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	<title>actualité | Reporter sans frontières</title>
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		<title>Médias aux Etats-Unis: «Les répercussions des événements actuels se feront sentir encore longtemps»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 14:29:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans le classement mondial de la liberté de la presse publié cette année par RSF, les États-Unis atteignent un nouveau plus bas historique, comme en 2025. Classée 64e sur 180 pays recensés, la plus ancienne démocratie du monde ne figure même plus dans le premier tiers du classement. Que cela signifie-t-il pour le journalisme dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Dans le classement mondial de la liberté de la presse publié cette année par RSF, les États-Unis atteignent un nouveau plus bas historique, comme en 2025. Classée 64e sur 180 pays recensés, la plus ancienne démocratie du monde ne figure même plus dans le premier tiers du classement. Que cela signifie-t-il pour le journalisme dans ce pays ? Le journaliste américain Gabe Bullard, qui vit en Suisse depuis 2023, nous donne son point de vue.</b></p>
<p><b>On observe depuis des années un recul de la liberté de la presse aux États-Unis, et ce bien avant l&rsquo;arrivée de Trump. Que pensez-vous de cette évolution ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce qui m&rsquo;inquiète, c&rsquo;est que les médias américains ne s&rsquo;opposent pas suffisamment, de concert, aux mesures et restrictions que Trump impose au journalisme dans le pays. L&rsquo;accès au Pentagone a été rendu plus difficile, notamment parce que de nombreux médias se sont opposés – à juste titre – aux nouvelles exigences. De plus, le pool de presse entourant Trump a été profondément remanié. Mais lorsque Trump insulte une fois de plus les médias lors d’une de ses nombreuses conférences de presse, les journalistes présents l’acceptent généralement sans broncher. Ils ne s’opposent pas assez, ni de manière suffisamment collective, à cette attitude hostile à la presse. Cela m’inquiète, même en tant qu’observateur de loin. À cela s’ajoute la situation économique très difficile, qui fait que les médias disposent de moins de moyens et ont tendance à se plier plus facilement ou à prendre moins de risques dans leur couverture médiatique.</span></p>
<p><b>Que voulez-vous dire par là ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De plus en plus de rédactions se concentrent sur des sujets déjà très en vogue, pour lesquels elles peuvent plus facilement anticiper l’intérêt qu’ils susciteront auprès du public. Par ailleurs, elles ont largement structuré leur modèle économique autour des plateformes numériques – parfois encore davantage aux États-Unis qu’en Europe – et veillent à diffuser leurs contenus de manière à favoriser leur mise en avant par les algorithmes. On pourrait presque parler d’une capitulation face aux réseaux sociaux : les rédactions produisent souvent des articles plus courts, des vidéos plus dynamiques, verticales et optimisées pour les</span> <span style="font-weight: 400;">appareils mobiles, dans le but de ne pas perdre leur audience.</span></p>
<p><b>Et cela fonctionne-t-il ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pas vraiment. Les contenus optimisés pour mobiles et les vidéos verticales ne suffisent pas à eux seuls. N’oublions pas que la pression est déjà forte. L’administration Trump entrave régulièrement le travail de la presse et l’hostilité à l’égard des médias est importante. Selon moi, cela contribue à ce que davantage de personnes se détournent de l’actualité. Par ailleurs, depuis des années, on observe chez de nombreux responsables publics et politiques une tendance à nier leurs agissements fautifs ou à les qualifier de « fake news ». Ce qui, autrefois, aurait provoqué un scandale, voire une démission, est aujourd’hui rapidement oublié. Les médias perdent ainsi leur fonction de contre-pouvoir. Une vidéo verticale optimisée pour mobile ne peut, à elle seule, résoudre ce problème.</span></p>
<p><strong>Depuis 2023, vous vivez en Suisse et travaillez depuis ici comme journaliste indépendant. Auparavant, vous avez couvert l’actualité locale et nationale pour diverses rédactions américaines, notamment pour des stations de radio publiques. Pourriez-vous aujourd’hui encore exercer ce travail aux États-Unis comme vous le faisiez à l’époque ?</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Oui et non. Certains postes que j’ai occupés par le passé n’existent tout simplement plus aujourd’hui, supprimés à la suite de coupes budgétaires drastiques. Certaines émissions de radio pour lesquelles je travaillais se sont tournées vers les réseaux sociaux, dans l’espoir d’élargir leur audience – avec un succès mitigé. Parallèlement, j’ai aussi travaillé dans le journalisme local, notamment dans le Kentucky. On y voit émerger de nouveaux projets passionnants. Mais la pression reste évidemment très forte. Cela dit, lorsqu’il y a de nouvelles initiatives dans le paysage médiatique américain, elles apparaissent surtout au niveau local. C’est aussi là que la demande est forte pour une information qui touche directement la population. Et il ne s’agit pas toujours des derniers tweets de Trump et de son administration, mais bien d’évolutions concrètes et locales.</span></p>
<p><b>En particulier, les stations de radio locales, organisées sur le modèle du service public, sont soumises à une pression particulièrement forte aux États-Unis.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Lorsque je travaillais moi-même pour la radio publique, nous nous efforcions, comme d’autres stations, de réduire la part des financements fédéraux afin de diminuer la dépendance financière vis-à-vis de Washington D. C. Heureusement, cela a permis à certaines radios d’être moins fortement touchées par les coupes budgétaires décidées par Trump l’an dernier. Parallèlement, certaines stations bénéficiant d’une forte demande locale ont pu enregistrer une hausse des dons privés. La question est toutefois de savoir dans quelle mesure ce type de financement est durable. Quoi qu’il en soit, les conséquences des décisions actuelles continueront de se faire sentir pendant longtemps au sein des médias publics.</span></p>
<p><b>Quelles solutions immédiates les radios locales ont-elles mises en place face à cette pression économique croissante ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Certaines stations de radio locales ont notamment fait appel à des consultants et tentent désormais de se positionner comme concurrentes des radios commerciales. Je pense que c’est une mauvaise idée, d’autant plus que cela va à l’encontre de la mission fondamentale des médias de service public. Dans la station du Kentucky où je travaillais auparavant, nous avons constaté que les radios publiques comme la nôtre ne souffraient pas de l’image de médias « élitistes » déconnectés des besoins de la population. Au contraire, la demande était bien réelle, et nous pouvions y répondre en tant que média non commercial.</span></p>
<p><strong>Ce sont des débats et des arguments similaires à ceux que nous observons également en Suisse au sujet des médias de service public.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Absolument. À cet égard, j’ai également suivi de près l’initiative « 200 francs ça suffit » de moitié du 8 mars et j’ai été très satisfait de son issue. Les États-Unis et la Suisse ne sont évidemment pas comparables à l’identique, mais je dirais qu’une votation similaire sur le budget des médias de service public aux États-Unis aurait probablement abouti à un résultat favorable aux médias. Mais il ne s’agit bien sûr que de suppositions. Ce que j’ai par ailleurs trouvé remarquable et habile, c’est la manière dont les opposants à l’initiative en Suisse ont fortement mobilisé des figures de la politique américaine comme Elon Musk et Donald Trump.</span></p>
<p><strong>Dans quel sens ?</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">On sait depuis longtemps ce que Musk a fait de Twitter. Et à quel point, chez Trump et Musk, les plateformes de communication et les médias se sont mêlés à la politique. L’influence de ces personnalités sur les médias aux États-Unis est considérable, et cela comporte des risques. Dans ce contexte, il a été très habile, en amont de l’initiative, d’établir ce lien et de mettre en garde contre ces dérives.</span></p>
<p><strong>Pourquoi avez-vous quitté les États-Unis pour vous installer en Suisse en 2023, encore sous l’administration Biden ?</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il s’agissait avant tout de raisons personnelles. Mais déjà les années précédentes, je m’étais interrogé sur l’impact réel de mon travail, face à une pression et un stress croissants. Les médias révélaient des comportements répréhensibles de personnalités importantes et rendaient publiques certaines de leurs pratiques, mais celles-ci conservaient malgré tout leur poste. Des cas comparables auraient autrefois eu un impact bien plus fort. Dans ce contexte, 2023 a été un bon moment pour me réorienter et venir en Suisse. En tant que journaliste indépendant, je continue de m’intéresser de près aux médias, y compris aux États-Unis. Mais j’ai désormais davantage de recul pour réfléchir au fonctionnement des médias et de l’industrie médiatique, ainsi qu’à leur viabilité à long terme.</span></p>
<p><strong>Comment votre regard sur le journalisme et la liberté de la presse a-t-il évolué depuis lors ?</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">J’ai toujours considéré une presse libre ainsi qu’un journalisme local et d’investigation comme essentiels. Si je regarde l’évolution actuelle, cette conviction n’a fait que se renforcer. Les principaux défis, notamment dans un contexte de coupes budgétaires massives, concernent avant tout le modèle économique. Les médias, aux États-Unis comme ailleurs, doivent réussir à convaincre leur public de leur pertinence – en particulier lorsqu’ils sont décriés par des responsables politiques et largement ignorés par une partie de l’opinion publique. Ils doivent expérimenter, innover, ce qui nécessite évidemment des moyens suffisants et de la créativité. Mais les stratégies commerciales toujours renouvelées – résumés par l’IA, articles encore plus courts, et autres formats similaires auxquels de nombreux médias se raccrochent – ne suffiront pas, à elles seules, à résoudre le problème.</span></p>
<h6><strong>VALENTIN RUBIN, POLICY &amp; ADVOCACY MANAGER RSF SUISSE</strong></h6>
<p>&nbsp;</p>
<h6><strong style="color: #666666;">Partagez cet article !</strong></h6>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Iran : RSF et le CPJ alertent sur la coupure d’Internet depuis plus que 80 jours utilisée pour masquer la répression contre la presse</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/iran-rsf-et-le-cpj-alertent-sur-la-coupure-dinternet-depuis-plus-que-80-jours-utilisee-pour-masquer-la-repression-contre-la-presse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 10:50:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) sont profondément alarmés par la coupure nationale d’Internet toujours en cours en Iran, qui prive les journalistes du pays de tout contact avec le reste du monde depuis maintenant plus que 80 jours consécutifs. Ce qui avait commencé comme une tentative de contrôle [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-chapo field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<p dir="ltr"><strong>Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) sont profondément alarmés par la coupure nationale d’Internet toujours en cours en Iran, qui </strong><a class="external-website" title="prive les journalistes - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://cpj.org/2026/04/how-middle-east-journalists-report-during-internet-blackouts/" target="_blank" rel="noopener"><strong><u>prive les journalistes</u></strong></a><strong> du pays de tout contact avec le reste du monde depuis maintenant plus que 80 jours consécutifs. Ce qui avait commencé comme une tentative de </strong><a class="external-website" title="contrôle de l’information - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://cpj.org/2026/02/iran-tightens-media-crackdown-with-raids-financial-pressure/" target="_blank" rel="noopener"><strong><u>contrôle de l’information</u></strong></a><strong> est devenu une attaque prolongée contre la liberté de la presse et une lutte quotidienne pour les reporters locaux qui tentent de travailler dans le pays.</strong></p>
</div>
<div class="field field--name-field-contenu-editorial field--type-entity-reference-revisions field--label-hidden field__items">
<div class="field__item">
<div class="paragraph paragraph--type--texte-riche paragraph--view-mode--default">
<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-texte-riche field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Selon le service de surveillance indépendant <a class="external-website" title="NetBlocks - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://x.com/netblocks/status/2056279162206220652" target="_blank" rel="noopener"><u>NetBlocks</u></a>, cette coupure entre désormais dans sa 12e semaine, ce qui en fait <a class="external-website" title="la plus longue et la plus sévère - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://www.themiddleeastuncovered.com/p/the-longest-internet-shutdown-in" target="_blank" rel="noopener"><u>la plus longue et la plus sévère</u></a> jamais enregistrée dans le pays. Le CPJ et RSF avertissent que ce rempart numérique a transformé l’Iran en un trou noir de l’information, délibérément créé par les autorités pour <a class="external-website" title="dissimuler une campagne silencieuse - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://www.openglobalrights.org/weaponizing-internet-shutdowns-in-iran-the-emerging-risk-of-crimes-against-humanity/" target="_blank" rel="noopener"><u>dissimuler une campagne silencieuse</u></a> et implacable visant à réduire au silence les journalistes indépendants par l’intimidation.</p>
</div>
</div>
</div>
<div class="field__item">
<div class="paragraph paragraph--type--citation paragraph--view-mode--default">
<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-texte-riche field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<blockquote>
<p dir="ltr"><em>«En coupant l’accès à Internet pendant près de trois mois, le gouvernement iranien a créé un vide opérationnel terrifiant dans lequel la presse est privée de sa défense la plus élémentaire : l’attention du public. Nous assistons à une tentative délibérée de rendre invisibles à l’extérieur du pays le harcèlement, les menaces et les arrestations arbitraires visant les journalistes locaux – et ce faisant, de priver le public de son droit fondamental à être informé.»</em></p>
<p dir="ltr"><strong>Sara Qudah</strong><br />
Directrice régionale du CPJ</p>
</blockquote>
</div>
</div>
</div>
<div class="field__item">
<div class="paragraph paragraph--type--texte-riche paragraph--view-mode--default">
<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-texte-riche field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Pour les rares reporters indépendants et rédactions qui tentent encore de travailler en Iran, le blocage de l’accès à Internet rend les reportages sûrs et fiables presque impossibles. Privés d’applications de messageries sécurisées ou même de connexion fiable, les journalistes ne peuvent ni contacter leurs sources en sécurité, ni vérifier des informations sur le terrain, ni transmettre leurs articles à l’étranger. Cette coupure ne rend pas seulement le travail plus compliqué : elle protège les autorités de toute surveillance.</p>
</div>
</div>
</div>
<div class="field__item">
<div class="paragraph paragraph--type--citation paragraph--view-mode--default">
<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-texte-riche field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<blockquote>
<p dir="ltr"><em>«Le trou noir informationnel imposé par le régime iranien étouffe le pays, ses journalistes et ses citoyens. En coupant Internet, en surveillant ce qu’il reste des activités en ligne des journalistes et en continuant de menacer les professionnels des médias, le régime plonge le pays dans l’obscurité, se protégeant de toute responsabilité. Le public iranien, tout comme la communauté internationale, ont droit à une information libre, fiable et pluraliste en provenance de ce pays. Cette coupure d’Internet constitue une attaque contre ce droit et doit être levée immédiatement.»</em></p>
<p dir="ltr"><strong>Jonathan Dagher<br />
</strong>Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</p>
</blockquote>
</div>
</div>
</div>
<div class="field__item">
<div class="paragraph paragraph--type--texte-riche paragraph--view-mode--default">
<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-texte-riche field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Ces derniers mois, les autorités ont discrètement arrêté, menacé et convoqué des journalistes <a class="external-website" title="à travers tout le pays - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://cpj.org/2026/03/press-freedom-violations-in-the-middle-east-during-the-iran-war/" target="_blank" rel="noopener"><u>à travers tout le pays</u></a>, sachant que ces abus passeraient <a href="https://rsf.org/fr/guerre-en-iran-acc%C3%A8s-restreint-%C3%A0-l-information-reporters-sous-les-bombes-le-journalisme-face-%C3%A0-la" target="_blank" rel="noopener"><u>inaperçus et ne seraient pas signalés</u></a>. En privant la population d’accès à Internet, le gouvernement a réduit les citoyens au rôle de simples observateurs de leur propre pays, tout en retirant aux journalistes leur seule véritable protection : l’attention du public et le soutien international.</p>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Avec cette <a href="https://rsf.org/fr/black-out-m%C3%A9diatique-en-iran-au-moins-un-m%C3%A9dia-suspendu-et-aucun-signal-des-autres-r%C3%A9dactions" target="_blank" rel="noopener"><u>coupure</u></a> d’Internet, il est extrêmement difficile de savoir ce qu’il se passe pour les organisations internationales de défense de la liberté de la presse. Pour le CPJ comme pour RSF, confirmer les arrestations, vérifier la sécurité des professionnels des médias et documenter les attaques, est devenu plus difficile que jamais.</p>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Ce vide informationnel est particulièrement dangereux pour les <a class="external-website" title="journalistes emprisonnés - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://cpj.org/2026/03/cpj-calls-for-immediate-release-of-jailed-journalists-in-iran-amid-escalating-conflict/" target="_blank" rel="noopener"><u>journalistes emprisonnés</u></a> en Iran, tel que le journaliste irano-américain <a class="external-website" title="Reza Valizadeh - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://cpj.org/data/people/reza-valizadeh/" target="_blank" rel="noopener"><strong><u>Reza Valizadeh</u></strong></a>, toujours détenu dans la prison d’Evin à Téhéran. Avec des communications restreintes, on sait peu de choses sur leur état de santé ou leur situation judiciaire, et les organisations internationales ne peuvent pas intervenir efficacement pour les protéger.</p>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Le CPJ et RSF appellent de toute urgence les autorités iraniennes à :</p>
<ul>
<li dir="ltr">rétablir immédiatement un accès complet à Internet dans tout le pays et lever toutes les restrictions numériques ;</li>
<li dir="ltr">mettre fin aux menaces permanentes, au harcèlement judiciaire et à la détention arbitraire des journalistes exerçant leur métier ;</li>
