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	<title>International | Reporter sans frontières</title>
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		<title>Burundi : Sandra Muhoza définitivement libre !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 14:00:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La cour d’appel de Ngozi, dans le nord du Burundi, a prononcé ce 13 avril le verdict du procès de la journaliste Sandra Muhoza. Elle a été condamnée à six mois de prison ferme pour «aversion raciale» – une peine qu’elle a déjà purgée et qui lui permet donc de recouvrer sa liberté pleine et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>La cour d’appel de Ngozi, dans le nord du Burundi, a prononcé ce 13 avril le verdict du procès de la journaliste Sandra Muhoza. Elle a été condamnée à six mois de prison ferme pour «aversion raciale» – une peine qu’elle a déjà purgée et qui lui permet donc de recouvrer sa liberté pleine et entière. Même si la journaliste n’aurait jamais dû passer un jour en prison et être condamnée pour avoir exercé son métier, Reporters sans frontières (RSF) est soulagée que la journaliste voit son calvaire judiciaire prendre fin.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Jour de joie pour Sandra Muhoza. Si, la cour d’appel de Ngozi, au nord du pays, a condamné, ce 13 avril, la journaliste du média en ligne La Nova Burundi à six mois de prison ferme pour «aversion raciale», elle permet sa libération pleine et entière, deux ans jour pour jour après son arrestation. En effet, la journaliste, qui a été libérée provisoirement par le même tribunal, le 4 mars, après 685 jours de prison, a largement purgé cette peine. En outre, Sandra Muhoza a été déclarée non-coupable d&rsquo;«atteinte à l’intégrité du territoire national». </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette décision devrait enfin mettre un terme – sauf en cas de pourvoi en cassation – à une procédure judiciaire, fondée sur un dossier vide. </span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">«La décision rendue ce 13 avril par la cour d’appel de Ngozi doit mettre un terme au calvaire judiciaire de Sandra Muhoza, fondé sur un dossier vide. La journaliste a, pendant deux ans, servi d’exemple : comme Floriane Irangabiye avant elle, sa détention arbitraire visait à mettre au pas le reste de la corporation journalistique. RSF est soulagée que Sandra Muhoza, qui a déjà payé trop cher le prix de son journalisme, puisse enfin retrouver une liberté pleine et entière et appelle les autorités burundaises à ne pas réitérer de telles attaques liberticides contre l’information.»<br />
</span><b>Sadibou Marong<br />
</b><b>Directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Arrêtée le 13 avril 2024 à Ngozi, sa commune de résidence, Sandra Muhoza était poursuivie pour avoir relayé, sur un groupe WhatsApp de journalistes, une information concernant une distribution présumée d&rsquo;armes par les autorités à des jeunes du parti au pouvoir. Elle avait été transférée à la prison centrale de Mpimba à Bujumbura cinq jours plus tard. </span></p>
<h5><b>Une procédure marathon</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Initialement condamnée le 16 décembre 2024 à 21 mois de prison pour «atteinte à l’intégrité du territoire national» et «aversion raciale» par le tribunal de première instance de Mukaza, la cour d’appel du même parquet avait finalement annulé la procédure en juin 2025, en déclarant son incompétence territoriale pour se prononcer sur l&rsquo;affaire. Le dossier avait alors été renvoyé devant le tribunal de grande instance de Ngozi, ville de résidence de Sandra Muhoza où elle avait été arrêtée. Elle n’a pourtant pas été libérée, mais transférée à la prison pour femmes de Ngozi le 26 septembre 2025, dans le cadre d&rsquo;une seconde procédure pour les mêmes faits. La journaliste avait alors été condamnée le 13 janvier 2026 à quatre ans de servitude pénale principale, soit de la prison ferme, et à payer une amende de 200 000 francs burundais (environ 60 euros).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Lors de son transfert, Sandra Muhoza, en béquilles, avait des difficultés pour se déplacer, conséquence de problèmes de santé survenus au dos et aux jambes durant sa détention. Depuis la fin novembre, sa santé s’est cependant améliorée grâce à un traitement médicamenteux. </span></p>
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		<item>
		<title>France : la proposition de loi Yadan fait peser un risque sur l’exercice du journalisme</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/france-la-proposition-de-loi-yadan-fait-peser-un-risque-sur-lexercice-du-journalisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 11:42:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme, qui sera examinée à partir du 16 avril à l’Assemblée nationale, suscite de vives inquiétudes au regard de la liberté de la presse et de l’exercice du journalisme en France. Reporters sans frontières (RSF) appelle la représentation nationale à prendre conscience des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>La proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme, qui sera examinée à partir du 16 avril à l’Assemblée nationale, suscite de vives inquiétudes au regard de la liberté de la presse et de l’exercice du journalisme en France. Reporters sans frontières (RSF) appelle la représentation nationale à prendre conscience des risques importants que ce texte fait peser sur l’activité journalistique, en particulier du fait de dispositions larges et imprécises.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Des préoccupations majeures pour le journalisme, en particulier sur le plan juridique, résident dans les deux premiers articles de la proposition de loi visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme, qui en compte quatre. Adoptée à une courte majorité en commission des lois le 20 janvier dernier, la proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan (Ensemble pour la République), sera examinée à partir du 16 avril en séance plénière à l’Assemblée nationale. Elle entend répondre, selon son exposé des motifs, à des manifestations contemporaines de l’antisémitisme, identifiées notamment dans l’appel à la destruction de l’État d’Israël ou dans sa comparaison avec le régime nazi.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors que l’article 1er vise à étendre le délit de provocation et d’apologie du terrorisme, l’article 2 crée une nouvelle incrimination d’appel à la destruction d’un État. L’introduction de notions floues dans la définition, déjà problématique, du délit d’apologie du terrorisme, telles que «implicitement» ou «banalisation outrancière», fragilise le principe de légalité et ouvre la voie à des interprétations extensives, susceptibles d’intégrer des contenus journalistiques. Dès lors, le champ des incriminations pourrait conduire à une confusion entre travail journalistique et infraction pénale, notamment dans la couverture de groupes ou de discours qualifiés de terroristes, d’analyse de leur stratégie ou de leur rhétorique, ou encore dans la diffusion d’images ou de documents de propagande à des fins d’information.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le Conseil d’État a recommandé l’intégration de l’infraction d’appel à la destruction d’un État reconnu par la République française dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Une insertion, adoptée en commission, qui permet notamment de maintenir l’infraction dans le régime protecteur du droit de la presse et d’écarter l’application des techniques spéciales d’enquête propres à la matière terroriste.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Les définitions larges et imprécises des incriminations de la proposition de loi Yadan inquiètent. Certes, la réintégration de l’article 2 dans la loi de 1881, comme proposé par le Conseil d’État, constitue un élément rassurant pour les journalistes au regard des garanties procédurales et de la protection du secret des sources. Mais un risque majeur d’effet dissuasif sur le traitement journalistique de sujets sensibles demeure. Si cette proposition devait être adoptée, rien, en l&rsquo;état, n&#8217;empêcherait qu’un journaliste soit assimilé à l&rsquo;auteur des propos incriminés qu&rsquo;il rapporte. La représentation nationale doit être consciente des risques que le texte comporte pour l’exercice du journalisme et la liberté de la presse. RSF se joint aux préoccupations de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), dont elle est membre, ainsi qu’aux nombreuses voix soulignant le risque d&rsquo;atteinte disproportionnée de cette proposition à la liberté d&rsquo;expression et à la liberté de la presse. »<br />
</span><b>Thibaut Bruttin<br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">La commission nationale consultative des droits à l’homme a, à plusieurs reprises, alerté sur les risques que fait peser cette proposition de loi, notamment sur la liberté d’expression. Elle appelle à en rejeter les deux premiers articles.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Corruption en Azerbaïdjan : la Cour suprême confirme les peines de prison iniques des journalistes d’Abzas Media</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/corruption-en-azerbaidjan-la-cour-supreme-confirme-les-peines-de-prison-iniques-des-journalistes-dabzas-media/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 12:30:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 3 avril, la Cour suprême d’Azerbaïdjan a rejeté le pourvoi en cassation de six journalistes travaillant pour le média indépendant anti-corruption Abzas Media. Les lourdes peines de prison infligées à  Sevinj Vagifgizi, Elnara Gasimova, Ulvi Hasanli, Mahammad Kekalov, Nargiz Absalamova et Hafiz Babali sont maintenues, et tous les recours juridiques internes sont maintenant épuisés. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Le 3 avril, la Cour suprême d’Azerbaïdjan a rejeté le pourvoi en cassation de six journalistes travaillant pour le média indépendant anti-corruption Abzas Media. Les lourdes peines de prison infligées à  Sevinj Vagifgizi, Elnara Gasimova, Ulvi Hasanli, Mahammad Kekalov, Nargiz Absalamova et Hafiz Babali sont maintenues, et tous les recours juridiques internes sont maintenant épuisés. Reporters sans frontières (RSF) condamne cette décision inique, un acte manifeste de représailles contre le journalisme indépendant dans le pays.</b></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">«Conditions de détention inacceptables, arrestations arbitraires et procès inéquitables : dans l’affaire </span></i><span style="font-weight: 400;">Abzas Media</span><i><span style="font-weight: 400;">, les journalistes sont punis par le régime azerbaïdjanais pour avoir fait leur travail. L’impunité persistante face aux violences qu’ils ont subies en détention et le déni systématique de justice ne doivent pas être tolérés par la communauté internationale. Ces journalistes, comme tous les professionnels de l’information injustement détenus dans le pays, doivent être immédiatement libérés.»</span></i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b>Anne Bocandé</b><b><br />
</b><b>Directrice éditoriale de RSF</b></p>
<h5><b>De graves irrégularités procédurales</b></h5>
<p><b></b><span style="font-weight: 400;">Le 3 avril, la Cour suprême d’Azerbaïdjan a rejeté les </span><a href="https://abzas.org/en/2026/4/supreme-court-rejects-journali6797cd9f-d/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">pourvois en cassation</span></a><span style="font-weight: 400;"> des journalistes d’Abzas Media Sevinj Vagifgizi, Ulvi Hasanli, Mahammad Kekalov, Elnara Gasimova et Nargiz Absalamova et du journaliste indépendant contribuant au média Hafiz Babali. Ces recours mettaient en lumière des violations fondamentales du droit à un procès équitable tout au long de la procédure. Des organisations de défense des </span><a href="https://freevoicescollective.org/abzas-media-trials/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">droits humains</span></a><span style="font-weight: 400;"> et des </span><a href="https://abzas.org/en/2025/9/default-title21eff36a-b/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">médias en exil </span></a><span style="font-weight: 400;">ont par exemple rapporté que l’accès aux pièces du dossier pour un examen indépendant avait été refusé et que des témoignages auraient été obtenus sous la contrainte puis rétractés par la suite. Enfin, l’affaire  portée devant la Cour suprême a été divisée en trois audiences d’appel distinctes sans aucune justification. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Lors de l’audience, la défense a souligné que l’accusation n’avait présenté aucune preuve crédible pour étayer les charges de “contrebande de devises étrangères” et de “blanchiment d’argent”. Les avocats des journalistes ont réitéré qu’il n’existe aucune preuve que les journalistes aient transporté, dissimulé ou même eu connaissance des 40 000 euros retrouvés dans les locaux d’Abzas Media lors d’une perquisition policière. Le dossier repose largement sur des spéculations – notamment de prétendus liens professionnels – plutôt que sur des preuves concrètes. Des observateurs du procès ont aussi signalé des comportements humiliants envers les prévenus de la part des juges et des procureurs. En ultime recours, les journalistes prévoient de saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Cour suprême a </span><a href="https://x.com/RSF_inter/status/2041542916858916880" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">parallèlement</span></a><span style="font-weight: 400;"> rejeté le même jour l’appel du journaliste emprisonné Farid Mehralizade, collaborateur de Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL). Lui aussi est poursuivi dans le cadre de l’affaire Abzas Media, bien que lui-même et le média ont à plusieurs reprises nié tout lien professionnel.