial des médias</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/le-nouveau-propaganda-monitor-de-rsf-enquete-sur-la-strategie-de-la-chine-pour-remodeler-lordre-mondial-des-medias/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 09:01:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[La deuxième saison du «Propaganda Monitor», programme multimédia d’investigation de Reporters sans frontières (RSF), sera consacrée aux efforts de la Chine pour remodeler l’ordre mondial de l’information. À travers des enquêtes et des analyses, ce projet vise à décrypter les mécanismes de la propagande afin d’aider le public à mieux comprendre et appréhender le paysage [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>La deuxième saison du «Propaganda Monitor», programme multimédia d’investigation de Reporters sans frontières (RSF), sera consacrée aux efforts de la Chine pour remodeler l’ordre mondial de l’information. À travers des enquêtes et des analyses, ce projet vise à décrypter les mécanismes de la propagande afin d’aider le public à mieux comprendre et appréhender le paysage informationnel mondial. La première saison, lancée en 2024, était consacrée à la propagande russe.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Chine demeure le pays qui emprisonne le plus de journalistes au monde et occupe la 178e place sur 180 au </span><a href="https://rsf.org/classement" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse de RSF</span></a><span style="font-weight: 400;">. Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012, le régime a étendu son influence bien au-delà de ses frontières pour imposer un vocabulaire «idéologiquement correct», dissuader les critiques et dissimuler des violations graves des droits humains.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À travers des enquêtes publiées sur le </span><a href="https://rsf.org/fr/propagandamonitor" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">mini-site Propaganda Monitor</span></a><span style="font-weight: 400;"> et des contributions inédites d’experts internationaux, de think tanks et de médias de la diaspora et en exil, le projet mettra au jour les stratégies du régime chinois pour exporter son modèle de contrôle de l’information – système dans lequel le journalisme est subordonné à la propagande d’État. Les enquêtes mettront en lumière plusieurs leviers d’influence : les investissements massifs de Pékin dans la modernisation de ses réseaux de diffusion internationale, ses prises de participation dans des médias étrangers ou encore ses «programmes de formation», visant à accueillir en Chine des journalistes de pays en développement, dans l’objectif de les inciter à relayer les narratifs officiels du régime.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">«Le lancement de la deuxième saison du Propaganda Monitor s’inscrit dans le travail que mène Reporters sans frontières pour documenter et combattre l’essor d’un nouvel ordre de l’information, imposé par la Chine sous Xi Jinping. Notre objectif est d’une part de dévoiler les méthodes utilisées par le régime chinois pour diffuser sa propagande, et d’autre part de permettre au public d’accéder à une information fiable, provenant de sources indépendantes et variées. À travers nos enquêtes, interviews et analyses, le projet Propaganda Monitor éclaire la campagne menée par Pékin pour affaiblir le journalisme indépendant et imposer un modèle autoritaire, qui représente une véritable menace pour les démocraties dans le monde entier.»<br />
</span><b>Thibaut Bruttin<br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour marquer le lancement de cette nouvelle édition du Propaganda Monitor, RSF publie plusieurs nouvelles enquêtes : l’une sur la manière dont les médias de Grenade, de Jamaïque et du Guyana naviguent dans un environnement saturé de propagande chinoise ; une autre sur l’expansion du réseau médiatique d’État CGTN ; et une troisième sur l’exploitation par Pékin des difficultés économiques de la presse dans les îles Salomon, dans le Pacifique, pour y imposer ses narratifs.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2019, RSF avait publié le rapport </span><a href="https://rsf.org/fr/rapport-rsf-le-nouvel-ordre-mondial-des-m%C3%A9dias-selon-la-chine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Le nouvel ordre mondial des médias selon la Chine</span></a><span style="font-weight: 400;">, qui révélait les tactiques employées par Pékin pour exporter sa vision répressive du journalisme. Deux ans plus tard, le rapport </span><a href="https://rsf.org/fr/une-enqu%C3%AAte-in%C3%A9dite-de-rsf-le-grand-bond-en-arri%C3%A8re-du-journalisme-en-chine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Le grand bond en arrière du journalisme</span></a><span style="font-weight: 400;"> détaillait l’ampleur des efforts du régime pour contrôler l’information et les médias, en Chine comme à l’étranger.</span></p>
<p>Vous trouverez toutes les informations ainsi que les dernières études sur les activités de propagande de la Chine sur le<a href="https://rsf.org/fr/propaganda-monitor-0" target="_blank" rel="noopener"> mini-site du Secrétariat international de RSF</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Attaques contre la presse aux États-Unis : nouvel espace dans la Uncensored Library sur Minecraft </title>
		<link>https://rsf-ch.ch/attaques-contre-la-presse-aux-etats-unis-nouvel-espace-dans-la-uncensored-library-sur-minecraft/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 06:55:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[À l&#8217;occasion de la Journée mondiale contre la censure sur Internet, le 12 mars, Reporters sans frontières (RSF) inaugure un nouvel espace dans la Uncensored Library, consacré à la pression croissante exercée sur la liberté de la presse et d&#8217;information aux États-Unis. La bibliothèque Uncensored Library est une bibliothèque virtuelle intégrée à Minecraft, le jeu [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À l&rsquo;occasion de la Journée mondiale contre la censure sur Internet, le 12 mars, Reporters sans frontières (RSF) inaugure un nouvel espace dans la<a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYSEMY/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"> Uncensored Library</a>, consacré à la pression croissante exercée sur la liberté de la presse et d&rsquo;information aux États-Unis. La bibliothèque <em>Uncensored Library</em> est une bibliothèque virtuelle intégrée à Minecraft, le jeu vidéo le plus vendu de tous les temps. Accessible via Minecraft, elle sert de refuge pour diffuser les articles censurés des journalistes dans leur pays d&rsquo;origine.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La nouvelle salle consacrée aux États-Unis met l&rsquo;accent sur les méthodes plus subtiles et moins directes utilisées par les gouvernements hostiles à la presse pour attaquer la liberté de la presse et d&rsquo;information, même dans les démocraties établies : bien qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de censure systématique de la part de l&rsquo;État aux États-Unis, le gouvernement de Donald Trump</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLA/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> s&rsquo;en prend de manière ciblée aux médias indépendants et aux reportages critiques depuis son entrée en fonction en janvier 2025</span></a><span style="font-weight: 400;">. Des journalistes ont été</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLI/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> arrêtés</span></a><span style="font-weight: 400;"> et leurs domiciles</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLQ/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> perquisitionnés</span></a><span style="font-weight: 400;">. L&rsquo;accès difficile aux informations publiques, la suppression de sites web gouvernementaux, l&rsquo;</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLY/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">exclusion sélective de certains médias</span></a><span style="font-weight: 400;"> des conférences de presse et un climat de plus en plus hostile à l&rsquo;égard des journalistes nuisent à la transparence et favorisent l&rsquo;autocensure.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« L&rsquo;objectif de la bibliothèque<em> Uncensored Library</em> a toujours été de rendre accessibles les recherches et les articles journalistiques censurés par les États répressifs. Cependant, la répression prend souvent une forme moins évidente que la censure directe. Avec la nouvelle section consacrée aux États-Unis, nous voulons rappeler aux gens que les régimes autoritaires ne sont pas les seuls à violer la liberté de la presse. Les démocraties doivent elles aussi se défendre contre de telles attaques. »<br />
<strong>Clayton Weimers</strong><br />
<strong>Directeur général du bureau de RSF à Washington</strong></span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;espace USA documente notamment les pages gouvernementales supprimées par les autorités américaines, propose des analyses journalistiques sur la situation de la liberté de la presse et met en lumière des évolutions structurelles, telles que celles concernant la Commission fédérale des communications (FCC), qui exerce une pression croissante sur les entreprises médiatiques, ainsi que les poursuites judiciaires engagées par le président Donald Trump contre les médias. Les joueurs peuvent également voir dans cette section un dessin politique de la lauréate du prix Pulitzer Ann Telnaes,</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXMA/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> que le </span><i><span style="font-weight: 400;">Washington Post </span></i><span style="font-weight: 400;">a refusé de publier</span></a><span style="font-weight: 400;">, ce qui a déclenché un débat sur l&rsquo;indépendance éditoriale du journal. Le dessin montre notamment Jeff Bezos, propriétaire du Washington Post, s&rsquo;agenouillant devant Donald Trump.</span></p>
<h5><strong>Nouveaux articles dans les salles consacrées à l&rsquo;Égypte, à la Biélorussie, à la Russie et à l&rsquo;Iran</strong></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Jusqu&rsquo;à présent, la bibliothèque <em>Uncensored Library</em> comprenait des articles provenant d&rsquo;Égypte, de Biélorussie, du Brésil, d&rsquo;Érythrée, d&rsquo;Iran, du Mexique, de Russie, d&rsquo;Arabie saoudite et du Vietnam. Alors que les portails d&rsquo;information indépendants et les journaux en ligne sont bloqués dans de nombreux États autocratiques, Minecraft est accessible presque partout. Pour pouvoir lire les articles censurés, les utilisateurs ont simplement besoin d&rsquo;un accès Internet au jeu vidéo. Les textes sont disponibles en anglais et dans la langue maternelle des auteurs.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Outre la section consacrée aux États-Unis, la bibliothèque <em>Uncensored Library</em> propose désormais de nouveaux contenus dans les sections consacrées à l&rsquo;Égypte, à la Biélorussie, à la Russie et à l&rsquo;Iran. Cette dernière a été complétée par un texte de la journaliste </span><b>Elahe Mohammadi</b><span style="font-weight: 400;">, l&rsquo;une des voix les plus connues du journalisme iranien. Elle a été la seule à couvrir les funérailles de Jina Mahsa Amini, la jeune Kurde qui a perdu la vie en septembre 2022 entre les mains de la police des mœurs iranienne. Mohammadi a été</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGCBJFA/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> emprisonnée par le régime</span></a><span style="font-weight: 400;"> pour ses reportages. Les visiteurs de la bibliothèque <em>Uncensored Library</em> peuvent lire un texte dans lequel elle décrit les conditions de sa détention dans la tristement célèbre prison d&rsquo;Evin.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la salle consacrée à l&rsquo;Égypte, les visiteurs trouveront deux nouveaux textes de </span><i><span style="font-weight: 400;">MadaMasr</span></i><span style="font-weight: 400;">. Depuis 2013, ce portail d&rsquo;information traite de la corruption et des questions de sécurité, sans se laisser intimider par la répression de la dictature de Sissi. Depuis mai 2017, le site web de </span><i><span style="font-weight: 400;">MadaMasr </span></i><span style="font-weight: 400;">est bloqué dans le pays.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La section consacrée à la Russie a été enrichie de plus de 20 articles provenant de différents médias en exil. Cette diversité montre que malgré la censure généralisée d&rsquo;Internet et de l&rsquo;information par les autorités russes, le journalisme russe indépendant continue d&rsquo;exister, mais en exil. Les textes ont été sélectionnés avec le soutien de la Russian Independent Media Archive, qui regroupe</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXMQ/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> les publications d&rsquo;environ 150 médias russes indépendants sur plus de 25 ans</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la section consacrée à la Biélorussie, six nouveaux articles de journalistes exilés ont été ajoutés, dont plusieurs enquêtes sur la corruption et le contournement des sanctions de l&rsquo;UE. L&rsquo;accent est également mis sur la répression politique massive dans le pays : les utilisateurs peuvent lire une interview détaillée de </span><b>Maryna Solatawa</b><span style="font-weight: 400;"> avec <strong>Maryja Kalesnikawa</strong>, l&rsquo;une des figures politiques de premier plan de l&rsquo;opposition lors des manifestations de masse de 2020. La lecture ou la diffusion de ces articles peut faire l&rsquo;objet de poursuites pénales en Biélorussie et entraîner de longues peines d&#8217;emprisonnement.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Une équipe de 24 experts de la société Blockworks, spécialisée dans Minecraft, a travaillé pendant trois mois à la construction de cette bibliothèque virtuelle. Dans le hall d&rsquo;entrée, les visiteurs peuvent s&rsquo;informer sur la situation de la liberté de la presse dans 180 pays. Depuis son ouverture en 2020, la bibliothèque a été visitée plus d&rsquo;un million de fois et ses livres ont été lus dix millions de fois.</span></p>
<p><b>Pour en savoir plus sur la bibliothèque Uncensored Library, rendez-vous sur :</b><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYSEMY/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><b> https://uncensoredlibrary.com/de</b></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’initiative « 200 francs ça suffit » clairement rejetée : marque de confiance dans le journalisme et le service public</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/linitiative-200-francs-ca-suffit-clairement-rejetee-marque-de-confiance-dans-le-journalisme-et-le-service-public/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 13:36:21 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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					<description><![CDATA[La campagne de votation, très disputée, a débouché sur un résultat réjouissant. Une nette majorité des votants s&#8217;est prononcée ce dimanche contre l&#8217;initiative dite « 200 francs ça suffit ». La baisse drastique de la redevance au détriment de la SSR n&#8217;aura donc pas lieu.  RSF Suisse se félicite de ce résultat très net, beaucoup [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>La campagne de votation, très disputée, a débouché sur un résultat réjouissant. Une nette majorité des votants s&rsquo;est prononcée ce dimanche contre l&rsquo;initiative dite « 200 francs ça suffit ». La baisse drastique de la redevance au détriment de la SSR n&rsquo;aura donc pas lieu. </b></p>