<li dir="ltr">libérer immédiatement tous les journalistes emprisonnés en raison de leur travail et permettre aux observateurs internationaux d’évaluer les conditions de santé et de sécurité de chaque professionnel des médias incarcéré.</li>
</ul>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Le monde ne peut rester passif et laisser l’obscurité numérique servir de couverture pour réduire la presse au silence. Le CPJ et RSF appellent les instances des Nations unies chargées des droits humains, ainsi que les gouvernements du monde entier, à demander des comptes à Téhéran pour ces violations sans précédent.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dans les prisons d’Israël, les méthodes inhumaines de l’armée et du Shin Bet contre les journalistes de Gaza</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/dans-les-prisons-disrael-les-methodes-inhumaines-de-larmee-et-du-shin-bet-contre-les-journalistes-de-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 10:25:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF) a recueilli les témoignages de cinq journalistes palestiniens de Gaza incarcérés après le 7 octobre 2023 en Israël, dont le cameraman de la société de production Ain Media Alaa al-Sarraj, le chef du bureau local du journal Al-Araby Al-Jadeed Diaa al-Kahlout, le reporter de la chaîne Palestine Today Shady Abu Sedo [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Reporters sans frontières (RSF) a recueilli les témoignages de cinq journalistes palestiniens de Gaza incarcérés après le 7 octobre 2023 en Israël, dont le cameraman de la société de production Ain Media Alaa al-Sarraj, le chef du bureau local du journal Al-Araby Al-Jadeed Diaa al-Kahlout, le reporter de la chaîne Palestine Today Shady Abu Sedo et le responsable local du quotidien palestinien Al-Quds Emad al-Ifranji. Ils font état d&rsquo;arrestations ciblées, d’interrogatoires liés à leur métier et de sévices cruels, aux mains de leurs geôliers israéliens. L&rsquo;organisation dénonce des actes inhumains répétés perpétrés par l’armée et l’agence de sécurité intérieure d’Israël.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le temps où </span><b>Shady Abu Sedo</b><span style="font-weight: 400;"> réalisait des reportages paraît aujourd’hui appartenir à une autre vie. Le dernier ne remonte pourtant qu’au 18 mars 2024. Ce jour-là, le caméraman de la chaîne </span><i><span style="font-weight: 400;">Palestine Today</span></i><span style="font-weight: 400;"> est à l’hôpital Al-Shifa de Gaza pour interviewer des victimes de bombardements israéliens, déclenchés cinq mois plus tôt en riposte aux attaques de la branche armée du Hamas du 7 octobre 2023. Arrêté par des soldats après s’être identifié comme journaliste, Shady Abu Sedo est détenu, à partir de cette date, 572 jours sur la base militaire de Sde Teiman, à 30 kilomètres de la bande de Gaza dans le désert du Néguev, puis dans les prisons d’Ofer et de Ketziot-Al Naqab.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au terme de ce gouffre d’un an et demi de torture et de privations, d’interrogatoires et de violences en partie liés à son métier, il demeure, à 36 ans, meurtri par des traumatismes et des séquelles physiques qui l’empêchent de reprendre son travail. </span><i><span style="font-weight: 400;">« Puisque tu as laissé ta caméra à l’hôpital Al-Shifa, je vais te crever l’œil »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> lui avait annoncé l’un de ses bourreaux, en référence au lieu de son arrestation, avant de le rouer de coups au visage. Son œil droit n’a de fait pas recouvré la vue. La gale contractée en prison continue de l’assaillir et il souffre désormais d’épilepsie, d&rsquo;insomnie et d’anorexie. </span><i><span style="font-weight: 400;">« Après avoir vu les scènes auxquelles j’ai assisté, je ne peux plus rester chez moi entre quatre murs, ni regarder le ciel sans faire de crise. Si je ne prends pas de sédatifs, je me mets soudain à hurler »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> explique le reporter rescapé, </span><a href="https://rsf.org/fr/palestine-sur-19-journalistes-d%C3%A9tenus-arbitrairement-en-deux-ans-isra%C3%ABl-en-lib%C3%A8re-seulement-trois" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">libéré le 11 octobre 2025</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aucun des cinq journalistes interviewés par RSF (l&rsquo;un d&rsquo;eux a requis l’anonymat par peur de représailles de la part de l’armée israélienne) n’a pu poursuivre son activité professionnelle après sa détention. Lorsqu’il ne s’agit pas de graves blessures physiques et psychologiques infligées lors de leur détention, les destructions provoquées par les bombardements de l’armée israélienne sont en cause. Après sa libération, Shady Abu Sedo n’a pas retrouvé sa maison, frappée par l’aviation israélienne. </span><i><span style="font-weight: 400;">« J’ai perdu ma maison, ma voiture et tout mon matériel de reportage d’une valeur de plus de 50 000 dollars </span></i><span style="font-weight: 400;">[environ 39 500 francs]</span><i><span style="font-weight: 400;"> »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> détaille quant à lui </span><b>Alaa al-Sarraj</b><span style="font-weight: 400;">, détenu 692 jours du 16 novembre 2023 au 11 octobre 2025. </span><i><span style="font-weight: 400;">« Mais je peux repartir de zéro »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> assure ce journaliste de 35 ans, employé de la société de production </span><i><span style="font-weight: 400;">Ain Media</span></i><span style="font-weight: 400;">, dont l’ensemble des archives de reportages ont été détruites et deux journalistes </span><a href="https://rsf.org/fr/guerre-isra%C3%ABl-gaza-la-liste-de-journalistes-tu%C3%A9s-dans-l-exercice-de-leurs-fonctions-en-palestine-en" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">tués</span></a><span style="font-weight: 400;"> par l’armée israélienne, tandis qu’un autre est </span><a href="https://rsf.org/fr/rsf-demande-la-lib%C3%A9ration-des-journalistes-palestiniens-d%C3%A9tenus-arbitrairement-par-les-forces-0" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">incarcéré</span></a><span style="font-weight: 400;"> et deux sont portés </span><a href="https://rsf.org/fr/disparus-le-7-octobre-2023-%C3%A0-gaza-qu-est-il-arriv%C3%A9-aux-journalistes-nidal-al-wahidi-et-haytham" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">disparus</span></a><span style="font-weight: 400;"> depuis le 7 octobre 2023.</span></p>
<h5><b>Carte de presse en main</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Comme Shady Abu Sedo, les quatre autres professionnels de l’information interviewés par RSF témoignent avoir explicitement signifié à l’armée israélienne être journaliste – dont le travail doit être protégé en terrain de guerre selon le droit international – au moment de leur arrestation dans la bande de Gaza. Pour Alaa al-Sarraj, c’était au </span><i><span style="font-weight: 400;">check-point</span></i><span style="font-weight: 400;"> de Netzarim installé par l’armée israélienne sur la route Salah al-Din pour filtrer la population au centre du territoire assiégé. Le 16 novembre 2023, </span><i><span style="font-weight: 400;">« j’ai été interrogé sur place, j’ai attesté que j&rsquo;étais journaliste et c&rsquo;est sur cette base que j&rsquo;ai été arrêté »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> explique-t-il.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le mois suivant, </span><b>Diaa al-Kahlout</b><span style="font-weight: 400;">, alors directeur de l’antenne gazaouie du quotidien international basé au Qatar </span><i><span style="font-weight: 400;">Al-Araby Al-Jadeed </span></i><span style="font-weight: 400;">(</span><i><span style="font-weight: 400;">The New Arab</span></i><span style="font-weight: 400;"> en anglais), brandit même sa carte de presse alors qu’il indique son métier à plusieurs reprises aux soldats israéliens qui l’interpellent violemment, le 7 décembre 2023 à Beit Lahya, au nord de la bande de Gaza. </span><i><span style="font-weight: 400;">« Peu importe »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> aurait rétorqué d’abord l’un d’eux, avant que le journaliste se retrouve placé parmi un groupe de plusieurs centaines d’hommes captifs, dénudés et ligotés, comme en atteste </span><a href="https://www.theguardian.com/world/video/2023/dec/08/footage-palestinian-men-stripped-to-underwear-after-detention-in-gaza-video" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">une vidéo</span></a><span style="font-weight: 400;"> filmée par un soldat israélien.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Tout au long de cette interpellation puis de son transfert, le journaliste, qui avait alors 37 ans, est frappé et interrogé par les militaires qui l’encadrent, ainsi que par un officier qui dit appartenir au Shin Bet, l’agence de renseignement intérieur d’Israël. Ils le questionnent sur ses articles, ses liens supposés avec des membres du Hamas ou encore sur le propriétaire de son média. Alors qu’il tente de s’expliquer, un soldat le bâillonne avec du scotch. </span><i><span style="font-weight: 400;">« J’ai perdu tout espoir »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> se souvient-il, à cet instant, le dernier avant d’être </span><i><span style="font-weight: 400;">« jeté dans un camion »</span></i><span style="font-weight: 400;"> et d’être conduit de force en territoire israélien.</span></p>
<h5><b>« Je te connais, t’es un journaliste »</b></h5>
<p><b>Emad al-Ifranji</b><span style="font-weight: 400;"> n’a quant à lui nul besoin de se présenter. Lorsqu’il est arrêté dans la nuit du 18 mars 2024 à l’hôpital Al-Shifa, où il se trouvait pour bénéficier d’électricité et d’une connexion Internet pour son travail, le directeur du quotidien palestinien </span><i><span style="font-weight: 400;">Al-Quds </span></i><span style="font-weight: 400;">à Gaza, aujourd’hui âgé de 57 ans, est immédiatement identifié par le soldat israélien qui l’appréhende. </span><i><span style="font-weight: 400;">« Je te connais, t’es un journaliste chevronné »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> lui aurait dit ce dernier, selon le témoignage d’Emad al-Ifranji, qui poursuit : </span><i><span style="font-weight: 400;">« J&rsquo;ai répondu que c’était vrai, il m’a traîné brutalement hors du bâtiment des consultations externes, et c’est là qu’a commencé le voyage. »</span></i></p>
<h5><b>De Sde Teiman à Ofer, Ketziot et Nafah</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette descente dans l’enfer carcéral israélien débute à l’intérieur des baraquements de Sde Teiman. </span><i><span style="font-weight: 400;">« À partir de là, tu perds ton nom pour devenir un numéro »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> relate Emad al-Ifranji, qui sera, comme Shady Abu Sedo, détenu 572 jours. Les cinq journalistes interviewés par RSF ont été incarcérés en premier lieu sur cette base militaire du sud d’Israël, dénoncée par des organisations </span><a href="https://www.btselem.org/publications/202408_welcome_to_hell" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">israéliennes</span></a><span style="font-weight: 400;"> et </span><a href="https://www.amnesty.fr/actualites/palestiniens-et-palestiniennes-victimes-de-detention-arbitraire-et-de-torture/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">internationales</span></a><span style="font-weight: 400;"> de défense des droits humains comme un camp de torture.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À la merci de leurs geôliers, les journalistes témoignent avoir subi violences, humiliations et privations. Leurs récits ont en commun la terreur face aux passages à tabac aléatoires alors qu’ils gardent en permanence les yeux bandés. Les fractures qui en résultent sont systématiquement laissées sans soins, entraînant des complications douloureuses et souvent irréversibles. La quantité de nourriture et les heures de sommeil autorisées les maintiennent à peine en vie pour recevoir les coups et les insultes de soldats hilares. Certains ont été témoins du meurtre de codétenus ou du viol d’un autre par un chien.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Succèdent à Sde Teiman, pour quatre des journalistes interviewés, la prison d’Ofer, à proximité de Ramallah, en Cisjordanie occupée, où une unité militaire a été établie pour les captifs de Gaza, et celle de Ketziot-Al Naqab, proche du Sinaï égyptien, précédée, dans le cas d’Alaa al-Sarraj, par celle de Nafha, au sud du Néguev. Les violations et les mauvais traitements contre les détenus y demeurent la norme. Seul Diaa al-Kahlout a été libéré au terme de 33 jours de violences et de traitements cruels et inhumains endurés sur la base militaire israélienne.</span></p>
<h5><b>Les interrogatoires d’Aman et du Shin Bet</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Ceux qui sont ressortis de Sde Teiman parlent d’une machine à </span><i><span style="font-weight: 400;">« soumettre les hommes »</span></i><span style="font-weight: 400;">, rappelle l’un des cinq journalistes survivants. Rouage essentiel de la mécanique tortionnaire, les interrogatoires cruels qui y sont pratiqués font des journalistes des cibles distinctes. Ainsi, Shady Abu Sedo, avant d’être conduit à l’officier qui s’est acharné sur son œil droit, a été attaché des heures au </span><i><span style="font-weight: 400;">« frigo »</span></i><span style="font-weight: 400;">, une cellule de deux mètres sur un mètre équipée d’une climatisation </span><i><span style="font-weight: 400;">« qui te mord les os »</span></i><span style="font-weight: 400;">. Il a ensuite été interrogé, selon lui, par un officier d’Aman, l’agence du renseignement militaire, spécifiquement sur son travail :  a-t-il filmé au nord de la bande de Gaza ? S’y trouvait-il en reportage le 7 octobre 2023 ? Connaît-il des journalistes qui ont couvert les attaques des combattants du Hamas ? </span><i><span style="font-weight: 400;">« J’ai tué tous les journalistes, et j’ai amené ici ceux que je n’ai pas pu tuer », </span></i><span style="font-weight: 400;">conclut l’homme qui le questionne, toujours selon les souvenirs de Shady Abu Sedo, enfermé les jours suivants dans le </span><i><span style="font-weight: 400;">« disco »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> un bâtiment de Sde Teiman conçu pour pousser les prisonniers à l’épuisement au moyen de puissantes enceintes diffusant en continu de la musique. Un autre journaliste interviewé par RSF a lui aussi été soumis à cette torture.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Si la quasi-totalité des détenus de Sde Teiman ont subi de tels interrogatoires, notamment pour être questionnés sur le sort des otages israéliens, les reporters sont soumis à </span><i><span style="font-weight: 400;">« des questions techniques qui se concentrent sur le travail journalistique dans la bande de Gaza »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> souligne Alaa al-Sarraj. Lui a, en effet, été interrogé sur son parcours universitaire et son réseau professionnel : des médecins de l’hôpital Al-Shifa, des hommes politiques, des organisations politiques, ses confrères de Gaza. </span><i><span style="font-weight: 400;">« Ils m’ont aussi posé des questions que l’on pourrait dire de stratégie »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> poursuit-il.</span> <span style="font-weight: 400;">À des postes de responsabilité dans leurs médias respectifs, Emad al-Ifranji et Diaa al-Kahlout ont été soumis, aux mains d’Aman et du Shin Bet, à pas moins de quatre de ces interrogatoires extrêmements violents, signe d’une attention particulière prêtée aux journalistes afin de tenter de collecter des informations jugées tactiques par les autorités israéliennes dans le cadre du conflit. En mars 2024, au cours des premières semaines de son incarcération à Sde Teiman, Emad al-Ifranji est questionné, lors de deux interrogatoires séparés d’une dizaine de jours, sur une interview qu’il a réalisée treize ans plus tôt, celle de du dirigeant du Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinouar, alors recherché par l’armée israélienne qui le considère comme l’organisateur des attaques du 7 octobre 2023 et le tuera pour cela le 16 octobre 2024.</span></p>
<h5><b>Des « combattants illégaux » selon la justice israélienne</b><b><br />
</b><b></b></h5>
<p>Les juges du tribunal de Beer-Sheva ont recouvert d’un vernis légal cette incarcération prolongée de civils identifiés comme journalistes par les renseignements israéliens. Au fil d’audiences expéditives en visioconférence ou par téléphone et sans avocat, la cour du district sud d’Israël, compétente en vertu d’une loi de 2002 sur « les combattants illégaux » révisée après le 7 octobre 2023 et applicable aux milliers de captifs de Gaza, a approuvé à plusieurs reprises la poursuite de leur détention d’une durée indéterminée. <i>« Il est présumé que si un détenu correspond à la définition de journaliste, ce fait est porté à l&rsquo;attention de la cour ; toutefois, nous ne disposons d&rsquo;aucune information particulière à ce sujet »</i> assure le ministère israélien de la Justice.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">À l’instar de son utilisation contre les journalistes, cette loi, basée sur un terme </span><i><span style="font-weight: 400;">« indéfini et donc susceptible d&rsquo;abus et incompatible avec le principe de légalité »</span></i><span style="font-weight: 400;">, selon un </span><a href="https://documents.un.org/doc/undoc/gen/g07/149/30/pdf/g0714930.pdf" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">rapport</span></a><span style="font-weight: 400;"> de l’ONU de 2007, permet de </span><i><span style="font-weight: 400;">« justifier l’arrestation de ces milliers de détenus de Gaza et leur maintien en prison pour des périodes indéfinies sur la base d’informations secrètes »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> contextualise une avocate spécialiste du système carcéral israélien pour les Palestiniens.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quatres soldats tiennent Emad al-Ifranji en joue, leur viseurs laser pointés sur son visage, au cours de sa première audience. Ce dont le ministère de la Justice dit n&rsquo;avoir </span><i><span style="font-weight: 400;">« aucune connaissance »</span></i><span style="font-weight: 400;">. Alors que la session dure moins de cinq minutes, Emad al-Ifranji parvient à rappeler à la cour qu’il est </span><i><span style="font-weight: 400;">« protégé en vertu du droit international et de la quatrième convention de Genève »</span></i><span style="font-weight: 400;">. </span><i><span style="font-weight: 400;">« Comment puis-je être un combattant illégal, je suis journaliste »,</span></i><span style="font-weight: 400;"> s’est défendu, de son côté, Shady Abu Sedo face à un magistrat de Beer-Sheva </span><i><span style="font-weight: 400;">via</span></i><span style="font-weight: 400;"> une webcam. La réponse a été sans appel : </span><i><span style="font-weight: 400;">« Vous appartenez à la presse palestinienne terroriste. »</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quelques jours avant leur libération, ces journalistes ont été convoqués par le renseignement militaire israélien qui a pour procédure habituelle de soumettre les détenus à une ultime épreuve d’intimidation. Certains d’entre eux témoignent avoir été expressément mis en garde contre la reprise de leur métier.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Les faits rapportés sont accablants pour les autorités israéliennes : qu’il s’agisse de l’armée, du Shin Bet ou de la justice. Ces journalistes ont été arrêtés en connaissance de leur profession et dans certains cas en raison de celle-ci. Leur métier a justifié des interrogatoires qui relèvent de la torture au cours d’une détention arbitraire rendue légale par des juges. Ces actes répétés témoignent d’une persécution systématique des journalistes en Palestine dans le but d’empêcher la couverture médiatique des violations du droit commises par l’État israélien. RSF continue d’exiger la libération immédiate de tous les journalistes palestiniens arbitrairement détenus par Israël.»<br />