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Bien que trois journalistes n’aient pas assisté à l’audience, leurs avocats ont lu des déclarations en leur nom. La rédactrice en chef d’Abzas Media, </span><a href="https://rsf.org/fr/azerba%C3%AFdjan-la-journaliste-sevinj-vagifgizi-incarne-depuis-la-prison-la-r%C3%A9sistance-d-une-presse" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Sevinj Vagifgizi</span></a><span style="font-weight: 400;">, s’est ainsi adressée au président Ilham Aliyev : “Monsieur Aliyev, cessez de donner des instructions illégales aux tribunaux. Laissez les juges prendre des décisions indépendantes dans les affaires qu’ils traitent.” Elle a ajouté : “La personne qui a ordonné [notre condamnation] est Ilham Aliyev – dont nous avons révélé la corruption familiale.”</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le journaliste d’investigation collaborant avec Abzas Media, Hafiz Babali, présent dans la salle d’audience, a quant à lui parlé des conséquences de sa détention sur sa santé : “Je suis en détention depuis 28 mois et je n’ai pas eu accès à ma retraite pendant cette période. J’ai de sérieux problèmes de santé. Je l’utilisais pour mes soins médicaux, aujourd’hui, on m’en prive.” Tous ont </span><a href="https://rsf.org/fr/entrez-dans-la-cellule-de-sevinj-vagifgizi-action-coup-de-poing-pour-les-journalistes-d%C3%A9tenus-en" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">signalé</span></a><span style="font-weight: 400;"> des mauvais traitements, un accès insuffisant à la nourriture et aux soins médicaux, ainsi que des violences de la part du personnel pénitentiaire.</span></p>
<h5><strong>Répression systématique des médias indépendants en Azerbaïdjan</strong></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">L’affaire Abzas Media est le symbole de la </span><a href="https://rsf.org/fr/azerba%C3%AFdjan-ilham-aliev-an%C3%A9antit-les-voix-ind%C3%A9pendantes-pour-s%C3%A9curiser-son-r%C3%A9gime-dynastique" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">répression</span></a><span style="font-weight: 400;"> systématique des médias indépendants en </span><a href="https://rsf.org/fr/pays/azerba%C3%AFdjan" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Azerbaïdjan</span></a><span style="font-weight: 400;">, classé 167e sur 180 pays et territoires dans le </span><a href="https://rsf.org/classement" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse</span></a><span style="font-weight: 400;"> 2025 de RSF. Le média est reconnu pour ses enquêtes sur la corruption au sein de l’élite politique azerbaïdjanaise. Depuis novembre 2023, six journalistes travaillant pour Abzas Media et un autre de RFE/RL ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire et </span><a href="https://rsf.org/fr/jusqu-%C3%A0-neuf-ans-de-prison-pour-sevinj-vagifgizi-et-ses-coll%C3%A8gues-rsf-d%C3%A9nonce-des-condamnations" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">condamnés</span></a><span style="font-weight: 400;"> à des peines allant jusqu’à neuf ans de prison. Une cour d’appel avait déjà </span><a href="https://abzas.net/en/2025/9/azerbaijani-appeal-court-uphol6a8727a4-f/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">confirmé</span></a><span style="font-weight: 400;"> ces condamnations en </span><a href="https://abzas.net/en/2025/9/azerbaijani-appeal-court-uphol6a8727a4-f/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">septembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> 2025. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au moins </span><a href="https://rsf.org/fr/professionnels-des-m%C3%A9dias-arbitrairement-emprisonn%C3%A9s-en-azerba%C3%AFdjan-portraits" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">25 professionnels des médias sont actuellement détenus</span></a><span style="font-weight: 400;"> – dont 24 sur la base d’accusations de “contrebande de devises étrangères”.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chine : Zhang Zhan privée d’avocat face à une répression implacable</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/chine-zhang-zhan-privee-davocat-face-a-une-repression-implacable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 12:18:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF) condamne les dernières mesures empêchant la journaliste Zhang Zhan d&#8217;avoir accès à un avocat et au monde extérieur. Après sa deuxième condamnation en septembre 2025 sur la base d&#8217;accusations forgées de toutes pièces, elle se voit désormais refuser le droit d&#8217;être représentée par un avocat de son choix, ce qui compromet [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Reporters sans frontières (RSF) condamne les dernières mesures empêchant la journaliste Zhang Zhan d&rsquo;avoir accès à un avocat et au monde extérieur. Après sa deuxième condamnation en septembre 2025 sur la base d&rsquo;accusations forgées de toutes pièces, elle se voit désormais refuser le droit d&rsquo;être représentée par un avocat de son choix, ce qui compromet sa capacité à faire appel de cette condamnation injuste.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Selon les informations de RSF, Zhang Zhan s’est vu refuser l’accès à un avocat la semaine dernière, ce qui l’empêche de faire appel d’un verdict injuste avec l’aide d’un conseil juridique indépendant. Le 19 septembre 2025, elle a été condamnée à quatre ans de prison pour le chef d’accusation fallacieux de «provocation de querelles et de troubles», à l’issue d’un procès à huis clos. Le verdict a été confirmé par des documents examinés par RSF. Zhang Zhan poursuit une grève de la faim partielle et a besoin de toute urgence de soins médicaux adéquats.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Des diplomates d’au moins sept pays et cinq militants qui souhaitaient suivre le procès se sont vu </span><a href="https://rsf.org/fr/nouvelle-peine-de-prison-pour-zhang-zhan-symbole-de-la-r%C3%A9pression-continue-de-la-libert%C3%A9-de-la" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">refuser l’accès</span></a><span style="font-weight: 400;"> à la salle d’audience et, dans certains cas, ont été brièvement détenus. Les demandes des avocats souhaitant la rencontrer ont été systématiquement rejetées depuis sa deuxième condamnation et ses représentants légaux font l’objet d’un harcèlement continu de la part des autorités.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Nous sommes indignés par la manière dont les autorités chinoises cherchent à intimider et à réduire au silence Zhang Zhan, une figure emblématique de la liberté de la presse en Chine. Comme si sa condamnation arbitraire ne suffisait pas, elles lui refusent désormais le droit de choisir son propre avocat, ce qui compromet encore davantage sa capacité à faire appel. Zhang Zhan devrait être reconnue comme une journaliste courageuse qui a alerté le monde sur une crise sanitaire mortelle, et non être emprisonnée alors que sa vie est en danger. Nous appelons la communauté internationale à intensifier la pression sur Pékin pour mettre fin à la persécution de Zhang Zhan, garantir sa sécurité et son accès à des soins médicaux adéquats, et assurer sa libération immédiate.<br />
</span><b>Aleksandra Bielakowska<br />
</b><b>Responsable du plaidoyer, RSF Asie-Pacifique</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">La lauréate du prix RSF de la liberté de la presse 2021 est </span><a href="https://rsf.org/fr/one-year-after-her-second-arrest-chinese-journalist-zhang-zhan-still-detained-without-trial" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">coupée du monde extérieur</span></a><span style="font-weight: 400;"> depuis plus d’un an, son lieu de détention et ses conditions de vie étant tenus secrets. Le jour de son procès au tribunal populaire de la nouvelle zone de Pudong à Shanghai, des diplomates d’au moins </span><a href="https://hongkongfp.com/2025/09/19/chinese-citizen-journalist-zhang-zhan-reportedly-on-trial-again/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">sept pays</span></a><span style="font-weight: 400;"> ont été empêchés d’y assister. Le 21 septembre, tant le Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme des </span><a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2025/09/china-second-sentencing-zhang-zhan-deeply-disturbing" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Nations unies</span></a><span style="font-weight: 400;"> que la </span><a href="https://x.com/ExtSpoxEU/status/1969752994372878357" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Commission européenne</span></a><span style="font-weight: 400;"> ont condamné la condamnation de Zhang Zhan et appelé à sa libération immédiate et inconditionnelle.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Zhang a été </span><a href="https://rsf.org/fr/freezhangzhan-rsf-est-constern%C3%A9-par-l-acharnement-du-r%C3%A9gime-contre-la-journaliste-ind%C3%A9pendante-de" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">placée en détention</span></a><span style="font-weight: 400;"> le 28 août 2024 et incarcérée au centre de détention de Pudong. Il s’agit de sa deuxième peine de prison : elle avait été arrêtée une première fois en mai 2020 pour avoir réalisé des reportages depuis Wuhan pendant l’épidémie de COVID-19, publiant plus de 100 vidéos en ligne. </span><a href="https://rsf.org/fr/une-journaliste-chinoise-condamn%C3%A9e-%C3%A0-quatre-ans-de-prison-pour-avoir-couvert-l%C3%A9pid%C3%A9mie-de-covid-19" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Condamnée à quatre ans de prison</span></a><span style="font-weight: 400;"> en décembre de la même année, elle a failli mourir lors d’une grève de la faim menée pour protester contre les mauvais traitements subis, avant d’être libérée en mai 2024. Tout au long de sa première incarcération, RSF </span><a href="https://rsf.org/fr/chine-rsf-appelle-%C3%A0-la-lib%C3%A9ration-imm%C3%A9diate-d-une-journaliste-emprisonn%C3%A9e-de-nouveau-hospitalis%C3%A9e" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">a mené campagne pour sa libération</span></a><span style="font-weight: 400;"> et a dénoncé les mauvais traitements qu’elle subissait en prison. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Chine, plus grande prison au monde pour les journalistes et les défenseurs de la liberté de la presse avec au moins 120 professionnels des médias actuellement derrière les barreaux, est classée 178e sur 180 pays et territoires dans le </span><a href="https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-libert%C3%A9-de-la-presse-2024-le-journalisme-sous-pressions-politiques" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse 2025</span></a><span style="font-weight: 400;"> de RSF.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une guerre (presque) sans témoins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 15:00:13 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis l&#8217;attaque menée par Israël et les États-Unis fin février, une guerre ouverte fait rage en Iran, qui s&#8217;est étendue à toute la région. En conséquence, les dirigeants de nombreux pays ont considérablement renforcé les restrictions imposées à la presse. Couvrir l&#8217;actualité en Iran comporte de grands risques pour les professionnels des médias iraniens. Et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;"><strong>Depuis l&rsquo;attaque menée par Israël et les États-Unis fin février, une guerre ouverte fait rage en Iran, qui s&rsquo;est étendue à toute la région. En conséquence, les dirigeants de nombreux pays ont considérablement renforcé les restrictions imposées à la presse. Couvrir l&rsquo;actualité en Iran comporte de grands risques pour les professionnels des médias iraniens. Et pour les journalistes étrangers, cela est devenu pratiquement impossible, à quelques exceptions près. La guerre en Iran est-elle donc en train de devenir une guerre sans témoins ? </strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Depuis plus de 30 jours, soit depuis le début de la guerre le 28 février, Internet est (à nouveau) coupé de manière généralisée et presque totale en Iran. Le régime a décrété un black-out d&rsquo;Internet, contrôlant ainsi le flux d&rsquo;informations et pouvant décider en grande partie quelles informations sur les événements sortent du pays et lesquelles ne le font pas. Seuls ceux qui relaient les communiqués du régime et alimentent ainsi sa machine de propagande peuvent contourner, au moins en partie, ce black-out.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cela rend le travail de reportage depuis l’Iran particulièrement difficile et périlleux, surtout compte tenu des bombardements qui durent depuis un mois. Un journaliste qui s’est confié anonymement à RSF début mars <a href="https://rsf-ch.ch/de/krieg-im-iran-eingeschraenkter-zugang-zu-informationen-medienschaffende-unter-bombenbeschuss/" target="_blank" rel="noopener">a déclaré</a> : « Les journalistes travaillent sous les bombes, tout en recevant des menaces de la part des autorités. La pression politique n’a pas diminué avec le début de la guerre. Au contraire, elle n’a fait que s’intensifier depuis l’annonce du décès d’Ali Khamenei. »</p>