<p>RSF Suisse se félicite de ce résultat <span class="">très net, beaucoup plus que ce que laissaient prévoir les sondages.</span> Celui-ci est certes moins significatif que celui de l&rsquo;initiative « No Billag » rejetée en 2018 mais s’explique par le fait que la question soumise aux Suisses n’était pas la même. Le vote montre que les citoyens tiennent au maintien de l’offre de la SSR, qu’ils la jugent globalement pertinente et que le dénigrement du diffuseur de service public aussi facile que peu argumenté auquel se sont livrés les partisans de l’initiative ne les a pas convaincus. C&rsquo;est un bon signe pour le journalisme, pour les médias et pour la démocratie qui a besoin de médias forts, indépendants et critiques pour fonctionner au mieux.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;acceptation de l&rsquo;initiative aurait eu de graves conséquences pour la SSR et pour le paysage médiatique suisse dans son ensemble. Le diffuseur de service public peut désormais s&rsquo;en tenir aux sévères plans d&rsquo;économies déjà adoptés, sans être menacé du pire, dans un contexte économique déjà très tendu pour les médias.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">RSF Suisse s&rsquo;est fortement engagée contre cette initiative, à l’instar de nombreux acteurs médiatiques et politiques ou issus de la société civile, de la culture ou du sport. Cette large alliance, soutenue par une majorité des votants, a heureusement réussi à faire rejeter l&rsquo;initiative. Pour notre organisation, le vote de ce dimanche revêt une importance toute particulière par le message qu’il adresse aux pays d’Europe et du reste du monde où le service public subit aussi des attaques très similaires à celles qui s’exercent contre la SSR. Si les électeurs suisses avaient accepté l&rsquo;initiative, les détracteurs virulents de France Télévision et de Radio France, de l&rsquo;ARD/ZD en Allemagne, de l&rsquo;ORF en Autriche ou de la BBC au Royaume-Uni par exemple se seraient sentis confortés dans leurs critiques virulentes et permanentes contre les chaînes publiques. Le rejet aujourd&rsquo;hui de l&rsquo;initiative montre que les citoyens en Suisse ont majoritairement reconnu le rôle important joué par le service public dans une société démocratique, en particulier dans les démocraties qui fonctionnent bien, et qu’ils savent en apprécier la valeur.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">«Les plus de 600 millions de francs qu’un oui à l’initiative aurait soustraits chaque année à la SSR auraient été définitivement perdus pour le journalisme, pour l’information et pour la culture en Suisse. C’est donc une très belle victoire pour le droit des citoyens d’accéder à une information fiable et à une offre culturelle pertinente. Dans le contexte actuel qui voit les pressions politiques sur les diffuseurs de service public se multiplier dans de nombreux pays en Europe, le vote des Suisses ne manquera pas d’impressionner par l’attachement qu’il manifeste aux valeurs mêmes du service public telles qu’elles sont fixées dans notre Constitution: une information fiable, pluraliste et indépendante au service du citoyen et de la démocratie.»</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>Denis Masmejan</strong><br />
Secrétaire général de RSF Suisse</span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Malgré le rejet de l&rsquo;initiative, le débat sur l&rsquo;étendue et le contenu des offres de la SSR ne va pas s&rsquo;éteindre pour autant. Un tel débat est important et légitime, et il doit avoir sa place dans une démocratie. Nous demandons cependant que ce débat puisse se faire sereinement et que cesse le dénigrement permanent de la SSR de la part de certains acteurs politiques, car ce dénigrement porte atteinte à l’indépendance du service public à l’égard du pouvoir politique.</span></p>
<p><br style="font-weight: 400;" /><br style="font-weight: 400;" /></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Guerre en Iran : accès restreint à l’information, reporters sous les bombes, le journalisme face à la catastrophe</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/guerre-en-iran-acces-restreint-a-linformation-reporters-sous-les-bombes-le-journalisme-face-a-la-catastrophe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 11:21:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis le début de l&#8217;offensive américano-israélienne sur leur pays, les journalistes en Iran travaillent sous les frappes tout en faisant face à la répression continue du régime en place. Internet reste peu accessible et les informations sortent au compte-goutte. Alors que la guerre se propage dans la région, Reporters sans frontières (RSF) exprime sa solidarité [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Depuis le début de l&rsquo;offensive américano-israélienne sur leur pays, les journalistes en Iran travaillent sous les frappes tout en faisant face à la répression continue du régime en place. Internet reste peu accessible et les informations sortent au compte-goutte. Alors que la guerre se propage dans la région, Reporters sans frontières (RSF) exprime sa solidarité avec les journalistes de la zone et appelle toutes les parties au conflit à les protéger et à garantir le droit à l&rsquo;information. </b></p>
<blockquote><p><em><span style="font-weight: 400;">« Alors que la région s’embrase, l’accès à une information fiable sur la guerre, après l’attaque menée par les États-Unis et Israël, est plus que jamais essentiel, tant au niveau régional qu’international. Tous les acteurs impliqués dans cette guerre en Iran et plus largement au Moyen-Orient sont tenus, en vertu du droit international, de garantir la sécurité des reporters et leur liberté d’exercer leur métier. Si la situation est volatile et marquée par la violence, le respect du droit à l’information demeure une obligation. La sécurité des journalistes n’est pas négociable. La guerre ne doit en aucun cas entraver le travail de la presse, les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran ne doivent pas mettre en danger ceux qui couvrent les événements. Quant au régime iranien, il doit libérer immédiatement les journalistes qu’il détient et cesser toute menace ou pression contre celles et ceux qui rendent compte de la guerre. »</span></em></p>
<p><b>Jonathan Dagher<br />
</b>Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">À la répression continue du régime iranien contre les professionnels de l’information s’ajoute désormais le fait de vivre et travailler sous les bombes, depuis l&rsquo;offensive américano-israélienne lancée samedi 28 février dernier sur l’Iran – des frappes qui ont tué 787 personnes, selon le Croissant-Rouge iranien, dont plusieurs commandants iraniens et le dictateur Ali Khamenei. « Les journalistes travaillent sous les bombes étrangères, et reçoivent aussi des appels téléphoniques menaçants des autorités, »  témoigne à RSF un journaliste indépendant. Craignant des représailles, il a demandé l&rsquo;anonymat. « Ces pressions politiques ne se sont pas arrêtées avec la guerre. Au contraire, elles se sont intensifiées depuis l&rsquo;annonce du décès de Khamenei. »</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce journaliste est l&rsquo;un des nombreux reporters qui ont dû évacuer Téhéran.  Mais la ville dans laquelle il s’est réfugié a également subi de violentes frappes.« Les attaques ont été très intenses », témoigne le journaliste. « Les bruits terrifiants des explosions et des avions de chasse ont continué jusqu&rsquo;à environ 2 heures du matin, puis à nouveau vers 8 heures où nous avons été réveillés par le bruit d&rsquo;une autre explosion. »</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En plus des frappes et des appels intimidants, les journalistes doivent également faire face à la </span><a href="https://rsf.org/fr/r%C3%A9pression-en-iran-recrudescence-des-arrestations-de-journalistes-qui-ont-couvert-les" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">menace d&rsquo;arrestations.</span></a><span style="font-weight: 400;"> À plusieurs reprises, la télévision d&rsquo;État iranienne a annoncé que toute activité jugée « au profit de l&rsquo;ennemi » serait sévèrement punie. « Aucun journaliste indépendant n&rsquo;est autorisé à travailler », témoigne une deuxième journaliste basée à Téhéran. « Même certains qui se sont rendus dans les zones touchées par les frappes avec l&rsquo;autorisation du gouvernement ont été brièvement détenus, ont eu leurs photos de reportage supprimées.»</span></p>
<h5><b>Une pénurie de l’information </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Ces menaces s&rsquo;ajoutent à </span><a href="https://rsf.org/fr/black-out-m%C3%A9diatique-en-iran-au-moins-un-m%C3%A9dia-suspendu-et-aucun-signal-des-autres-r%C3%A9dactions" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">un black-out médiatique</span></a><span style="font-weight: 400;"> quasi total, en vigueur depuis les manifestations de décembre. Si certains journalistes bénéficient de connexions sporadiques, en fonction de leur localisation dans le pays et de leur opérateur, l&rsquo;accès à Internet reste largement restreint. La censure est ciblée : « Les journalistes et les médias qui relaient le discours du gouvernement ont généralement accès à Internet sans filtrage et à des cartes SIM. Cependant, les journalistes indépendants sont soumis à des restrictions sévères », a déclaré le reporter à RSF.  Résultat ? Une pénurie de l&rsquo;information, des reportages « vagues et imprécis », selon la journaliste de Téhéran. Son confrère à Karaj confirme : « Il suffit de lire les journaux pour se rendre compte de la répression. Par exemple, bien que les journalistes d’un quotidien en Iran n&rsquo;aient aucune affection pour Khamenei, le média n&rsquo;a publié que des éloges à son sujet. Aucune mention que les rues sont remplies de gens qui célébraient sa mort. Nous sommes dévastés par les missiles et la mort de civils, précise le journaliste, mais sincèrement soulagés d&rsquo;apprendre la mort du dictateur. »</span></p>
<h5><b>De l’Iran au Liban, les journalistes sous pression </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis le début de l&rsquo;offensive, le régime iranien a riposté en frappant les pays voisins du Golfe : </span><a href="https://rsf.org/fr/portraits-apr%C3%A8s-lex%C3%A9cution-d-un-journaliste-emprisonn%C3%A9-en-arabie-saoudite-rsf-s-inqui%C3%A8te-du-sort-de" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">l&rsquo;Arabie saoudite,</span></a><span style="font-weight: 400;"> le Qatar, Bahreïn, Oman, les Émirats arabes unis, l’Irak et le Koweït. Selon les informations de RSF, les journalistes de la zone ont eu du mal à rendre compte des attaques depuis certains de ces pays dont les autorités sont connues pour </span><a href="https://rsf.org/fr/region/maghreb-moyen-orient" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">exercer un contrôle strict sur la circulation de l&rsquo;information</span></a><span style="font-weight: 400;">. Des sirènes d’alertes ont également retenti en Jordanie et des missiles ont été tirés sur Israël depuis l&rsquo;Iran et depuis le Liban. Ces missiles provenant du sud du pays, lancés par le Hezbollah le 2 mars, ont provoqué une intensification des bombardements israéliens violents sur la zone. Plusieurs journalistes du sud du pays et de la banlieue de la capitale ont été déplacés, contraints d’évacuer leurs maisons, </span><a href="https://rsf.org/fr/guerre-au-liban-les-journalistes-doivent-%C3%AAtre-prot%C3%A9g%C3%A9s-et-libres-de-travailler" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">une fois de plus sous les frappes israéliennes.</span></a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Parlement sauve Swissinfo et le mandat pour l’étranger !</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/le-parlement-sauve-swissinfo-et-le-mandat-pour-letranger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 11:29:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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					<description><![CDATA[Après le Conseil des États, le Conseil national renonce lui aussi à supprimer la contribution destinée à financer Swissinfo et le mandat pour l’étranger. Nous saluons cette décision, estimant que la pétition déposée en décembre pour demander l’abandon de cette mesure d’économie a porté ses fruits. La voix de la Suisse à l’étranger pourra continuer [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="bf-texts bf-texts__font-main bf-texts__font-main--600 bf-texts__style-3 bf-texts--links-enabled bf-spacer__bottom--2">
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<p><strong>Après le Conseil des États, le Conseil national renonce lui aussi à supprimer la contribution destinée à financer Swissinfo et le mandat pour l’étranger. Nous saluons cette décision, estimant que la pétition déposée en décembre pour demander l’abandon de cette mesure d’économie a porté ses fruits.</strong></p>
<p>La voix de la Suisse à l’étranger pourra continuer à se faire entendre. Par 104 voix contre 84, le Conseil national a refusé mercredi de supprimer la contribution de 19 millions de francs allouée à l’offre internationale de la SSR, qui comprend Swissinfo, tvsvizzera.it ainsi que les partenariats avec 3sat et TV5Monde. Il suit ainsi la décision prise par le Conseil des États le 17 décembre.</p>
<p>Sur 19 millions, un peu plus de 9 millions sont versés à Swissinfo. Ce financement couvre environ la moitié des coûts, l’autre moitié étant assumée par la SSR. Sans cette contribution, l’existence de la plateforme multilingue était menacée: plus de 100 emplois auraient pu disparaître et la voix de la Suisse à l’étranger s’en serait trouvée affaiblie. Swissinfo constitue pourtant une source d’information essentielle pour plus de 820’000 Suisses établis à l’étranger.</p>
<p>Avec sa décision, le Parlement envoie ainsi un signal important en faveur de la diversité médiatique, des Suisses de l’étranger, ainsi que de la visibilité de la Suisse sur la scène internationale. À une époque marquée par la désinformation croissante et les tensions géopolitiques, une source d’information crédible et indépendante est d’une importance capitale.</p>
<h5><span style="color: #000000;"><strong style="font-size: 16px;">Un succès pour la pétition</strong></span></h5>
<p>Le Parlement a entendu l’appel lancé par le <a href="https://www.ssm-site.ch/fr/" target="_blank" rel="noopener">SSM</a>, <a href="https://www.swisscommunity.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’Organisation des Suisses de l’étranger (OSE)</a>, <a href="https://soliswiss.ch/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Soliswiss</a>, <a href="https://educationsuisse.ch/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Educationsuisse</a>, <a href="https://www.suisseculture.ch/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Suisseculture</a>, <strong>RSF Suisse</strong>, la Société suisse des sciences de la communication et des médias (<a href="https://sgkm.ch/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">SGKM</a>) et <a href="https://www.mediaforti.ch/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Media Forti</a>.</p>
<p>Le 17 décembre, nous avions déposé à la Chancellerie fédérale une pétition forte de 17&rsquo;295 signatures. Intitulée <a href="https://swissinfo-petition.ch/fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">«Sauvez Swissinfo et le mandat à l’étranger!»</a>, elle appelait les parlementaires à renoncer à la suppression de la contribution fédérale à l’offre internationale de la SSR.</p>
<p>La décision des Chambres de maintenir ce financement confirme que cette mobilisation a été décisive. Les citoyennes et citoyens ont clairement exprimé leur attachement à une information indépendante, multilingue et accessible depuis l’étranger. Le Parlement fédéral l’a entendu et a agi en conséquence.</p>
<h5><span style="color: #000000;"><strong style="font-size: 16px;">Un secteur sous pression</strong></span></h5>
<p>La décision d’aujourd’hui constitue un résultat intermédiaire important. Le secteur des médias reste toutefois soumis à une pression massive: programmes d’économies, suppressions de postes et transformations structurelles déterminent le quotidien de nombreuses rédactions.</p>
<p>À cela s’ajoute que la SSR a déjà dû faire face à des coupes massives par voie d’ordonnance. En outre, avec la votation du 8 mars sur l’initiative SSR («200 francs, ça suffit»), le service public médiatique dans son ensemble se retrouve une nouvelle fois sous pression.</p>
<p>Celles et ceux qui renforcent aujourd’hui le mandat à l’étranger reconnaissent l’importance d’un paysage médiatique fort et indépendant. Celles et ceux qui poursuivront les coupes demain mettront en danger les emplois, la qualité et les institutions démocratiques.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quatre ans de guerre en Ukraine : RSF réaffirme et renforce son combat pour la liberté de la presse dans ce pays ravagé par la guerre</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/quatre-ans-de-guerre-en-ukraine-rsf-reaffirme-et-renforce-son-combat-pour-la-liberte-de-la-presse-dans-ce-pays-ravage-par-la-guerre-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 13:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[« Il est 5h30 du matin, j’ai la seule heure d’électricité à laquelle je vais avoir le droit toute la journée. Il faut que j’en profite pour réchauffer une pièce de l’appartement. (…) Il fait 7 degrés dans mon appartement. » confiait la correspondante de la RTS Maurine Mercier dans une note vocale envoyée à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">« Il est 5h30 du matin, j’ai la seule heure d’électricité à laquelle je vais avoir le droit toute la journée. Il faut que j’en profite pour réchauffer une pièce de l’appartement. (…) Il fait 7 degrés dans mon appartement. » confiait la correspondante de la RTS Maurine Mercier dans une </span><a href="https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/7-degres-a-la-maison-le-froid-comme-arme-russe-en-ukraine-29123106.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">note vocale</span></a><span style="font-weight: 400;"> envoyée à l&rsquo;émission </span><i><span style="font-weight: 400;">Tout un Monde</span></i><span style="font-weight: 400;"> mi-janvier. Quatre ans après le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine, ce carnet de bord illustre l’épreuve de survie à laquelle sont soumis les citoyens et journalistes en Ukraine. Ces derniers, n’ont pas d’autre choix que de rédiger leurs articles et de monter leurs reportages alors que le pays connaît son hiver le plus froid depuis 4 ans. Ils luttent chaque jour pour continuer à raconter la réalité de la vie sur place.</span></p>