</span></i><b>Martin Roux<br />
</b><b>Responsable du bureau crises de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Contactée par RSF au sujet des témoignages des cinq journalistes incarcérés, l’armée israélienne se défend de </span><i><span style="font-weight: 400;">« s’en prendre intentionnellement aux journalistes »</span></i><span style="font-weight: 400;"> et, malgré l’accumulation de preuves accablantes, </span><i><span style="font-weight: 400;">« rejette les allégations concernant les mauvais traitements systématiques infligés aux détenus, notamment aux journalistes. » </span></i><span style="font-weight: 400;">Le Shin Bet n’a pas répondu aux questions de RSF.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Selon RSF, </span><a href="https://rsf.org/fr/rsf-demande-la-lib%C3%A9ration-des-journalistes-palestiniens-d%C3%A9tenus-arbitrairement-par-les-forces-0" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">19 journalistes</span></a><span style="font-weight: 400;"> palestiniens demeurent arbitrairement détenus par les autorités israéliennes. Deux d’entre eux ont été, comme les témoins cités dans cet article, capturés dans la bande de Gaza après le 7 octobre 2023 : </span><b>Hani Issa</b><span style="font-weight: 400;">, rédacteur en chef de </span><i><span style="font-weight: 400;">Quds Net</span></i><span style="font-weight: 400;">, et </span><b>Amjad Arafat</b><span style="font-weight: 400;">, reporter pour la société de production </span><i><span style="font-weight: 400;">Ain Media</span></i><span style="font-weight: 400;">. Figure du journalisme en Palestine, le grand reporter </span><b>Ali Samoudi</b><span style="font-weight: 400;">, basé à Jénine, au nord de la Cisjordanie occupée, a été libéré le 30 avril 2026 après un an d’emprisonnement injuste. Il a déclaré le jour de sa libération avoir perdu près de 60 kilos au cours de sa détention, pointant les mauvais traitements infligés par les autorités israéliennes.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chine : RSF appelle le président Trump à obtenir la libération du patron de presse Jimmy Lai lors de sa visite d’État prévue cette semaine</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/chine-rsf-appelle-le-president-trump-a-obtenir-la-liberation-du-patron-de-presse-jimmy-lai-lors-de-sa-visite-detat-prevue-cette-semaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 08:13:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF) exhorte le président américain Donald Trump à faire pression pour la libération du fondateur du journal indépendant aujourd’hui disparu Apple Daily, Jimmy Lai, lors de sa rencontre prévue cette semaine en Chine avec le président Xi Jinping. Jimmy Lai, qui purge la plus longue peine jamais prononcée au titre de la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Reporters sans frontières (RSF) exhorte le président américain Donald Trump à faire pression pour la libération du fondateur du journal indépendant aujourd’hui disparu Apple Daily, Jimmy Lai, lors de sa rencontre prévue cette semaine en Chine avec le président Xi Jinping. Jimmy Lai, qui purge la plus longue peine jamais prononcée au titre de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, est dans un état de santé alarmant après plus de 1 950 jours derrière les barreaux.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le président américain Donald Trump doit effectuer une visite d’État en Chine du 13 au 15 mai, la première d’un président américain en exercice depuis près d’une décennie. À plusieurs reprises, Donald Trump a déjà <a href="https://rsf.org/fr/rsf-appelle-sir-keir-starmer-et-donald-trump-%C3%A0-discuter-du-sort-du-patron-de-presse-britannique" target="_blank" rel="noopener">affirmé</a> qu’il ferait « tout ce qu’il peut pour sauver » l’emblématique patron de presse<strong> Jimmy Lai</strong>. Plus tôt cette année, il a également laissé entendre que le cas de </span><b>Jimmy Lai </b><span style="font-weight: 400;">pourrait être abordé dans le cadre de discussions commerciales plus larges entre les États-Unis et la Chine.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le 7 mai, plus de cent parlementaires américains ont adressé une <a href="https://chrissmith.house.gov/uploadedfiles/2026-05-07_scott_smith_letter_to_president_trump_re_jimmy_lai.pdf" target="_blank" rel="noopener">lettre</a> au président Trump lui demandant d’évoquer le cas de <strong>Jimmy Lai</strong>. Son fils, <strong>Sebastien Lai</strong>, a également <a href="https://www.independent.co.uk/news/world/asia/trump-china-jimmy-lai-xi-jinping-son-b2972296.html" target="_blank" rel="noopener">demandé publiquement</a> à Donald Trump de le ramener chez lui.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Les États-Unis doivent prendre des mesures urgentes et décisives pour obtenir la libération immédiate de cet homme qui a consacré sa vie à la défense de la démocratie et de la liberté de la presse. Le président Trump a répété à plusieurs reprises que la libération de <strong>Jimmy Lai</strong> était une priorité. Il faut désormais que ces paroles soient suivies d’une intervention concrète. Le monde a déjà été témoin de la mort tragique du défenseur de la liberté de la presse et prix Nobel de la paix Liu Xiaobo dans une prison chinoise, faute d’une pression internationale suffisante. Cet échec ne doit pas se répéter. <strong>Jimmy Lai</strong> ne doit pas subir le même sort. Nous appelons le président Trump à profiter de sa visite en Chine pour exiger la liberté de <strong>Jimmy Lai</strong> et obtenir son retour sans délai. »<br />
</span><b>Aleksandra Bielakowska<br />
</b><b>Responsable du plaidoyer du bureau Asie-Pacifique de RSF</b></p></blockquote>
<h5><b>20 ans de prison en raison de son travail</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">En février 2026, <strong>Jimmy Lai</strong> a été <a href="https://rsf.org/fr/la-condamnation-de-jimmy-lai-r%C3%A9v%C3%A8le-leffondrement-de-la-libert%C3%A9-de-la-presse-%C3%A0-hong-kong" target="_blank" rel="noopener">condamné</a> à 20 ans de prison – tandis que six autres employés du quotidien Apple Daily ont reçu des peines allant de six à dix ans – alors que Pékin renforçait sa répression contre la presse indépendante à Hong Kong.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Lauréat d’un prix RSF pour la liberté de la presse, <strong>Jimmy Lai</strong> est détenu depuis décembre 2020 dans des conditions particulièrement dures – notamment à l’isolement – qui ont gravement <a href="https://rsf.org/fr/proc%C3%A8s-du-patron-de-presse-britanno-hongkongais-jimmy-lai-rsf-et-72-organisations-interpellent-le" target="_blank" rel="noopener">détérioré son état de santé</a> et entraîné une importante perte de poids.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En avril 2026, le gouvernement de Hong Kong a supprimé trois entreprises liées à <strong>Jimmy Lai</strong> du registre des sociétés du territoire et a cherché à <a href="https://hongkongfp.com/2026/04/21/hong-kong-govt-applies-to-seize-hk127m-of-jailed-media-tycoon-jimmy-lais-assets/" target="_blank" rel="noopener">confisquer</a> 127 millions de dollars hongkongais d’actifs (environ 13,8 millions d’euros).</span></p>
<h5><b>La liberté de la presse au plus bas à Hong Kong</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis 2020, le gouvernement de Hong Kong a poursuivi au moins 28 journalistes, dont huit sont actuellement <a href="https://rsf.org/fr/la-condamnation-de-jimmy-lai-r%C3%A9v%C3%A8le-leffondrement-de-la-libert%C3%A9-de-la-presse-%C3%A0-hong-kong" target="_blank" rel="noopener">détenus</a>. Hong Kong occupe la 140e place sur 180 pays et territoires dans le <a href="https://rsf.org/classement" target="_blank" rel="noopener">Classement mondial de la liberté de la presse</a> 2026 de RSF, contre la 18e place il y a 20 ans.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les journalistes à Hong Kong sont systématiquement confrontés au harcèlement, à la surveillance en ligne et hors ligne, aux menaces, et au doxxing, soit la divulgation en ligne de données personnelles.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Iran : Narges Mohammadi entre la vie et la mort, l’urgence d’agir</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/iran-narges-mohammadi-entre-la-vie-et-la-mort-lurgence-dagir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 09:04:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis sa dernière arrestation en Iran le 12 décembre 2025, la journaliste, militante des droits humains et lauréate du prix Nobel de la paix, Narges Mohammadi, se voit refuser des soins médicaux d&#8217;urgence. Reporters sans frontières (RSF), aux côtés de son avocate Chirinne Ardakani et de la Coalition Free Narges, tire la sonnette d&#8217;alarme quant [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Depuis sa dernière arrestation en Iran le 12 décembre 2025, la journaliste, militante des droits humains et lauréate du prix Nobel de la paix, Narges Mohammadi, se voit refuser des soins médicaux d&rsquo;urgence. Reporters sans frontières (RSF), aux côtés de son avocate Chirinne Ardakani et de la Coalition Free Narges, tire la sonnette d&rsquo;alarme quant à son état de santé devenu critique, depuis début mai, et adresse un courrier au haut-commissaire des Nations unies aux droits de l&rsquo;homme. Elle doit être protégée sans délai.  </b></p>
<p><b>Narges Mohammadi </b><span style="font-weight: 400;">est entre la vie et la mort. Début mai, à la suite d’une détérioration rapide de l’état de santé de la journaliste détenue à la prison de Zanjan, au nord-ouest de la capitale iranienne, Téhéran, elle a été transférée dans un hôpital local. Elle a été victime d’une crise cardiaque et de plusieurs épisodes de perte de conscience. Selon ses avocats et les membres de sa famille, l&rsquo;hôpital où elle reste sous l’étroite surveillance du régime n&rsquo;est pas équipé pour répondre à ses besoins vitaux. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un appel urgent pour la libération de Narges Mohammadi a été lancé ce mardi 5 mai lors d&rsquo;une conférence de presse organisée par Chirinne Ardakani, l&rsquo;avocate de la famille de</span> <span style="font-weight: 400;">Narges Mohammadi, aux côtés de Mona Armande, directrice du plaidoyer de la Fondation Narges Mohammadi, et des membres de la Coalition Free Narges, représentée par le responsable du bureau Moyen-Orient de RSF Jonathan Dagher.</span><i><span style="font-weight: 400;"> « Nous n&rsquo;avons jamais eu aussi peur pour la vie de Narges, elle risque à tout moment de nous quitter »</span></i><span style="font-weight: 400;">, a souligné Chirinne Ardakani.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Narges Mohammadi est en train d’être exécutée à petit feu. Le régime iranien refuse de la libérer, refuse de lui prodiguer les soins nécessaires et est directement responsable de la détérioration de son état de santé depuis son arrestation violente le 12 décembre. Il n’est pas trop tard pour agir afin de sauver la vie de Narges Mohammadi. Nous appelons la communauté internationale à utiliser tous les leviers diplomatiques, juridiques et politiques pour faire pression sur le régime iranien afin qu’il libère la lauréate du prix Nobel. RSF, aux côtés de la coalition et de l’avocate de Narges Mohammadi, a également écrit au haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Volker Türk, pour lui expliquer la situation et lui demander de prendre des mesures urgentes afin d’assurer la sécurité de Narges Mohammadi et d’appeler à sa libération. Narges Mohammadi mérite d’être libre et en bonne santé, tout comme ses 19 consœurs et confrères actuellement détenus en Iran. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Jonathan Dagher</b><b><br />
</b><b>Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</b></p></blockquote>
<h5><b>Lire la lettre ouverte aux haut-commissaire aux droits de l’homme </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">La journaliste, militante des droits des femmes iraniennes et des droits humains en Iran, et autrice du livre </span><i><span style="font-weight: 400;">Torture Blanche</span></i><span style="font-weight: 400;">, a été arrêtée le 12 décembre 2025, à l’issue d’une brève permission médicale, après avoir pris la parole lors des funérailles d’un militant iranien des droits humains. Selon les informations de RSF, les coups qu’elle a reçus ce jour-là ont directement contribué à la détérioration de son état de santé, les autorités iraniennes ayant refusé de lui prodiguer des soins médicaux adéquats </span><a href="https://rsf.org/fr/iran-rsf-d%C3%A9nonce-l-acharnement-du-r%C3%A9gime-contre-narges-mohammadi" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">malgré nos appels.</span></a><b></b></p>
<h5><b>L’Iran sous black-out médiatique</b></h5>
<p><b></b><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;Iran occupe la quatrième place la plus basse (176e/180) du </span><a style="font-size: 14px;" href="https://rsf.org/classement?year=2026" target="_blank" rel="noopener">Classement mondial de la liberté de la presse</a><span style="font-weight: 400;"> 2026 </span><a style="font-size: 14px;" href="https://rsf.org/classement-2026-la-libert%C3%A9-de-la-presse-au-plus-bas-depuis-25-ans?year=2026&amp;data_type=general" target="_blank" rel="noopener">publié</a><span style="font-weight: 400;"> par RSF le 30 avril. Depuis mars 2026, avec le début de l&rsquo;offensive américano-israélienne en Iran, </span><a style="font-size: 14px;" href="https://rsf.org/fr/rsf-s-associe-%C3%A0-34-organisations-pour-demander-la-protection-urgente-des-journalistes-d%C3%A9tenus-en" target="_blank" rel="noopener">les journalistes couvrant la guerre</a><span style="font-weight: 400;"> sont soumis à des restrictions accrues. Alors qu’ils fuient leurs villes </span><a style="font-size: 14px;" href="https://rsf.org/fr/guerre-en-iran-acc%C3%A8s-restreint-%C3%A0-l-information-reporters-sous-les-bombes-le-journalisme-face-%C3%A0-la" target="_blank" rel="noopener">sous les bombes, ils continuent d&rsquo;être menacés par le régime,</a><span style="font-weight: 400;"> qui a coupé les moyens de communication de la presse indépendante. Le régime continue également de s’en prendre aux journalistes et aux médias indépendants en exil, tandis que 20 journalistes demeurent dans les prisons de la République islamique. Pour contourner la censure, </span><a style="font-size: 14px;" href="https://rsf.org/fr/black-out-m%C3%A9diatique-en-iran-rsf-lance-une-fr%C3%A9quence-radio-en-persan-avec-rfpi-pour-diffuser-une" target="_blank" rel="noopener">RSF a lancé une fréquence radio</a><span style="font-weight: 400;"> en ondes courtes avec le média iranien en exil, </span><i style="color: #666666; font-size: 14px;">Iran Wire</i></p>
<p><br style="font-weight: 400;" /><br style="font-weight: 400;" /></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>France : le député Alloncle veut transformer l’audiovisuel public en média d’État</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/france-le-depute-alloncle-veut-transformer-laudiovisuel-public-en-media-detat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 12:29:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Soixante-neuf propositions qui dessinent les contours d’un projet politique qui ne dit pas son nom : l’affaiblissement et in fine la soumission de l’audiovisuel public au pouvoir politique. Mise sous tutelle du pouvoir exécutif, économies budgétaires drastiques, réduction du périmètre… Les préconisations du rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public traduisent une volonté manifeste [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Soixante-neuf propositions qui dessinent les contours d’un projet politique qui ne dit pas son nom : l’affaiblissement et in fine la soumission de l’audiovisuel public au pouvoir politique. Mise sous tutelle du pouvoir exécutif, économies budgétaires drastiques, réduction du périmètre… Les préconisations du rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public traduisent une volonté manifeste de nuire au service public de l’information en France. Reporters sans frontières (RSF) appelle les parlementaires à s’opposer fermement à ces orientations et à toute traduction législative et rappelle ses recommandations pour un audiovisuel public fort, indépendant et suffisamment financé.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Fruit d’un travail de six mois d’auditions et de rédaction porté par son rapporteur,  le député Charles Alloncle (Union des droites pour la République, </span><span style="font-weight: 400;">un parti de droite conservatrice fondé en 2024 par Éric Ciotti, issu d’une scission des Républicains</span><span style="font-weight: 400;">), et son président, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons, </span><span style="font-weight: 400;">un parti appartenant au groupe parlementaire du président Emmanuel Macron »</span><span style="font-weight: 400;">), le rapport de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public dévoile ses recommandations ce mardi 5 mai.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">S’il est parfaitement légitime que la représentation nationale demande des comptes au service public de l’audiovisuel, ces travaux parlementaires ont cependant été instrumentalisés par son rapporteur, en droite ligne d’une idéologie actuellement </span><a href="https://rsf.org/fr/pour-la-sauvegarde-des-m%C3%A9dias-publics-en-europe-rsf-lance-son-rapport-pressions-sur-les-m%C3%A9dias" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">à la mode en Europe</span></a><span style="font-weight: 400;"> : la prise de contrôle, par le pouvoir politique,  des médias de service public à travers des stratégies de définancement, de réorganisation douteuse de leur gouvernance, et d’attaques calomnieuses contre leurs employés et dirigeants. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En Suisse, des critiques plus ou moins semblables ont également été relayées par les partisans de l&rsquo;initiative « 200 francs ça suffit » mais le résultat du scrutin a montré qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas convaincu &#8211;</span><a href="https://rsf-ch.ch/linitiative-200-francs-ca-suffit-clairement-rejetee-marque-de-confiance-dans-le-journalisme-et-le-service-public/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> l&rsquo;initiative a été rejetée</span></a><span style="font-weight: 400;"> par près de 62% des votants et par tous les cantons.</span><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors même que </span><a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/organes/autres-commissions/commissions-enquete/ce-audiovisuel-public" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">l’objectif affiché</span></a><span style="font-weight: 400;"> de la commission d’enquête était de « s’assurer de l’absence de tout agenda politique » dans l’audiovisuel public, d’en « vérifier l’objectivité » ou de « rechercher l’existence de potentielles collusions avec des facteurs exogènes et de conflits d’intérêts », le rapporteur propose notamment que ses dirigeants soient directement nommés par le président de la République. Une absurdité qui renvoie aux temps immémoriaux de l’ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française), média d’État, pendant lesquels l’audiovisuel public n’était ni indépendant, ni impartial dans le traitement de l’information.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« À la lecture des conclusions de la commission, la pensée profonde du rapporteur est limpide : un bon audiovisuel public est un audiovisuel public affaibli et soumis. On marche sur la tête. Comment souhaiter l’indépendance et la neutralité de l’audiovisuel public mais vouloir faire nommer ses dirigeants par le pouvoir exécutif ? Une telle commission aurait dû être l’occasion de proposer des solutions pour consolider les médias de service public, attaqués de toutes parts en Europe, via de solides garanties d’indépendance. Les conclusions du rapporteur sont en total décalage avec les enjeux réels mais à la hauteur de la tenue des auditions. RSF appelle les parlementaires à rejeter cette vision et à construire un cadre protecteur en conformité avec le règlement européen sur la liberté des médias (EMFA). »<br />