<p style="font-weight: 400;">Pourtant, la situation de la liberté de la presse en Iran était déjà précaire avant la guerre actuelle ; depuis des années, le pays se classe parmi les<a href="https://rsf.org/en/country/iran" target="_blank" rel="noopener"> derniers du Classement mondial de la liberté de la presse publié par RSF</a>. En 2025, l&rsquo;Iran occupait la 176e place sur 180. Le paysage médiatique était et reste majoritairement contrôlé par les ayatollahs ; depuis des années, les journalistes indépendants sont surveillés, persécutés ou emprisonnés. Au moins 18 professionnels des médias se trouvent actuellement dans les prisons iraniennes ; onze d&rsquo;entre eux ont été incarcérés au cours des dix derniers mois.</p>
<p style="font-weight: 400;">À cela s&rsquo;ajoute le fait que, dans de nombreux cas, il est devenu pratiquement impossible pour les journalistes étrangers d&rsquo;entrer en Iran, et encore moins d&rsquo;y réaliser des reportages sur place. Ainsi, lors des grandes manifestations de janvier, que le régime a réprimées dans le sang et sans ménagement, seuls quelques journalistes occidentaux ont réussi à entrer dans le pays. L&rsquo;une d&rsquo;entre eux était la correspondante de la chaîne de télévision allemande ZDF, Phoebe Gaa, qui couvre depuis des années l&rsquo;actualité du Proche-Orient depuis Istanbul. Phoebe Gaa a réussi à entrer en Iran en janvier parce que ZDF disposait d&rsquo;un permis permanent délivré par le régime pour couvrir l&rsquo;actualité et travailler dans le pays, comme elle l&rsquo;a expliqué par la suite.</p>
<p style="font-weight: 400;">Avec la guerre ouverte qui ravage toute la région depuis un mois, le travail des journalistes (étrangers) en Iran est devenu encore plus difficile. Ce n’est pas un hasard si Phoebe Gaa a déclaré dans un<a href="https://www.zdfheute.de/video/heute-journal/iran-motschtaba-oelhandel-100.html" target="_blank" rel="noopener"> reportage télévisé</a> diffusé au milieu du mois : « En Iran, de nombreuses conversations ne se déroulent plus qu’en secret. »</p>
<p style="font-weight: 400;">Il est donc d&rsquo;autant plus étonnant que Frederik Pleitgen, « correspondant international senior » de CNN, ait pu se rendre en Iran début mars et y réaliser des reportages pendant une semaine. Il était ainsi, à cette époque, sans doute le seul journaliste occidental à pouvoir diffuser des reportages depuis ce pays à destination d&rsquo;un public international. C&rsquo;est grâce à des années de contacts et aux ressources de CNN que cela a été possible, a-t-il expliqué après son voyage en Iran. Mais à quel prix ?</p>
<p style="font-weight: 400;">Selon ses propres déclarations, il n&rsquo;était certes pas surveillé ni accompagné par le régime, mais son visa avait été délivré par le ministère de la Culture à Téhéran, et il devait à chaque fois informer au préalable le gouvernement des lieux où lui et sa caméraman Claudia Otto se rendraient <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/mar/14/cnn-frederik-pleitgen-journalist-iran" target="_blank" rel="noopener">pour rendre compte de la situation</a>. Cela a suscité des critiques, qui ont reproché à Frederik Pleitgen, et par extension à CNN, de faire de la propagande pro-iranienne. Il a lui-même déclaré à ce sujet au Guardian : « Même s’il y a des restrictions, il vaut mieux être sur place que de ne pas y être. »</p>
<p style="font-weight: 400;">En conséquence, CNN a toujours fait preuve de transparence quant à sa dépendance vis-à-vis du régime – et des médias de renommée internationale (tels que la<a href="https://www.bbc.com/audio/play/w3ct7ytj" target="_blank" rel="noopener"> BBC</a>, <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/03/29/comment-les-medias-couvrent-la-guerre-au-moyen-orient-malgre-les-pressions-sur-les-journalistes-et-l-essor-des-images-generees-par-ia_6675251_3234.html" target="_blank" rel="noopener">Le Monde</a> ou<a href="https://www.npr.org/2026/03/13/nx-s1-5745892/cnn-correspondent-shares-his-takeaways-from-his-recent-visit-to-iran" target="_blank" rel="noopener"> NPR</a>) se sont appuyés sur les reportages de Frederik Pleitgen, car ils n&rsquo;avaient eux-mêmes que peu de possibilités de rendre compte de la situation sur place ou d&rsquo;en recueillir des impressions concrètes.</p>
<p style="font-weight: 400;">Compte tenu du recul de la liberté de la presse dans la région ainsi que du durcissement des restrictions en Iran et dans d’autres pays du Moyen-Orient depuis le début de la guerre, des initiatives telles que celles de Phoebe Gaa en janvier et de Frederik Pleitgen en mars – même si elles sont imparfaites – sont essentielles pour faire parvenir les informations du Moyen-Orient jusqu’à nos salons. Car moins nous avons de reportages en provenance d’Iran, plus la guerre sur place devient une guerre sans aucun témoin.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>«On couvre la guerre, on n’en est pas complices» : entravés, ciblés, les journalistes au Liban pris en étau</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/on-couvre-la-guerre-on-nen-est-pas-complices-entraves-cibles-les-journalistes-au-liban-pris-en-etau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 14:28:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Sous les bombes et avec un accès au terrain de plus en plus restreint. Les journalistes au Liban exercent leur métier dans un contexte de plus en plus difficile depuis que l&#8217;armée israélienne a intensifié son offensive, à la suite des tirs de missiles perpétrés par le groupe armé pro-iranien Hezbollah, et sur fond d’attaque [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Sous les bombes et avec un accès au terrain de plus en plus restreint. Les journalistes au Liban exercent leur métier dans un contexte de plus en plus difficile depuis que l&rsquo;armée israélienne a intensifié son offensive, à la suite des tirs de missiles perpétrés par le groupe armé pro-iranien Hezbollah, et sur fond d’attaque israélo-américaine en Iran. Reporters sans frontières (RSF) appelle à leur protection.</b></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Au Liban, les professionnels de l&rsquo;information remplissent une mission cruciale en informant sur la guerre en cours dans la région, qui impacte désormais le pays. Restreindre l’accès au terrain des journalistes, c&rsquo;est éteindre les lumières, faciliter des crimes de guerre, et permettre à une invasion israélienne du Liban de se dérouler dans l&rsquo;obscurité totale. En 2024 déjà, dans le contexte de la guerre à Gaza, sept reporters ont été tués par l&rsquo;armée israélienne. Cela ne doit pas se reproduire. Les journalistes ne sont pas des armes de guerre : ils doivent pouvoir faire leur travail en toute liberté et pleine sécurité. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Jonathan Dagher</b><b><br />
</b><b>Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Il aurait pu être tué ce jour-là. Correspondant du quotidien </span><i><span style="font-weight: 400;">Al Akhbar</span></i><span style="font-weight: 400;">, Haitham al-Mousawi était entré dans un bâtiment récemment touché par une frappe israélienne dans la banlieue sud de la capitale, Beyrouth, pour couvrir les dégâts, quand l’immeuble </span><a href="https://x.com/RSF_inter/status/2031677021944680460?s=20" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">fut frappé une deuxième fois</span></a><span style="font-weight: 400;">. Le photojournaliste a dû être hospitalisé après avoir été touché par des éclats d&rsquo;obus lors d&rsquo;une frappe israélienne. C’était le 9 mars, une semaine après l&rsquo;intensification des bombardements israéliens. Depuis, plusieurs journalistes ont échappé de justesse à ces «doubles frappes» – pratique consistant à cibler un lieu déjà touché une première fois et qui a déjà </span><a href="https://rsf.org/fr/au-moins-quatre-journalistes-tu%C3%A9s-par-l-arm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-%C3%A0-gaza-rsf-appelle-de-nouveau-d-urgence-%C3%A0" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">coûté la vie à des journalistes dans la bande de Gaza</span></a><span style="font-weight: 400;">. </span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Quelques jours plus tard, le chef du bureau de la chaîne d&rsquo;information qatarie</span><i><span style="font-weight: 400;"> Al Jazeera</span></i><span style="font-weight: 400;">,</span> <span style="font-weight: 400;"><strong>Mazen Ibrahim</strong>, et son confrère <strong>Aly al-Ahmar</strong>, correspondant au sud Liban de la chaîne libanaise pro-iranienne </span><i><span style="font-weight: 400;">Al Mayadeen</span></i><span style="font-weight: 400;">, régulièrement dans le viseur des forces israéliennes, ont été surpris par un deuxième tir sur le pont de Qassimiye, dans le sud du Liban, alors qu’ils étaient en reportage. </span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><i><span style="font-weight: 400;">«Le risque, c’est qu’il y ait des frappes sans avertissement»</span></i><span style="font-weight: 400;">, craint le correspondant de la chaîne qatarie </span><i><span style="font-weight: 400;">Al Araby</span></i><span style="font-weight: 400;">, <strong>Edmond Sassine</strong>, qui est installé dans le sud du pays depuis le début de la guerre. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Un jour, je suis allé couvrir une frappe, et 40 minutes plus tard, il y en a eu une autre, juste à côté, sans aucun avertissement.»</span></i><span style="font-weight: 400;"> Le reporter évoque aussi le risque désormais grandissant des déplacements en voiture. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Nous empruntons les routes publiques, nous ne traversons pas les petits quartiers, mais les frappes peuvent toucher une voiture à proximité, ou un bâtiment. C’est très dangereux.»</span></i><span style="font-weight: 400;"> Pour la correspondante de RSF au Liban, <strong>Elissar Kobeissi</strong>, l’objectif est on ne peut plus clair : </span><i><span style="font-weight: 400;">«Les frappes sont dirigées à côté des journalistes pour les empêcher de se rapprocher.»</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><span style="font-weight: 400;">Alors que la guerre s&rsquo;étend, les journalistes craignent le pire : </span><i><span style="font-weight: 400;">«La politique d&rsquo;évacuation du sud menée par les forces israéliennes est beaucoup plus indiscriminée qu’en 2024»</span></i><span style="font-weight: 400;">, estime le journaliste indépendant <strong>Arthur Sarradin</strong>, correspondant au Liban du quotidien français </span><i><span style="font-weight: 400;">Libération</span></i><span style="font-weight: 400;">, du groupe Radio France, et de la chaîne d’information française </span><i><span style="font-weight: 400;">LCI. «On se demande à quel point les journalistes seront épargnés cette fois.» </span></i><span style="font-weight: 400;">Une crainte loin d’être infondée : en 2023 et 2024, sept journalistes ont été tués au Liban par les forces israéliennes dans le cadre de leur travail.</span></p>
<h5><b>Interdictions d&rsquo;accès par le Hezbollah</b></h5>
<p><b></b><span style="font-weight: 400;">Autre signe d’inquiétude pour les journalistes : les restrictions formelles d’accès au terrain. Pour se rendre dans le sud du Liban, les journalistes doivent obtenir des autorisations du gouvernement libanais et également de l&rsquo;armée libanaise. Le Hezbollah, groupe politique et paramilitaire, impose lui aussi ses propres permis pour l&rsquo;accès dans les zones qu&rsquo;il contrôle, dans le sud du Liban et dans la banlieue sud de la capitale. Récemment, le groupe a interdit tout accès : </span><i><span style="font-weight: 400;">«À la suite d’incidents répétés impliquant des personnes filmant dans la banlieue sud, qui ont conduit à de nouvelles frappes de l&rsquo;ennemi sur des bâtiments </span></i><span style="font-weight: 400;">[&#8230;]</span><i><span style="font-weight: 400;"> tout tournage dans la zone est strictement interdit»</span></i><span style="font-weight: 400;">, indique un communiqué du Hezbollah. Des journalistes présents dans ces régions avaient rapporté par ailleurs avoir été empêchés de filmer et contraints de baisser leurs caméras. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Ces demandes émanent aussi de civils»</span></i><span style="font-weight: 400;">, explique une journaliste sous couvert d’anonymat.</span><i><span style="font-weight: 400;"> «On a du mal à savoir s’il s’agit d’instructions officielles ou simplement d’actes d’intimidation à titre individuel.»</span></i></p>