<h5><b>Quatre ans de guerre, le noir et le froid subsistent </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Quatre ans après le déclenchement de la guerre dévastatrice pour l’Ukraine, </span><a href="https://rsf.org/fr/frappes-russes-d-ampleur-en-ukraine-les-r%C3%A9dactions-et-les-journalistes-continuent-d-informer-dans" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">les frappes ciblées de Moscou sur le réseau électrique</span></a><span style="font-weight: 400;"> soumettent le journalisme à une épreuve de survie quotidienne. Plongés dans l’obscurité par des pannes de courant qui s’éternisent et frigorifiés par des températures polaires qui envahissent tant leurs domiciles que leurs locaux professionnels, les professionnels des médias présents en Ukraine font preuve d’une persévérance remarquable. Bien qu’épuisés, tout comme le reste de la population, ils déjouent la menace d’un black-out informationnel et incarnent une résistance démocratique, luttant tous les jours pour donner une voix aux Ukrainiens qui continuent de résister dans un froid glacial tout en montrant leur résilience. Et ce, depuis plus de quatre ans maintenant.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La guerre orchestrée par Moscou passe également par la désinformation et l’étouffement des voix dissidentes dans les zones sous contrôle russe. Pour imposer sa propagande, le pouvoir russe distribue des peines vertigineuses sous de fallacieux prétextes de terrorisme. Aujourd’hui, au moins </span><a href="https://rsf.org/fr/la-machine-judiciaire-du-kremlin-tourne-%C3%A0-plein-r%C3%A9gime-contre-les-reporters-ukrainiens" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">26 professionnels des médias</span></a><span style="font-weight: 400;"> ukrainiens sont détenus dans des prisons russes pour avoir refusé de se taire. Le sort le plus tragique a été celui de la journaliste Viktorya Roshchyna, alors âgée de 27 ans, qui a été arrêtée par l&rsquo;armée russe dans les territoires ukrainiens occupés, puis emprisonnée et torturée. Elle a été tuée dans une prison russe le 19 septembre 2024. </span></p>
<h5><b>La guerre désinformationnelle du Kremlin </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Quatre ans après le début de l’invasion russe, RSF alerte sur la machine répressive du Kremlin qui </span><a href="https://rsf.org/fr/exil%C3%A9s-condamn%C3%A9s-traqu%C3%A9s-comment-la-russie-exporte-sa-r%C3%A9pression-judiciaire-contre-pr%C3%A8s-de-70" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">s’attaque aussi aux journalistes en exil</span></a><span style="font-weight: 400;">. Moscou traque désormais les professionnels des médias par-delà ses frontières : ils sont frappés par des procès fantômes et condamnés en leur absence pour de prétendues entorses aux lois sur les “agents de l’étranger” ou la diffusion de “fausses informations”. Ces sanctions prononcées, parfois à des milliers de kilomètres de leur refuge, criminalisent tout espoir de retour, les asphyxient financièrement et terrorisent les familles encore dans le pays.</span></p>
<h5><b>RSF aide les médias ukrainiens à lutter contre la répression</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Face à l’étau imposé par le Kremlin, Reporters sans frontières oppose une riposte concrète avec, entre autres, le déploiement d’aide matérielle et d’outils numériques de contournement de la censure, pour protéger les journalistes sur la ligne de front et lutter contre la désinformation russe. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Fer de lance de cette stratégie : </span><a href="https://rsf.org/fr/un-apr%C3%A8s-son-lancement-le-bouquet-satellitaire-rsf-svoboda-se-d%C3%A9veloppe-et-son-nouveau-site-web-%C3%A9t%C3%A9" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">le projet Svoboda</span></a><span style="font-weight: 400;"> (“liberté” en russe), qui s’impose depuis deux ans comme bouclier satellitaire indépendant. Il diffuse une information fiable directement aux foyers russophones d’Europe de l’est. Hors de portée des censeurs russes, ce satellite touche plus de 60 millions de foyers en Europe, dont 4,5 millions en Russie. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Russie tente manifestement d’aveugler la communauté internationale. Pour documenter et dénoncer cela, RSF s’est également alliée à l’ONG ukrainienne </span><i><span style="font-weight: 400;">Truth Hounds. </span></i><span style="font-weight: 400;">Ensemble, nous avons dévoilé une enquête sur </span><a href="https://rsf.org/fr/faire-taire-les-journalistes-en-bombardant-leurs-h%C3%B4tels-une-strat%C3%A9gie-russe-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9e-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9e-par" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">le ciblage méthodique des hôtels</span></a><span style="font-weight: 400;"> hébergeant des professionnels des médias. En l&rsquo;espace de trois ans, entre le début de la guerre en février 2022 et le printemps 2025, des dizaines de frappes nocturnes de haute précision ont visé ces refuges situés près de la ligne de front, blessant ou tuant plusieurs journalistes &#8211; sous le faux prétexte d&rsquo;éliminer des cibles militaires.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">RSF s’est également attelé à l’urgence économique sur le terrain en cofondant le Fonds international pour la reconstruction des médias ukrainiens (IFRUM) avec des partenaires locaux. En palliant l&rsquo;effondrement des modèles économiques traditionnels ravagés par la guerre, ce mécanisme de financement indépendant doit garantir la survie et l&rsquo;intégrité des rédactions locales, même dans les conditions les plus difficiles.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En février, Reporters sans frontières a annoncé franchir un nouveau cap judiciaire. Face au rythme d’une exaction commise tous les 11 jours contre un journaliste et à un bilan de plus de 175 journalistes ciblés depuis le début de la guerre dans le pays, nous refusons de voir ces actes comme des dommages collatéraux. C’est pourquoi, nous avons déposé une </span><a href="https://rsf.org/fr/crimes-du-kremlin-contre-les-journalistes-en-ukraine-rsf-saisit-la-justice-internationale-avec-une" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">onzième plainte devant la Cour Pénale Internationale</span></a><span style="font-weight: 400;"> à La Haye. Contrairement aux plaintes précédentes celle-ci ne mentionne pas seulement les « crimes de guerre » mais dénonce également les « crimes contre l’humanité » commis par l’armée russe.</span></p>
<h5><strong>Sophie Sager, chargée des projets RSF Suisse</strong></h5>
<p><em><span style="font-weight: 400;"> (Photo : Keystone ATS)</span></em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Répression en Iran : recrudescence des arrestations de journalistes</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/repression-en-iran-recrudescence-des-arrestations-de-journalistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 15:36:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Au moins sept journalistes ont été incarcérés depuis le début de la nouvelle vague de manifestations en Iran en décembre 2025, dont Vida Rabbani et Mehdi Mahmoudian, qui viennent d’être libérés après une quinzaine de jours de détention. Tous les professionnels des médias détenus doivent maintenant être libérés. «La forte augmentation du nombre d&#8217;arrestations visant [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-chapo field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<p><strong>Au moins sept journalistes ont été incarcérés depuis le début de la nouvelle vague de manifestations en Iran en décembre 2025, dont Vida Rabbani et Mehdi Mahmoudian, qui viennent d’être libérés après une quinzaine de jours de détention. Tous les professionnels des médias détenus doivent maintenant être libérés.</strong></p>
</div>
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<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-texte-riche field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<blockquote>
<p dir="ltr"><em>«La forte augmentation du nombre d&rsquo;arrestations visant des journalistes iraniens est alarmante. Cinq nouveaux journalistes sont derrière les barreaux dans le pays, une des plus grandes prisons du Moyen-Orient. Les journalistes iraniens, souvent condamnés à de lourdes peines de prison en tant qu’ “agent de l’étranger”, ou pour “diffusion de désinformation” ou encore “propagande contre l&rsquo;État”, sont des témoins gênants de la répression brutale et aveugle du régime qui, manifestement, entend aujourd’hui les faire taire. Dans ce contexte tragique, la population iranienne en tout premier lieu, mais aussi du monde, a plus que jamais besoin du journalisme et d’un accès à l’information. Nous appelons le régime à mettre un terme à cette fuite en avant, à écouter la demande de sa population au respect de son droit à l’information, et pour cela à libérer immédiatement tous les professionnels des médias détenus en Iran et à cesser de réprimer la presse dans le pays.»</em></p>
<p dir="ltr"><strong>Jonathan Dagher</strong><br />
Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</p>
</blockquote>
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<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-texte-riche field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Les détentions de professionnels des médias ne cessent de se succéder depuis le début du mouvement de protestation en décembre 2025 : près de dix mois après sa libération conditionnelle, <strong>Vida Rabbani</strong> a de nouveau été incarcérée le 31 janvier, sous prétexte qu&rsquo;elle avait signé une lettre ouverte dénonçant la répression menée par les forces de sécurité dans le cadre des manifestations qui ont débuté en décembre dernier. La journaliste connue pour sa couverture du mouvement Femme, vie, liberté, a été libérée ce 17 février, contre le versement d’une caution de 6,5 milliards de Riyals iraniens (près de 4 000 euros), <a class="external-website" title="selon son époux - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://x.com/Hamidre38359017/status/2023715245655502946?s=20" target="_blank" rel="noopener"><u>selon son époux</u></a>. Elle avait déjà été <a href="https://rsf.org/fr/iran-rsf-dresse-le-bilan-d-une-violente-r%C3%A9pression-contre-les-femmes-journalistes-depuis-la-mort-de" target="_blank" rel="noopener"><u>arrêtée</u></a> en septembre 2022 et condamnée à cinq ans de prison pour “propagande contre l’État”, avant d’être libérée en avril 2025. Son confrère <strong>Mehdi Mahmoudian</strong>, arrêté le même jour, lui aussi  pour avoir signé la même lettre ouverte que sa consœur Vida Rabbani, a également été libéré le 17 février, sous la même condition. <a class="external-website" title="Journaliste indépendant - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://iranwire.com/fa/citizen-rights/1353/" target="_blank" rel="noopener"><u>Journaliste indépendant</u></a><strong> </strong>et blogueur souvent dans le viseur du régime, Mehdi Mahmoudian est aussi un défenseur des droits humains et écrivain <a class="external-website" title="coscénariste du film de Jafar Panahi Un simple accident - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://www.la-srf.fr/fr/actualites/communique-la-srf-apporte-son-soutien-a-mehdi-mahmoudian" target="_blank" rel="noopener"><u>coscénariste du film de Jafar Panahi </u><em><u>Un simple accident</u></em></a>, Palme d’or 2025 du Festival de Cannes en France.</p>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Les deux journalistes font partie des sept journalistes incarcérés depuis le début des manifestations, selon les informations de RSF, dans un contexte où le pays reste fermé et les informations difficilement accessibles. Le 2 février, les forces de l’ordre ont arrêté<strong> </strong>le rédacteur en chef du magazine <em>Yul</em>,<em> </em><strong>Pedram Alamdari</strong>,<strong> </strong>puis, le lendemain, le directeur du site d’information <em>Bi Taarof</em>,<em> </em><strong>Javad Aghajan nezhad, </strong>condamné désormais à un an de prison et deux ans d’interdiction de travailler en tant que journaliste, pour avoir prétendument “diffusé de fausses informations en recourant à des documents irréels et falsifiés,” selon <a class="external-website" title="des documents officiels obtenus par l’organisation - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://www.deffi.org/en/javad-aghajan-nezhad-an-iranian-journalist-has-been-transferred-to-prison-to-serve-his-sentence/" target="_blank" rel="noopener"><u>des documents officiels obtenus par l’organisation</u></a> de défense de la liberté de la presse en Iran Defending Free Flow of Information in Iran (DEFFI), partenaire de RSF.</p>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Le 19 et le 27 janvier, ce sont le photojournaliste indépendant<strong> Artin Ghazanfari </strong>et le photographe environnemental et blogueur <strong>Fariborz Heydari,</strong> connu pour photographier la faune sauvage menacée en Iran, qui ont été arrêtés, selon DEFFI. Puis c’était au tour du journaliste indépendant <strong>Hassan Abbasi, </strong>dans la ville de Bandar Abbas, au sud du pays, le 31 janvier pour “diffusion de fausses informations”. Le journaliste a comparu devant le tribunal menotté et les pieds entravés, <em>“comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un tueur en série</em>”, <a class="external-website" title="a déclaré son avocat sur X - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://x.com/Al_Sharifzadeh/status/2023496743112061040?s=20" target="_blank" rel="noopener"><u>a déclaré son avocat sur X</u></a>, le 16 février. Celui-ci a également signalé que Hassan Abbasi présentait des piqûres de punaises de lit dans le dos, contractées dans sa cellule.</p>
<h5 class="text-align-justify" dir="ltr"><strong>Vida Rabbani agressée, Narges Mohammadi condamnée </strong></h5>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Avant d’être placée en détention à la prison de Tonekabon au nord de l’Iran, Vida Rabbani aurait subi des violence de la part des forces de l’ordre, selon son conjoint.<em> “Alors qu&rsquo;elle se trouvait au centre de détention des services de renseignement de la police de Sari, elle a été violemment battue pour avoir refusé de porter le hijab”,</em> a-t-il écrit <a class="external-website" title="sur son compte X - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://x.com/hasanasadiz/status/2020778039299207541?s=20" target="_blank" rel="noopener"><u>sur son compte X</u></a>. Et d’ajouter : <em>“Les bleus ont été photographiés et une plainte sera déposée auprès des autorités compétentes.”</em> Depuis 2022, et la répression du mouvement Femme, vie, liberté par le régime, plusieurs femmes prisonnières, dont des journalistes, ont témoigné de violences sexuelles ou physiques qu’elles auraient subies de la part de leur geôliers – parmi elles,<strong> Narges Mohammadi, </strong>violemment agressée lors de sa dernière <a href="https://rsf.org/fr/la-laur%C3%A9ate-du-prix-nobel-narges-mohammadi-%C3%A9t%C3%A9-arr%C3%AAt%C3%A9e-en-iran-aux-c%C3%B4t%C3%A9s-dautres-d%C3%A9fenseurs-des" target="_blank" rel="noopener"><u>arrestation</u></a>, le 12 décembre 2025<strong>. </strong>La journaliste, militante féministe, et laureate du prix Nobel de la paix 2025, a vu sa peine de prison de dix ans <a href="https://rsf.org/fr/iran-rsf-d%C3%A9nonce-l-acharnement-du-r%C3%A9gime-contre-narges-mohammadi" target="_blank" rel="noopener"><u>s’alourdir</u></a> une nouvelle fois, ce 8 février, avec de nouvelles condamnations à six ans et à un an et demi de prison, selon les informations parvenues à RSF via l’avocat de sa famille. Douze autres reporters étaient déjà détenus avant les récentes révoltes, selon les chiffres de RSF.</p>