</span><b>Thibaut Bruttin<br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<h5><b>Sanctuariser et renforcer l’indépendance de l’audiovisuel public</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Nomination des dirigeants de l’audiovisuel public par le président de la République et de ses principaux directeurs par le ministre de tutelle (recommandations n°19 et n°20), rattachement de la tutelle de l’audiovisuel public au Premier ministre (recommandation n°15), suppression de programmes jugés « incompatibles » avec les missions du service public parce que « militants » (recommandation n°2)&#8230; Le rapporteur préconise des recommandations qui contredisent l’indépendance éditoriale de l’audiovisuel public tel que consacré par la loi de 1986.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">A contrario, RSF rappelle la nécessité de mettre en place des garanties d’indépendance fortes dans la nomination des dirigeants de médias de service public. La participation de la société civile à la gouvernance des médias, notamment, permettrait de réduire l’influence politique sur leur gouvernance. C’est aussi ce que préconise le président de la commission d’enquête (propositions n°17 et 18).</span></p>
<h5><b>Plutôt que la neutralité stricte, c’est à un devoir d’impartialité vérifiable que doit répondre l’audiovisuel public </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors que la plupart des recommandations du rapporteur visent à aligner le statut des journalistes de l’audiovisuel public au régime de stricte neutralité imposé aux fonctionnaires de l’État, sans égard ni pour la liberté éditoriale, ni pour les obligations déontologiques existantes (recommandations n°1, 3, 6, 8), RSF rappelle l’impossible neutralité journalistique et l’indispensable obligation d’impartialité.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’impartialité est ici entendue comme le principe de neutralité adapté à la nature du travail journalistique, soit l’obligation de traiter les sujets de manière honnête, équilibrée et en toute indépendance. Le droit européen, comme national, exige des médias de service public non pas une neutralité impossible, mais une impartialité vérifiable (pluralisme des points de vue, traitement honnête, absence de parti pris manifeste et répété). Ainsi, comme le préconise le président de la commission, l’impartialité doit être entendue comme un « principe directeur » pour l’audiovisuel public et sa définition pourrait faire l’objet d’une clarification dans la loi (proposition n°1).</span></p>
<h5><b>Stabiliser et protéger le financement de l’audiovisuel public</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Si le rapport préconise l’adoption d’une loi de programmation pluriannuelle des financements de l’audiovisuel public, adoptée par le Parlement, comme recommandé par RSF, il vient aussi proposer un resserrement des dispositifs de contrôle financier externe et interne (recommandations n°16 et 17) et la suppression ou la fusion de chaînes ou de services de l’audiovisuel public (recommandations n°2, 38,  44, 45, 46, 52). Des coupes budgétaires déraisonnables et  contraires à la mission centrale du service public de l’audiovisuel soit, la  production d’une information fiable, indépendante et pluraliste et sa diffusion sur tout le territoire de la République. À cet effet, RSF rappelle que les médias de service public doivent bénéficier d’un financement stable et suffisant, indépendant et libre de toute ingérence politique, équitable et transparent – ainsi que le souligne justement le président de la commission (propositions n°27 et 28).</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">RSF n’a eu de cesse d’alerter, ces dernières années, sur les menaces qui pèsent sur l’audiovisuel public au sein de l’Union européenne, notamment à travers </span><a href="https://rsf.org/fr/pour-la-sauvegarde-des-m%C3%A9dias-publics-en-europe-rsf-lance-son-rapport-pressions-sur-les-m%C3%A9dias" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">le rapport Pressions sur les médias publics : un test décisif pour les démocraties européennes</span></a><span style="font-weight: 400;">, publié en amont de l’entrée en vigueur, le 8 août 2025, de l’article 5 de la législation européenne sur la liberté des médias (EMFA). Une mesure qui tient autant de la consécration que de la sauvegarde, et dont RSF demande l’application pleine et entière, en France comme dans tous les États membres.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Face à la criminalisation du journalisme, une protection juridique renforcée et des politiques pénales ambitieuses</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/face-a-la-criminalisation-du-journalisme-une-protection-juridique-renforcee-et-des-politiques-penales-ambitieuses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 12:56:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[La criminalisation du journalisme constitue aujourd’hui l’une des menaces les plus sérieuses pour les démocraties selon le Classement mondial de la liberté de la presse 2026 de Reporters sans frontières (RSF). À la censure directe et aux violences physiques, vient s’ajouter l’usage détourné du droit. À travers des incriminations instrumentalisées et des procédures judiciaires abusives, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>La criminalisation du journalisme constitue aujourd’hui l’une des menaces les plus sérieuses pour les démocraties selon le Classement mondial de la liberté de la presse 2026 de Reporters sans frontières (RSF). À la censure directe et aux violences physiques, vient s’ajouter l’usage détourné du droit. À travers des incriminations instrumentalisées et des procédures judiciaires abusives, l’espace de la liberté de la presse se réduit. L’enjeu est désormais clair : les États, en particulier les démocraties, doivent faire de la protection des journalistes une priorité politique et pénale, du national à l’international.</b><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">« La criminalisation du journalisme ne résulte pas, à l’échelle mondiale, d’un vide juridique, mais du détournement des outils existants et, le plus souvent, d’un défaut de volonté politique de le protéger. Si le droit international, attaqué de toutes parts, a perdu une partie de sa capacité protectrice, il conserve néanmoins un potentiel important. La clé réside désormais dans l’action des États, en particulier des démocraties, qui doivent faire de la protection des journalistes une priorité politique et pénale. À défaut, l’impunité et la loi du plus fort continueront de prospérer – entraînant avec elles l’érosion de la liberté de la presse et du droit à l’information. Des leviers d’action existent, ils supposent le déploiement de politiques publiques volontaristes destinées à renforcer un environnement favorable au journalisme, ainsi que de politiques pénales offensives permettant d’enquêter sur les crimes commis contre les journalistes et d’en poursuivre les auteurs. »<br />
</span><b>Antoine Bernard<br />
</b><b>Directeur du plaidoyer et de l’assistance de RSF</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Face à la criminalisation du journalisme révélée par le nouveau Classement mondial de la liberté de la presse 2026 de RSF, plusieurs leviers d’action sont identifiés dont les États démocratiques doivent s’emparer : </span></p>
<ol>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">des poursuites pénales efficaces en droit national ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">des sanctions individuelles contre ceux qui persécutent les journalistes ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">des contentieux stratégiques redonnant de la substance à la liberté de la presse et au droit à l’information. </span></li>
</ol>
<p><span style="font-weight: 400;">Cela commence notamment par la lutte contre les procédures-bâillons (ou SLAPP, Strategic Lawsuits Against Public Participation) qui visent à épuiser financièrement et psychologiquement les journalistes. Les moyens de prévention de telles procédures sont connus et préconisés par exemple par le Conseil de l’Europe. Ils passent par : </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">l’adoption de législations applicables aux procédures abusives, y compris en matière pénale (par exemple, les plaintes abusives en diffamation relevant du pénal) ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">des mécanismes de rejet rapide des plaintes qualifiables d’abusives ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">la sanction des auteurs de telles procédures indues.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">Autre priorité, le renforcement des mécanismes nationaux de protection. Souvent dépourvus d’indépendance, de budget adéquat et de pouvoirs d’enquête, ainsi que mal coordonnés avec la justice, ils peinent à répondre aux attaques contre les journalistes et aux violations de leurs droits, a fortiori lorsqu’elles sont systématiques, ce que RSF a pu constater en Amérique centrale. Il s’agit dès lors de renforcer ces mécanismes : </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">en garantissant leur indépendance statutaire, financière et fonctionnelle ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">en leur conférant des pouvoirs d’enquête et de sanction administrative ou encore la faculté de saisir les autorités judiciaires ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">en les faisant rapporter annuellement sur leur activité devant le parlement.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">Sur le plan pénal, l’enjeu est tout aussi crucial : près de 90 % des crimes commis contre des journalistes restent impunis. Cette situation reflète autant un déficit de volonté politique que l’absence de stratégies pénales dédiées, y compris dans des États démocratiques. Il s’agit dès lors d&rsquo;adopter des politiques pénales : </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">donnant la priorité à la sanction des auteurs de crimes contre les journalistes ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">prévoyant la formation spécialisée des magistrats, ce que préconise l’Unesco dans ses Lignes directrices destinées aux procureurs relatives aux crimes commis contre les journalistes ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">s’articulant avec une coopération judiciaire internationale renforcée pour enquêter et poursuivre les auteurs de crimes commis contre les journalistes. </span></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">Certaines initiatives montrent qu’une évolution est possible, parmi lesquelles : `</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">les 127 enquêtes préliminaires ouvertes par la justice ukrainienne à date de février 2026, depuis février 2022, sur des crimes internationaux visant des journalistes en Ukraine ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">la qualification récente, par la justice française et la Cour pénale internationale (CPI), de crimes commis contre des journalistes en Syrie et au Bélarus comme des crimes contre l’humanité de persécution en raison de leur activité journalistique ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">l’attention portée pour la première fois, en avril 2026, aux crimes internationaux commis contre les journalistes par le “Réseau Génocide” des procureurs de 34 États dans le cadre d’Eurojust, l’Agence de l&rsquo;Union européenne pour la coopération judiciaire en matière pénale.</span></li>
</ul>
<p><a href="https://rsf.org/fr/classement"><span style="font-weight: 400;">Découvrez le Classement mondial de la liberté de la presse.</span></a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Burundi : Sandra Muhoza définitivement libre !</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/burundi-sandra-muhoza-definitivement-libre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 14:00:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[La cour d’appel de Ngozi, dans le nord du Burundi, a prononcé ce 13 avril le verdict du procès de la journaliste Sandra Muhoza. Elle a été condamnée à six mois de prison ferme pour «aversion raciale» – une peine qu’elle a déjà purgée et qui lui permet donc de recouvrer sa liberté pleine et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>La cour d’appel de Ngozi, dans le nord du Burundi, a prononcé ce 13 avril le verdict du procès de la journaliste Sandra Muhoza. Elle a été condamnée à six mois de prison ferme pour «aversion raciale» – une peine qu’elle a déjà purgée et qui lui permet donc de recouvrer sa liberté pleine et entière. Même si la journaliste n’aurait jamais dû passer un jour en prison et être condamnée pour avoir exercé son métier, Reporters sans frontières (RSF) est soulagée que la journaliste voit son calvaire judiciaire prendre fin.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Jour de joie pour Sandra Muhoza. Si, la cour d’appel de Ngozi, au nord du pays, a condamné, ce 13 avril, la journaliste du média en ligne La Nova Burundi à six mois de prison ferme pour «aversion raciale», elle permet sa libération pleine et entière, deux ans jour pour jour après son arrestation. En effet, la journaliste, qui a été libérée provisoirement par le même tribunal, le 4 mars, après 685 jours de prison, a largement purgé cette peine. En outre, Sandra Muhoza a été déclarée non-coupable d&rsquo;«atteinte à l’intégrité du territoire national». </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette décision devrait enfin mettre un terme – sauf en cas de pourvoi en cassation – à une procédure judiciaire, fondée sur un dossier vide. </span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">«La décision rendue ce 13 avril par la cour d’appel de Ngozi doit mettre un terme au calvaire judiciaire de Sandra Muhoza, fondé sur un dossier vide. La journaliste a, pendant deux ans, servi d’exemple : comme Floriane Irangabiye avant elle, sa détention arbitraire visait à mettre au pas le reste de la corporation journalistique. RSF est soulagée que Sandra Muhoza, qui a déjà payé trop cher le prix de son journalisme, puisse enfin retrouver une liberté pleine et entière et appelle les autorités burundaises à ne pas réitérer de telles attaques liberticides contre l’information.»<br />
</span><b>Sadibou Marong<br />
</b><b>Directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Arrêtée le 13 avril 2024 à Ngozi, sa commune de résidence, Sandra Muhoza était poursuivie pour avoir relayé, sur un groupe WhatsApp de journalistes, une information concernant une distribution présumée d&rsquo;armes par les autorités à des jeunes du parti au pouvoir. Elle avait été transférée à la prison centrale de Mpimba à Bujumbura cinq jours plus tard. </span></p>
<h5><b>Une procédure marathon</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Initialement condamnée le 16 décembre 2024 à 21 mois de prison pour «atteinte à l’intégrité du territoire national» et «aversion raciale» par le tribunal de première instance de Mukaza, la cour d’appel du même parquet avait finalement annulé la procédure en juin 2025, en déclarant son incompétence territoriale pour se prononcer sur l&rsquo;affaire. Le dossier avait alors été renvoyé devant le tribunal de grande instance de Ngozi, ville de résidence de Sandra Muhoza où elle avait été arrêtée. Elle n’a pourtant pas été libérée, mais transférée à la prison pour femmes de Ngozi le 26 septembre 2025, dans le cadre d&rsquo;une seconde procédure pour les mêmes faits. La journaliste avait alors été condamnée le 13 janvier 2026 à quatre ans de servitude pénale principale, soit de la prison ferme, et à payer une amende de 200 000 francs burundais (environ 60 euros).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Lors de son transfert, Sandra Muhoza, en béquilles, avait des difficultés pour se déplacer, conséquence de problèmes de santé survenus au dos et aux jambes durant sa détention. Depuis la fin novembre, sa santé s’est cependant améliorée grâce à un traitement médicamenteux. </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>France : la proposition de loi Yadan fait peser un risque sur l’exercice du journalisme</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/france-la-proposition-de-loi-yadan-fait-peser-un-risque-sur-lexercice-du-journalisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 11:42:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[La proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme, qui sera examinée à partir du 16 avril à l’Assemblée nationale, suscite de vives inquiétudes au regard de la liberté de la presse et de l’exercice du journalisme en France. Reporters sans frontières (RSF) appelle la représentation nationale à prendre conscience des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>La proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme, qui sera examinée à partir du 16 avril à l’Assemblée nationale, suscite de vives inquiétudes au regard de la liberté de la presse et de l’exercice du journalisme en France. Reporters sans frontières (RSF) appelle la représentation nationale à prendre conscience des risques importants que ce texte fait peser sur l’activité journalistique, en particulier du fait de dispositions larges et imprécises.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Des préoccupations majeures pour le journalisme, en particulier sur le plan juridique, résident dans les deux premiers articles de la proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme, qui en compte quatre. Adoptée à une courte majorité en commission des lois le 20 janvier dernier, la proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan (Ensemble pour la République), sera examinée à partir du 16 avril en séance plénière à l’Assemblée nationale. Elle entend répondre, selon son exposé des motifs, à des manifestations contemporaines de l’antisémitisme, identifiées notamment dans l’appel à la destruction de l’État d’Israël ou dans sa comparaison avec le régime nazi.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors que l’article 1er vise à étendre le délit de provocation et d’apologie du terrorisme, l’article 2 crée une nouvelle incrimination d’appel à la destruction d’un État. L’introduction de notions floues dans la définition, déjà problématique, du délit d’apologie du terrorisme, telles que «implicitement» ou «banalisation outrancière», fragilise le principe de légalité et ouvre la voie à des interprétations extensives, susceptibles d’intégrer des contenus journalistiques. Dès lors, le champ des incriminations pourrait conduire à une confusion entre travail journalistique et infraction pénale, notamment dans la couverture de groupes ou de discours qualifiés de terroristes, d’analyse de leur stratégie ou de leur rhétorique, ou encore dans la diffusion d’images ou de documents de propagande à des fins d’information.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le Conseil d’État a recommandé l’intégration de l’infraction d’appel à la destruction d’un État reconnu par la République française dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Une insertion, adoptée en commission, qui permet notamment de maintenir l’infraction dans le régime protecteur du droit de la presse et d’écarter l’application des techniques spéciales d’enquête propres à la matière terroriste.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Les définitions larges et imprécises des incriminations de la proposition de loi Yadan inquiètent. Certes, la réintégration de l’article 2 dans la loi de 1881, comme proposé par le Conseil d’État, constitue un élément rassurant pour les journalistes au regard des garanties procédurales et de la protection du secret des sources. Mais un risque majeur d’effet dissuasif sur le traitement journalistique de sujets sensibles demeure. Si cette proposition devait être adoptée, rien, en l&rsquo;état, n&#8217;empêcherait qu’un journaliste soit assimilé à l&rsquo;auteur des propos incriminés qu&rsquo;il rapporte. La représentation nationale doit être consciente des risques que le texte comporte pour l’exercice du journalisme et la liberté de la presse. RSF se joint aux préoccupations de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), dont elle est membre, ainsi qu’aux nombreuses voix soulignant le risque d&rsquo;atteinte disproportionnée de cette proposition à la liberté d&rsquo;expression et à la liberté de la presse. »<br />