<h5><i></i><i></i><i></i><b>Tensions croissantes et mesures illégales</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Globalement, la méfiance grandit à l’égard des journalistes dans ce contexte de guerre qui attise les polarisations. Alors que le Hezbollah accuse les journalistes de transmettre des informations aux forces israéliennes, les habitants et habitantes de certains villages du sud, qui eux, ne sont pas affiliés au groupe, ont commencé à interdire l&rsquo;accès aux journalistes. Les municipalités des villages de Marjayoun, Qlayaa et Rachaya el-Foukhar par exemple, ont interdit – illégalement – l’accès aux journalistes. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Le Hezbollah accuse les journalistes de donner des informations à l&rsquo;armée israélienne, et les gens pensent qu&rsquo;on donne des informations au Hezbollah»</span></i><span style="font-weight: 400;">, résume <strong>Arthur Sarradin</strong>. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Cela donne l’impression d’une complicité entre la presse et les acteurs armés, comme si notre travail de reportage était une arme de guerre, de la propagande et non pas un travail d’information</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span><i><span style="font-weight: 400;">» </span></i><span style="font-weight: 400;">Ailleurs, la situation est relativement normale : </span><i><span style="font-weight: 400;">«Je n&rsquo;ai pas eu de problèmes à Tyr», </span></i><span style="font-weight: 400;">indique <strong>Edmond Sassine</strong>, basé dans cette ville du Liban du sud. Célèbre correspondant de télévision, il est facilement reconnaissable.</span><i><span style="font-weight: 400;"> «Les gens sont accueillants, ils nous font confiance, et j&rsquo;ai mes contacts. Mes confrères d&rsquo;autres régions ont toutefois rencontré des difficultés.»</span></i></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Victoire pour RSF et Voice of America : un tribunal ordonne la reprise du travail à VOA</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/victoire-pour-rsf-et-voice-of-america-un-tribunal-ordonne-la-reprise-du-travail-a-voa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 12:15:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Un juge fédéral a ordonné que les employés du radiodiffuseur public international Voice of America (VOA) reprennent le travail au plus tard le lundi 23 mars et que les activités de diffusion soient reprises. Cette décision fait suite à un jugement rendu la semaine précédente, selon lequel Kari Lake avait été nommée illégalement par le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-chapo field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<p dir="ltr"><strong>Un juge fédéral a ordonné que les employés du radiodiffuseur public international Voice of America (VOA) reprennent le travail au plus tard le lundi 23 mars et que les activités de diffusion soient reprises. Cette décision fait suite à un jugement rendu la semaine précédente, selon lequel Kari Lake avait été nommée illégalement par le président Donald Trump au poste de directrice générale par intérim de l’Agence américaine pour les médias mondiaux (US Agency for Global Media), annulant ainsi la tentative du gouvernement de démanteler l’agence et les médias placés sous sa tutelle, dont VOA. Reporters sans frontières (RSF) se réjouit de cette issue, qui trouve son origine dans le procès qu’elle a intenté, conjointement avec les journalistes de VOA et leurs syndicats, contre l’administration Trump il y a exactement un an.</strong></p>
<blockquote>
<p dir="ltr"><em>« La cour fédérale l’a clairement établi : les attaques de l’administration Trump contre </em>VOA<em>, y compris le licenciement de la quasi-totalité de ses employés, étaient illégales. C’est bien sûr ce que nous savions depuis le début, et nous étions très fiers de nous tenir aux côtés des journalistes de </em>VOA<em> dans ce combat. </em>VOA<em> est un phare pour les populations du monde entier vivant sous un régime autoritaire, de l’Iran à la Corée du Nord, en proposant un journalisme fiable et objectif là où on en a le plus besoin. Nous n’accepterons aucune tentative visant à la démanteler ou à en faire un organe de propagande de la Maison-Blanche de Donald Trump. L’administration américaine devrait mettre fin à sa vendetta contre la presse et laisser les journalistes de </em>VOA<em>reprendre immédiatement le travail ! »</em></p>
<p dir="ltr"><strong>Thibaut Bruttin</strong><br />
Directeur général de RSF</p>
</blockquote>
<p dir="ltr">RSF a <a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-poursuit-ladministration-trump-pour-d%C3%A9fendre-voice-america" target="_blank" rel="noopener"><u>intenté</u></a> une <a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-le-d%C3%A9mant%C3%A8lement-de-voa-jug%C3%A9-ill%C3%A9gal-%C3%A0-la-suite-dune-plainte-d%C3%A9pos%C3%A9e-par-rsf" target="_blank" rel="noopener"><u>action en justice</u></a> aux côtés des journalistes de VOA et de leurs syndicats pour sauver <em>VOA</em> en mars 2025, marquant ainsi les premières poursuites en justice de RSF contre le gouvernement américain. Depuis lors, tous les contractuels de <em>VOA</em> ont été licenciés, tandis que ses plus de 500 employés permanents ont été mis en congé administratif. L’administration Trump a sporadiquement réintroduit certaines émissions de manière limitée pour promouvoir son agenda politique, comme des programmes en persan soutenant explicitement les frappes aériennes américano-israéliennes en Iran. Le gouvernement américain devrait faire appel de cette décision, ce qui pourrait retarder le retour au travail des journalistes de <em>VOA</em>.</p>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le nouveau «Propaganda Monitor» de RSF enquête sur la stratégie de la Chine pour remodeler l’ordre mondial des médias</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/le-nouveau-propaganda-monitor-de-rsf-enquete-sur-la-strategie-de-la-chine-pour-remodeler-lordre-mondial-des-medias/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 09:01:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[La deuxième saison du «Propaganda Monitor», programme multimédia d’investigation de Reporters sans frontières (RSF), sera consacrée aux efforts de la Chine pour remodeler l’ordre mondial de l’information. À travers des enquêtes et des analyses, ce projet vise à décrypter les mécanismes de la propagande afin d’aider le public à mieux comprendre et appréhender le paysage [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>La deuxième saison du «Propaganda Monitor», programme multimédia d’investigation de Reporters sans frontières (RSF), sera consacrée aux efforts de la Chine pour remodeler l’ordre mondial de l’information. À travers des enquêtes et des analyses, ce projet vise à décrypter les mécanismes de la propagande afin d’aider le public à mieux comprendre et appréhender le paysage informationnel mondial. La première saison, lancée en 2024, était consacrée à la propagande russe.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Chine demeure le pays qui emprisonne le plus de journalistes au monde et occupe la 178e place sur 180 au </span><a href="https://rsf.org/classement" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse de RSF</span></a><span style="font-weight: 400;">. Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012, le régime a étendu son influence bien au-delà de ses frontières pour imposer un vocabulaire «idéologiquement correct», dissuader les critiques et dissimuler des violations graves des droits humains.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À travers des enquêtes publiées sur le </span><a href="https://rsf.org/fr/propagandamonitor" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">mini-site Propaganda Monitor</span></a><span style="font-weight: 400;"> et des contributions inédites d’experts internationaux, de think tanks et de médias de la diaspora et en exil, le projet mettra au jour les stratégies du régime chinois pour exporter son modèle de contrôle de l’information – système dans lequel le journalisme est subordonné à la propagande d’État. Les enquêtes mettront en lumière plusieurs leviers d’influence : les investissements massifs de Pékin dans la modernisation de ses réseaux de diffusion internationale, ses prises de participation dans des médias étrangers ou encore ses «programmes de formation», visant à accueillir en Chine des journalistes de pays en développement, dans l’objectif de les inciter à relayer les narratifs officiels du régime.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">«Le lancement de la deuxième saison du Propaganda Monitor s’inscrit dans le travail que mène Reporters sans frontières pour documenter et combattre l’essor d’un nouvel ordre de l’information, imposé par la Chine sous Xi Jinping. Notre objectif est d’une part de dévoiler les méthodes utilisées par le régime chinois pour diffuser sa propagande, et d’autre part de permettre au public d’accéder à une information fiable, provenant de sources indépendantes et variées. À travers nos enquêtes, interviews et analyses, le projet Propaganda Monitor éclaire la campagne menée par Pékin pour affaiblir le journalisme indépendant et imposer un modèle autoritaire, qui représente une véritable menace pour les démocraties dans le monde entier.»<br />
</span><b>Thibaut Bruttin<br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour marquer le lancement de cette nouvelle édition du Propaganda Monitor, RSF publie plusieurs nouvelles enquêtes : l’une sur la manière dont les médias de Grenade, de Jamaïque et du Guyana naviguent dans un environnement saturé de propagande chinoise ; une autre sur l’expansion du réseau médiatique d’État CGTN ; et une troisième sur l’exploitation par Pékin des difficultés économiques de la presse dans les îles Salomon, dans le Pacifique, pour y imposer ses narratifs.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2019, RSF avait publié le rapport </span><a href="https://rsf.org/fr/rapport-rsf-le-nouvel-ordre-mondial-des-m%C3%A9dias-selon-la-chine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Le nouvel ordre mondial des médias selon la Chine</span></a><span style="font-weight: 400;">, qui révélait les tactiques employées par Pékin pour exporter sa vision répressive du journalisme. Deux ans plus tard, le rapport </span><a href="https://rsf.org/fr/une-enqu%C3%AAte-in%C3%A9dite-de-rsf-le-grand-bond-en-arri%C3%A8re-du-journalisme-en-chine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Le grand bond en arrière du journalisme</span></a><span style="font-weight: 400;"> détaillait l’ampleur des efforts du régime pour contrôler l’information et les médias, en Chine comme à l’étranger.</span></p>
<p>Vous trouverez toutes les informations ainsi que les dernières études sur les activités de propagande de la Chine sur le<a href="https://rsf.org/fr/propaganda-monitor-0" target="_blank" rel="noopener"> mini-site du Secrétariat international de RSF</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Attaques contre la presse aux États-Unis : nouvel espace dans la Uncensored Library sur Minecraft </title>
		<link>https://rsf-ch.ch/attaques-contre-la-presse-aux-etats-unis-nouvel-espace-dans-la-uncensored-library-sur-minecraft/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 06:55:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[À l&#8217;occasion de la Journée mondiale contre la censure sur Internet, le 12 mars, Reporters sans frontières (RSF) inaugure un nouvel espace dans la Uncensored Library, consacré à la pression croissante exercée sur la liberté de la presse et d&#8217;information aux États-Unis. La bibliothèque Uncensored Library est une bibliothèque virtuelle intégrée à Minecraft, le jeu [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À l&rsquo;occasion de la Journée mondiale contre la censure sur Internet, le 12 mars, Reporters sans frontières (RSF) inaugure un nouvel espace dans la<a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYSEMY/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"> Uncensored Library</a>, consacré à la pression croissante exercée sur la liberté de la presse et d&rsquo;information aux États-Unis. La bibliothèque <em>Uncensored Library</em> est une bibliothèque virtuelle intégrée à Minecraft, le jeu vidéo le plus vendu de tous les temps. Accessible via Minecraft, elle sert de refuge pour diffuser les articles censurés des journalistes dans leur pays d&rsquo;origine.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La nouvelle salle consacrée aux États-Unis met l&rsquo;accent sur les méthodes plus subtiles et moins directes utilisées par les gouvernements hostiles à la presse pour attaquer la liberté de la presse et d&rsquo;information, même dans les démocraties établies : bien qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de censure systématique de la part de l&rsquo;État aux États-Unis, le gouvernement de Donald Trump</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLA/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> s&rsquo;en prend de manière ciblée aux médias indépendants et aux reportages critiques depuis son entrée en fonction en janvier 2025</span></a><span style="font-weight: 400;">. Des journalistes ont été</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLI/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> arrêtés</span></a><span style="font-weight: 400;"> et leurs domiciles</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLQ/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> perquisitionnés</span></a><span style="font-weight: 400;">. L&rsquo;accès difficile aux informations publiques, la suppression de sites web gouvernementaux, l&rsquo;</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLY/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">exclusion sélective de certains médias</span></a><span style="font-weight: 400;"> des conférences de presse et un climat de plus en plus hostile à l&rsquo;égard des journalistes nuisent à la transparence et favorisent l&rsquo;autocensure.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« L&rsquo;objectif de la bibliothèque<em> Uncensored Library</em> a toujours été de rendre accessibles les recherches et les articles journalistiques censurés par les États répressifs. Cependant, la répression prend souvent une forme moins évidente que la censure directe. Avec la nouvelle section consacrée aux États-Unis, nous voulons rappeler aux gens que les régimes autoritaires ne sont pas les seuls à violer la liberté de la presse. Les démocraties doivent elles aussi se défendre contre de telles attaques. »<br />