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		<title>Palantir poursuit «Republik» en justice</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/palantir-poursuit-republik-en-justice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Feb 2026 16:41:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
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		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;affaire a fait grand bruit la semaine dernière. Une enquête critique menée conjointement par «Republik» et le collectif de recherche WAV a provoqué des remous au sein du groupe technologique américain Palantir. Ce dernier a décidé d&#8217;engager des poursuites judiciaires contre la rédaction indépendante. RSF exprime sa solidarité avec les professionnels des médias concernés et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;affaire a fait grand bruit la semaine dernière. Une enquête critique menée conjointement par «Republik» et le collectif de recherche WAV a provoqué des remous au sein du groupe technologique américain Palantir. Ce dernier a décidé d&rsquo;engager des poursuites judiciaires contre la rédaction indépendante. RSF exprime sa solidarité avec les professionnels des médias concernés et met en garde contre les conséquences que peut avoir le recours à des poursuites judiciaires par des entreprises influentes contre des reportages critiques.</strong></p>
<p>Palantir poursuit en  justice le magazine en ligne «Republik», comme on a pu le lire la semaine dernière déjà. Le géant technologique américain pesant plusieurs milliards de dollars intente donc une action judiciaire contre une petite rédaction indépendante et financée par ses lecteurs, basée à Zurich. Parce qu&rsquo;elle a fait son travail et publié une enquête fouillée, s&rsquo;appuyant sur de nombreux documents officiels obtenus grâce à la loi sur la transparence.</p>
<p>Palantir est mécontent de l&rsquo;enquête en deux parties menée par «Republik» et le collectif d&rsquo;investigation WAV. Le puissant et controversé fournisseur de logiciels et de services, qui compte parmi ses clients l&rsquo;agence américaine ICE et l&rsquo;armée israélienne, cherche à obtenir, au civil, un droit de réponse devant le tribunal de commerce de Zurich. Palantir avait pourtant déjà pu s&rsquo;exprimer en détail dans la série d&rsquo;articles de «Republik» et avait eu la possibilité de présenter son point de vue.</p>
<p>Pour «Republik», l&rsquo;affaire se traduit par des coûts de défense considérables. RSF est solidaire avec les journalistes concernés et met en garde contre les conséquences à attendre lorsque des entreprises influentes s&rsquo;attaquent à des reportages critiques. Si les médias sont entravés dans leur capacité à révèler des informations dérangeantes, c&rsquo;est tout notre écosystème d&rsquo;information qui est en danger, et avec lui la démocratie.</p>
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		<title>Votation “200 francs, ça suffit” : RSF s’engage pour la défense du service public audiovisuel en Suisse</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/votation-200-francs-ca-suffit-rsf-sengage-pour-la-defense-du-service-public-audiovisuel-en-suisse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 13:32:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF) affirme son engagement en faveur d’un “non” à l’initiative populaire “200 francs, ça suffit”. À travers cette prise de position, nous entendons rappeler le rôle central du service public de l’information en Suisse. Les citoyens sont invités à se prononcer le 8 mars prochain sur ladite initiative. Alors que le financement [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Reporters sans frontières (RSF) affirme son engagement en faveur d’un “non” à l’initiative populaire “200 francs, ça suffit”. À travers cette prise de position, nous entendons rappeler le rôle central du service public de l’information en Suisse. Les citoyens sont invités à se prononcer le 8 mars prochain sur ladite initiative.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors que </span><a href="https://rsf.org/fr/suisse-l-avenir-des-m%C3%A9dias-publics-en-question-la-n%C3%A9cessit%C3%A9-d-un-plan-d-action-pour-leur" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">le financement du service public subit d’énormes pressions</span></a><span style="font-weight: 400;"> dans un contexte de rigueur budgétaire en Suisse, RSF, lors d’une conférence de presse tenue le 13 février à Genève, a réitéré son engagement pour sa protection. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Lors de cette rencontre qui s’est déroulée à l’invitation du Club suisse de la presse, représenté par sa directrice générale Géraldine Savary, le directeur général de RSF, Thibaut Bruttin, a souligné que l’engagement de l’organisation dans cette campagne suisse s’inscrit dans un contexte européen particulièrement préoccupant, mis en évidence par le rapport </span><a href="https://rsf.org/fr/pour-la-sauvegarde-des-m%C3%A9dias-publics-en-europe-rsf-lance-son-rapport-pressions-sur-les-m%C3%A9dias" target="_blank" rel="noopener"><i><span style="font-weight: 400;">Médias publics sous pression</span></i></a><span style="font-weight: 400;">, paru en août 2025. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Partout sur le continent, les médias de service public font l’objet de pressions politiques, qui s’expriment souvent par la remise en cause de leur stabilité financière ou de leur gouvernance, qui peuvent aller jusqu’à entraîner leur reprise en main, leur affaiblissement ou leur privatisation, voire leur disparition, comme récemment au </span><a href="https://rsf.org/fr/cauchemar-pour-l-audiovisuel-public-europ%C3%A9en-rsf-demande-le-report-de-la-privatisation-de-radio" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Liechtenstein</span></a><span style="font-weight: 400;">.  </span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« La guerre contre le journalisme est déclarée au niveau mondial et la bataille pour le service public de l’information est la première à mener. L’outrance des accusations contre l’audiovisuel public n’a d’égale que la violence des remèdes proposés, alors même que la </span></i><span style="font-weight: 400;">Société suisse de radiodiffusion et télévision</span><i><span style="font-weight: 400;"> (</span></i><span style="font-weight: 400;">SSR</span><i><span style="font-weight: 400;">) assume déjà une réduction budgétaire considérable. L’économie des médias est un enjeu de liberté de la presse. L’enfer est pavé de bonnes intentions financières mais le définancement, qui peut être la conséquence de la votation du 8 mars prochain, fait peser un risque considérable sur l’avenir de la</span></i><span style="font-weight: 400;"> SSR</span><i><span style="font-weight: 400;">, une des garanties du pluralisme et de la qualité de l’information en Suisse. A contrario, un vote négatif des Suisses peut montrer l’attachement à ce service public de l’information et envoyer un signal à l’Europe. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Thibaut Bruttin</b><b><br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Le service public suisse (</span><i><span style="font-weight: 400;">SSR</span></i><span style="font-weight: 400;">), qui produit des contenus dans les quatre langues nationales – notamment </span><i><span style="font-weight: 400;">via</span></i><span style="font-weight: 400;"> la </span><i><span style="font-weight: 400;">Radio Télévision Suisse</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">RTS</span></i><span style="font-weight: 400;">) – fait face à des bouleversements profonds du marché des médias et à une baisse progressive des recettes de la redevance. </span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« L’initiative ‘200 francs, ça suffit’ conduirait à une réduction drastique des moyens de la </span></i><span style="font-weight: 400;">SSR</span><i><span style="font-weight: 400;">, amputant de moitié son financement et entraînant des conséquences irréversibles pour le journalisme en Suisse. Contrairement aux affirmations de ses promoteurs, cette perte ne pourrait en aucun cas être compensée par les médias privés ou par l’offre des réseaux sociaux, qui échappent largement à toute régulation démocratique. L’impact serait particulièrement lourd pour la diversité régionale et linguistique, la couverture de l’actualité locale, le soutien à la création culturelle et le développement numérique du service public. Pour un gain modeste pour les ménages, l’initiative affaiblirait durablement un pilier essentiel de la démocratie suisse.»<br />
</span></i><b>Denis Masmejan<br />
</b><b>Secrétaire général de RSF Suisse</b></p></blockquote>
<p><b>Retrouvez ici <a href="https://rsf-ch.ch/wp-content/uploads/2026/02/CP_13_2-3.docx">l&rsquo;argumentaire complet</a> de Reporters sans frontières Suisse lors de la conférence vendredi 13 février. </b></p>
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		<title>Journée mondiale de la radio : Les voix des ondes sous pression partout</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/journee-mondiale-de-la-radio-les-voix-des-ondes-sous-pression-partout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 09:24:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[En cette Journée mondiale de la radio du 13 février, Reporters sans frontières (RSF) alerte sur la multiplication des menaces contre les médias radiophoniques. Attaquées en zone de conflit, muselées par des régimes autoritaires, fragilisées par des décisions politiques et économiques, les radios – souvent le dernier média accessible quand tout s’effondre – sont aujourd’hui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-chapo field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<p><strong>En cette Journée mondiale de la radio du 13 février, Reporters sans frontières (RSF) alerte sur la multiplication des menaces contre les médias radiophoniques. Attaquées en zone de conflit, muselées par des régimes autoritaires, fragilisées par des décisions politiques et économiques, les radios – souvent le dernier média accessible quand tout s’effondre – sont aujourd’hui en danger. Du Sahel à l&rsquo;Amazonie, des Philippines aux États-Unis, RSF rappelle l’urgence de protéger ces voix essentielles à l’information.</strong></p>
</div>
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<blockquote><p><em>«Média de l’oralité par excellence, la radio est souvent le seul média qui reste jusque dans les territoires difficiles d’accès pour les professionnels de l’information, où aucune autre rédaction n’existe. Lorsque Internet est coupé, c’est encore par les ondes que les journalistes continuent d’informer. Résiliente, accessible, profondément ancrée dans la vie des populations, la radio demeure l’une des rares technologies capables de survivre à toutes les autres. Elle est un facteur essentiel de lien social et un pilier du maillage mondial d’accès à une information fiable. Mais c’est précisément pour ces raisons que la radio et ses équipes sont aujourd’hui la cible de menaces multiformes : fermetures arbitraires, intimidations, pillages, agressions, violences&#8230; Dans la continuité de son appel en faveur des radios communautaires au Sahel et de la production d’un documentaire qui leur est consacré, RSF alerte sur l’urgence d’une prise de conscience, du niveau international au niveau local, afin de garantir une protection effective de ces médias de proximité, qui sont de véritables remparts contre la désinformation et des acteurs essentiels de cohésion.»</em></p>
<p><strong>Anne Bocandé<br />
</strong>Directrice éditoriale de RSF</p></blockquote>
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<p class="text-align-justify" dir="ltr">En cette Journée mondiale de la radio du 13 février, RSF alerte sur les dangers qui pèsent sur les médias radiophoniques dans le monde, à l’aune de cas emblématiques d’attaques perpétrées ces dernières années à l’international.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Philippines : 90 journalistes de radio tués en 40 ans, dont Erwin Segovia en juillet 2025</strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Les <a href="https://rsf.org/fr/pays/philippines" target="_blank" rel="noopener"><u>Philippines</u></a> <a href="https://rsf.org/fr/journ%C3%A9e-mondiale-de-la-radio-les-philippines-l-un-des-pays-les-plus-dangereux-pour-les-journalistes" target="_blank" rel="noopener"><u>restent</u></a> l’un des pays les plus dangereux au monde pour les journalistes de radio, alors que ce média est un vecteur d&rsquo;information indispensable pour la population dispersée à travers l’archipel, parfois dans des zones isolées. Sur les 148 journalistes tués dans l’exercice de leurs fonctions depuis 1986, 90 étaient des journalistes de radio. Ce qui révèle une violence systématique envers les professionnels de ce média sur l’ensemble du territoire. Parmi les dernières victimes : <strong>Erwin “Boy Pana” Segovia, </strong>animateur de Radio <em>WOW FM</em> et directeur de la station <em>Radyo Gugma</em>, a été <a href="https://rsf.org/fr/rsf-condamne-le-nouveau-meurtre-dun-journaliste-radio-aux-philippines" target="_blank" rel="noopener"><u>abattu</u></a>, le 21 juillet 2025, d&rsquo;une balle dans la tête par des assaillants non identifiés. Si le mobile du meurtre n&rsquo;a pas encore été confirmé, Erwin Segovia venait de terminer son émission et rentrait chez lui lorsque deux individus à moto l’ont suivi et ont tiré sur lui, dans la ville de Bislig, sur la côte est de l&rsquo;île de Mindanao. Erwin Segovia était un journaliste connu pour ses commentaires incisifs sur la politique et les questions sociales dans son émission “Diritsahan!”.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Les radios communautaires prises pour cibles en RDC </strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Implantées au cœur des zones de conflit, souvent dans des territoires ruraux ou enclavés du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, dans l’est du pays, où l’État est peu présent et où opèrent de nombreux groupes armés, les radios communautaires, deviennent des <a href="https://rsf.org/fr/guerre-en-rdc-les-radios-communautaires-prises-en-otage-les-journalistes-menac%C3%A9s-au-nord-kivu" target="_blank" rel="noopener"><u>cibles</u></a> directes, prises en étau entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la coalition de rebelles armés Alliance Fleuve Congo (AFC)/Mouvement du 23 mars (M23). Entre janvier 2024 et janvier 2025, plus de 25 radios communautaires ont été <a href="https://rsf.org/fr/nord-kivu-en-rdc-une-vingtaine-de-radios-communautaires-censur%C3%A9es-ou-contr%C3%B4l%C3%A9es-le-paysage" target="_blank" rel="noopener"><u>pillées</u></a> ou contraintes de fermer et plus de 50 <a href="https://rsf.org/fr/conflit-au-nord-kivu-l-escalade-des-pressions-sur-la-presse-plus-de-50-attaques-de-r%C3%A9dactions-et-de" target="_blank" rel="noopener"><u>attaques</u></a> de rédactions et journalistes ont été recensées. Deux journalistes ont été tués en 2024, dans des circonstances qui restent floues. Le corps de l’animateur de la <em>radio communautaire</em> <em>Mpety</em>, <strong>Yoshua Kambere Machozi</strong>, a été retrouvé sans vie en novembre, après avoir été enlevé par des rebelles du M23, et le coordinateur de la <em>radio catholique Maria</em>, <strong>Edmond Bahati Monja</strong>, a été tué par balle à Goma alors qu’il rentrait à son domicile le 27 septembre.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Au Sahel aussi, les radios communautaires en première ligne</strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Au Sahel, du Mali au Tchad, la dégradation de la situation sécuritaire <a href="https://rsf.org/fr/rsf-et-plus-de-500-radios-communautaires-appellent-%C3%A0-la-protection-du-journalisme-local-au-sahel" target="_blank" rel="noopener"><u>affecte</u></a> aussi gravement les journalistes et animateurs des radios communautaires, confrontés notamment aux enlèvements par les groupes armées, aux attaques ou encore à la destruction de leurs locaux. Au Mali, le 7 novembre 2023, <strong>Abdoul Aziz Djibrilla</strong>, 28 ans, journaliste à la radio communautaire <em>Naata</em>, dans le village de Labbezanga, près de la frontière entre le Mali et le Niger, a été <a href="https://rsf.org/fr/le-journalisme-local-en-berne-qui-%C3%A9tait-abdoul-aziz-djibrilla-soldat-infatigable-de-l-information" target="_blank" rel="noopener"><u>tué</u></a> lors de l’attaque du véhicule qui le conduisait à Gao pour participer à un atelier de formation journalistique. Deux autres journalistes, <strong>Saleck Ag Jiddou</strong>, dit Zeidane, directeur de <em>Radio Coton Ansongo</em>, et l’animateur <strong>Moustapha Koné</strong>, ont été enlevés lors de cette attaque et sont toujours portés disparus. Le documentaire de RSF<em> </em><a href="https://rsf.org/fr/radios-communautaires-leur-combat-pour-informer-au-sahel-le-documentaire-de-rsf-disponible-sur" target="_blank" rel="noopener"><em><u>Radios communautaires : leur combat pour informer au Sahel,</u></em></a> met en lumière le rôle crucial de ces médias et les menaces croissantes auxquelles ils font face.