</span><b>Thibaut Bruttin<br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">La commission nationale consultative des droits à l’homme a, à plusieurs reprises, alerté sur les risques que fait peser cette proposition de loi, notamment sur la liberté d’expression. Elle appelle à en rejeter les deux premiers articles.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Corruption en Azerbaïdjan : la Cour suprême confirme les peines de prison iniques des journalistes d’Abzas Media</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/corruption-en-azerbaidjan-la-cour-supreme-confirme-les-peines-de-prison-iniques-des-journalistes-dabzas-media/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 12:30:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 3 avril, la Cour suprême d’Azerbaïdjan a rejeté le pourvoi en cassation de six journalistes travaillant pour le média indépendant anti-corruption Abzas Media. Les lourdes peines de prison infligées à  Sevinj Vagifgizi, Elnara Gasimova, Ulvi Hasanli, Mahammad Kekalov, Nargiz Absalamova et Hafiz Babali sont maintenues, et tous les recours juridiques internes sont maintenant épuisés. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Le 3 avril, la Cour suprême d’Azerbaïdjan a rejeté le pourvoi en cassation de six journalistes travaillant pour le média indépendant anti-corruption Abzas Media. Les lourdes peines de prison infligées à  Sevinj Vagifgizi, Elnara Gasimova, Ulvi Hasanli, Mahammad Kekalov, Nargiz Absalamova et Hafiz Babali sont maintenues, et tous les recours juridiques internes sont maintenant épuisés. Reporters sans frontières (RSF) condamne cette décision inique, un acte manifeste de représailles contre le journalisme indépendant dans le pays.</b></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">«Conditions de détention inacceptables, arrestations arbitraires et procès inéquitables : dans l’affaire </span></i><span style="font-weight: 400;">Abzas Media</span><i><span style="font-weight: 400;">, les journalistes sont punis par le régime azerbaïdjanais pour avoir fait leur travail. L’impunité persistante face aux violences qu’ils ont subies en détention et le déni systématique de justice ne doivent pas être tolérés par la communauté internationale. Ces journalistes, comme tous les professionnels de l’information injustement détenus dans le pays, doivent être immédiatement libérés.»</span></i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b>Anne Bocandé</b><b><br />
</b><b>Directrice éditoriale de RSF</b></p>
<h5><b>De graves irrégularités procédurales</b></h5>
<p><b></b><span style="font-weight: 400;">Le 3 avril, la Cour suprême d’Azerbaïdjan a rejeté les </span><a href="https://abzas.org/en/2026/4/supreme-court-rejects-journali6797cd9f-d/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">pourvois en cassation</span></a><span style="font-weight: 400;"> des journalistes d’Abzas Media Sevinj Vagifgizi, Ulvi Hasanli, Mahammad Kekalov, Elnara Gasimova et Nargiz Absalamova et du journaliste indépendant contribuant au média Hafiz Babali. Ces recours mettaient en lumière des violations fondamentales du droit à un procès équitable tout au long de la procédure. Des organisations de défense des </span><a href="https://freevoicescollective.org/abzas-media-trials/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">droits humains</span></a><span style="font-weight: 400;"> et des </span><a href="https://abzas.org/en/2025/9/default-title21eff36a-b/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">médias en exil </span></a><span style="font-weight: 400;">ont par exemple rapporté que l’accès aux pièces du dossier pour un examen indépendant avait été refusé et que des témoignages auraient été obtenus sous la contrainte puis rétractés par la suite. Enfin, l’affaire  portée devant la Cour suprême a été divisée en trois audiences d’appel distinctes sans aucune justification. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Lors de l’audience, la défense a souligné que l’accusation n’avait présenté aucune preuve crédible pour étayer les charges de “contrebande de devises étrangères” et de “blanchiment d’argent”. Les avocats des journalistes ont réitéré qu’il n’existe aucune preuve que les journalistes aient transporté, dissimulé ou même eu connaissance des 40 000 euros retrouvés dans les locaux d’Abzas Media lors d’une perquisition policière. Le dossier repose largement sur des spéculations – notamment de prétendus liens professionnels – plutôt que sur des preuves concrètes. Des observateurs du procès ont aussi signalé des comportements humiliants envers les prévenus de la part des juges et des procureurs. En ultime recours, les journalistes prévoient de saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Cour suprême a </span><a href="https://x.com/RSF_inter/status/2041542916858916880" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">parallèlement</span></a><span style="font-weight: 400;"> rejeté le même jour l’appel du journaliste emprisonné Farid Mehralizade, collaborateur de Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL). Lui aussi est poursuivi dans le cadre de l’affaire Abzas Media, bien que lui-même et le média ont à plusieurs reprises nié tout lien professionnel.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Bien que trois journalistes n’aient pas assisté à l’audience, leurs avocats ont lu des déclarations en leur nom. La rédactrice en chef d’Abzas Media, </span><a href="https://rsf.org/fr/azerba%C3%AFdjan-la-journaliste-sevinj-vagifgizi-incarne-depuis-la-prison-la-r%C3%A9sistance-d-une-presse" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Sevinj Vagifgizi</span></a><span style="font-weight: 400;">, s’est ainsi adressée au président Ilham Aliyev : “Monsieur Aliyev, cessez de donner des instructions illégales aux tribunaux. Laissez les juges prendre des décisions indépendantes dans les affaires qu’ils traitent.” Elle a ajouté : “La personne qui a ordonné [notre condamnation] est Ilham Aliyev – dont nous avons révélé la corruption familiale.”</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le journaliste d’investigation collaborant avec Abzas Media, Hafiz Babali, présent dans la salle d’audience, a quant à lui parlé des conséquences de sa détention sur sa santé : “Je suis en détention depuis 28 mois et je n’ai pas eu accès à ma retraite pendant cette période. J’ai de sérieux problèmes de santé. Je l’utilisais pour mes soins médicaux, aujourd’hui, on m’en prive.” Tous ont </span><a href="https://rsf.org/fr/entrez-dans-la-cellule-de-sevinj-vagifgizi-action-coup-de-poing-pour-les-journalistes-d%C3%A9tenus-en" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">signalé</span></a><span style="font-weight: 400;"> des mauvais traitements, un accès insuffisant à la nourriture et aux soins médicaux, ainsi que des violences de la part du personnel pénitentiaire.</span></p>
<h5><strong>Répression systématique des médias indépendants en Azerbaïdjan</strong></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">L’affaire Abzas Media est le symbole de la </span><a href="https://rsf.org/fr/azerba%C3%AFdjan-ilham-aliev-an%C3%A9antit-les-voix-ind%C3%A9pendantes-pour-s%C3%A9curiser-son-r%C3%A9gime-dynastique" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">répression</span></a><span style="font-weight: 400;"> systématique des médias indépendants en </span><a href="https://rsf.org/fr/pays/azerba%C3%AFdjan" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Azerbaïdjan</span></a><span style="font-weight: 400;">, classé 167e sur 180 pays et territoires dans le </span><a href="https://rsf.org/classement" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse</span></a><span style="font-weight: 400;"> 2025 de RSF. Le média est reconnu pour ses enquêtes sur la corruption au sein de l’élite politique azerbaïdjanaise. Depuis novembre 2023, six journalistes travaillant pour Abzas Media et un autre de RFE/RL ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire et </span><a href="https://rsf.org/fr/jusqu-%C3%A0-neuf-ans-de-prison-pour-sevinj-vagifgizi-et-ses-coll%C3%A8gues-rsf-d%C3%A9nonce-des-condamnations" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">condamnés</span></a><span style="font-weight: 400;"> à des peines allant jusqu’à neuf ans de prison. Une cour d’appel avait déjà </span><a href="https://abzas.net/en/2025/9/azerbaijani-appeal-court-uphol6a8727a4-f/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">confirmé</span></a><span style="font-weight: 400;"> ces condamnations en </span><a href="https://abzas.net/en/2025/9/azerbaijani-appeal-court-uphol6a8727a4-f/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">septembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> 2025. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au moins </span><a href="https://rsf.org/fr/professionnels-des-m%C3%A9dias-arbitrairement-emprisonn%C3%A9s-en-azerba%C3%AFdjan-portraits" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">25 professionnels des médias sont actuellement détenus</span></a><span style="font-weight: 400;"> – dont 24 sur la base d’accusations de “contrebande de devises étrangères”.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Événement RSF le 30 avril à Berne – Journalisme en zones de conflit : Mission impossible?</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/evenement-rsf-le-30-avril-a-berne-journalisme-en-zones-de-conflit-mission-impossible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 10:23:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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					<description><![CDATA[À l&#8217;occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse cette année, Reporters sans frontières publie, le jeudi 30 avril, le nouveau classement mondial de la liberté de la presse. Nous avons le plaisir de vous inviter également, ce jour-là, à notre soirée à Berne : JOURNALISME EN ZONES DE CONFLIT : MISSION IMPOSSIBLE ? Le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À l&rsquo;occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse cette année, Reporters sans frontières publie,<span class=""> </span><b>le jeudi 30 avril</b>, le nouveau classement mondial de la liberté de la presse. Nous avons le plaisir de vous inviter également, ce jour-là, à notre<span class=""> </span><b>soirée</b><span class=""> </span>à Berne :</p>
<p><b>JOURNALISME EN ZONES DE CONFLIT : MISSION IMPOSSIBLE ?<br />
</b>Le jeudi 30 avril à 18h30, au Vatter Business Centre à Berne (<a href="https://maps.app.goo.gl/7uKJfW5LwBjJQG3ZA" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-ik="ik-secure" data-ik-opengraph-status="anchor">Bärenplatz 2, 3011 Berne</a>)</p>
<p><a href="https://docs.google.com/forms/d/1hLb8Z439FhfciDPvog6T9QQuttwtMXbwoEMODmV8phw/edit" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: #ff0000;"><strong>Inscription via ce lien.</strong></span></a></p>
<p>Partout dans le monde, les guerres et les conflits se multiplient. Et partout dans le monde, le journalisme est confronté à des conditions de plus en plus difficiles. Dans les zones de guerre et de crise, les journalistes sont souvent la cible d’attaques, d’arrestations, voire d’assassinats, dans un contexte où les rédactions ont de moins en moins de moyens pour parer à ce genre de risque et où, de plus, leur crédibilité est de plus en plus souvent mise en doute. Pourtant, face à un monde bouleversé, nous avons plus que jamais besoin d’informations fiables et indépendantes.</p>
<p>Nous discuterons de cette réalité le 30 avril, jour de la publication du nouveau Classement mondial de la liberté de la presse 2026 de Reporters sans frontières (RSF), en présence de reporters et de spécialistes du journalisme en zone de crise. Nous sommes heureux de vous annoncer d’ores et déjà la présence de<span class=""> </span><b>Luzia Tschirky</b><span class=""> </span>(ancienne correspondante de SRF en Europe de l&rsquo;Est) ainsi que <b>Serge Michel</b> (directeur éditorial de <a class="" href="http://heidi.news/" rel="noopener noreferrer" data-ik="ik-secure">Heidi.news</a>, ancien directeur adjoint des rédactions du Monde),<span class=""> </span><b>Monika Bolliger</b><span class=""> </span>(responsable du département Global chez Republik) et<span class=""> </span><b>Sacha Meuter</b><span class=""> </span>(Head of Research and Policy de la Fondation Hirondelle – Media for Peace and Human Dignity).</p>
<p>Ils nous donneront un aperçu de leur travail, des défis auxquels ils sont confrontés dans la couverture de l&rsquo;actualité internationale et de la manière dont celle-ci a évolué ces dernières années.</p>
<p>Nous présenterons également notre<span class=""> </span><b>nouveau Classement mondial de la liberté de la presse</b><span class=""> </span>pour 2026 et ce qu’il faut en retenir concernant l’état du journalisme dans le monde, en mettant l’accent sur les pays où les conditions pour un journalisme indépendant sont encore favorables, et ceux où cela devient de plus en plus difficile.</p>
<p>Un<span class=""> </span><b>apéritif</b><span class=""> </span>vous sera ensuite proposé.</p>
<p>Le nombre de places étant limité, nous vous prions de bien vouloir<span class=""> </span><b>vous inscrire à l’avance<span class=""><a href="https://docs.google.com/forms/d/1hLb8Z439FhfciDPvog6T9QQuttwtMXbwoEMODmV8phw/edit" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-ik="ik-secure" data-ik-opengraph-status="anchor"> </a></span><a href="https://docs.google.com/forms/d/1hLb8Z439FhfciDPvog6T9QQuttwtMXbwoEMODmV8phw/edit" target="_blank" rel="noopener noreferrer" data-ik="ik-secure" data-ik-opengraph-status="anchor">via ce lien</a></b>. L’événement se déroulera en deux langues (allemand-français), sans traduction simultanée, et est gratuit. Une collecte sera organisée sur place.</p>
<p>Nous nous réjouissons de vous accueillir le 30 avril à Berne !</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>«On couvre la guerre, on n’en est pas complices» : entravés, ciblés, les journalistes au Liban pris en étau</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/on-couvre-la-guerre-on-nen-est-pas-complices-entraves-cibles-les-journalistes-au-liban-pris-en-etau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 14:28:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Sous les bombes et avec un accès au terrain de plus en plus restreint. Les journalistes au Liban exercent leur métier dans un contexte de plus en plus difficile depuis que l&#8217;armée israélienne a intensifié son offensive, à la suite des tirs de missiles perpétrés par le groupe armé pro-iranien Hezbollah, et sur fond d’attaque [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Sous les bombes et avec un accès au terrain de plus en plus restreint. Les journalistes au Liban exercent leur métier dans un contexte de plus en plus difficile depuis que l&rsquo;armée israélienne a intensifié son offensive, à la suite des tirs de missiles perpétrés par le groupe armé pro-iranien Hezbollah, et sur fond d’attaque israélo-américaine en Iran. Reporters sans frontières (RSF) appelle à leur protection.</b></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Au Liban, les professionnels de l&rsquo;information remplissent une mission cruciale en informant sur la guerre en cours dans la région, qui impacte désormais le pays. Restreindre l’accès au terrain des journalistes, c&rsquo;est éteindre les lumières, faciliter des crimes de guerre, et permettre à une invasion israélienne du Liban de se dérouler dans l&rsquo;obscurité totale. En 2024 déjà, dans le contexte de la guerre à Gaza, sept reporters ont été tués par l&rsquo;armée israélienne. Cela ne doit pas se reproduire. Les journalistes ne sont pas des armes de guerre : ils doivent pouvoir faire leur travail en toute liberté et pleine sécurité. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Jonathan Dagher</b><b><br />
</b><b>Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Il aurait pu être tué ce jour-là. Correspondant du quotidien </span><i><span style="font-weight: 400;">Al Akhbar</span></i><span style="font-weight: 400;">, Haitham al-Mousawi était entré dans un bâtiment récemment touché par une frappe israélienne dans la banlieue sud de la capitale, Beyrouth, pour couvrir les dégâts, quand l’immeuble </span><a href="https://x.com/RSF_inter/status/2031677021944680460?s=20" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">fut frappé une deuxième fois</span></a><span style="font-weight: 400;">. Le photojournaliste a dû être hospitalisé après avoir été touché par des éclats d&rsquo;obus lors d&rsquo;une frappe israélienne. C’était le 9 mars, une semaine après l&rsquo;intensification des bombardements israéliens. Depuis, plusieurs journalistes ont échappé de justesse à ces «doubles frappes» – pratique consistant à cibler un lieu déjà touché une première fois et qui a déjà </span><a href="https://rsf.org/fr/au-moins-quatre-journalistes-tu%C3%A9s-par-l-arm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-%C3%A0-gaza-rsf-appelle-de-nouveau-d-urgence-%C3%A0" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">coûté la vie à des journalistes dans la bande de Gaza</span></a><span style="font-weight: 400;">. </span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Quelques jours plus tard, le chef du bureau de la chaîne d&rsquo;information qatarie</span><i><span style="font-weight: 400;"> Al Jazeera</span></i><span style="font-weight: 400;">,</span> <span style="font-weight: 400;"><strong>Mazen Ibrahim</strong>, et son confrère <strong>Aly al-Ahmar</strong>, correspondant au sud Liban de la chaîne libanaise pro-iranienne </span><i><span style="font-weight: 400;">Al Mayadeen</span></i><span style="font-weight: 400;">, régulièrement dans le viseur des forces israéliennes, ont été surpris par un deuxième tir sur le pont de Qassimiye, dans le sud du Liban, alors qu’ils étaient en reportage. </span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><i><span style="font-weight: 400;">«Le risque, c’est qu’il y ait des frappes sans avertissement»</span></i><span style="font-weight: 400;">, craint le correspondant de la chaîne qatarie </span><i><span style="font-weight: 400;">Al Araby</span></i><span style="font-weight: 400;">, <strong>Edmond Sassine</strong>, qui est installé dans le sud du pays depuis le début de la guerre. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Un jour, je suis allé couvrir une frappe, et 40 minutes plus tard, il y en a eu une autre, juste à côté, sans aucun avertissement.»</span></i><span style="font-weight: 400;"> Le reporter évoque aussi le risque désormais grandissant des déplacements en voiture. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Nous empruntons les routes publiques, nous ne traversons pas les petits quartiers, mais les frappes peuvent toucher une voiture à proximité, ou un bâtiment. C’est très dangereux.»</span></i><span style="font-weight: 400;"> Pour la correspondante de RSF au Liban, <strong>Elissar Kobeissi</strong>, l’objectif est on ne peut plus clair : </span><i><span style="font-weight: 400;">«Les frappes sont dirigées à côté des journalistes pour les empêcher de se rapprocher.»</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><span style="font-weight: 400;">Alors que la guerre s&rsquo;étend, les journalistes craignent le pire : </span><i><span style="font-weight: 400;">«La politique d&rsquo;évacuation du sud menée par les forces israéliennes est beaucoup plus indiscriminée qu’en 2024»</span></i><span style="font-weight: 400;">, estime le journaliste indépendant <strong>Arthur Sarradin</strong>, correspondant au Liban du quotidien français </span><i><span style="font-weight: 400;">Libération</span></i><span style="font-weight: 400;">, du groupe Radio France, et de la chaîne d’information française </span><i><span style="font-weight: 400;">LCI. «On se demande à quel point les journalistes seront épargnés cette fois.» </span></i><span style="font-weight: 400;">Une crainte loin d’être infondée : en 2023 et 2024, sept journalistes ont été tués au Liban par les forces israéliennes dans le cadre de leur travail.</span></p>