<strong>Clayton Weimers</strong><br />
<strong>Directeur général du bureau de RSF à Washington</strong></span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;espace USA documente notamment les pages gouvernementales supprimées par les autorités américaines, propose des analyses journalistiques sur la situation de la liberté de la presse et met en lumière des évolutions structurelles, telles que celles concernant la Commission fédérale des communications (FCC), qui exerce une pression croissante sur les entreprises médiatiques, ainsi que les poursuites judiciaires engagées par le président Donald Trump contre les médias. Les joueurs peuvent également voir dans cette section un dessin politique de la lauréate du prix Pulitzer Ann Telnaes,</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXMA/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> que le </span><i><span style="font-weight: 400;">Washington Post </span></i><span style="font-weight: 400;">a refusé de publier</span></a><span style="font-weight: 400;">, ce qui a déclenché un débat sur l&rsquo;indépendance éditoriale du journal. Le dessin montre notamment Jeff Bezos, propriétaire du Washington Post, s&rsquo;agenouillant devant Donald Trump.</span></p>
<h5><strong>Nouveaux articles dans les salles consacrées à l&rsquo;Égypte, à la Biélorussie, à la Russie et à l&rsquo;Iran</strong></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Jusqu&rsquo;à présent, la bibliothèque <em>Uncensored Library</em> comprenait des articles provenant d&rsquo;Égypte, de Biélorussie, du Brésil, d&rsquo;Érythrée, d&rsquo;Iran, du Mexique, de Russie, d&rsquo;Arabie saoudite et du Vietnam. Alors que les portails d&rsquo;information indépendants et les journaux en ligne sont bloqués dans de nombreux États autocratiques, Minecraft est accessible presque partout. Pour pouvoir lire les articles censurés, les utilisateurs ont simplement besoin d&rsquo;un accès Internet au jeu vidéo. Les textes sont disponibles en anglais et dans la langue maternelle des auteurs.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Outre la section consacrée aux États-Unis, la bibliothèque <em>Uncensored Library</em> propose désormais de nouveaux contenus dans les sections consacrées à l&rsquo;Égypte, à la Biélorussie, à la Russie et à l&rsquo;Iran. Cette dernière a été complétée par un texte de la journaliste </span><b>Elahe Mohammadi</b><span style="font-weight: 400;">, l&rsquo;une des voix les plus connues du journalisme iranien. Elle a été la seule à couvrir les funérailles de Jina Mahsa Amini, la jeune Kurde qui a perdu la vie en septembre 2022 entre les mains de la police des mœurs iranienne. Mohammadi a été</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGCBJFA/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> emprisonnée par le régime</span></a><span style="font-weight: 400;"> pour ses reportages. Les visiteurs de la bibliothèque <em>Uncensored Library</em> peuvent lire un texte dans lequel elle décrit les conditions de sa détention dans la tristement célèbre prison d&rsquo;Evin.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la salle consacrée à l&rsquo;Égypte, les visiteurs trouveront deux nouveaux textes de </span><i><span style="font-weight: 400;">MadaMasr</span></i><span style="font-weight: 400;">. Depuis 2013, ce portail d&rsquo;information traite de la corruption et des questions de sécurité, sans se laisser intimider par la répression de la dictature de Sissi. Depuis mai 2017, le site web de </span><i><span style="font-weight: 400;">MadaMasr </span></i><span style="font-weight: 400;">est bloqué dans le pays.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La section consacrée à la Russie a été enrichie de plus de 20 articles provenant de différents médias en exil. Cette diversité montre que malgré la censure généralisée d&rsquo;Internet et de l&rsquo;information par les autorités russes, le journalisme russe indépendant continue d&rsquo;exister, mais en exil. Les textes ont été sélectionnés avec le soutien de la Russian Independent Media Archive, qui regroupe</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXMQ/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> les publications d&rsquo;environ 150 médias russes indépendants sur plus de 25 ans</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la section consacrée à la Biélorussie, six nouveaux articles de journalistes exilés ont été ajoutés, dont plusieurs enquêtes sur la corruption et le contournement des sanctions de l&rsquo;UE. L&rsquo;accent est également mis sur la répression politique massive dans le pays : les utilisateurs peuvent lire une interview détaillée de </span><b>Maryna Solatawa</b><span style="font-weight: 400;"> avec <strong>Maryja Kalesnikawa</strong>, l&rsquo;une des figures politiques de premier plan de l&rsquo;opposition lors des manifestations de masse de 2020. La lecture ou la diffusion de ces articles peut faire l&rsquo;objet de poursuites pénales en Biélorussie et entraîner de longues peines d&#8217;emprisonnement.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Une équipe de 24 experts de la société Blockworks, spécialisée dans Minecraft, a travaillé pendant trois mois à la construction de cette bibliothèque virtuelle. Dans le hall d&rsquo;entrée, les visiteurs peuvent s&rsquo;informer sur la situation de la liberté de la presse dans 180 pays. Depuis son ouverture en 2020, la bibliothèque a été visitée plus d&rsquo;un million de fois et ses livres ont été lus dix millions de fois.</span></p>
<p><b>Pour en savoir plus sur la bibliothèque Uncensored Library, rendez-vous sur :</b><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYSEMY/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><b> https://uncensoredlibrary.com/de</b></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>France : RSF et les syndicats saisissent le Conseil d’Etat face à la concentration des médias</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/france-rsf-et-les-syndicats-saisissent-le-conseil-detat-face-a-la-concentration-des-medias/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 08:23:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rachat du magazine économique et financier Challenges par le groupe de luxe LVMH, déjà propriétaire de plusieurs titres de presse, est le dernier cas d’école des concentrations dans le marché des médias en France. Parce que ce phénomène persiste, voire s’amplifie, Reporters sans frontières (RSF), le Syndicat national des journalistes (SNJ) et le SNJ-CGT, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Le rachat du magazine économique et financier </b><b><i>Challenges</i></b><b> par le groupe de luxe LVMH, déjà propriétaire de plusieurs titres de presse, est le dernier cas d’école des concentrations dans le marché des médias en France. Parce que ce phénomène persiste, voire s’amplifie, Reporters sans frontières (RSF), le Syndicat national des journalistes (SNJ) et le SNJ-CGT, ont saisi le Conseil d’État français afin qu’il se prononce sur les mesures d’urgence qu’il convient de prendre pour prévenir les atteintes irrémédiables au pluralisme de l’information et à l’indépendance éditoriale en France, au sens de la législation européenne. En amont d’une audience clé devant la juridiction administrative ce 12 mars, RSF appelle le gouvernement à prendre urgemment ses responsabilités en la matière. </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La France est régulièrement pointée du doigt, </span><a href="https://cmpf.eui.eu/mpm-interactive-results/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">au sein de l’Union européenne</span></a><span style="font-weight: 400;">, en raison de la concentration de ses médias, couplée à une absence de garanties suffisantes d’indépendance des rédactions et de pluralisme de l’information. </span><span style="font-weight: 400;">Alors qu’en Suisse romande, les médias français sont lus et écoutés quotidiennement, la concentration des médias à l’oeuvre dans notre pays voisin nous préoccupe pleinement. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les initiatives parlementaires ou académiques pour réformer le cadre en vigueur, défini par la loi Léotard de 1986 et dont les critères sont désormais obsolètes, sont pourtant nombreuses. Le dernier exemple en date : la </span><a href="https://rsf.org/fr/concentration-des-m%C3%A9dias-en-france-la-proposition-de-loi-taill%C3%A9-polian-pose-des-garanties" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">proposition de loi</span></a><span style="font-weight: 400;"> portée par la députée écologiste Sophie Taillé-Polian, dont le premier article a trouvé, le 12 février dernier, une majorité à l’Assemblée nationale </span><span style="font-weight: 400;">(Conseil national)</span><span style="font-weight: 400;">, qui vise à préserver le pluralisme de l’information en limitant la concentration des médias dans les mains de quelques propriétaires.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Or, la législation européenne pour la liberté des médias (<strong>EMFA</strong>), entrée pleinement en vigueur en France depuis le 8 août 2025, donne une partie de la solution en son article 22 : soumettre les opérations de concentration – rachats de médias, prises de participation, fusions – à une évaluation rigoureuse et indépendante de nature à limiter les risques pour le pluralisme des médias et l&rsquo;indépendance éditoriale des rédactions.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais l’État français n’a pas pris les mesures qu’il est obligé, par le droit européen, de mettre en place : la désignation de l&rsquo;autorité qui devra mettre en œuvre ces contrôles et la définition de leurs modalités procédurales.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>RSF</strong>, le<strong> SNJ</strong> et le<strong> SNJ-CGT </strong></span><a href="https://rsf.org/fr/rachat-de-challenges-par-lvmh-double-offensive-de-rsf-et-des-syndicats-pour-faire-respecter-le" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">ont donc saisi</span></a><span style="font-weight: 400;"> la justice administrative pour dénoncer l&rsquo;inaction de l&rsquo;État, le contraindre à prendre les mesures nécessaires et prévenir les dommages irréparables nés de cette carence : c&rsquo;est ce qui sera débattu devant le Conseil d’État le 12 mars prochain. Le rachat du magazine économique et financier </span><i><span style="font-weight: 400;">Challenges</span></i><span style="font-weight: 400;"> par le groupe de luxe LVMH n&rsquo;a pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;un contrôle alors qu&rsquo;il a eu lieu en décembre 2025, soit plusieurs mois après l&rsquo;entrée en vigueur de l&rsquo;EMFA. Les conséquences de cette absence de contrôle sur le pluralisme externe et l&rsquo;indépendance de sa rédaction </span><a href="https://www.linkedin.com/posts/la-soci%C3%A9t%C3%A9-des-journalistes-sdj-de-challenges-7537b9395_suite-%C3%A0-une-assembl%C3%A9e-g%C3%A9n%C3%A9rale-qui-sest-share-7427022862558887937-xzKd?utm_source=share&amp;utm_medium=member_desktop&amp;rcm=ACoAAC7hMxsBm46RaeiOro1q-8MXSn7ySb2u92w" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">sont pourtant déjà là</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Ce que RSF demande, ce n’est ni plus ni moins que de créer les conditions pour que le règlement européen – pourtant déjà en vigueur – s&rsquo;applique. Nous notons, d’une part, l’urgence de la mise en place d’un dispositif efficace, au regard de la recomposition du paysage médiatique, dont le rachat de </span></i><span style="font-weight: 400;">Challenges</span><i><span style="font-weight: 400;"> est la dernière manifestation, et d’autre part, les promesses non tenues d’une loi issue des États généraux de l’information alors que la proposition de loi portée par Sophie Taillé-Polian le mois dernier a montré qu’une majorité pouvait se constituer sur un tel texte. La carence de l&rsquo;État ne doit pas nous résigner : le Conseil d&rsquo;État a le pouvoir de prévenir les dommages irréparables causés par la non-application de l&rsquo;article 22 de l&rsquo;EMFA. RSF appelle la plus haute juridiction de l&rsquo;ordre administratif français à garantir le droit fondamental des citoyens à une information pluraliste, mais aussi l’indépendance des rédactions et la sécurité juridique pour les propriétaires de médias qui participent à ces opérations de concentration et leurs salariés. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Thibaut Bruttin</b><b><br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Parallèlement, le <strong>SNJ</strong>, le <strong>SNJ-CGT</strong> et le <strong>SNME-CFDT </strong></span><a href="https://rsf.org/fr/rachat-de-challenges-par-lvmh-double-offensive-de-rsf-et-des-syndicats-pour-faire-respecter-le" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">ont saisi l&rsquo;Autorité de la concurrence</span></a><span style="font-weight: 400;"> considérant que LVMH commettait un abus de position dominante en rachetant Challenges. La procédure est toujours en cours.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Guerre en Iran : accès restreint à l’information, reporters sous les bombes, le journalisme face à la catastrophe</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/guerre-en-iran-acces-restreint-a-linformation-reporters-sous-les-bombes-le-journalisme-face-a-la-catastrophe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 11:21:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis le début de l&#8217;offensive américano-israélienne sur leur pays, les journalistes en Iran travaillent sous les frappes tout en faisant face à la répression continue du régime en place. Internet reste peu accessible et les informations sortent au compte-goutte. Alors que la guerre se propage dans la région, Reporters sans frontières (RSF) exprime sa solidarité [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Depuis le début de l&rsquo;offensive américano-israélienne sur leur pays, les journalistes en Iran travaillent sous les frappes tout en faisant face à la répression continue du régime en place. Internet reste peu accessible et les informations sortent au compte-goutte. Alors que la guerre se propage dans la région, Reporters sans frontières (RSF) exprime sa solidarité avec les journalistes de la zone et appelle toutes les parties au conflit à les protéger et à garantir le droit à l&rsquo;information. </b></p>