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Afghanistan : radios censurées, voix féminines interdites</strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Dans la province afghane de Khost, les <a href="https://rsf.org/fr/ciblage-continu-des-m%C3%A9dias-en-afghanistan-trois-radios-de-khost-dans-le-viseur-des-autorit%C3%A9s" target="_blank" rel="noopener"><u>radios locales</u></a> ont été ciblées par une répression fondée sur des critères de “moralité” imposés par les talibans. Trois stations ont été brièvement interdites de diffusion en 2024, leur retour à l’antenne étant conditionné à des règles liberticides : ne plus diffuser de musique et ne plus recevoir d’appels d’auditrices. Dans la <a class="external-website" title="province du Helmand - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://afjc.media/news/southern-province/helmand/taliban-imposed-ban-on-women%E2%80%99s-voice-broadcast-in-helmand" target="_blank" rel="noopener"><u>province du Helmand</u></a>, au sud du pays, les voix féminines sont totalement proscrites à la radio, qu’elles soient animatrices ou auditrices. L’emblématique radio des femmes afghanes, <a href="https://rsf.org/fr/suspension-de-l-embl%C3%A9matique-radio-begum-et-arrestation-arbitraire-de-deux-collaborateurs-la" target="_blank" rel="noopener"><em><u>Radio Begum</u></em><u>,</u></a> a été suspendue le 4 février 2025 par le ministère de l&rsquo;Information et de la Culture taliban, avant d’être autorisée à reprendre ses émissions 18 jours plus tard. La radio avait été accusée de “multiples infractions”, dont la fourniture de contenus à une chaîne de télévision basée à l’étranger. Après avoir purgé une peine de six mois d&#8217;emprisonnement, deux de ses journalistes ont été libérés en juillet 2025.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Radios publiques nationales et internationales dans le viseur de l&rsquo;administration Trump aux États-Unis</strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Depuis le début de son deuxième mandat à la présidence des États-Unis, Donald Trump mène une <a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-un-apr%C3%A8s-le-d%C3%A9but-de-son-second-mandat-le-pr%C3%A9sident-trump-en-passe-de-rejoindre-les" target="_blank" rel="noopener"><u>guerre</u></a> sans relâche contre le journalisme, à laquelle les radios publiques n’ont pas échappé. En mai 2025, il a signé un <a class="external-website" title="décret - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2025/05/ending-taxpayer-subsidization-of-biased-media/" target="_blank" rel="noopener"><u>décret</u></a> ordonnant la fin du financement par la Corporation for Public Broadcasting (“Société de radiodiffusion publique” ou CPB) des deux principaux médias audiovisuels publics américains – le réseau de télévision <em>Public</em> <em>Broadcasting</em> <em>Service</em> (<em>PBS</em>) et le radiodiffuseur <em>National</em> <em>Public</em> <em>Radio</em> (<em>NPR</em>). En janvier 2026, le CPB – qui <a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-et-21-organisations-de-la-soci%C3%A9t%C3%A9-civile-exhortent-le-congr%C3%A8s-%C3%A0-pr%C3%A9server-le" target="_blank" rel="noopener"><u>soutenait un réseau</u></a> de 1 216 stations de radio publiques locales, des sources d’information souvent vitales dans des régions rurales – a annoncé sa fermeture à la suite de ces coupures budgétaires. Si, pour l’instant, la plupart des stations locales de <em>NPR</em> et <em>PBS</em> <a class="external-website" title="restent opérationnelles - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://www.nytimes.com/2026/01/26/business/media/npr-pbs-stations-funding.html" target="_blank" rel="noopener"><u>restent opérationnelles</u></a> grâce aux dons et à des subventions, le danger d’une disparition en masse des radios se profile. Quant aux radios publiques internationales, l’administration Trump a tenté à plusieurs reprises de remettre en cause <a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-et-une-coalition-de-36-organisations-de-d%C3%A9fense-des-droits-humains-appellent-le" target="_blank" rel="noopener"><u>l’existence</u></a> de l’Agence des États-Unis pour les médias mondiaux (United States Agency for Global Media, USAGM), qui gère le financement public de l’audiovisuel extérieur américain, dont <em>Voice of America </em>(<em>VOA</em>), <em>Radio Free Europe/Radio Liberty</em> (<em>RFE</em>/<em>RL</em>) ou encore <em>Radio Free Asia </em>(<em>RFA</em>). Ces radiodiffuseurs constituent un vecteur rare d’informations fiables dans des zones où le journalisme est criminalisé, tels qu’au Bélarus, en Corée du Nord, en Russie ou encore en Chine. La disparition de nombre d’entre eux a gravement <a href="https://rsf.org/fr/afrique-subsaharienne-la-suspension-de-voa-fragilise-l-acc%C3%A8s-%C3%A0-linformation-et-la-p%C3%A9rennit%C3%A9-des" target="_blank" rel="noopener"><u>fragilisé l’accès à une information fiable et plurielle</u></a>, en particulier dans les zones où ces informations peuvent sauver des vies.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Entraves économiques et logistiques pour les radios d’Amazonie brésilienne</strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Produire de l’information depuis et sur l’Amazonie brésilienne – un territoire qui s’étend sur neuf États et qui pâtit d’un accès et d’une connectivité limités – est un défi quotidien : manque de soutien public, infrastructures limitées et longues distances qui rendent le reportage de terrain coûteux. Malgré tout, 49 stations de radio opèrent depuis 38 municipalités, selon <em>InfoAmazonia</em>, une organisation locale de médias numériques. Des radios qui traitent de sujets tels que la déforestation, le changement climatique, les conflits fonciers et les droits des peuples autochtones et des communautés traditionnelles. Mais couvrir ces sujets expose parfois à des pressions politiques et économiques – notamment de la part de groupes liés à l’agro-industrie et d’intérêts locaux – qui menacent l’indépendance éditoriale et la <a href="https://rsf.org/fr/br%C3%A9sil-en-amazonie-br%C3%A9silienne-rsf-continue-d-appeler-%C3%A0-un-renforcement-des-mesures-de-protection" target="_blank" rel="noopener"><u>sécurité</u></a> des professionnels des médias enquêtant sur des sujets sensibles, notamment environnementaux.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Europe : menaces sur les radios publiques</strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Alors que la législation européenne sur la liberté des médias (EMFA) impose aux États membres de l’Union européenne (UE) de garantir l’indépendance, le pluralisme et la viabilité économique des médias publics, les <a href="https://rsf.org/fr/pour-la-sauvegarde-des-m%C3%A9dias-publics-en-europe-rsf-lance-son-rapport-pressions-sur-les-m%C3%A9dias" target="_blank" rel="noopener"><u>radios de service public européennes</u></a> sont confrontées à des menaces persistantes. Leur financement est régulièrement remis en cause, leur rôle est fragilisé par la concurrence des plateformes numériques et leur indépendance éditoriale est parfois mise à mal par des ingérences politiques. En Lituanie, la majorité au pouvoir poursuit son <a href="https://rsf.org/fr/menace-sur-l-audiovisuel-public-la-pologne-et-la-lituanie-d%C3%A9fient-les-r%C3%A8gles-europ%C3%A9ennes" target="_blank" rel="noopener"><u>entreprise</u></a> de loi spéciale qui exposerait l’audiovisuel public <em>LRT </em>aux pressions politiques après avoir gelé son financement. Les médias publics tchèques, dont la radio qui a été la première à diffuser sur le continent européen en 1923, sont <a href="https://rsf.org/fr/garantissez-l-ind%C3%A9pendance-des-m%C3%A9dias-publics-en-tch%C3%A9quie-l-adresse-de-rsf-et-ses-partenaires-au" target="_blank" rel="noopener"><u>confrontés</u></a> à la suppression de la redevance garantissant leur indépendance.</p>
<h4><b>Suisse : risque de fortes restrictions suite à l&rsquo;initiative populaire du 8 mars</b></h4>
<p>Comme en République tchèque, le modèle de redevance pour la radiodiffusion publique, y compris les stations de radio en quatre langues, risque de subir <a href="https://rsf-ch.ch/wp-content/uploads/2026/02/Argumentaire-contre-linitiative-SSR-FR-def.pdf" target="_blank" rel="noopener">une restriction drastique</a> si l&rsquo;initiative populaire « 200 francs, c&rsquo;est suffisant ! » est acceptée. Il s&rsquo;agit déjà de la deuxième attaque frontale contre le service public médiatique après l&rsquo;initiative « No Billag », qui demandait en 2018 la suppression totale de la redevance, mais qui avait alors été clairement rejetée. L&rsquo;acceptation de l&rsquo;initiative aurait en tout état de cause des conséquences considérables pour la couverture radio, télévision et en ligne de la SSR et enverrait un signal préoccupant au reste du continent.</p>
<p>Dans la Principauté du Liechtenstein, la <a href="https://rsf.org/fr/cauchemar-pour-l-audiovisuel-public-europ%C3%A9en-rsf-demande-le-report-de-la-privatisation-de-radio" target="_blank" rel="noopener"><u>fermeture</u></a> de la seule entreprise médiatique publique en avril 2025 a illustré un cas extrême d&rsquo;affaiblissement.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Ukraine : continuer d’informer les territoires occupés </strong><em><strong>via</strong></em><strong> la radio malgré les attaques</strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Tours de radio et de télévision bombardées, studios réquisitionnés sous occupation : le Kremlin s’attaque méthodiquement aux infrastructures médiatiques ukrainiennes. Depuis 2022, pas moins de <a href="https://rsf.org/fr/175-journalistes-victimes-d-exactions-en-ukraine" target="_blank" rel="noopener"><u>25 attaques russes contre des tours de télévision et de radio</u></a> ont été recensées par RSF. Malgré tout, des radios locales ukrainiennes poursuivent leur travail jusqu’à quelques dizaines de kilomètres de la ligne de front. Dans la région du Donbass à l’est, dans les villes de Kharkiv au nord-est ou de Zaporijjia au sud, elles parviennent à émettre parfois jusque dans les territoires occupés par la Russie, dans un contexte où les forces russes brouillent leurs signaux, les bloquent, et s&#8217;emparent de leur matériel.</p>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">[Lire « <a href="https://rsf.org/fr/dans-les-coulisses-d-une-r%C3%A9daction-en-ukraine-du-front-aux-territoires-occup%C3%A9s-les-radios-diffusent" target="_blank" rel="noopener" data-entity-type="external">Dans les coulisses d’une rédaction. Du front aux territoires occupés, les radios ukrainiennes diffusent, coûte que coûte, une information indépendante</a> »<strong>]</strong></p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Au Soudan, les ondes sous le feu des armes</strong></h4>
<p class="text-align-justify">Au Soudan déchiré par près de trois ans de guerre, la radio est en première ligne des médias que les belligérants s&rsquo;acharnent à étouffer. D&rsquo;après plusieurs sources concordantes, des 22 stations de radio locales actives avant le conflit, seules deux diffusent encore, mais ont été mises sous le contrôle des belligérants. Des radios soudanaises <a href="https://rsf.org/fr/soudan-les-m%C3%A9dias-en-exil-fragiles-canaux-d-information-sur-une-guerre-oubli%C3%A9e" target="_blank" rel="noopener">poursuivent leur travail ou sont fondées en exil</a>, à l’instar de <em>Radio Dabanga, et</em> bravent la censure et les tentatives de blocage satellite, tandis que les correspondants sur terrain risquent arrestations arbitraires et violences physiques pour livrer l&rsquo;information vitale dont dépendent des millions de Soudanais pris au piège.</p>
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		<title>Ukraine : presque quatre ans de guerre et plus de 175 exactions contre des journalistes</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/ukraine-presque-quatre-ans-de-guerre-et-plus-de-175-exactions-contre-des-journalistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 09:48:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[Attaques de drones, tirs d’artillerie, enlèvements… En 2025, les journalistes ukrainiens et internationaux couvrant la guerre russe en Ukraine ont continué d’être attaqués par l’armée russe dans le cadre de leur travail. Depuis le 24 février 2022, Reporters sans frontières (RSF) a documenté plus de 175 cas de journalistes victimes d’exactions, ciblés, agressés, voire emprisonnés, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Attaques de drones, tirs d’artillerie, enlèvements… En 2025, les journalistes ukrainiens et internationaux couvrant la guerre russe en Ukraine ont continué d’être attaqués par l’armée russe dans le cadre de leur travail. Depuis le 24 février 2022, Reporters sans frontières (RSF) a documenté plus de 175 cas de journalistes victimes d’exactions, ciblés, agressés, voire emprisonnés, enlevés ou tués.</b></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">«Les reporters internationaux et ukrainiens qui couvrent sans relâche l’actualité en Ukraine depuis 2022, malgré un contexte sécuritaire extrêmement dangereux, font preuve d’un courage remarquable. Les attaques de la Russie contre eux ne faiblissent pas. Sur la base des informations recueillies auprès de ses partenaires en Ukraine, notamment l’Institute of Mass Information (IMI), RSF a recensé, depuis le début de l’invasion russe à grande échelle, en près de quatre ans, plus de 175 journalistes victimes d’exactions russes, constitutives de crimes de guerre. Leur protection est cruciale pour qu’ils puissent continuer leur travail d’information.»</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Pauline Maufrais</b><b><br />
</b><b>Chargée de zone Ukraine chez RSF<br />
</b></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<h5><b>Bilan de quatre ans d’invasion à grande échelle</b></h5>
<h6><b>16 journalistes tués par les forces russes</b></h6>
<p><span style="font-weight: 400;">Trois journalistes ont été tués en 2025, ciblés par des drones FPV (</span><i><span style="font-weight: 400;">first person view</span></i><span style="font-weight: 400;"> – petits appareils équipés d’explosifs et d’une caméra transmettant en direct les images à l’opérateur)</span> <span style="font-weight: 400;">russes, ce qui porte à 16 le nombre total de reporters tués depuis 2022 dans le cadre de la guerre parce qu’ils étaient journalistes, dont quinze sur le sol ukrainien et </span><a href="https://rsf.org/fr/d%C3%A9clar%C3%A9e-morte-par-la-russie-rsf-r%C3%A9v%C3%A8le-les-derniers-mois-de-captivit%C3%A9-de-victoria-roshchyna" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">une &#8211; <strong>Victoria Roshchyna</strong> &#8211; pendant une détention arbitraire</span></a><span style="font-weight: 400;"> en Russie. Le 3 octobre 2025, le photojournaliste français <strong>Antoni Lallican</strong> a été </span><a href="https://rsf.org/fr/antoni-lallican-photojournaliste-fran%C3%A7ais-tu%C3%A9-en-ukraine-les-premi%C3%A8res-circonstances-de-l-attaque" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">tué</span></a><span style="font-weight: 400;"> par un drone russe à </span><a href="https://maps.app.goo.gl/ZnkTg2SUknhaZzsG9" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Komyshuvakha</span></a><span style="font-weight: 400;">, dans l’est du pays. Vingt jours plus tard, les journalistes ukrainiens <strong>Alyona Hramova</strong> et <strong>Yevhen Karmazine</strong>, qui travaillaient pour la chaîne de télévision financée par l’État </span><i><span style="font-weight: 400;">Freedom</span></i><span style="font-weight: 400;">, sont </span><a href="https://rsf.org/fr/ukraine-rsf-d%C3%A9nonce-une-nouvelle-attaque-de-drone-russe-qui-co%C3%BBt%C3%A9-la-vie-%C3%A0-deux-reporters" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">morts</span></a><span style="font-weight: 400;"> lors d’une attaque de drone russe à Kramatorsk.</span></p>
<h6><b>Au moins 53 journalistes blessés</b></h6>