<h5><b>Interdictions d&rsquo;accès par le Hezbollah</b></h5>
<p><b></b><span style="font-weight: 400;">Autre signe d’inquiétude pour les journalistes : les restrictions formelles d’accès au terrain. Pour se rendre dans le sud du Liban, les journalistes doivent obtenir des autorisations du gouvernement libanais et également de l&rsquo;armée libanaise. Le Hezbollah, groupe politique et paramilitaire, impose lui aussi ses propres permis pour l&rsquo;accès dans les zones qu&rsquo;il contrôle, dans le sud du Liban et dans la banlieue sud de la capitale. Récemment, le groupe a interdit tout accès : </span><i><span style="font-weight: 400;">«À la suite d’incidents répétés impliquant des personnes filmant dans la banlieue sud, qui ont conduit à de nouvelles frappes de l&rsquo;ennemi sur des bâtiments </span></i><span style="font-weight: 400;">[&#8230;]</span><i><span style="font-weight: 400;"> tout tournage dans la zone est strictement interdit»</span></i><span style="font-weight: 400;">, indique un communiqué du Hezbollah. Des journalistes présents dans ces régions avaient rapporté par ailleurs avoir été empêchés de filmer et contraints de baisser leurs caméras. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Ces demandes émanent aussi de civils»</span></i><span style="font-weight: 400;">, explique une journaliste sous couvert d’anonymat.</span><i><span style="font-weight: 400;"> «On a du mal à savoir s’il s’agit d’instructions officielles ou simplement d’actes d’intimidation à titre individuel.»</span></i></p>
<h5><i></i><i></i><i></i><b>Tensions croissantes et mesures illégales</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Globalement, la méfiance grandit à l’égard des journalistes dans ce contexte de guerre qui attise les polarisations. Alors que le Hezbollah accuse les journalistes de transmettre des informations aux forces israéliennes, les habitants et habitantes de certains villages du sud, qui eux, ne sont pas affiliés au groupe, ont commencé à interdire l&rsquo;accès aux journalistes. Les municipalités des villages de Marjayoun, Qlayaa et Rachaya el-Foukhar par exemple, ont interdit – illégalement – l’accès aux journalistes. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Le Hezbollah accuse les journalistes de donner des informations à l&rsquo;armée israélienne, et les gens pensent qu&rsquo;on donne des informations au Hezbollah»</span></i><span style="font-weight: 400;">, résume <strong>Arthur Sarradin</strong>. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Cela donne l’impression d’une complicité entre la presse et les acteurs armés, comme si notre travail de reportage était une arme de guerre, de la propagande et non pas un travail d’information</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span><i><span style="font-weight: 400;">» </span></i><span style="font-weight: 400;">Ailleurs, la situation est relativement normale : </span><i><span style="font-weight: 400;">«Je n&rsquo;ai pas eu de problèmes à Tyr», </span></i><span style="font-weight: 400;">indique <strong>Edmond Sassine</strong>, basé dans cette ville du Liban du sud. Célèbre correspondant de télévision, il est facilement reconnaissable.</span><i><span style="font-weight: 400;"> «Les gens sont accueillants, ils nous font confiance, et j&rsquo;ai mes contacts. Mes confrères d&rsquo;autres régions ont toutefois rencontré des difficultés.»</span></i></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Victoire pour RSF et Voice of America : un tribunal ordonne la reprise du travail à VOA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 12:15:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Un juge fédéral a ordonné que les employés du radiodiffuseur public international Voice of America (VOA) reprennent le travail au plus tard le lundi 23 mars et que les activités de diffusion soient reprises. Cette décision fait suite à un jugement rendu la semaine précédente, selon lequel Kari Lake avait été nommée illégalement par le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-chapo field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<p dir="ltr"><strong>Un juge fédéral a ordonné que les employés du radiodiffuseur public international Voice of America (VOA) reprennent le travail au plus tard le lundi 23 mars et que les activités de diffusion soient reprises. Cette décision fait suite à un jugement rendu la semaine précédente, selon lequel Kari Lake avait été nommée illégalement par le président Donald Trump au poste de directrice générale par intérim de l’Agence américaine pour les médias mondiaux (US Agency for Global Media), annulant ainsi la tentative du gouvernement de démanteler l’agence et les médias placés sous sa tutelle, dont VOA. Reporters sans frontières (RSF) se réjouit de cette issue, qui trouve son origine dans le procès qu’elle a intenté, conjointement avec les journalistes de VOA et leurs syndicats, contre l’administration Trump il y a exactement un an.</strong></p>
<blockquote>
<p dir="ltr"><em>« La cour fédérale l’a clairement établi : les attaques de l’administration Trump contre </em>VOA<em>, y compris le licenciement de la quasi-totalité de ses employés, étaient illégales. C’est bien sûr ce que nous savions depuis le début, et nous étions très fiers de nous tenir aux côtés des journalistes de </em>VOA<em> dans ce combat. </em>VOA<em> est un phare pour les populations du monde entier vivant sous un régime autoritaire, de l’Iran à la Corée du Nord, en proposant un journalisme fiable et objectif là où on en a le plus besoin. Nous n’accepterons aucune tentative visant à la démanteler ou à en faire un organe de propagande de la Maison-Blanche de Donald Trump. L’administration américaine devrait mettre fin à sa vendetta contre la presse et laisser les journalistes de </em>VOA<em>reprendre immédiatement le travail ! »</em></p>
<p dir="ltr"><strong>Thibaut Bruttin</strong><br />
Directeur général de RSF</p>
</blockquote>
<p dir="ltr">RSF a <a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-poursuit-ladministration-trump-pour-d%C3%A9fendre-voice-america" target="_blank" rel="noopener"><u>intenté</u></a> une <a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-le-d%C3%A9mant%C3%A8lement-de-voa-jug%C3%A9-ill%C3%A9gal-%C3%A0-la-suite-dune-plainte-d%C3%A9pos%C3%A9e-par-rsf" target="_blank" rel="noopener"><u>action en justice</u></a> aux côtés des journalistes de VOA et de leurs syndicats pour sauver <em>VOA</em> en mars 2025, marquant ainsi les premières poursuites en justice de RSF contre le gouvernement américain. Depuis lors, tous les contractuels de <em>VOA</em> ont été licenciés, tandis que ses plus de 500 employés permanents ont été mis en congé administratif. L’administration Trump a sporadiquement réintroduit certaines émissions de manière limitée pour promouvoir son agenda politique, comme des programmes en persan soutenant explicitement les frappes aériennes américano-israéliennes en Iran. Le gouvernement américain devrait faire appel de cette décision, ce qui pourrait retarder le retour au travail des journalistes de <em>VOA</em>.</p>
</div>
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		<title>Le nouveau «Propaganda Monitor» de RSF enquête sur la stratégie de la Chine pour remodeler l’ordre mondial des médias</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/le-nouveau-propaganda-monitor-de-rsf-enquete-sur-la-strategie-de-la-chine-pour-remodeler-lordre-mondial-des-medias/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 09:01:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[La deuxième saison du «Propaganda Monitor», programme multimédia d’investigation de Reporters sans frontières (RSF), sera consacrée aux efforts de la Chine pour remodeler l’ordre mondial de l’information. À travers des enquêtes et des analyses, ce projet vise à décrypter les mécanismes de la propagande afin d’aider le public à mieux comprendre et appréhender le paysage [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>La deuxième saison du «Propaganda Monitor», programme multimédia d’investigation de Reporters sans frontières (RSF), sera consacrée aux efforts de la Chine pour remodeler l’ordre mondial de l’information. À travers des enquêtes et des analyses, ce projet vise à décrypter les mécanismes de la propagande afin d’aider le public à mieux comprendre et appréhender le paysage informationnel mondial. La première saison, lancée en 2024, était consacrée à la propagande russe.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Chine demeure le pays qui emprisonne le plus de journalistes au monde et occupe la 178e place sur 180 au </span><a href="https://rsf.org/classement" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse de RSF</span></a><span style="font-weight: 400;">. Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012, le régime a étendu son influence bien au-delà de ses frontières pour imposer un vocabulaire «idéologiquement correct», dissuader les critiques et dissimuler des violations graves des droits humains.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À travers des enquêtes publiées sur le </span><a href="https://rsf.org/fr/propagandamonitor" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">mini-site Propaganda Monitor</span></a><span style="font-weight: 400;"> et des contributions inédites d’experts internationaux, de think tanks et de médias de la diaspora et en exil, le projet mettra au jour les stratégies du régime chinois pour exporter son modèle de contrôle de l’information – système dans lequel le journalisme est subordonné à la propagande d’État. Les enquêtes mettront en lumière plusieurs leviers d’influence : les investissements massifs de Pékin dans la modernisation de ses réseaux de diffusion internationale, ses prises de participation dans des médias étrangers ou encore ses «programmes de formation», visant à accueillir en Chine des journalistes de pays en développement, dans l’objectif de les inciter à relayer les narratifs officiels du régime.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">«Le lancement de la deuxième saison du Propaganda Monitor s’inscrit dans le travail que mène Reporters sans frontières pour documenter et combattre l’essor d’un nouvel ordre de l’information, imposé par la Chine sous Xi Jinping. Notre objectif est d’une part de dévoiler les méthodes utilisées par le régime chinois pour diffuser sa propagande, et d’autre part de permettre au public d’accéder à une information fiable, provenant de sources indépendantes et variées. À travers nos enquêtes, interviews et analyses, le projet Propaganda Monitor éclaire la campagne menée par Pékin pour affaiblir le journalisme indépendant et imposer un modèle autoritaire, qui représente une véritable menace pour les démocraties dans le monde entier.»<br />
</span><b>Thibaut Bruttin<br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour marquer le lancement de cette nouvelle édition du Propaganda Monitor, RSF publie plusieurs nouvelles enquêtes : l’une sur la manière dont les médias de Grenade, de Jamaïque et du Guyana naviguent dans un environnement saturé de propagande chinoise ; une autre sur l’expansion du réseau médiatique d’État CGTN ; et une troisième sur l’exploitation par Pékin des difficultés économiques de la presse dans les îles Salomon, dans le Pacifique, pour y imposer ses narratifs.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2019, RSF avait publié le rapport </span><a href="https://rsf.org/fr/rapport-rsf-le-nouvel-ordre-mondial-des-m%C3%A9dias-selon-la-chine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Le nouvel ordre mondial des médias selon la Chine</span></a><span style="font-weight: 400;">, qui révélait les tactiques employées par Pékin pour exporter sa vision répressive du journalisme. Deux ans plus tard, le rapport </span><a href="https://rsf.org/fr/une-enqu%C3%AAte-in%C3%A9dite-de-rsf-le-grand-bond-en-arri%C3%A8re-du-journalisme-en-chine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Le grand bond en arrière du journalisme</span></a><span style="font-weight: 400;"> détaillait l’ampleur des efforts du régime pour contrôler l’information et les médias, en Chine comme à l’étranger.</span></p>
<p>Vous trouverez toutes les informations ainsi que les dernières études sur les activités de propagande de la Chine sur le<a href="https://rsf.org/fr/propaganda-monitor-0" target="_blank" rel="noopener"> mini-site du Secrétariat international de RSF</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Attaques contre la presse aux États-Unis : nouvel espace dans la Uncensored Library sur Minecraft </title>
		<link>https://rsf-ch.ch/attaques-contre-la-presse-aux-etats-unis-nouvel-espace-dans-la-uncensored-library-sur-minecraft/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 06:55:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[À l&#8217;occasion de la Journée mondiale contre la censure sur Internet, le 12 mars, Reporters sans frontières (RSF) inaugure un nouvel espace dans la Uncensored Library, consacré à la pression croissante exercée sur la liberté de la presse et d&#8217;information aux États-Unis. La bibliothèque Uncensored Library est une bibliothèque virtuelle intégrée à Minecraft, le jeu [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À l&rsquo;occasion de la Journée mondiale contre la censure sur Internet, le 12 mars, Reporters sans frontières (RSF) inaugure un nouvel espace dans la<a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYSEMY/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"> Uncensored Library</a>, consacré à la pression croissante exercée sur la liberté de la presse et d&rsquo;information aux États-Unis. La bibliothèque <em>Uncensored Library</em> est une bibliothèque virtuelle intégrée à Minecraft, le jeu vidéo le plus vendu de tous les temps. Accessible via Minecraft, elle sert de refuge pour diffuser les articles censurés des journalistes dans leur pays d&rsquo;origine.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La nouvelle salle consacrée aux États-Unis met l&rsquo;accent sur les méthodes plus subtiles et moins directes utilisées par les gouvernements hostiles à la presse pour attaquer la liberté de la presse et d&rsquo;information, même dans les démocraties établies : bien qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de censure systématique de la part de l&rsquo;État aux États-Unis, le gouvernement de Donald Trump</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLA/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> s&rsquo;en prend de manière ciblée aux médias indépendants et aux reportages critiques depuis son entrée en fonction en janvier 2025</span></a><span style="font-weight: 400;">. Des journalistes ont été</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLI/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> arrêtés</span></a><span style="font-weight: 400;"> et leurs domiciles</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLQ/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> perquisitionnés</span></a><span style="font-weight: 400;">. L&rsquo;accès difficile aux informations publiques, la suppression de sites web gouvernementaux, l&rsquo;</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLY/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">exclusion sélective de certains médias</span></a><span style="font-weight: 400;"> des conférences de presse et un climat de plus en plus hostile à l&rsquo;égard des journalistes nuisent à la transparence et favorisent l&rsquo;autocensure.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« L&rsquo;objectif de la bibliothèque<em> Uncensored Library</em> a toujours été de rendre accessibles les recherches et les articles journalistiques censurés par les États répressifs. Cependant, la répression prend souvent une forme moins évidente que la censure directe. Avec la nouvelle section consacrée aux États-Unis, nous voulons rappeler aux gens que les régimes autoritaires ne sont pas les seuls à violer la liberté de la presse. Les démocraties doivent elles aussi se défendre contre de telles attaques. »<br />
<strong>Clayton Weimers</strong><br />
<strong>Directeur général du bureau de RSF à Washington</strong></span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;espace USA documente notamment les pages gouvernementales supprimées par les autorités américaines, propose des analyses journalistiques sur la situation de la liberté de la presse et met en lumière des évolutions structurelles, telles que celles concernant la Commission fédérale des communications (FCC), qui exerce une pression croissante sur les entreprises médiatiques, ainsi que les poursuites judiciaires engagées par le président Donald Trump contre les médias. Les joueurs peuvent également voir dans cette section un dessin politique de la lauréate du prix Pulitzer Ann Telnaes,</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXMA/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> que le </span><i><span style="font-weight: 400;">Washington Post </span></i><span style="font-weight: 400;">a refusé de publier</span></a><span style="font-weight: 400;">, ce qui a déclenché un débat sur l&rsquo;indépendance éditoriale du journal. Le dessin montre notamment Jeff Bezos, propriétaire du Washington Post, s&rsquo;agenouillant devant Donald Trump.</span></p>