<blockquote><p><em><span style="font-weight: 400;">« Alors que la région s’embrase, l’accès à une information fiable sur la guerre, après l’attaque menée par les États-Unis et Israël, est plus que jamais essentiel, tant au niveau régional qu’international. Tous les acteurs impliqués dans cette guerre en Iran et plus largement au Moyen-Orient sont tenus, en vertu du droit international, de garantir la sécurité des reporters et leur liberté d’exercer leur métier. Si la situation est volatile et marquée par la violence, le respect du droit à l’information demeure une obligation. La sécurité des journalistes n’est pas négociable. La guerre ne doit en aucun cas entraver le travail de la presse, les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran ne doivent pas mettre en danger ceux qui couvrent les événements. Quant au régime iranien, il doit libérer immédiatement les journalistes qu’il détient et cesser toute menace ou pression contre celles et ceux qui rendent compte de la guerre. »</span></em></p>
<p><b>Jonathan Dagher<br />
</b>Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">À la répression continue du régime iranien contre les professionnels de l’information s’ajoute désormais le fait de vivre et travailler sous les bombes, depuis l&rsquo;offensive américano-israélienne lancée samedi 28 février dernier sur l’Iran – des frappes qui ont tué 787 personnes, selon le Croissant-Rouge iranien, dont plusieurs commandants iraniens et le dictateur Ali Khamenei. « Les journalistes travaillent sous les bombes étrangères, et reçoivent aussi des appels téléphoniques menaçants des autorités, »  témoigne à RSF un journaliste indépendant. Craignant des représailles, il a demandé l&rsquo;anonymat. « Ces pressions politiques ne se sont pas arrêtées avec la guerre. Au contraire, elles se sont intensifiées depuis l&rsquo;annonce du décès de Khamenei. »</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce journaliste est l&rsquo;un des nombreux reporters qui ont dû évacuer Téhéran.  Mais la ville dans laquelle il s’est réfugié a également subi de violentes frappes.« Les attaques ont été très intenses », témoigne le journaliste. « Les bruits terrifiants des explosions et des avions de chasse ont continué jusqu&rsquo;à environ 2 heures du matin, puis à nouveau vers 8 heures où nous avons été réveillés par le bruit d&rsquo;une autre explosion. »</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En plus des frappes et des appels intimidants, les journalistes doivent également faire face à la </span><a href="https://rsf.org/fr/r%C3%A9pression-en-iran-recrudescence-des-arrestations-de-journalistes-qui-ont-couvert-les" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">menace d&rsquo;arrestations.</span></a><span style="font-weight: 400;"> À plusieurs reprises, la télévision d&rsquo;État iranienne a annoncé que toute activité jugée « au profit de l&rsquo;ennemi » serait sévèrement punie. « Aucun journaliste indépendant n&rsquo;est autorisé à travailler », témoigne une deuxième journaliste basée à Téhéran. « Même certains qui se sont rendus dans les zones touchées par les frappes avec l&rsquo;autorisation du gouvernement ont été brièvement détenus, ont eu leurs photos de reportage supprimées.»</span></p>
<h5><b>Une pénurie de l’information </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Ces menaces s&rsquo;ajoutent à </span><a href="https://rsf.org/fr/black-out-m%C3%A9diatique-en-iran-au-moins-un-m%C3%A9dia-suspendu-et-aucun-signal-des-autres-r%C3%A9dactions" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">un black-out médiatique</span></a><span style="font-weight: 400;"> quasi total, en vigueur depuis les manifestations de décembre. Si certains journalistes bénéficient de connexions sporadiques, en fonction de leur localisation dans le pays et de leur opérateur, l&rsquo;accès à Internet reste largement restreint. La censure est ciblée : « Les journalistes et les médias qui relaient le discours du gouvernement ont généralement accès à Internet sans filtrage et à des cartes SIM. Cependant, les journalistes indépendants sont soumis à des restrictions sévères », a déclaré le reporter à RSF.  Résultat ? Une pénurie de l&rsquo;information, des reportages « vagues et imprécis », selon la journaliste de Téhéran. Son confrère à Karaj confirme : « Il suffit de lire les journaux pour se rendre compte de la répression. Par exemple, bien que les journalistes d’un quotidien en Iran n&rsquo;aient aucune affection pour Khamenei, le média n&rsquo;a publié que des éloges à son sujet. Aucune mention que les rues sont remplies de gens qui célébraient sa mort. Nous sommes dévastés par les missiles et la mort de civils, précise le journaliste, mais sincèrement soulagés d&rsquo;apprendre la mort du dictateur. »</span></p>
<h5><b>De l’Iran au Liban, les journalistes sous pression </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis le début de l&rsquo;offensive, le régime iranien a riposté en frappant les pays voisins du Golfe : </span><a href="https://rsf.org/fr/portraits-apr%C3%A8s-lex%C3%A9cution-d-un-journaliste-emprisonn%C3%A9-en-arabie-saoudite-rsf-s-inqui%C3%A8te-du-sort-de" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">l&rsquo;Arabie saoudite,</span></a><span style="font-weight: 400;"> le Qatar, Bahreïn, Oman, les Émirats arabes unis, l’Irak et le Koweït. Selon les informations de RSF, les journalistes de la zone ont eu du mal à rendre compte des attaques depuis certains de ces pays dont les autorités sont connues pour </span><a href="https://rsf.org/fr/region/maghreb-moyen-orient" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">exercer un contrôle strict sur la circulation de l&rsquo;information</span></a><span style="font-weight: 400;">. Des sirènes d’alertes ont également retenti en Jordanie et des missiles ont été tirés sur Israël depuis l&rsquo;Iran et depuis le Liban. Ces missiles provenant du sud du pays, lancés par le Hezbollah le 2 mars, ont provoqué une intensification des bombardements israéliens violents sur la zone. Plusieurs journalistes du sud du pays et de la banlieue de la capitale ont été déplacés, contraints d’évacuer leurs maisons, </span><a href="https://rsf.org/fr/guerre-au-liban-les-journalistes-doivent-%C3%AAtre-prot%C3%A9g%C3%A9s-et-libres-de-travailler" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">une fois de plus sous les frappes israéliennes.</span></a></p>
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		<title>Quatre ans de guerre en Ukraine : RSF réaffirme et renforce son combat pour la liberté de la presse dans ce pays ravagé par la guerre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 13:00:04 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[« Il est 5h30 du matin, j’ai la seule heure d’électricité à laquelle je vais avoir le droit toute la journée. Il faut que j’en profite pour réchauffer une pièce de l’appartement. (…) Il fait 7 degrés dans mon appartement. » confiait la correspondante de la RTS Maurine Mercier dans une note vocale envoyée à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">« Il est 5h30 du matin, j’ai la seule heure d’électricité à laquelle je vais avoir le droit toute la journée. Il faut que j’en profite pour réchauffer une pièce de l’appartement. (…) Il fait 7 degrés dans mon appartement. » confiait la correspondante de la RTS Maurine Mercier dans une </span><a href="https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/7-degres-a-la-maison-le-froid-comme-arme-russe-en-ukraine-29123106.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">note vocale</span></a><span style="font-weight: 400;"> envoyée à l&rsquo;émission </span><i><span style="font-weight: 400;">Tout un Monde</span></i><span style="font-weight: 400;"> mi-janvier. Quatre ans après le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine, ce carnet de bord illustre l’épreuve de survie à laquelle sont soumis les citoyens et journalistes en Ukraine. Ces derniers, n’ont pas d’autre choix que de rédiger leurs articles et de monter leurs reportages alors que le pays connaît son hiver le plus froid depuis 4 ans. Ils luttent chaque jour pour continuer à raconter la réalité de la vie sur place.</span></p>
<h5><b>Quatre ans de guerre, le noir et le froid subsistent </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Quatre ans après le déclenchement de la guerre dévastatrice pour l’Ukraine, </span><a href="https://rsf.org/fr/frappes-russes-d-ampleur-en-ukraine-les-r%C3%A9dactions-et-les-journalistes-continuent-d-informer-dans" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">les frappes ciblées de Moscou sur le réseau électrique</span></a><span style="font-weight: 400;"> soumettent le journalisme à une épreuve de survie quotidienne. Plongés dans l’obscurité par des pannes de courant qui s’éternisent et frigorifiés par des températures polaires qui envahissent tant leurs domiciles que leurs locaux professionnels, les professionnels des médias présents en Ukraine font preuve d’une persévérance remarquable. Bien qu’épuisés, tout comme le reste de la population, ils déjouent la menace d’un black-out informationnel et incarnent une résistance démocratique, luttant tous les jours pour donner une voix aux Ukrainiens qui continuent de résister dans un froid glacial tout en montrant leur résilience. Et ce, depuis plus de quatre ans maintenant.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La guerre orchestrée par Moscou passe également par la désinformation et l’étouffement des voix dissidentes dans les zones sous contrôle russe. Pour imposer sa propagande, le pouvoir russe distribue des peines vertigineuses sous de fallacieux prétextes de terrorisme. Aujourd’hui, au moins </span><a href="https://rsf.org/fr/la-machine-judiciaire-du-kremlin-tourne-%C3%A0-plein-r%C3%A9gime-contre-les-reporters-ukrainiens" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">26 professionnels des médias</span></a><span style="font-weight: 400;"> ukrainiens sont détenus dans des prisons russes pour avoir refusé de se taire. Le sort le plus tragique a été celui de la journaliste Viktorya Roshchyna, alors âgée de 27 ans, qui a été arrêtée par l&rsquo;armée russe dans les territoires ukrainiens occupés, puis emprisonnée et torturée. Elle a été tuée dans une prison russe le 19 septembre 2024. </span></p>
<h5><b>La guerre désinformationnelle du Kremlin </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Quatre ans après le début de l’invasion russe, RSF alerte sur la machine répressive du Kremlin qui </span><a href="https://rsf.org/fr/exil%C3%A9s-condamn%C3%A9s-traqu%C3%A9s-comment-la-russie-exporte-sa-r%C3%A9pression-judiciaire-contre-pr%C3%A8s-de-70" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">s’attaque aussi aux journalistes en exil</span></a><span style="font-weight: 400;">. Moscou traque désormais les professionnels des médias par-delà ses frontières : ils sont frappés par des procès fantômes et condamnés en leur absence pour de prétendues entorses aux lois sur les “agents de l’étranger” ou la diffusion de “fausses informations”. Ces sanctions prononcées, parfois à des milliers de kilomètres de leur refuge, criminalisent tout espoir de retour, les asphyxient financièrement et terrorisent les familles encore dans le pays.</span></p>