<p><span style="font-weight: 400;">RSF a recensé pas moins de 53 journalistes ukrainiens et étrangers </span><a href="https://rsf.org/fr/guerre-en-ukraine-la-liste-des-journalistes-victimes-d-exactions-s-allonge-de-jour-en-jour" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">blessés</span></a><span style="font-weight: 400;"> lors de reportages. En 2025, la multiplication des attaques de drones FPV russes sur la ligne de front est devenue la première menace pour de nombreux reporters. Ils sont pris pour cible par la Russie sur les zones proches des combats mais aussi dans des villes éloignées, et parfois jusque dans leurs</span><a href="https://rsf.org/fr/faire-taire-les-journalistes-en-bombardant-leurs-h%C3%B4tels-une-strat%C3%A9gie-russe-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9e-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9e-par" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> hôtels</span></a><span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<h6><b>26 journalistes ukrainiens toujours détenus par la Russie  </b></h6>
<p><span style="font-weight: 400;">Vingt-six journalistes ukrainiens sont actuellement </span><a href="https://rsf.org/fr/ukraine-portraits-des-professionnels-des-m%C3%A9dias-arbitrairement-d%C3%A9tenus" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">détenus par le Kremlin</span></a><span style="font-weight: 400;">. En prison en Russie ou dans les territoires occupés, ils subissent des </span><a href="https://rsf.org/fr/vid%C3%A9o-oleksandra-matviitchuk-prix-nobel-de-la-paix-la-russie-n-aucun-droit-de-d%C3%A9tenir-des" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">sévices</span></a><span style="font-weight: 400;"> physiques et </span><a href="https://rsf.org/fr/torture-sans-traces-le-cri-d-alarme-de-la-journaliste-ukrainienne-iryna-danilovytch-depuis-sa" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">psychologiques</span></a><span style="font-weight: 400;">. En 2025, trois reporters ukrainiens, </span><strong><a href="https://rsf.org/fr/les-journalistes-de-rferl-vladyslav-yesypenko-et-ihar-karnei-emprisonn%C3%A9s-par-la-russie-et-le" target="_blank" rel="noopener">Vladyslav Yesypenko</a></strong><span style="font-weight: 400;">, </span><strong><a href="https://rsf.org/fr/apr%C3%A8s-plus-de-deux-ans-dans-les-ge%C3%B4les-du-kremlin-les-journalistes-ukrainiens-dmytro-khyliuk-et" target="_blank" rel="noopener">Dmytro Khyliuk</a></strong><span style="font-weight: 400;"> et </span><strong><a href="https://rsf.org/fr/apr%C3%A8s-plus-de-deux-ans-dans-les-ge%C3%B4les-du-kremlin-les-journalistes-ukrainiens-dmytro-khyliuk-et" target="_blank" rel="noopener">Mark Kaliush</a></strong><span style="font-weight: 400;">, ont été libérés des geôles russes.</span></p>
<h5><b>26 journalistes ukrainiens détenus par la Russie</b></h5>
<p><iframe class="flourish-embed-iframe" style="width: 100%; height: 600px;" title="Interactive or visual content" src="https://flo.uri.sh/visualisation/25154367/embed" frameborder="0" scrolling="no" sandbox="allow-same-origin allow-forms allow-scripts allow-downloads allow-popups allow-popups-to-escape-sandbox allow-top-navigation-by-user-activation"></iframe></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La détention en Russie peut leur coûter la vie. Le Kremlin n’a toujours pas divulgué les circonstances de la mort en septembre 2024 de la journaliste ukrainienne <strong>Victoria Roshchyna</strong>, après plus de treize mois de détention et des actes de </span><a href="https://rsf.org/fr/d%C3%A9clar%C3%A9e-morte-par-la-russie-rsf-r%C3%A9v%C3%A8le-les-derniers-mois-de-captivit%C3%A9-de-victoria-roshchyna" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">torture</span></a><span style="font-weight: 400;">, révélés dans le cadre d’une enquête conjointe publiée par RSF, et les médias ukrainiens </span><a href="http://slidstvo.info/" target="_blank" rel="noopener"><i><span style="font-weight: 400;">Slidstvo.info</span></i></a><span style="font-weight: 400;">, </span><i><span style="font-weight: 400;">Suspilne</span></i><span style="font-weight: 400;"> et </span><i><span style="font-weight: 400;">Graty</span></i><span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<h6><b>25  attaques contre des tours de télévision et de radiodiffusion</b></h6>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis le 24 février 2022, l’organisation a documenté 25 attaques contre des tours de télévision et radiodiffusion par les forces armées russes, par des bombardements ou des occupations, afin d’interrompre la transmission d’une information locale indépendante et fiable. En 2025, RSF a recensé deux nouvelles frappes contre des tours de télévision dans les villes de Dnipro (sud-est) et de Tchernihiv (nord). </span></p>
<h6><b>Des dizaines d&rsquo;attaques et de tentatives d&rsquo;assassinat</b></h6>
<p><span style="font-weight: 400;">Au cours des quatre dernières années, RSF a également recensé de nombreuses autres attaques contre des professionnels des médias ou des infrastructures médiatiques qui, sans avoir fait de morts ni de blessés, ont néanmoins été comptabilisées dans les statistiques en tant qu&rsquo;agressions ou tentatives d&rsquo;agression.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></p>
<h6><b>333 médias ont mis la clef sous la porte</b></h6>
<p><span style="font-weight: 400;">Selon les données de l’IMI, 333 médias ukrainiens ont </span><a href="https://imi.org.ua/en/monitorings/russia-commits-870-crimes-against-journalists-and-media-in-ukraine-since-start-of-full-scale-war" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">cessé</span></a><span style="font-weight: 400;"> leur activité depuis le 24 février 2022, fragilisés par l’effondrement du marché publicitaire et par </span><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-le-gel-de-l-aide-internationale-am%C3%A9ricaine-par-donald-trump-plonge-le-journalisme" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">l’arrêt de l’aide de l’Agence des États-Unis pour le développement international</span></a><span style="font-weight: 400;"> (USAID). En 2025, RSF a </span><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A0-londres-rsf-et-ses-partenaires-ukrainiens-lancent-officiellement-le-fonds-international-pour-la" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">annoncé</span></a><span style="font-weight: 400;"> le lancement du </span><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A0-londres-rsf-et-ses-partenaires-ukrainiens-lancent-officiellement-le-fonds-international-pour-la" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Fonds international pour la reconstruction des médias ukrainiens (IFRUM</span></a><span style="font-weight: 400;">), en partenariat avec huit organisations ukrainiennes, visant à soutenir économiquement le paysage médiatique du pays.</span></p>
<h6><b>10 plaintes pour crimes de guerre</b></h6>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis 2022, RSF a déposé dix plaintes simultanées auprès de la Cour pénale internationale (CPI) et du bureau du procureur ukrainien, ainsi que deux plaintes en France, contre la Russie pour crimes de guerre contre les journalistes et les médias.</span></p>
<h5><b>Le soutien de RSF se poursuit en 2026</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis le 24 février 2022, en partenariat avec ses organisations locales comme l’IMI ou le Lviv Media Forum, plus de 2 100 journalistes et 230 médias ont été soutenus par RSF dans le pays, notamment avec le soutien financier de l’Union européenne. RSF a fourni des équipements de protection, des formations, de l’accompagnement psychologique et des </span><a href="https://rsf.org/fr/services-aux-journalistes-et-aux-m%C3%A9dias" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">bourses</span></a><span style="font-weight: 400;"> d’assistance.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>RSF Suisse s&#8217;engage résolument pour le « non » à l&#8217;initiative visant à réduire de moitié le budget de la SSR</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/rsf-suisse-sengage-resolument-pour-le-non-a-linitiative-visant-a-reduire-de-moitie-le-budget-de-la-ssr/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 09:00:47 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 8 mars, nous voterons sur l&#8217;avenir des médias suisses. L&#8217;initiative controversée visant à réduire de moitié le budget de la SSR aurait des conséquences lourdes pour le service public et le journalisme en Suisse. C&#8217;est pourquoi nous, RSF Suisse, rejetons catégoriquement cette initiative. Cinq arguments plaident en faveur d&#8217;un « non » clair le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Le 8 mars, nous voterons sur l&rsquo;avenir des médias suisses. L&rsquo;initiative controversée visant à réduire de moitié le budget de la SSR aurait des conséquences lourdes pour le service public et le journalisme en Suisse. C&rsquo;est pourquoi nous, RSF Suisse, rejetons catégoriquement cette initiative. <a href="https://rsf-ch.ch/wp-content/uploads/2026/02/Argumentaire-contre-linitiative-SSR-FR-def.pdf" target="_blank" rel="noopener">Cinq arguments </a></b><b>plaident en faveur d&rsquo;un « non » clair le 8 mars. <span class="docData;DOCY;v5;1777;BQiAAgAAEYQCAAAGiAIAAANVBgAABWMGAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAyQMAAADEAwAAARgAAAABBgAAAAAJBgAAAAAaBgAAAAAbBgAAAAACmQMAAAWPAAAAAQYAAAAAAQEUAQEIfwAAAAB6AAAATABlACAAZABpAHIAZQBjAHQAZQB1AHIAIABnAOkAbgDpAHIAYQBsACAAZABlACAAUgBTAEYALAAgAGwAZQAgAEYAcgBhAG4AYwBvAC0AUwB1AGkAcwBzAGUAIABUAGgAaQBiAGEAdQB0ACAAQgByAHUAdAB0AGkAbgAFFwAAAAEGAAAAAAEBFAEBCAcAAAAAAgAAACwABTkAAAABBgAAAAABARQBAQgpAAAAACQAAAAgAHMAZQByAGEAIABwAGEAcgAgAGEAaQBsAGwAZQB1AHIAcwAFJwAAAAEGAAAAAAEBFAEBCBcAAAAAEgAAACAAYQB1ACAAQwBsAHUAYgAgAAUXAAAAAQYAAAAAAQEUAQEIBwAAAAACAAAAcwAFLQAAAAEGAAAAAAEBFAEBCB0AAAAAGAAAAHUAaQBzAHMAZQAgAGQAZQAgAGwAYQAgAAUXAAAAAQYAAAAAAQEUAQEIBwAAAAACAAAAcAAFMQAAAAEGAAAAAAEBFAEBCCEAAAAAHAAAAHIAZQBzAHMAZQAgAOAAIABHAGUAbgDoAHYAZQAFVwAAAAEGAAAAAAEBFAEBCEcAAAAAQgAAACwAIABsAGUAIAB2AGUAbgBkAHIAZQBkAGkAIAAxADMAIABmAOkAdgByAGkAZQByACAAcAByAG8AYwBoAGEAaQBuAAUvAAAAAQYAAAAAAQEUAQEIHwAAAAAaAAAAIADgACAAMQAxAGgALAAgAHAAbwB1AHIAIAAFHQAAAAEGAAAAAAEBFAEBCA0AAAAACAAAAGQAaQByAGUABYcAAAABBgAAAAABARQBAQh3AAAAAHIAAAAgAGwAGSBpAG0AcABvAHIAdABhAG4AYwBlACAAcQB1AGUAIABuAG8AdAByAGUAIABvAHIAZwBhAG4AaQBzAGEAdABpAG8AbgAgAGEAYwBjAG8AcgBkAGUAIADgACAAYwBlACAAcwBjAHIAdQB0AGkAbgAFUwAAAAEGAAAAAAEBFAEBCEMAAAAAPgAAACAAKABwAGwAdQBzACAAZAAZIGkAbgBmAG8AcgBtAGEAdABpAG8AbgBzACAAcwB1AGkAdgByAG8AbgB0ACkABRcAAAABBgAAAAABARQBAQgHAAAAAAIAAAAuAAUKAAAAAQAAAAAIAAAAAAUKAAAAAQAAAAAIAAAAAAUKAAAACAUAAAANAAAAAB8EAAAAsajpCQoAAAAAAAAAABEAAAAAigAAAAAtAAAAAQYAAAAACQYbAAAAJwQWAQAACwEBHAEAKAQAAAAAHQEAKQSgAAAAGwYAAAAAAU4AAAAoAQcpAQcqAQcrAQUTAQEIBBgAAAAWBBgAAAAZBgoAAABmAHIALQBDAEgAGgYKAAAAYQByAC0AUwBBABsGCgAAAGUAbgAtAFUAUwAuAQMCAAAAAA==">Le directeur général de RSF, le Franco-Suisse Thibaut Bruttin</span>, sera par ailleurs au Club suisse de la presse à Genève, le vendredi 13 février prochain à 11h, pour dire l’importance que notre organisation accorde à ce scrutin (plus d’informations suivront).</b></p>
<p style="font-weight: 400;">L&rsquo;initiative visant à réduire de moitié le budget de la SSR est déjà la deuxième attaque frontale contre la SSR en quelques années. En 2018, l&rsquo;initiative « No Billag » proposait de supprimer complètement la redevance pour la SSR, ce qui aurait signifié la fin de la radiodiffusion publique en Suisse. À l&rsquo;époque, plus de 70 % des électeurs suisses avaient rejeté l&rsquo;initiative, envoyant ainsi un signal fort en faveur de la SSR dans notre pays. Cette année, la situation semble plus complexe. L&rsquo;initiative propose de ramener la redevance à 200 francs par an et d&rsquo;exonérer totalement les entreprises. Si l&rsquo;initiative était acceptée, la SSR verrait sa part de la redevance réduite de quelque 600 millions de francs, soit la moitié de ce qu’elle perçoit actuellement. Une somme qui serait définitivement perdue pour le journalisme et l’information, car il n’y a aucune chance réelle que les éditeurs de journaux puissent en profiter.</p>
<h5><strong>Les cinq arguments suivants plaident clairement en faveur d&rsquo;un « non » à l&rsquo;initiative SSR</strong></h5>
<p><strong>1. </strong><b><span lang="FR-CH">Il faut un journalisme de qualité pour contrebalancer le chaos des réseaux sociaux</span></b><strong>. </strong><span lang="FR-CH">Les médias se trouvent en profonde crise, à un moment où la désinformation, particulièrement sur les réseaux sociaux, menace gravement notre débat démocratique. Le service public, avec ses programmes de haute qualité, offrant des garanties de fiabilité, ne doit pas être affaibli dans ce contexte. Les initiants répondent en affirmant que la diversité des médias n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui, mais c’est à celle des réseaux sociaux qu’ils se réfèrent. Qui peut sérieusement penser que X, Instagram ou TikTok puissent remplacer, ne serait-ce qu’en partie, un service public national suisse comme la SSR?</span></p>
<p><strong>2. </strong><strong>Seule la SSR peut rendre compte de l&rsquo;actualité suisse et mondiale en faisant le lien entre toutes les régions, sur plus de 20 sites</strong><strong>. </strong><span lang="FR-CH">Les 600 millions de francs qui seront soustraits à la SSR ne profiteraient pas à d&rsquo;autres médias – un coup dur pour le paysage médiatique, dans un contexte global précaire : en 2025, la situation économique mondiale des médias a atteint un niveau historiquement bas selon le classement de la liberté de la presse établi par RSF. Quoi qu’il en soit, la SSR doit déjà économiser 17 % de son budget. Pourtant, elle dispose encore de plus de 20 sites à travers la Suisse et fournit une large couverture régionale. L&rsquo;initiative réduirait considérablement cette offre, surtout dans les régions périphériques. Cela pour permettre aux ménages d&rsquo;économiser 27 centimes par jour. </span></p>
<p><strong><span class="a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none">3. </span></strong><b><span lang="FR-CH">La SSR n’est pas le service public le plus riche du monde</span></b><strong><span class="Aucun"><span lang="FR">. </span></span></strong><span lang="FR-CH">La SSR n&rsquo;est pas le service public le plus riche du monde. Par exemple, <i>l&rsquo;Österreichischer Rundfunk</i> (ORF) en Autriche dispose de moyens similaires sur un marché de taille équivalente, mais doit distribuer son contenu dans une seule langue. La diversité linguistique et la structure fédérale de la Suisse ont un coût. Aucun autre acteur du marché ne serait en mesure d&rsquo;offrir des services équivalents à ceux de la SSR. C&rsquo;est précisément cette mission transcendant les langues que l&rsquo;initiative attaque frontalement.</span></p>
<p><strong>4. </strong><b><span lang="FR-CH">La SSR globalement neutre. </span></b><span lang="FR-CH">Les partisans de l’initiative soutiennent que la SSR serait trop à gauche. Les recherches menées à ce sujet ne le confirment pas. Selon une enquête de l&rsquo;Université de Zurich, la SRF et la RTS se situent presque exactement au centre politique dans leur couverture. De plus, la SSR n’a pas légalement l’obligation d’être totalement neutre, à l’exception des émissions consacrées à des votations ou des élections. La jurisprudence impose seulement à la SSR de représenter un spectre suffisamment large d’opinions en veillant à ne pas accorder trop de poids aux courants extrêmes.</span></p>
<p><strong>5. </strong><strong>En Europe, les médias publics sont soumis à une forte pression presque partout. L&rsquo;acceptation de cette initiative enverrait un signal inquiétant au reste du continent</strong><strong>. </strong><span lang="FR-CH">Un peu partout dans le monde, un vent mauvais souffle sur l’audiovisuel public. Les radios et les télévisions de service public deviennent des pions dans le jeu politique, comme l’a montré un <a href="https://rsfch.statslive.info/c/6144325890/eyJpdiI6IityTmI5RTVZSVFCeFl5MDY2bG5ycHFObGpNT1BvdlNEaFR0dVNZb1pSNjQ9IiwibWFjIjoiM2E4MjhkZTJjMjIxODE2YmM3NGZhNTk0MWQ5NjkwODlmMWFhNWRjZGFlZjNkMzY3MzQ2Mjk5ZTI3ZWJkZjBjZiIsInZhbHVlIjoiUW9CYllUV2IxUytMVzBDXC9haWVkWVBBd20rUHVvUGorSE1WaHFPZnhZSEk9In0=" target="_blank" rel="noopener"><b>rapport publié par RSF en 2025</b></a>. Les préoccupations budgétaires sont certes légitimes, mais cessent de l’être lorsqu’elles cachent la volonté de mettre au pas les chaînes de service public et de saper leur indépendance. L’initiative « 200 francs, ça suffit » participe de cette tendance. C’est pourquoi le vote populaire du 8 mars sera particulièrement important, pour la Suisse et pour le reste du monde.</span></p>
<p><strong>Le 8 mars, votons donc clairement « non » à l&rsquo;initiative SSR ! Encouragez également vos connaissances, vos amis et vos collègues à voter dans ce sens. Les sondages indiquent que le résultat sera serré. Chaque voix compte !</strong></p>