<h5><strong>Nouveaux articles dans les salles consacrées à l&rsquo;Égypte, à la Biélorussie, à la Russie et à l&rsquo;Iran</strong></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Jusqu&rsquo;à présent, la bibliothèque <em>Uncensored Library</em> comprenait des articles provenant d&rsquo;Égypte, de Biélorussie, du Brésil, d&rsquo;Érythrée, d&rsquo;Iran, du Mexique, de Russie, d&rsquo;Arabie saoudite et du Vietnam. Alors que les portails d&rsquo;information indépendants et les journaux en ligne sont bloqués dans de nombreux États autocratiques, Minecraft est accessible presque partout. Pour pouvoir lire les articles censurés, les utilisateurs ont simplement besoin d&rsquo;un accès Internet au jeu vidéo. Les textes sont disponibles en anglais et dans la langue maternelle des auteurs.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Outre la section consacrée aux États-Unis, la bibliothèque <em>Uncensored Library</em> propose désormais de nouveaux contenus dans les sections consacrées à l&rsquo;Égypte, à la Biélorussie, à la Russie et à l&rsquo;Iran. Cette dernière a été complétée par un texte de la journaliste </span><b>Elahe Mohammadi</b><span style="font-weight: 400;">, l&rsquo;une des voix les plus connues du journalisme iranien. Elle a été la seule à couvrir les funérailles de Jina Mahsa Amini, la jeune Kurde qui a perdu la vie en septembre 2022 entre les mains de la police des mœurs iranienne. Mohammadi a été</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGCBJFA/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> emprisonnée par le régime</span></a><span style="font-weight: 400;"> pour ses reportages. Les visiteurs de la bibliothèque <em>Uncensored Library</em> peuvent lire un texte dans lequel elle décrit les conditions de sa détention dans la tristement célèbre prison d&rsquo;Evin.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la salle consacrée à l&rsquo;Égypte, les visiteurs trouveront deux nouveaux textes de </span><i><span style="font-weight: 400;">MadaMasr</span></i><span style="font-weight: 400;">. Depuis 2013, ce portail d&rsquo;information traite de la corruption et des questions de sécurité, sans se laisser intimider par la répression de la dictature de Sissi. Depuis mai 2017, le site web de </span><i><span style="font-weight: 400;">MadaMasr </span></i><span style="font-weight: 400;">est bloqué dans le pays.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La section consacrée à la Russie a été enrichie de plus de 20 articles provenant de différents médias en exil. Cette diversité montre que malgré la censure généralisée d&rsquo;Internet et de l&rsquo;information par les autorités russes, le journalisme russe indépendant continue d&rsquo;exister, mais en exil. Les textes ont été sélectionnés avec le soutien de la Russian Independent Media Archive, qui regroupe</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXMQ/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> les publications d&rsquo;environ 150 médias russes indépendants sur plus de 25 ans</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la section consacrée à la Biélorussie, six nouveaux articles de journalistes exilés ont été ajoutés, dont plusieurs enquêtes sur la corruption et le contournement des sanctions de l&rsquo;UE. L&rsquo;accent est également mis sur la répression politique massive dans le pays : les utilisateurs peuvent lire une interview détaillée de </span><b>Maryna Solatawa</b><span style="font-weight: 400;"> avec <strong>Maryja Kalesnikawa</strong>, l&rsquo;une des figures politiques de premier plan de l&rsquo;opposition lors des manifestations de masse de 2020. La lecture ou la diffusion de ces articles peut faire l&rsquo;objet de poursuites pénales en Biélorussie et entraîner de longues peines d&#8217;emprisonnement.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Une équipe de 24 experts de la société Blockworks, spécialisée dans Minecraft, a travaillé pendant trois mois à la construction de cette bibliothèque virtuelle. Dans le hall d&rsquo;entrée, les visiteurs peuvent s&rsquo;informer sur la situation de la liberté de la presse dans 180 pays. Depuis son ouverture en 2020, la bibliothèque a été visitée plus d&rsquo;un million de fois et ses livres ont été lus dix millions de fois.</span></p>
<p><b>Pour en savoir plus sur la bibliothèque Uncensored Library, rendez-vous sur :</b><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYSEMY/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><b> https://uncensoredlibrary.com/de</b></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’initiative « 200 francs ça suffit » clairement rejetée : marque de confiance dans le journalisme et le service public</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/linitiative-200-francs-ca-suffit-clairement-rejetee-marque-de-confiance-dans-le-journalisme-et-le-service-public/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 13:36:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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					<description><![CDATA[La campagne de votation, très disputée, a débouché sur un résultat réjouissant. Une nette majorité des votants s&#8217;est prononcée ce dimanche contre l&#8217;initiative dite « 200 francs ça suffit ». La baisse drastique de la redevance au détriment de la SSR n&#8217;aura donc pas lieu.  RSF Suisse se félicite de ce résultat très net, beaucoup [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>La campagne de votation, très disputée, a débouché sur un résultat réjouissant. Une nette majorité des votants s&rsquo;est prononcée ce dimanche contre l&rsquo;initiative dite « 200 francs ça suffit ». La baisse drastique de la redevance au détriment de la SSR n&rsquo;aura donc pas lieu. </b></p>
<p>RSF Suisse se félicite de ce résultat <span class="">très net, beaucoup plus que ce que laissaient prévoir les sondages.</span> Celui-ci est certes moins significatif que celui de l&rsquo;initiative « No Billag » rejetée en 2018 mais s’explique par le fait que la question soumise aux Suisses n’était pas la même. Le vote montre que les citoyens tiennent au maintien de l’offre de la SSR, qu’ils la jugent globalement pertinente et que le dénigrement du diffuseur de service public aussi facile que peu argumenté auquel se sont livrés les partisans de l’initiative ne les a pas convaincus. C&rsquo;est un bon signe pour le journalisme, pour les médias et pour la démocratie qui a besoin de médias forts, indépendants et critiques pour fonctionner au mieux.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;acceptation de l&rsquo;initiative aurait eu de graves conséquences pour la SSR et pour le paysage médiatique suisse dans son ensemble. Le diffuseur de service public peut désormais s&rsquo;en tenir aux sévères plans d&rsquo;économies déjà adoptés, sans être menacé du pire, dans un contexte économique déjà très tendu pour les médias.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">RSF Suisse s&rsquo;est fortement engagée contre cette initiative, à l’instar de nombreux acteurs médiatiques et politiques ou issus de la société civile, de la culture ou du sport. Cette large alliance, soutenue par une majorité des votants, a heureusement réussi à faire rejeter l&rsquo;initiative. Pour notre organisation, le vote de ce dimanche revêt une importance toute particulière par le message qu’il adresse aux pays d’Europe et du reste du monde où le service public subit aussi des attaques très similaires à celles qui s’exercent contre la SSR. Si les électeurs suisses avaient accepté l&rsquo;initiative, les détracteurs virulents de France Télévision et de Radio France, de l&rsquo;ARD/ZD en Allemagne, de l&rsquo;ORF en Autriche ou de la BBC au Royaume-Uni par exemple se seraient sentis confortés dans leurs critiques virulentes et permanentes contre les chaînes publiques. Le rejet aujourd&rsquo;hui de l&rsquo;initiative montre que les citoyens en Suisse ont majoritairement reconnu le rôle important joué par le service public dans une société démocratique, en particulier dans les démocraties qui fonctionnent bien, et qu’ils savent en apprécier la valeur.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">«Les plus de 600 millions de francs qu’un oui à l’initiative aurait soustraits chaque année à la SSR auraient été définitivement perdus pour le journalisme, pour l’information et pour la culture en Suisse. C’est donc une très belle victoire pour le droit des citoyens d’accéder à une information fiable et à une offre culturelle pertinente. Dans le contexte actuel qui voit les pressions politiques sur les diffuseurs de service public se multiplier dans de nombreux pays en Europe, le vote des Suisses ne manquera pas d’impressionner par l’attachement qu’il manifeste aux valeurs mêmes du service public telles qu’elles sont fixées dans notre Constitution: une information fiable, pluraliste et indépendante au service du citoyen et de la démocratie.»</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>Denis Masmejan</strong><br />
Secrétaire général de RSF Suisse</span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Malgré le rejet de l&rsquo;initiative, le débat sur l&rsquo;étendue et le contenu des offres de la SSR ne va pas s&rsquo;éteindre pour autant. Un tel débat est important et légitime, et il doit avoir sa place dans une démocratie. Nous demandons cependant que ce débat puisse se faire sereinement et que cesse le dénigrement permanent de la SSR de la part de certains acteurs politiques, car ce dénigrement porte atteinte à l’indépendance du service public à l’égard du pouvoir politique.</span></p>
<p><br style="font-weight: 400;" /><br style="font-weight: 400;" /></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Guerre en Iran : accès restreint à l’information, reporters sous les bombes, le journalisme face à la catastrophe</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/guerre-en-iran-acces-restreint-a-linformation-reporters-sous-les-bombes-le-journalisme-face-a-la-catastrophe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 11:21:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis le début de l&#8217;offensive américano-israélienne sur leur pays, les journalistes en Iran travaillent sous les frappes tout en faisant face à la répression continue du régime en place. Internet reste peu accessible et les informations sortent au compte-goutte. Alors que la guerre se propage dans la région, Reporters sans frontières (RSF) exprime sa solidarité [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Depuis le début de l&rsquo;offensive américano-israélienne sur leur pays, les journalistes en Iran travaillent sous les frappes tout en faisant face à la répression continue du régime en place. Internet reste peu accessible et les informations sortent au compte-goutte. Alors que la guerre se propage dans la région, Reporters sans frontières (RSF) exprime sa solidarité avec les journalistes de la zone et appelle toutes les parties au conflit à les protéger et à garantir le droit à l&rsquo;information. </b></p>
<blockquote><p><em><span style="font-weight: 400;">« Alors que la région s’embrase, l’accès à une information fiable sur la guerre, après l’attaque menée par les États-Unis et Israël, est plus que jamais essentiel, tant au niveau régional qu’international. Tous les acteurs impliqués dans cette guerre en Iran et plus largement au Moyen-Orient sont tenus, en vertu du droit international, de garantir la sécurité des reporters et leur liberté d’exercer leur métier. Si la situation est volatile et marquée par la violence, le respect du droit à l’information demeure une obligation. La sécurité des journalistes n’est pas négociable. La guerre ne doit en aucun cas entraver le travail de la presse, les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran ne doivent pas mettre en danger ceux qui couvrent les événements. Quant au régime iranien, il doit libérer immédiatement les journalistes qu’il détient et cesser toute menace ou pression contre celles et ceux qui rendent compte de la guerre. »</span></em></p>
<p><b>Jonathan Dagher<br />
</b>Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">À la répression continue du régime iranien contre les professionnels de l’information s’ajoute désormais le fait de vivre et travailler sous les bombes, depuis l&rsquo;offensive américano-israélienne lancée samedi 28 février dernier sur l’Iran – des frappes qui ont tué 787 personnes, selon le Croissant-Rouge iranien, dont plusieurs commandants iraniens et le dictateur Ali Khamenei. « Les journalistes travaillent sous les bombes étrangères, et reçoivent aussi des appels téléphoniques menaçants des autorités, »  témoigne à RSF un journaliste indépendant. Craignant des représailles, il a demandé l&rsquo;anonymat. « Ces pressions politiques ne se sont pas arrêtées avec la guerre. Au contraire, elles se sont intensifiées depuis l&rsquo;annonce du décès de Khamenei. »</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce journaliste est l&rsquo;un des nombreux reporters qui ont dû évacuer Téhéran.  Mais la ville dans laquelle il s’est réfugié a également subi de violentes frappes.« Les attaques ont été très intenses », témoigne le journaliste. « Les bruits terrifiants des explosions et des avions de chasse ont continué jusqu&rsquo;à environ 2 heures du matin, puis à nouveau vers 8 heures où nous avons été réveillés par le bruit d&rsquo;une autre explosion. »</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En plus des frappes et des appels intimidants, les journalistes doivent également faire face à la </span><a href="https://rsf.org/fr/r%C3%A9pression-en-iran-recrudescence-des-arrestations-de-journalistes-qui-ont-couvert-les" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">menace d&rsquo;arrestations.</span></a><span style="font-weight: 400;"> À plusieurs reprises, la télévision d&rsquo;État iranienne a annoncé que toute activité jugée « au profit de l&rsquo;ennemi » serait sévèrement punie. « Aucun journaliste indépendant n&rsquo;est autorisé à travailler », témoigne une deuxième journaliste basée à Téhéran. « Même certains qui se sont rendus dans les zones touchées par les frappes avec l&rsquo;autorisation du gouvernement ont été brièvement détenus, ont eu leurs photos de reportage supprimées.»</span></p>
<h5><b>Une pénurie de l’information </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Ces menaces s&rsquo;ajoutent à </span><a href="https://rsf.org/fr/black-out-m%C3%A9diatique-en-iran-au-moins-un-m%C3%A9dia-suspendu-et-aucun-signal-des-autres-r%C3%A9dactions" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">un black-out médiatique</span></a><span style="font-weight: 400;"> quasi total, en vigueur depuis les manifestations de décembre. Si certains journalistes bénéficient de connexions sporadiques, en fonction de leur localisation dans le pays et de leur opérateur, l&rsquo;accès à Internet reste largement restreint. La censure est ciblée : « Les journalistes et les médias qui relaient le discours du gouvernement ont généralement accès à Internet sans filtrage et à des cartes SIM. Cependant, les journalistes indépendants sont soumis à des restrictions sévères », a déclaré le reporter à RSF.  Résultat ? Une pénurie de l&rsquo;information, des reportages « vagues et imprécis », selon la journaliste de Téhéran. Son confrère à Karaj confirme : « Il suffit de lire les journaux pour se rendre compte de la répression. Par exemple, bien que les journalistes d’un quotidien en Iran n&rsquo;aient aucune affection pour Khamenei, le média n&rsquo;a publié que des éloges à son sujet. Aucune mention que les rues sont remplies de gens qui célébraient sa mort. Nous sommes dévastés par les missiles et la mort de civils, précise le journaliste, mais sincèrement soulagés d&rsquo;apprendre la mort du dictateur. »</span></p>
<h5><b>De l’Iran au Liban, les journalistes sous pression </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis le début de l&rsquo;offensive, le régime iranien a riposté en frappant les pays voisins du Golfe : </span><a href="https://rsf.org/fr/portraits-apr%C3%A8s-lex%C3%A9cution-d-un-journaliste-emprisonn%C3%A9-en-arabie-saoudite-rsf-s-inqui%C3%A8te-du-sort-de" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">l&rsquo;Arabie saoudite,</span></a><span style="font-weight: 400;"> le Qatar, Bahreïn, Oman, les Émirats arabes unis, l’Irak et le Koweït. Selon les informations de RSF, les journalistes de la zone ont eu du mal à rendre compte des attaques depuis certains de ces pays dont les autorités sont connues pour </span><a href="https://rsf.org/fr/region/maghreb-moyen-orient" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">exercer un contrôle strict sur la circulation de l&rsquo;information</span></a><span style="font-weight: 400;">. Des sirènes d’alertes ont également retenti en Jordanie et des missiles ont été tirés sur Israël depuis l&rsquo;Iran et depuis le Liban. Ces missiles provenant du sud du pays, lancés par le Hezbollah le 2 mars, ont provoqué une intensification des bombardements israéliens violents sur la zone. Plusieurs journalistes du sud du pays et de la banlieue de la capitale ont été déplacés, contraints d’évacuer leurs maisons, </span><a href="https://rsf.org/fr/guerre-au-liban-les-journalistes-doivent-%C3%AAtre-prot%C3%A9g%C3%A9s-et-libres-de-travailler" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">une fois de plus sous les frappes israéliennes.</span></a></p>
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		<title>Le Parlement sauve Swissinfo et le mandat pour l’étranger !</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/le-parlement-sauve-swissinfo-et-le-mandat-pour-letranger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 11:29:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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					<description><![CDATA[Après le Conseil des États, le Conseil national renonce lui aussi à supprimer la contribution destinée à financer Swissinfo et le mandat pour l’étranger. Nous saluons cette décision, estimant que la pétition déposée en décembre pour demander l’abandon de cette mesure d’économie a porté ses fruits. La voix de la Suisse à l’étranger pourra continuer [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="bf-texts bf-texts__font-main bf-texts__font-main--600 bf-texts__style-3 bf-texts--links-enabled bf-spacer__bottom--2">
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<p><strong>Après le Conseil des États, le Conseil national renonce lui aussi à supprimer la contribution destinée à financer Swissinfo et le mandat pour l’étranger. Nous saluons cette décision, estimant que la pétition déposée en décembre pour demander l’abandon de cette mesure d’économie a porté ses fruits.</strong></p>
<p>La voix de la Suisse à l’étranger pourra continuer à se faire entendre. Par 104 voix contre 84, le Conseil national a refusé mercredi de supprimer la contribution de 19 millions de francs allouée à l’offre internationale de la SSR, qui comprend Swissinfo, tvsvizzera.it ainsi que les partenariats avec 3sat et TV5Monde. Il suit ainsi la décision prise par le Conseil des États le 17 décembre.</p>
<p>Sur 19 millions, un peu plus de 9 millions sont versés à Swissinfo. Ce financement couvre environ la moitié des coûts, l’autre moitié étant assumée par la SSR. Sans cette contribution, l’existence de la plateforme multilingue était menacée: plus de 100 emplois auraient pu disparaître et la voix de la Suisse à l’étranger s’en serait trouvée affaiblie. Swissinfo constitue pourtant une source d’information essentielle pour plus de 820’000 Suisses établis à l’étranger.</p>
<p>Avec sa décision, le Parlement envoie ainsi un signal important en faveur de la diversité médiatique, des Suisses de l’étranger, ainsi que de la visibilité de la Suisse sur la scène internationale. À une époque marquée par la désinformation croissante et les tensions géopolitiques, une source d’information crédible et indépendante est d’une importance capitale.</p>
<h5><span style="color: #000000;"><strong style="font-size: 16px;">Un succès pour la pétition</strong></span></h5>