<h5><b>RSF aide les médias ukrainiens à lutter contre la répression</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Face à l’étau imposé par le Kremlin, Reporters sans frontières oppose une riposte concrète avec, entre autres, le déploiement d’aide matérielle et d’outils numériques de contournement de la censure, pour protéger les journalistes sur la ligne de front et lutter contre la désinformation russe. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Fer de lance de cette stratégie : </span><a href="https://rsf.org/fr/un-apr%C3%A8s-son-lancement-le-bouquet-satellitaire-rsf-svoboda-se-d%C3%A9veloppe-et-son-nouveau-site-web-%C3%A9t%C3%A9" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">le projet Svoboda</span></a><span style="font-weight: 400;"> (“liberté” en russe), qui s’impose depuis deux ans comme bouclier satellitaire indépendant. Il diffuse une information fiable directement aux foyers russophones d’Europe de l’est. Hors de portée des censeurs russes, ce satellite touche plus de 60 millions de foyers en Europe, dont 4,5 millions en Russie. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Russie tente manifestement d’aveugler la communauté internationale. Pour documenter et dénoncer cela, RSF s’est également alliée à l’ONG ukrainienne </span><i><span style="font-weight: 400;">Truth Hounds. </span></i><span style="font-weight: 400;">Ensemble, nous avons dévoilé une enquête sur </span><a href="https://rsf.org/fr/faire-taire-les-journalistes-en-bombardant-leurs-h%C3%B4tels-une-strat%C3%A9gie-russe-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9e-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9e-par" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">le ciblage méthodique des hôtels</span></a><span style="font-weight: 400;"> hébergeant des professionnels des médias. En l&rsquo;espace de trois ans, entre le début de la guerre en février 2022 et le printemps 2025, des dizaines de frappes nocturnes de haute précision ont visé ces refuges situés près de la ligne de front, blessant ou tuant plusieurs journalistes &#8211; sous le faux prétexte d&rsquo;éliminer des cibles militaires.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">RSF s’est également attelé à l’urgence économique sur le terrain en cofondant le Fonds international pour la reconstruction des médias ukrainiens (IFRUM) avec des partenaires locaux. En palliant l&rsquo;effondrement des modèles économiques traditionnels ravagés par la guerre, ce mécanisme de financement indépendant doit garantir la survie et l&rsquo;intégrité des rédactions locales, même dans les conditions les plus difficiles.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En février, Reporters sans frontières a annoncé franchir un nouveau cap judiciaire. Face au rythme d’une exaction commise tous les 11 jours contre un journaliste et à un bilan de plus de 175 journalistes ciblés depuis le début de la guerre dans le pays, nous refusons de voir ces actes comme des dommages collatéraux. C’est pourquoi, nous avons déposé une </span><a href="https://rsf.org/fr/crimes-du-kremlin-contre-les-journalistes-en-ukraine-rsf-saisit-la-justice-internationale-avec-une" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">onzième plainte devant la Cour Pénale Internationale</span></a><span style="font-weight: 400;"> à La Haye. Contrairement aux plaintes précédentes celle-ci ne mentionne pas seulement les « crimes de guerre » mais dénonce également les « crimes contre l’humanité » commis par l’armée russe.</span></p>
<h5><strong>Sophie Sager, chargée des projets RSF Suisse</strong></h5>
<p><em><span style="font-weight: 400;"> (Photo : Keystone ATS)</span></em></p>
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		<item>
		<title>Journalistes tués en Ukraine : RSF dépose une plainte auprès de la CPI pour crimes contre l&#8217;humanité</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/journalistes-tues-en-ukraine-rsf-saisit-la-cpi-avec-une-plainte-pour-crimes-contre-lhumanite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 16:30:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[Journalistes tués, reporters ukrainiens déportés et incarcérés en Russie, infrastructures médiatiques bombardées… Depuis le 24 février 2022, plus de 175 journalistes ont été victimes d’exactions imputées aux forces russes. Face à ces attaques répétées, Reporters sans frontières (RSF) dépose sa onzième plainte contre le Kremlin auprès du procureur général ukrainien et de la Cour pénale [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Journalistes tués, reporters ukrainiens déportés et incarcérés en Russie, infrastructures médiatiques bombardées… Depuis le 24 février 2022, plus de 175 journalistes ont été victimes d’exactions imputées aux forces russes. Face à ces attaques répétées, Reporters sans frontières (RSF) dépose sa onzième plainte contre le Kremlin auprès du procureur général ukrainien et de la Cour pénale internationale (CPI). Pour la première fois, elle repose sur la qualification de crime contre l’humanité, notamment de persécution, contre les journalistes en Ukraine, ciblés en raison de leur activité professionnelle.</strong></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/faire-taire-les-journalistes-en-bombardant-leurs-h%C3%B4tels-une-strat%C3%A9gie-russe-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9e-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9e-par" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Bombardements d’hôtels logeant des journalistes</span></a><span style="font-weight: 400;">, reporters </span><a href="https://rsf.org/fr/maks-levin-les-preuves-d-une-ex%C3%A9cution-l-enqu%C3%AAte-de-rsf-sur-le-meurtre-d-un-journaliste-ukrainien" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">tués</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://rsf.org/fr/antoni-lallican-photojournaliste-fran%C3%A7ais-tu%C3%A9-en-ukraine-les-premi%C3%A8res-circonstances-de-l-attaque" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">tirs de drones</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://rsf.org/fr/ukraine-portraits-des-professionnels-des-m%C3%A9dias-arbitrairement-d%C3%A9tenus" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">arrestations, déportations et détentions</span></a><span style="font-weight: 400;">… Depuis la guerre du Donbass et l’annexion de la Crimée en 2014 et plus encore depuis le 24 février 2022 et l’invasion russe à grande échelle, le Kremlin s’attaque délibérément aux professionnels des médias en Ukraine. Le bilan documenté par RSF est lourd : </span><a href="https://rsf.org/fr/175-journalistes-victimes-d-exactions-en-ukraine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">plus de 175 reporters</span></a><span style="font-weight: 400;"> ukrainiens et internationaux ont subi des exactions imputées à la Russie depuis le début de l’invasion à grande échelle. </span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Le Kremlin cible les journalistes et les infrastructures médiatiques qui couvrent sa guerre d’agression. Ses attaques ne sont ni isolées ni accidentelles. Leur caractère généralisé et systématique révèle une politique d’État et relève du crime contre l’humanité de persécution des journalistes en raison de leur activité professionnelle. C’est ce que démontre pour la première fois cette onzième plainte de RSF. Nous appelons la Cour pénale internationale et le procureur général d’Ukraine à lui réserver, comme aux précédentes, une réponse déterminée et plus encore considérant l’extrême gravité du crime allégué. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Antoine Bernard</b><b><br />
</b><b>Directeur du plaidoyer et de l’assistance de RSF</b></p></blockquote>
<h5><b>Journalistes dans le viseur du Kremlin : une attaque tous les onze jours en moyenne </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Une attaque russe visant un ou des professionnels des médias a lieu en moyenne tous les onze jours, selon les données recueillies par RSF, depuis le 24 février 2022. Cela inclut notamment : </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">16</span><a href="https://rsf.org/fr/175-journalistes-victimes-d-exactions-en-ukraine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> journalistes ukrainiens et internationaux</span></a><span style="font-weight: 400;"> tués dans l’exercice de leurs fonctions, victimes de tirs ou </span><a href="https://rsf.org/fr/antoni-lallican-photojournaliste-fran%C3%A7ais-tu%C3%A9-en-ukraine-les-premi%C3%A8res-circonstances-de-l-attaque" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">d’attaques ciblées de drones</span></a><span style="font-weight: 400;">russes ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">53 reporters blessés lors de reportages ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">au moins 83 victimes de tentatives d’homicide contre des professionnels des médias en Ukraine, pris sous le feu russe et qui s’en sont sortis physiquement indemnes ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">26</span><a href="https://rsf.org/fr/ukraine-portraits-des-professionnels-des-m%C3%A9dias-arbitrairement-d%C3%A9tenus" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> journalistes ukrainiens détenus</span></a><span style="font-weight: 400;"> en 2026. </span><a href="https://rsf.org/fr/trois-ans-d-invasion-%C3%A0-grande-%C3%A9chelle-rsf-d%C3%A9pose-plainte-%C3%A0-la-cpi-contre-la-russie-pour-la" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Tous ont été déportés loin de leur région d’origine</span></a><span style="font-weight: 400;"> vers la Russie ou d’autres territoires ukrainiens occupés. Ils subissent mauvais traitements </span><a href="https://rsf.org/fr/la-machine-judiciaire-du-kremlin-tourne-%C3%A0-plein-r%C3%A9gime-contre-les-reporters-ukrainiens" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">et condamnations iniques</span></a><span style="font-weight: 400;">. La reporter ukrainienne Victoria Roshchyna est morte en détention en Russie à des milliers de kilomètres de chez elle, après </span><a href="https://rsf.org/fr/d%C3%A9clar%C3%A9e-morte-par-la-russie-rsf-r%C3%A9v%C3%A8le-les-derniers-mois-de-captivit%C3%A9-de-victoria-roshchyna" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">avoir été torturée</span></a><span style="font-weight: 400;">. Son corps a été restitué mutilé, sans que le Kremlin ne fournisse aucune explication.</span></li>
</ul>
<h5><b>Attaques systématique contre les infrastructures médiatiques </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Au moins 25 attaques russes contre des tours de télévision et de radio, dont huit dans les dix premiers jours de la guerre à grande échelle, ont été recensées par RSF depuis 2022. Elles ont fait des victimes : le caméraman ukrainien Yevhenii Sakun a été le premier reporter tué après le 24 février 2022 lors du bombardement de la tour de télévision de Kyiv. Les attaques contre ces infrastructures visent à priver la population d’information et à accentuer la désorientation, dans le chaos de la guerre.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les forces russes visent aussi des hôtels qui logent des journalistes dans le nord, l’est et le sud de l’Ukraine. </span><a href="https://rsf.org/fr/faire-taire-les-journalistes-en-bombardant-leurs-h%C3%B4tels-une-strat%C3%A9gie-russe-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9e-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9e-par" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Selon le rapport de RSF</span></a><span style="font-weight: 400;"> et de l’organisation ukrainienne </span><a href="https://truth-hounds.org/en/homepage/"><span style="font-weight: 400;">Truth Hounds</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://rsf.org/sites/default/files/medias/file/2025/05/Last%20Check-In%20The%20Russian%20Strikes%20on%20Ukrainian%20Hotels%20Silencing%20the%20Press%20TH%20RSF_.pdf" target="_blank" rel="noopener"><i><span style="font-weight: 400;">Last Check-In: The Russian strikes on Ukrainian hotels silencing the press</span></i></a><span style="font-weight: 400;">, 24 hotels connus pour être utilisés par des journalistes ont été ciblés lors d&rsquo;attaques russes, majoritairement de nuit et à proximité du front. Vingt-cinq professionnels des médias ont été exposés à ces bombardements, faisant au moins sept blessés et </span><a href="https://rsf.org/fr/deux-journalistes-de-reuters-bless%C3%A9s-et-un-collaborateur-tu%C3%A9-en-ukraine-rsf-d%C3%A9nonce-l-attaque-russe" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">un tué.</span></a></p>