<p><a href="https://rsf-ch.ch/wp-content/uploads/2026/02/Argumentaire-contre-linitiative-SSR-FR-def.pdf" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: #ff0000;"><strong>Vous trouverez ici notre argumentaire détaillé concernant l&rsquo;initiative.</strong></span></a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’exposition photographique de RSF Suisse à photoSUISSE</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/lexposition-photographique-de-rsf-suisse-a-photosuisse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 15:09:43 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Nous nous réjouissons de prendre part à l’édition 2026 de photoSUISSE, du 6 au 10 février au Kongresshaus à Zürich, avec notre exposition photographique « Photographier le monde de demain ». L’exposition présente le travail de 40 photographes internationaux et rend hommage au travail essentiel des photojournalistes partout autour de monde, notamment en zones de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nous nous réjouissons de prendre part à l’édition 2026 de photoSUISSE, du 6 au 10 février au Kongresshaus à Zürich, avec notre exposition photographique « Photographier le monde de demain ». L’exposition présente le travail de 40 photographes internationaux et rend hommage au travail essentiel des photojournalistes partout autour de monde, notamment en zones de crises, de catastrophes naturelles ou de conflits.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les photos sélectionnées illustrent un monde en pleine mutation articulé autour de trois thématiques majeures : l’environnement, l’exil et les crises. Les photojournalistes accompagnent les personnes au plus près de leur réalité, offrant un témoignage essentiel et alertant sur des tendances dangereuses. Veuillez trouver ici le </span><a href="https://rsf.org/sites/default/files/medias/file/2025/06/Livret%20d%27exposition_compressed.pdf" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">livret numérique de l’exposition</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Voir notre exposition photographique traverser les villes suisses et aller à la rencontre du public une nouvelle fois nous ravit énormément. photoSUISSE est une des plus grandes expositions consacrées à la photographie en Suisse. Y exposer le travail de 40 photojournalistes, prenant des risques au quotidien afin de montrer la réalité de la vie de millions de personnes autour du monde, est plus crucial que jamais. »<br />
</span><b>Denis Masmejan<br />
</b><b>Secrétaire Général RSF Suisse</b></p></blockquote>
<p><b>Informations pratiques : </b></p>
<p><b>Lieu : </b><span style="font-weight: 400;">Kongresshaus Zurich, Claridenstrasse 5, 8002 Zürich<br />
</span><b>Exposition :</b><span style="font-weight: 400;"> Du vendredi 6 février au mardi 10 février 2026 (11h-20h)<br />
</span><b>Billets : </b><a href="https://www.photo-schweiz.ch/en/ticket" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Accéder à la billetterie.</span></a><br />
<a href="https://www.photo-schweiz.ch/fr/news/reporter-ohne-grenzen" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Plus d’information à propos de notre exposition à photoSUISSE</span></a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>RSF a soutenu près de 750 journalistes de 76 pays en 2025 </title>
		<link>https://rsf-ch.ch/rsf-a-soutenu-pres-de-750-journalistes-de-76-pays-en-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 10:53:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Face à la criminalisation du journalisme, notamment en Russie, en Afghanistan et en Iran, et à l’escalade des violences et conflits armés à Gaza, au Soudan ou encore en République démocratique du Congo (RDC), Reporters sans frontières (RSF) agit au plus près des besoins des journalistes réprimés. L’organisation, via son bureau assistance, a apporté un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Face à la criminalisation du journalisme, notamment en Russie, en Afghanistan et en Iran, et à l’escalade des violences et conflits armés à Gaza, au Soudan ou encore en République démocratique du Congo (RDC), Reporters sans frontières (RSF) agit au plus près des besoins des journalistes réprimés. L’organisation, via son bureau assistance, a apporté un soutien à 749 journalistes menacés dans 76 pays. Parmi eux, 76 % ont bénéficié d’une réinstallation d’urgence. À l’aune de cette activité en 2025, RSF alerte sur l’urgence de politiques ambitieuses de protection des professionnels des médias à travers le monde et plus spécifiquement sur la nécessité de mécanismes rapides et effectifs de délivrance de visas humanitaires pour les cas nécessitant une mise en sécurité urgente.</b></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">«RSF, via notre bureau Assistance, agit pour protéger celles et ceux qui informent au péril de leur liberté, de leur sécurité et parfois de leur vie. Alors que les crises se multiplient, cette assistance vitale est indispensable pour garantir le droit du public à une information libre, indépendante et fiable. Nous appelons à des politiques de protection à la hauteur des enjeux, et en particulier à la mise en place de mécanismes rapides et effectifs de visas humanitaires pour les journalistes menacés.»</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b>Victoria Lavenue</b><b><br />
</b><b>Responsable de l&rsquo;assistance de RSF</b></p></blockquote>
<p><iframe class="" style="width: 100%; height: 600px;" title="Interactive or visual content" src="https://flo.uri.sh/visualisation/27393116/embed" frameborder="0" scrolling="no" sandbox="allow-same-origin allow-forms allow-scripts allow-downloads allow-popups allow-popups-to-escape-sandbox allow-top-navigation-by-user-activation"></iframe></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Près de 750 journalistes ont reçu une aide d’urgence de la part de RSF en 2025  un chiffre en hausse par rapport à l’année précédente, avec une enveloppe globale équivalent à 690 000 francs.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">76 % des journalistes soutenus ont sollicité l’organisation pour une réinstallation d’urgence, une proportion également en augmentation, illustrant l’ampleur des déplacements forcés. Certains ont pu être mis à l’abri dans leur propre pays, notamment lors de la résurgence du conflit armé dans l’est de la RDC, tandis que d’autres ont été contraints de le quitter, comme ce fut le cas pour des journalistes afghans, soudanais ou russes par exemple.</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">Parmi les journalistes soutenus, 31 % sont des femmes, illustrant l’impact particulièrement lourd de la répression sur les femmes journalistes : elles sont notamment victimes de violences ciblées et de </span><a href="https://rsf.org/fr/afghanistan-le-paysage-m%C3%A9diatique-suffoque-sous-le-poids-d-une-censure-implacable" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">restrictions sévères</span></a><span style="font-weight: 400;"> imposées par le régime taliban en Afghanistan, ou encore de vastes campagnes de </span><a href="https://rsf.org/fr/enqu%C3%AAte-rsf-opindia-la-machine-de-discr%C3%A9dit-des-journalistes-en-inde-des-centaines-de-contenus-en" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">harcèlement en ligne</span></a><span style="font-weight: 400;"> en Inde.</span></li>
</ul>
<p><iframe class="" style="width: 100%; height: 600px;" title="Interactive or visual content" src="https://flo.uri.sh/visualisation/27391882/embed" frameborder="0" scrolling="no" sandbox="allow-same-origin allow-forms allow-scripts allow-downloads allow-popups allow-popups-to-escape-sandbox allow-top-navigation-by-user-activation"></iframe></p>
<p><b>Les cinq principaux pays d’origine des journalistes soutenus par l’assistance de RSF en 2025 sont :</b></p>
<p><b>Afghanistan </b><span style="font-weight: 400;">: RSF a accompagné 156 journalistes victimes de la répression de plus en plus intense des talibans, qui engendre un flux continu de départs de journalistes </span><a href="https://rsf.org/fr/afghanistan-le-recul-des-politiques-d-accueil-enferme-les-journalistes-dans-le-pi%C3%A8ge-taliban" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">menacés vers le Pakistan</span></a><span style="font-weight: 400;">. Ce dernier refuse désormais de renouveler leurs visas et les renvoie vers l’Afghanistan malgré les risques encourus et les alertes émises par RSF.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b>République démocratique du Congo (RDC)</b><span style="font-weight: 400;">, 81 journalistes soutenus dans le contexte d’une </span><a href="https://rsf.org/fr/conflit-au-nord-kivu-l-escalade-des-pressions-sur-la-presse-plus-de-50-attaques-de-r%C3%A9dactions-et-de" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">dégradation des conditions de la liberté de la presse</span></a><span style="font-weight: 400;"> dans la région du Kivu, dans l’est du pays. Face à l’escalade des violences contre les journalistes dans cette province de l’est du pays, l’organisation a principalement été sollicitée pour de la réinstallation d’urgence de journalistes menacés.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b>Russie :</b><span style="font-weight: 400;"> 53 journalistes ont été soutenus dans leur démarches de réinstallation. Nombre d’entre eux ont été déclarés «agents de l’étranger» et contraints de quitter le pays afin d’échapper à l’emprisonnement, après avoir bravé la censure imposée par le régulateur russe des médias, Roskomnadzor. J</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b>Azerbaïdjan</b><span style="font-weight: 400;"> : 38 journalistes ont été soutenus en 2025. La vague de répression initiée en 2023 continue de frapper la presse indépendante. Les journalistes vivent dans la crainte constante de l’emprisonnement, avec </span><a href="https://rsf.org/fr/professionnels-des-m%C3%A9dias-arbitrairement-emprisonn%C3%A9s-en-azerba%C3%AFdjan-portraits" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">25 professionnels des médias actuellement détenus.</span></a><span style="font-weight: 400;"> Le bureau assistance a pris en charge une partie des frais juridiques des journalistes victimes de procédures abusives.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b>Soudan </b><span style="font-weight: 400;">: Face à une </span><a href="https://rsf.org/fr/soudan-fuir-sous-la-torture-deux-journalistes-racontent-l-enfer-d-el-fasher" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">aggravation des menaces</span></a><span style="font-weight: 400;"> pesant sur les journalistes soudanais, 36 d’entre eux ont été soutenus pour leur mise en sécurité à l’intérieur du pays ou dans les pays voisins.</span></p>
<h5><b>Plus de 55 % des fonds dédiés aux journalistes en exil </b></h5>
<p><b></b><b></b><b></b><span style="font-weight: 400;">En 2025, 55 % des journalistes soutenus par RSF étaient des journalistes en exil – mis à l’abri dans un autre pays que le leur. Les principaux pays d’origine des journalistes en exil soutenus par RSF en 2025 sont : l’Afghanistan, la Russie, le Soudan, la Birmanie, l’Iran, l’Azerbaïdjan et la RDC. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En Birmanie, la résurgence des menaces d’emprisonnement proférées par la junte, qui a fait du pays la troisième plus grande prison au monde pour les professionnels des médias, a contraint de nombreux journalistes à fuir et à se réinstaller dans les pays voisins. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En Iran, les journalistes sont régulièrement arrêtés et même ceux contraints à l’exil n’échappent pas à la répression du régime, </span><i><span style="font-weight: 400;">via</span></i><span style="font-weight: 400;"> le harcèlement en ligne, des pressions transnationales et des menaces de mort. RSF les soutient en accompagnant leurs démarches de demande de visa vers des pays où ils peuvent s’établir en sécurité et en apportant une aide financière pour leur réinstallation. Toutefois, les visas humanitaires étant de plus en plus difficiles à obtenir, une vingtaine de journalistes iraniens suivis par le bureau assistance restent aujourd’hui bloqués dans des pays où leur sécurité n’est pas garantie et où ils demeurent vulnérables aux attaques de l’État iranien.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En Azerbaïdjan, la menace permanente de l’incarcération pousse de nombreux journalistes à quitter le pays afin de pouvoir continuer à s’exprimer librement.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">RSF, </span><a href="https://rsf.org/fr/mobilisation-internationale-des-m%C3%A9dias-%C3%A0-l-initiative-de-rsf-et-avaaz-au-rythme-o%C3%B9-les-journalistes" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">mobilisée</span></a><span style="font-weight: 400;"> pour les journalistes de Gaza depuis le début de la guerre, continue de plaider pour l’ouverture de l’accès à l’enclave assiégée et l’évacuation des journalistes palestiniens qui le souhaitent. Face à la non délivrance de visas par les pays tiers et le blocus maintenu par Israël, RSF poursuit son soutien via des partenaires locaux. </span></p>
<h5><b>Soutien aux médias indépendants</b></h5>
<p><b></b><span style="font-weight: 400;">En parallèle, RSF a accordé 50 bourses d’urgence à des médias, représentant un montant total équivalent à 360 000 francs, dans 21 pays différents. </span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Les médias bénéficiaires sont basés principalement dans les pays suivants : Brésil, la Russie, le Bélarus, la Chine, le Salvador et l’Ukraine. Ces aides ont permis de soutenir des médias indépendants confrontés à la censure, à la pression économique, à des catastrophes liées au changement climatique ou à des menaces directes. </span></p>
<h5><b>Qu’est-ce que le bureau assistance de RSF ?</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Le bureau assistance de RSF, coordonné depuis Paris avec l’appui des bureaux régionaux,  une équipe active à Berlin et le soutien d’organisations partenaires, met en œuvre des mesures concrètes pour soutenir les journalistes et les médias en situation d’urgence à travers le monde. Ce soutien se déploie principalement sous forme d’assistance financière et administrative. L’identification des besoins et la vérification des informations sont menées avec le concours des équipes de RSF à Berlin, Dakar, Rio de Janeiro, Taipei et Tunis. L’objectif du bureau assistance est d’offrir une aide immédiate et directe aux journalistes de toutes nationalités confrontés à des menaces graves et immédiates en raison de leur travail. Les soutiens d’urgence proposés aux journalistes se matérialisent sous la forme de bourses allant de 500 à 2 500 euros. Ces bourses ont pour but de prendre en charge des réinstallations d’urgence, des frais d’avocats ou médicaux, un soutien psychologique, ou le remplacement de matériel détruit ou confisqué. Le soutien peut également être administratif, via des accompagnements dans des procédures de demande de visa ou d’asile. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le soutien proposé par le bureau assistance de RSF n’est pas uniquement destiné aux journalistes faisant l’objet de persécutions, il peut aussi être dirigé vers des médias faisant face à des crises sécuritaires ou financières. Les équipes peuvent être menacées d’emprisonnement, de violences physiques, de harcèlement judiciaire, de cyberattaques ou de pressions politiques ou économiques. RSF met alors en place des mesures d’urgence pour soutenir les médias en péril : remplacement du matériel détruit ou confisqué, protection des locaux de la rédaction, financement des salaires ou des frais de fonctionnement du média. Cette réponse rapide et ciblée permet à des rédactions, parfois sur le point de disparaître, de continuer à informer la population dans des régions déstabilisées. </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Action de solidarité en faveur des journalistes emprisonnés en Azerbaïdjan</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/noairforreporting-action-de-solidarite-en-faveur-des-journalistes-en-azerbaidjan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 08:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[La journaliste azerbaïdjanaise Sevinj Vagifgizi est détenue depuis 800 jours. Au cours de ces deux années, la rédactrice en chef du média d&#8217;investigation indépendant Abzas Media a été frappée par le personnel pénitentiaire, privée de ses effets personnels dans sa cellule et n&#8217;a pas reçu suffisamment d&#8217;eau et de nourriture. En septembre 2025, après 675 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>La journaliste azerbaïdjanaise Sevinj Vagifgizi est détenue depuis 800 jours. Au cours de ces deux années, la rédactrice en chef du média d&rsquo;investigation indépendant </b><b><i>Abzas Media</i></b><b> a été frappée par le personnel pénitentiaire, privée de ses effets personnels dans sa cellule et n&rsquo;a pas reçu suffisamment d&rsquo;eau et de nourriture. En septembre 2025, après 675 jours de détention, Sevinj Vagifgizi a été transférée </b><a href="https://oc-media.org/abzas-media-journalists-transferred-over-250-kilometres-from-baku/" target="_blank" rel="noopener"><b>dans une prison éloignée</b></a><b>, ce qui l&rsquo;a isolée encore davantage. Elle et 24 autres journalistes indépendants sont actuellement emprisonnés en Azerbaïdjan en raison de leur travail. Dans le cadre d&rsquo;une action internationale de solidarité, Reporters sans frontières (RSF) attire l&rsquo;attention sur la situation précaire des détenus et reproduit les cellules et les conditions de détention des journalistes au cœur des villes de Berne, Paris et Berlin.</b></p>