<p>Le Parlement a entendu l’appel lancé par le <a href="https://www.ssm-site.ch/fr/" target="_blank" rel="noopener">SSM</a>, <a href="https://www.swisscommunity.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">l’Organisation des Suisses de l’étranger (OSE)</a>, <a href="https://soliswiss.ch/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Soliswiss</a>, <a href="https://educationsuisse.ch/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Educationsuisse</a>, <a href="https://www.suisseculture.ch/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Suisseculture</a>, <strong>RSF Suisse</strong>, la Société suisse des sciences de la communication et des médias (<a href="https://sgkm.ch/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">SGKM</a>) et <a href="https://www.mediaforti.ch/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Media Forti</a>.</p>
<p>Le 17 décembre, nous avions déposé à la Chancellerie fédérale une pétition forte de 17&rsquo;295 signatures. Intitulée <a href="https://swissinfo-petition.ch/fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">«Sauvez Swissinfo et le mandat à l’étranger!»</a>, elle appelait les parlementaires à renoncer à la suppression de la contribution fédérale à l’offre internationale de la SSR.</p>
<p>La décision des Chambres de maintenir ce financement confirme que cette mobilisation a été décisive. Les citoyennes et citoyens ont clairement exprimé leur attachement à une information indépendante, multilingue et accessible depuis l’étranger. Le Parlement fédéral l’a entendu et a agi en conséquence.</p>
<h5><span style="color: #000000;"><strong style="font-size: 16px;">Un secteur sous pression</strong></span></h5>
<p>La décision d’aujourd’hui constitue un résultat intermédiaire important. Le secteur des médias reste toutefois soumis à une pression massive: programmes d’économies, suppressions de postes et transformations structurelles déterminent le quotidien de nombreuses rédactions.</p>
<p>À cela s’ajoute que la SSR a déjà dû faire face à des coupes massives par voie d’ordonnance. En outre, avec la votation du 8 mars sur l’initiative SSR («200 francs, ça suffit»), le service public médiatique dans son ensemble se retrouve une nouvelle fois sous pression.</p>
<p>Celles et ceux qui renforcent aujourd’hui le mandat à l’étranger reconnaissent l’importance d’un paysage médiatique fort et indépendant. Celles et ceux qui poursuivront les coupes demain mettront en danger les emplois, la qualité et les institutions démocratiques.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Quatre ans de guerre en Ukraine : RSF réaffirme et renforce son combat pour la liberté de la presse dans ce pays ravagé par la guerre</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/quatre-ans-de-guerre-en-ukraine-rsf-reaffirme-et-renforce-son-combat-pour-la-liberte-de-la-presse-dans-ce-pays-ravage-par-la-guerre-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 13:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[« Il est 5h30 du matin, j’ai la seule heure d’électricité à laquelle je vais avoir le droit toute la journée. Il faut que j’en profite pour réchauffer une pièce de l’appartement. (…) Il fait 7 degrés dans mon appartement. » confiait la correspondante de la RTS Maurine Mercier dans une note vocale envoyée à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">« Il est 5h30 du matin, j’ai la seule heure d’électricité à laquelle je vais avoir le droit toute la journée. Il faut que j’en profite pour réchauffer une pièce de l’appartement. (…) Il fait 7 degrés dans mon appartement. » confiait la correspondante de la RTS Maurine Mercier dans une </span><a href="https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/7-degres-a-la-maison-le-froid-comme-arme-russe-en-ukraine-29123106.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">note vocale</span></a><span style="font-weight: 400;"> envoyée à l&rsquo;émission </span><i><span style="font-weight: 400;">Tout un Monde</span></i><span style="font-weight: 400;"> mi-janvier. Quatre ans après le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine, ce carnet de bord illustre l’épreuve de survie à laquelle sont soumis les citoyens et journalistes en Ukraine. Ces derniers, n’ont pas d’autre choix que de rédiger leurs articles et de monter leurs reportages alors que le pays connaît son hiver le plus froid depuis 4 ans. Ils luttent chaque jour pour continuer à raconter la réalité de la vie sur place.</span></p>
<h5><b>Quatre ans de guerre, le noir et le froid subsistent </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Quatre ans après le déclenchement de la guerre dévastatrice pour l’Ukraine, </span><a href="https://rsf.org/fr/frappes-russes-d-ampleur-en-ukraine-les-r%C3%A9dactions-et-les-journalistes-continuent-d-informer-dans" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">les frappes ciblées de Moscou sur le réseau électrique</span></a><span style="font-weight: 400;"> soumettent le journalisme à une épreuve de survie quotidienne. Plongés dans l’obscurité par des pannes de courant qui s’éternisent et frigorifiés par des températures polaires qui envahissent tant leurs domiciles que leurs locaux professionnels, les professionnels des médias présents en Ukraine font preuve d’une persévérance remarquable. Bien qu’épuisés, tout comme le reste de la population, ils déjouent la menace d’un black-out informationnel et incarnent une résistance démocratique, luttant tous les jours pour donner une voix aux Ukrainiens qui continuent de résister dans un froid glacial tout en montrant leur résilience. Et ce, depuis plus de quatre ans maintenant.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La guerre orchestrée par Moscou passe également par la désinformation et l’étouffement des voix dissidentes dans les zones sous contrôle russe. Pour imposer sa propagande, le pouvoir russe distribue des peines vertigineuses sous de fallacieux prétextes de terrorisme. Aujourd’hui, au moins </span><a href="https://rsf.org/fr/la-machine-judiciaire-du-kremlin-tourne-%C3%A0-plein-r%C3%A9gime-contre-les-reporters-ukrainiens" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">26 professionnels des médias</span></a><span style="font-weight: 400;"> ukrainiens sont détenus dans des prisons russes pour avoir refusé de se taire. Le sort le plus tragique a été celui de la journaliste Viktorya Roshchyna, alors âgée de 27 ans, qui a été arrêtée par l&rsquo;armée russe dans les territoires ukrainiens occupés, puis emprisonnée et torturée. Elle a été tuée dans une prison russe le 19 septembre 2024. </span></p>
<h5><b>La guerre désinformationnelle du Kremlin </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Quatre ans après le début de l’invasion russe, RSF alerte sur la machine répressive du Kremlin qui </span><a href="https://rsf.org/fr/exil%C3%A9s-condamn%C3%A9s-traqu%C3%A9s-comment-la-russie-exporte-sa-r%C3%A9pression-judiciaire-contre-pr%C3%A8s-de-70" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">s’attaque aussi aux journalistes en exil</span></a><span style="font-weight: 400;">. Moscou traque désormais les professionnels des médias par-delà ses frontières : ils sont frappés par des procès fantômes et condamnés en leur absence pour de prétendues entorses aux lois sur les “agents de l’étranger” ou la diffusion de “fausses informations”. Ces sanctions prononcées, parfois à des milliers de kilomètres de leur refuge, criminalisent tout espoir de retour, les asphyxient financièrement et terrorisent les familles encore dans le pays.</span></p>
<h5><b>RSF aide les médias ukrainiens à lutter contre la répression</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Face à l’étau imposé par le Kremlin, Reporters sans frontières oppose une riposte concrète avec, entre autres, le déploiement d’aide matérielle et d’outils numériques de contournement de la censure, pour protéger les journalistes sur la ligne de front et lutter contre la désinformation russe. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Fer de lance de cette stratégie : </span><a href="https://rsf.org/fr/un-apr%C3%A8s-son-lancement-le-bouquet-satellitaire-rsf-svoboda-se-d%C3%A9veloppe-et-son-nouveau-site-web-%C3%A9t%C3%A9" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">le projet Svoboda</span></a><span style="font-weight: 400;"> (“liberté” en russe), qui s’impose depuis deux ans comme bouclier satellitaire indépendant. Il diffuse une information fiable directement aux foyers russophones d’Europe de l’est. Hors de portée des censeurs russes, ce satellite touche plus de 60 millions de foyers en Europe, dont 4,5 millions en Russie. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Russie tente manifestement d’aveugler la communauté internationale. Pour documenter et dénoncer cela, RSF s’est également alliée à l’ONG ukrainienne </span><i><span style="font-weight: 400;">Truth Hounds. </span></i><span style="font-weight: 400;">Ensemble, nous avons dévoilé une enquête sur </span><a href="https://rsf.org/fr/faire-taire-les-journalistes-en-bombardant-leurs-h%C3%B4tels-une-strat%C3%A9gie-russe-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9e-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9e-par" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">le ciblage méthodique des hôtels</span></a><span style="font-weight: 400;"> hébergeant des professionnels des médias. En l&rsquo;espace de trois ans, entre le début de la guerre en février 2022 et le printemps 2025, des dizaines de frappes nocturnes de haute précision ont visé ces refuges situés près de la ligne de front, blessant ou tuant plusieurs journalistes &#8211; sous le faux prétexte d&rsquo;éliminer des cibles militaires.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">RSF s’est également attelé à l’urgence économique sur le terrain en cofondant le Fonds international pour la reconstruction des médias ukrainiens (IFRUM) avec des partenaires locaux. En palliant l&rsquo;effondrement des modèles économiques traditionnels ravagés par la guerre, ce mécanisme de financement indépendant doit garantir la survie et l&rsquo;intégrité des rédactions locales, même dans les conditions les plus difficiles.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En février, Reporters sans frontières a annoncé franchir un nouveau cap judiciaire. Face au rythme d’une exaction commise tous les 11 jours contre un journaliste et à un bilan de plus de 175 journalistes ciblés depuis le début de la guerre dans le pays, nous refusons de voir ces actes comme des dommages collatéraux. C’est pourquoi, nous avons déposé une </span><a href="https://rsf.org/fr/crimes-du-kremlin-contre-les-journalistes-en-ukraine-rsf-saisit-la-justice-internationale-avec-une" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">onzième plainte devant la Cour Pénale Internationale</span></a><span style="font-weight: 400;"> à La Haye. Contrairement aux plaintes précédentes celle-ci ne mentionne pas seulement les « crimes de guerre » mais dénonce également les « crimes contre l’humanité » commis par l’armée russe.</span></p>
<h5><strong>Sophie Sager, chargée des projets RSF Suisse</strong></h5>
<p><em><span style="font-weight: 400;"> (Photo : Keystone ATS)</span></em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Répression en Iran : recrudescence des arrestations de journalistes</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/repression-en-iran-recrudescence-des-arrestations-de-journalistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 15:36:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Au moins sept journalistes ont été incarcérés depuis le début de la nouvelle vague de manifestations en Iran en décembre 2025, dont Vida Rabbani et Mehdi Mahmoudian, qui viennent d’être libérés après une quinzaine de jours de détention. Tous les professionnels des médias détenus doivent maintenant être libérés. «La forte augmentation du nombre d&#8217;arrestations visant [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-chapo field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<p><strong>Au moins sept journalistes ont été incarcérés depuis le début de la nouvelle vague de manifestations en Iran en décembre 2025, dont Vida Rabbani et Mehdi Mahmoudian, qui viennent d’être libérés après une quinzaine de jours de détention. Tous les professionnels des médias détenus doivent maintenant être libérés.</strong></p>
</div>
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<p dir="ltr"><em>«La forte augmentation du nombre d&rsquo;arrestations visant des journalistes iraniens est alarmante. Cinq nouveaux journalistes sont derrière les barreaux dans le pays, une des plus grandes prisons du Moyen-Orient. Les journalistes iraniens, souvent condamnés à de lourdes peines de prison en tant qu’ “agent de l’étranger”, ou pour “diffusion de désinformation” ou encore “propagande contre l&rsquo;État”, sont des témoins gênants de la répression brutale et aveugle du régime qui, manifestement, entend aujourd’hui les faire taire. Dans ce contexte tragique, la population iranienne en tout premier lieu, mais aussi du monde, a plus que jamais besoin du journalisme et d’un accès à l’information. Nous appelons le régime à mettre un terme à cette fuite en avant, à écouter la demande de sa population au respect de son droit à l’information, et pour cela à libérer immédiatement tous les professionnels des médias détenus en Iran et à cesser de réprimer la presse dans le pays.»</em></p>
<p dir="ltr"><strong>Jonathan Dagher</strong><br />
Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</p>
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<p class="text-align-justify" dir="ltr">Les détentions de professionnels des médias ne cessent de se succéder depuis le début du mouvement de protestation en décembre 2025 : près de dix mois après sa libération conditionnelle, <strong>Vida Rabbani</strong> a de nouveau été incarcérée le 31 janvier, sous prétexte qu&rsquo;elle avait signé une lettre ouverte dénonçant la répression menée par les forces de sécurité dans le cadre des manifestations qui ont débuté en décembre dernier. La journaliste connue pour sa couverture du mouvement Femme, vie, liberté, a été libérée ce 17 février, contre le versement d’une caution de 6,5 milliards de Riyals iraniens (près de 4 000 euros), <a class="external-website" title="selon son époux - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://x.com/Hamidre38359017/status/2023715245655502946?s=20" target="_blank" rel="noopener"><u>selon son époux</u></a>. Elle avait déjà été <a href="https://rsf.org/fr/iran-rsf-dresse-le-bilan-d-une-violente-r%C3%A9pression-contre-les-femmes-journalistes-depuis-la-mort-de" target="_blank" rel="noopener"><u>arrêtée</u></a> en septembre 2022 et condamnée à cinq ans de prison pour “propagande contre l’État”, avant d’être libérée en avril 2025. Son confrère <strong>Mehdi Mahmoudian</strong>, arrêté le même jour, lui aussi  pour avoir signé la même lettre ouverte que sa consœur Vida Rabbani, a également été libéré le 17 février, sous la même condition. <a class="external-website" title="Journaliste indépendant - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://iranwire.com/fa/citizen-rights/1353/" target="_blank" rel="noopener"><u>Journaliste indépendant</u></a><strong> </strong>et blogueur souvent dans le viseur du régime, Mehdi Mahmoudian est aussi un défenseur des droits humains et écrivain <a class="external-website" title="coscénariste du film de Jafar Panahi Un simple accident - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://www.la-srf.fr/fr/actualites/communique-la-srf-apporte-son-soutien-a-mehdi-mahmoudian" target="_blank" rel="noopener"><u>coscénariste du film de Jafar Panahi </u><em><u>Un simple accident</u></em></a>, Palme d’or 2025 du Festival de Cannes en France.</p>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Les deux journalistes font partie des sept journalistes incarcérés depuis le début des manifestations, selon les informations de RSF, dans un contexte où le pays reste fermé et les informations difficilement accessibles. Le 2 février, les forces de l’ordre ont arrêté<strong> </strong>le rédacteur en chef du magazine <em>Yul</em>,<em> </em><strong>Pedram Alamdari</strong>,<strong> </strong>puis, le lendemain, le directeur du site d’information <em>Bi Taarof</em>,<em> </em><strong>Javad Aghajan nezhad, </strong>condamné désormais à un an de prison et deux ans d’interdiction de travailler en tant que journaliste, pour avoir prétendument “diffusé de fausses informations en recourant à des documents irréels et falsifiés,” selon <a class="external-website" title="des documents officiels obtenus par l’organisation - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://www.deffi.org/en/javad-aghajan-nezhad-an-iranian-journalist-has-been-transferred-to-prison-to-serve-his-sentence/" target="_blank" rel="noopener"><u>des documents officiels obtenus par l’organisation</u></a> de défense de la liberté de la presse en Iran Defending Free Flow of Information in Iran (DEFFI), partenaire de RSF.</p>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Le 19 et le 27 janvier, ce sont le photojournaliste indépendant<strong> Artin Ghazanfari </strong>et le photographe environnemental et blogueur <strong>Fariborz Heydari,</strong> connu pour photographier la faune sauvage menacée en Iran, qui ont été arrêtés, selon DEFFI. Puis c’était au tour du journaliste indépendant <strong>Hassan Abbasi, </strong>dans la ville de Bandar Abbas, au sud du pays, le 31 janvier pour “diffusion de fausses informations”. Le journaliste a comparu devant le tribunal menotté et les pieds entravés, <em>“comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un tueur en série</em>”, <a class="external-website" title="a déclaré son avocat sur X - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://x.com/Al_Sharifzadeh/status/2023496743112061040?s=20" target="_blank" rel="noopener"><u>a déclaré son avocat sur X</u></a>, le 16 février. Celui-ci a également signalé que Hassan Abbasi présentait des piqûres de punaises de lit dans le dos, contractées dans sa cellule.</p>
<h5 class="text-align-justify" dir="ltr"><strong>Vida Rabbani agressée, Narges Mohammadi condamnée </strong></h5>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Avant d’être placée en détention à la prison de Tonekabon au nord de l’Iran, Vida Rabbani aurait subi des violence de la part des forces de l’ordre, selon son conjoint.<em> “Alors qu&rsquo;elle se trouvait au centre de détention des services de renseignement de la police de Sari, elle a été violemment battue pour avoir refusé de porter le hijab”,</em> a-t-il écrit <a class="external-website" title="sur son compte X - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://x.com/hasanasadiz/status/2020778039299207541?s=20" target="_blank" rel="noopener"><u>sur son compte X</u></a>. Et d’ajouter : <em>“Les bleus ont été photographiés et une plainte sera déposée auprès des autorités compétentes.”</em> Depuis 2022, et la répression du mouvement Femme, vie, liberté par le régime, plusieurs femmes prisonnières, dont des journalistes, ont témoigné de violences sexuelles ou physiques qu’elles auraient subies de la part de leur geôliers – parmi elles,<strong> Narges Mohammadi, </strong>violemment agressée lors de sa dernière <a href="https://rsf.org/fr/la-laur%C3%A9ate-du-prix-nobel-narges-mohammadi-%C3%A9t%C3%A9-arr%C3%AAt%C3%A9e-en-iran-aux-c%C3%B4t%C3%A9s-dautres-d%C3%A9fenseurs-des" target="_blank" rel="noopener"><u>arrestation</u></a>, le 12 décembre 2025<strong>. </strong>La journaliste, militante féministe, et laureate du prix Nobel de la paix 2025, a vu sa peine de prison de dix ans <a href="https://rsf.org/fr/iran-rsf-d%C3%A9nonce-l-acharnement-du-r%C3%A9gime-contre-narges-mohammadi" target="_blank" rel="noopener"><u>s’alourdir</u></a> une nouvelle fois, ce 8 février, avec de nouvelles condamnations à six ans et à un an et demi de prison, selon les informations parvenues à RSF via l’avocat de sa famille. Douze autres reporters étaient déjà détenus avant les récentes révoltes, selon les chiffres de RSF.</p>
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