<p><b>Quand : mercredi 28 janvier, de 13h à 16h</b><b><br />
</b><b>Où : Bärenplatz, Berne</b><b><br />
</b><b>Quoi : action de solidarité en faveur des journalistes emprisonnés en Azerbaïdjan</b></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Les journalistes indépendants emprisonnés en Azerbaïdjan doivent subir des intimidations psychologiques, des brimades, la saleté, le manque d&rsquo;hygiène, voire la torture. Et tout cela simplement parce qu&rsquo;ils ont fait leur métier et ont publié des articles critiques sur le régime de Bakou. La cellule dans laquelle Sevinj Vagifgizi est détenue ne mesure que 4 m². Or, le Comité pour la prévention de la torture, du Conseil de l&rsquo;Europe, prescrit une taille minimale de 6 m² pour une cellule, hors sanitaires. Ces normes ne sont pas respectées en Azerbaïdjan, qui est membre du Conseil de l&rsquo;Europe. Nous ne devons pas oublier ces journalistes qui y sont emprisonnés et nous mettons donc l&rsquo;accent sur leurs histoires. Nous appelons les gouvernements démocratiques du monde entier, et d’abord le Conseil fédéral suisse, à accroître la pression sur les autorités azerbaïdjanaises et sur le président Aliyev. »<br />
</span></i><b>Denis Masmejan<br />
Secrétaire général de RSF Suisse</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;Azerbaïdjan est un État pétrolier autoritaire qui est un partenaire important pour l&rsquo;Europe et la Suisse dans le domaine de l&rsquo;énergie. La compagnie pétrolière et gazière nationale </span><b>Socar</b><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">State Oil Company of the Republic of Azerbaijan</span></i><span style="font-weight: 400;">) </span><a href="https://www.swissinfo.ch/ger/schweizer-multis/aserbaidschans-fossile-cashcow-sorgt-in-der-schweiz-f%C3%BCr-rote-k%C3%B6pfe/88261920" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">a une présence commerciale solide en Suisse</span></a><span style="font-weight: 400;"> et exploite plus de 200 stations-service. Bon nombre de ces stations-service ont conclu un </span><a href="https://www.heidi.news/suisse/migros-ne-peut-exclure-que-du-petrole-russe-est-vendu-dans-les-stations-suisses-migrolino" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">contrat de franchise</span></a><span style="font-weight: 400;"> avec la société Migros Migrolino AG.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De manière générale, l&rsquo;Azerbaïdjan investit massivement dans l&rsquo;amélioration de son image en Europe, malgré le régime autoritaire en place à Bakou et la répression sévère à l&rsquo;encontre des professionnels des médias. À partir de la saison 2025/2026, le pays sera par exemple </span><a href="https://www.blick.ch/sport/ski/schweizer-slalomstars-sind-irritiert-aserbaidschan-hat-sponsordeal-mit-ski-wm-in-crans-montana-id20934660.html" target="_blank" rel="noopener"><b>partenaire premium de toutes les compétitions mondiales de la Fédération internationale de ski (FIS)</b></a><span style="font-weight: 400;">, y compris les Championnats du monde de ski alpin 2027 à Crans-Montana.</span></p>
<h5><b>Conditions de détention précaires, menaces et contacts limités avec le monde extérieur</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Les conditions de détention des journalistes azerbaïdjanais doivent être considérées dans ce contexte. Le journaliste </span><b>Alesker Mammadli</b><span style="font-weight: 400;">, gravement malade, n&rsquo;y reçoit par exemple aucun soin médical. La journaliste </span><b>Nargiz Absalamova</b><span style="font-weight: 400;"> rapporte également que les médecins demandent parfois le triple du prix pour les médicaments et les soins médicaux. De manière générale, les journalistes ont un contact très limité avec le monde extérieur. S&rsquo;ils souhaitent communiquer avec leurs proches ou leurs avocats, cela n&rsquo;est souvent possible qu&rsquo;à condition qu&rsquo;ils cessent de rendre compte de la situation dans les établissements pénitentiaires. La journaliste Ulviyya Ali, qui travaillait auparavant pour Radio of America et qui est détenue depuis le 7 mai 2025, écrit par exemple : « J&rsquo;essaie de ne pas perdre le contact avec la réalité malgré le blocus de l&rsquo;information dans la prison. »</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Malgré ces menaces, ces punitions et des conditions extrêmement difficiles, les autres journalistes ne restent pas silencieux et continuent de rendre compte des conditions de détention dans la prison, dans la mesure du possible. La journaliste indépendante </span><b>Nargiz Absalamova</b><span style="font-weight: 400;"> écrit par exemple dans une lettre : « Dans la prison préventive de Bakou, les femmes attrapent souvent des poux. Cela est dû au manque d&rsquo;eau. L&rsquo;eau chaude n&rsquo;est disponible que deux fois par semaine pendant deux à trois heures. L&rsquo;eau froide est disponible deux fois par jour, une heure le matin et une heure le soir. »</span></p>
<h5><b>Les histoires des 25 journalistes au centre de l&rsquo;attention </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">La campagne de solidarité de RSF se concentre sur 25 journalistes emprisonnés, dont les noms sont énumérés ci-dessous. À Berne, nous installons une tente de 4 m² qui sert de maquette pour les cellules d&rsquo;isolement de 4 m² des prisons d&rsquo;Azerbaïdjan. À l&rsquo;extérieur, nous affichons les 25 visages et noms des journalistes emprisonnés. À l&rsquo;intérieur de la tente, nous reproduisons des éléments illustrant les conditions précaires dans les cellules et affichons des citations des détenus.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sevinj Vagifgizi est sans doute la plus connue de tous les journalistes emprisonnés en Azerbaïdjan et représente également l&rsquo;un des cas prioritaires de RSF parmi les journalistes emprisonnés dans le monde. Elle est rédactrice en chef du média d&rsquo;investigation indépendant </span><i><span style="font-weight: 400;">Abzas Media</span></i><span style="font-weight: 400;">, qui traite principalement de la corruption au sein de l&rsquo;élite politique azerbaïdjanaise. La rédaction a récemment révélé plusieurs scandales de corruption liés à la reconstruction de la région du Haut-Karabakh, que l&rsquo;Azerbaïdjan contrôle entièrement depuis 2023, après la guerre avec l&rsquo;Arménie. </span><i><span style="font-weight: 400;">Abzas Media</span></i><span style="font-weight: 400;"> a également dévoilé l&rsquo;attribution opaque de fonds au profit de la famille présidentielle et de partenaires commerciaux turcs.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Vagifgizi a également </span><a href="https://www.reporter-ohne-grenzen.de/stipendien/fellows/59/sevinj-vaqifqizi-abbasova" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">bénéficié d&rsquo;une bourse RSF à Berlin</span></a><span style="font-weight: 400;"> en 2021. Pendant son séjour dans la capitale allemande, il s&rsquo;est avéré qu&rsquo;elle était surveillée par les services secrets azerbaïdjanais à l&rsquo;aide du logiciel espion Pegasus. Le 20 novembre 2023, il y a 800 jours, elle a finalement été arrêtée en Azerbaïdjan. Avec cinq membres de la rédaction d&rsquo;</span><i><span style="font-weight: 400;">Abzas Media</span></i><span style="font-weight: 400;">, elle a été accusée de contrebande présumée d&rsquo;argent et de devises. Lors de plusieurs vagues d&rsquo;arrestations qui ont suivi, des procédures pénales presque identiques ont également été ouvertes contre des journalistes indépendants de Toplum TV et Meydan TV. À l&rsquo;issue d&rsquo;un procès injuste et illégal, Sevinj Vagifgizi a finalement été condamnée à </span><a href="https://rsf.org/en/azerbaijan-nine-years-prison-sevinj-vagifgizi-and-her-colleagues-rsf-condemns-outrageous-sentencing" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">neuf ans de prison</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<h5><b>La presse libre étouffée</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">La journaliste Elnara Gasimova décrit la vague d&rsquo;arrestations en se référant au grand nombre de journalistes détenus dans la prison préventive de Bakou : « Presque chaque étage de la prison où nous sommes détenus abrite des journalistes emprisonnés en raison de leur activité professionnelle. » Une loi restrictive adoptée en 2022 permet de censurer les voix critiques à l&rsquo;égard du régime et rend le financement des médias considérablement plus difficile. L&rsquo;accès des médias internationaux tels que </span><i><span style="font-weight: 400;">BBC Azerbaijan</span></i><span style="font-weight: 400;"> et </span><i><span style="font-weight: 400;">Radio Free Europe</span></i><span style="font-weight: 400;"> est également</span> <a href="http://rsf.org/en/azerbaijan-foreign-media-muzzled-llham-aliyevs-regime" target="_blank" rel="noopener"><b>supprimé ou interdit</b></a><b>.</b><span style="font-weight: 400;"> De nombreux médias ont en outre été contraints à l&rsquo;exil. Il est pratiquement impossible de s&rsquo;informer de manière indépendante en Azerbaïdjan et sur ce pays.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;Azerbaïdjan occupe la 167e place sur 180 dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF. Le gouvernement contrôle l&rsquo;ensemble du paysage médiatique et, depuis 2023, les derniers médias indépendants sont brutalement réprimés.</span></p>
<p><b>La tente de 4 m² symbolisant la cellule en Azerbaïdjan pourra être visitée le mercredi 28 janvier, dans l&rsquo;après-midi, entre 13h et 16h environ, sur la Bärenplatz, dans le centre-ville de Berne.</b></p>
<h5><b>Ces professionnels des médias sont actuellement emprisonnés en Azerbaïdjan</b></h5>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Ahmed Mukhtar</b><span style="font-weight: 400;"> – photojournaliste ; accusé dans le cadre du procès contre </span><i><span style="font-weight: 400;">Meydan TV </span></i><span style="font-weight: 400;">(où il ne travaille pas) ; emprisonné depuis le 28 août 2025</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Alesker Mammadli</b><span style="font-weight: 400;"> – cofondateur de </span><i><span style="font-weight: 400;">Toplum TV</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; emprisonné depuis le 8 mars 2024</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Elnara Gasimova</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Abzas Media</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; journaliste indépendante ; incarcérée depuis le 13 janvier 2024</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Farid Ismailov</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Toplum TV</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; rédacteur en chef ; incarcéré depuis le 17 janvier 2025</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Farid Mehralizade</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">RFE/RL</span></i><span style="font-weight: 400;"> et </span><i><span style="font-weight: 400;">Abzas Media</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; auteur et avocat spécialisé en droit des affaires ; incarcéré depuis le 30 mai 2024</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Fatima Mövlami</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Meydan TV</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; journaliste indépendante ; détenue depuis le 28 février 2025</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Hafiz Babali</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Abzas Media</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; rédacteur en chef ; détenu depuis le 13 décembre 2023</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Ilkin Amrakhov</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Toplum TV</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; rédacteur en chef ; détenu depuis le 6 mars 2024</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Imran Aliyev</b><span style="font-weight: 400;"> – fondateur et rédacteur en chef de meclis.info ; détenu depuis le 18 avril 2024</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Mahammad Kekalov</b><span style="font-weight: 400;"> – Abzas Media ; traducteur et auteur ; détenu depuis le 20 novembre 2023</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Mushvig Jabbarov</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Toplum TV</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; rédacteur en chef ; détenu depuis le 6 mars 2024</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Nargiz Absalamova</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Abzas Media</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; journaliste ; détenue depuis le 30 novembre 2023</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Natig Javadli</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Meydan TV</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; rédacteur en chef ; détenu depuis le 6 décembre 2024</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Aynur Elgunesh</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Meydan TV</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; rédactrice ; détenue depuis le 6 décembre 2024</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Aysel Umudova</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Meydan TV</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; rédactrice et journaliste ; détenue depuis le 6 décembre 2024</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Hayala Agayeva</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Meydan TV</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; rédactrice et journaliste ; détenue depuis le 6 décembre 2024</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Aytaj Tapdyg</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Meydan TV</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; rédactrice et journaliste ; détenue depuis le 6 décembre 2024</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Nurlan Gahramanli</b><span style="font-weight: 400;"> – journaliste indépendant ; auteur pour </span><i><span style="font-weight: 400;">Meydan TV</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; détenu depuis le 20 février 2025</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Polad Aslanov</b><span style="font-weight: 400;"> – Xeberman.com, Press-az.com ; rédacteur en chef ; détenu depuis le 14 juin 2019</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Ramin Deko </b><span style="font-weight: 400;">– Meydan TV, RFE/RL ; journaliste indépendant et rédacteur ; détenu depuis le 6 décembre 2024</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Sevinj Vagifgizi</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Abzas Media</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; rédactrice en chef ; détenue depuis le 21 novembre 2023</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Shahnaz Beylargizi</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Toplum TV</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; rédactrice ; assignée à résidence depuis le 26 février 2025</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Shamshad Agha</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Argument.az</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; rédacteur en chef ; détenu depuis le 6 février 2025</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Ulvi Hasanli</b><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Abzas Media</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; journaliste d&rsquo;investigation et directeur des médias ; détenu depuis le 20 novembre 2023</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><b>Ulviyya Ali </b><span style="font-weight: 400;">– </span><i><span style="font-weight: 400;">Voice of America</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; journaliste indépendante, détenue depuis le 7 mai 2025</span></li>
</ul>
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