<h5><b>Procédures judiciaires intentées par RSF</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis le 24 février 2022, RSF a déjà déposé sur l’ensemble de ces exactions </span><a href="https://rsf.org/fr/trois-ans-d-invasion-%C3%A0-grande-%C3%A9chelle-rsf-d%C3%A9pose-plainte-%C3%A0-la-cpi-contre-la-russie-pour-la" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">dix plaintes pour crimes de guerre</span></a><span style="font-weight: 400;"> commis par la Russie auprès de la CPI, neuf devant la justice ukrainienne, ainsi que deux plaintes en France. L’organisation a contribué à l’instauration progressive par le procureur général d’Ukraine d’une politique pénale de réponse aux crimes de guerre contre les journalistes avec, depuis le 24 février 2022, 127 enquêtes préliminaires ouvertes.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Les données de RSF, documentées en temps réel, peuvent faire l’objet de mises à jour. Si vous avez des informations à transmettre à RSF sur des exactions commises contre des journalistes ou des médias en lien avec l’invasion russe à grande échelle vous pouvez nous écrire de façon sécurisée à </span></i><i><span style="font-weight: 400;">ua-investigation@rsfsecure.org</span></i><i><span style="font-weight: 400;"> </span></i></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Répression en Iran : recrudescence des arrestations de journalistes</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/repression-en-iran-recrudescence-des-arrestations-de-journalistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 15:36:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Au moins sept journalistes ont été incarcérés depuis le début de la nouvelle vague de manifestations en Iran en décembre 2025, dont Vida Rabbani et Mehdi Mahmoudian, qui viennent d’être libérés après une quinzaine de jours de détention. Tous les professionnels des médias détenus doivent maintenant être libérés. «La forte augmentation du nombre d&#8217;arrestations visant [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-chapo field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<p><strong>Au moins sept journalistes ont été incarcérés depuis le début de la nouvelle vague de manifestations en Iran en décembre 2025, dont Vida Rabbani et Mehdi Mahmoudian, qui viennent d’être libérés après une quinzaine de jours de détention. Tous les professionnels des médias détenus doivent maintenant être libérés.</strong></p>
</div>
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<div class="field__item">
<div class="paragraph paragraph--type--citation paragraph--view-mode--default">
<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-texte-riche field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<blockquote>
<p dir="ltr"><em>«La forte augmentation du nombre d&rsquo;arrestations visant des journalistes iraniens est alarmante. Cinq nouveaux journalistes sont derrière les barreaux dans le pays, une des plus grandes prisons du Moyen-Orient. Les journalistes iraniens, souvent condamnés à de lourdes peines de prison en tant qu’ “agent de l’étranger”, ou pour “diffusion de désinformation” ou encore “propagande contre l&rsquo;État”, sont des témoins gênants de la répression brutale et aveugle du régime qui, manifestement, entend aujourd’hui les faire taire. Dans ce contexte tragique, la population iranienne en tout premier lieu, mais aussi du monde, a plus que jamais besoin du journalisme et d’un accès à l’information. Nous appelons le régime à mettre un terme à cette fuite en avant, à écouter la demande de sa population au respect de son droit à l’information, et pour cela à libérer immédiatement tous les professionnels des médias détenus en Iran et à cesser de réprimer la presse dans le pays.»</em></p>
<p dir="ltr"><strong>Jonathan Dagher</strong><br />
Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</p>
</blockquote>
</div>
</div>
</div>
<div class="field__item">
<div class="paragraph paragraph--type--texte-riche paragraph--view-mode--default">
<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-texte-riche field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Les détentions de professionnels des médias ne cessent de se succéder depuis le début du mouvement de protestation en décembre 2025 : près de dix mois après sa libération conditionnelle, <strong>Vida Rabbani</strong> a de nouveau été incarcérée le 31 janvier, sous prétexte qu&rsquo;elle avait signé une lettre ouverte dénonçant la répression menée par les forces de sécurité dans le cadre des manifestations qui ont débuté en décembre dernier. La journaliste connue pour sa couverture du mouvement Femme, vie, liberté, a été libérée ce 17 février, contre le versement d’une caution de 6,5 milliards de Riyals iraniens (près de 4 000 euros), <a class="external-website" title="selon son époux - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://x.com/Hamidre38359017/status/2023715245655502946?s=20" target="_blank" rel="noopener"><u>selon son époux</u></a>. Elle avait déjà été <a href="https://rsf.org/fr/iran-rsf-dresse-le-bilan-d-une-violente-r%C3%A9pression-contre-les-femmes-journalistes-depuis-la-mort-de" target="_blank" rel="noopener"><u>arrêtée</u></a> en septembre 2022 et condamnée à cinq ans de prison pour “propagande contre l’État”, avant d’être libérée en avril 2025. Son confrère <strong>Mehdi Mahmoudian</strong>, arrêté le même jour, lui aussi  pour avoir signé la même lettre ouverte que sa consœur Vida Rabbani, a également été libéré le 17 février, sous la même condition. <a class="external-website" title="Journaliste indépendant - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://iranwire.com/fa/citizen-rights/1353/" target="_blank" rel="noopener"><u>Journaliste indépendant</u></a><strong> </strong>et blogueur souvent dans le viseur du régime, Mehdi Mahmoudian est aussi un défenseur des droits humains et écrivain <a class="external-website" title="coscénariste du film de Jafar Panahi Un simple accident - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://www.la-srf.fr/fr/actualites/communique-la-srf-apporte-son-soutien-a-mehdi-mahmoudian" target="_blank" rel="noopener"><u>coscénariste du film de Jafar Panahi </u><em><u>Un simple accident</u></em></a>, Palme d’or 2025 du Festival de Cannes en France.</p>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Les deux journalistes font partie des sept journalistes incarcérés depuis le début des manifestations, selon les informations de RSF, dans un contexte où le pays reste fermé et les informations difficilement accessibles. Le 2 février, les forces de l’ordre ont arrêté<strong> </strong>le rédacteur en chef du magazine <em>Yul</em>,<em> </em><strong>Pedram Alamdari</strong>,<strong> </strong>puis, le lendemain, le directeur du site d’information <em>Bi Taarof</em>,<em> </em><strong>Javad Aghajan nezhad, </strong>condamné désormais à un an de prison et deux ans d’interdiction de travailler en tant que journaliste, pour avoir prétendument “diffusé de fausses informations en recourant à des documents irréels et falsifiés,” selon <a class="external-website" title="des documents officiels obtenus par l’organisation - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://www.deffi.org/en/javad-aghajan-nezhad-an-iranian-journalist-has-been-transferred-to-prison-to-serve-his-sentence/" target="_blank" rel="noopener"><u>des documents officiels obtenus par l’organisation</u></a> de défense de la liberté de la presse en Iran Defending Free Flow of Information in Iran (DEFFI), partenaire de RSF.</p>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Le 19 et le 27 janvier, ce sont le photojournaliste indépendant<strong> Artin Ghazanfari </strong>et le photographe environnemental et blogueur <strong>Fariborz Heydari,</strong> connu pour photographier la faune sauvage menacée en Iran, qui ont été arrêtés, selon DEFFI. Puis c’était au tour du journaliste indépendant <strong>Hassan Abbasi, </strong>dans la ville de Bandar Abbas, au sud du pays, le 31 janvier pour “diffusion de fausses informations”. Le journaliste a comparu devant le tribunal menotté et les pieds entravés, <em>“comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un tueur en série</em>”, <a class="external-website" title="a déclaré son avocat sur X - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://x.com/Al_Sharifzadeh/status/2023496743112061040?s=20" target="_blank" rel="noopener"><u>a déclaré son avocat sur X</u></a>, le 16 février. Celui-ci a également signalé que Hassan Abbasi présentait des piqûres de punaises de lit dans le dos, contractées dans sa cellule.</p>
<h5 class="text-align-justify" dir="ltr"><strong>Vida Rabbani agressée, Narges Mohammadi condamnée </strong></h5>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Avant d’être placée en détention à la prison de Tonekabon au nord de l’Iran, Vida Rabbani aurait subi des violence de la part des forces de l’ordre, selon son conjoint.<em> “Alors qu&rsquo;elle se trouvait au centre de détention des services de renseignement de la police de Sari, elle a été violemment battue pour avoir refusé de porter le hijab”,</em> a-t-il écrit <a class="external-website" title="sur son compte X - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://x.com/hasanasadiz/status/2020778039299207541?s=20" target="_blank" rel="noopener"><u>sur son compte X</u></a>. Et d’ajouter : <em>“Les bleus ont été photographiés et une plainte sera déposée auprès des autorités compétentes.”</em> Depuis 2022, et la répression du mouvement Femme, vie, liberté par le régime, plusieurs femmes prisonnières, dont des journalistes, ont témoigné de violences sexuelles ou physiques qu’elles auraient subies de la part de leur geôliers – parmi elles,<strong> Narges Mohammadi, </strong>violemment agressée lors de sa dernière <a href="https://rsf.org/fr/la-laur%C3%A9ate-du-prix-nobel-narges-mohammadi-%C3%A9t%C3%A9-arr%C3%AAt%C3%A9e-en-iran-aux-c%C3%B4t%C3%A9s-dautres-d%C3%A9fenseurs-des" target="_blank" rel="noopener"><u>arrestation</u></a>, le 12 décembre 2025<strong>. </strong>La journaliste, militante féministe, et laureate du prix Nobel de la paix 2025, a vu sa peine de prison de dix ans <a href="https://rsf.org/fr/iran-rsf-d%C3%A9nonce-l-acharnement-du-r%C3%A9gime-contre-narges-mohammadi" target="_blank" rel="noopener"><u>s’alourdir</u></a> une nouvelle fois, ce 8 février, avec de nouvelles condamnations à six ans et à un an et demi de prison, selon les informations parvenues à RSF via l’avocat de sa famille. Douze autres reporters étaient déjà détenus avant les récentes révoltes, selon les chiffres de RSF.</p>
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		<title>Votation “200 francs, ça suffit” : RSF s’engage pour la défense du service public audiovisuel en Suisse</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/votation-200-francs-ca-suffit-rsf-sengage-pour-la-defense-du-service-public-audiovisuel-en-suisse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 13:32:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF) affirme son engagement en faveur d’un “non” à l’initiative populaire “200 francs, ça suffit”. À travers cette prise de position, nous entendons rappeler le rôle central du service public de l’information en Suisse. Les citoyens sont invités à se prononcer le 8 mars prochain sur ladite initiative. Alors que le financement [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Reporters sans frontières (RSF) affirme son engagement en faveur d’un “non” à l’initiative populaire “200 francs, ça suffit”. À travers cette prise de position, nous entendons rappeler le rôle central du service public de l’information en Suisse. Les citoyens sont invités à se prononcer le 8 mars prochain sur ladite initiative.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors que </span><a href="https://rsf.org/fr/suisse-l-avenir-des-m%C3%A9dias-publics-en-question-la-n%C3%A9cessit%C3%A9-d-un-plan-d-action-pour-leur" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">le financement du service public subit d’énormes pressions</span></a><span style="font-weight: 400;"> dans un contexte de rigueur budgétaire en Suisse, RSF, lors d’une conférence de presse tenue le 13 février à Genève, a réitéré son engagement pour sa protection. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Lors de cette rencontre qui s’est déroulée à l’invitation du Club suisse de la presse, représenté par sa directrice générale Géraldine Savary, le directeur général de RSF, Thibaut Bruttin, a souligné que l’engagement de l’organisation dans cette campagne suisse s’inscrit dans un contexte européen particulièrement préoccupant, mis en évidence par le rapport </span><a href="https://rsf.org/fr/pour-la-sauvegarde-des-m%C3%A9dias-publics-en-europe-rsf-lance-son-rapport-pressions-sur-les-m%C3%A9dias" target="_blank" rel="noopener"><i><span style="font-weight: 400;">Médias publics sous pression</span></i></a><span style="font-weight: 400;">, paru en août 2025. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Partout sur le continent, les médias de service public font l’objet de pressions politiques, qui s’expriment souvent par la remise en cause de leur stabilité financière ou de leur gouvernance, qui peuvent aller jusqu’à entraîner leur reprise en main, leur affaiblissement ou leur privatisation, voire leur disparition, comme récemment au </span><a href="https://rsf.org/fr/cauchemar-pour-l-audiovisuel-public-europ%C3%A9en-rsf-demande-le-report-de-la-privatisation-de-radio" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Liechtenstein</span></a><span style="font-weight: 400;">.  </span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« La guerre contre le journalisme est déclarée au niveau mondial et la bataille pour le service public de l’information est la première à mener. L’outrance des accusations contre l’audiovisuel public n’a d’égale que la violence des remèdes proposés, alors même que la </span></i><span style="font-weight: 400;">Société suisse de radiodiffusion et télévision</span><i><span style="font-weight: 400;"> (</span></i><span style="font-weight: 400;">SSR</span><i><span style="font-weight: 400;">) assume déjà une réduction budgétaire considérable. L’économie des médias est un enjeu de liberté de la presse. L’enfer est pavé de bonnes intentions financières mais le définancement, qui peut être la conséquence de la votation du 8 mars prochain, fait peser un risque considérable sur l’avenir de la</span></i><span style="font-weight: 400;"> SSR</span><i><span style="font-weight: 400;">, une des garanties du pluralisme et de la qualité de l’information en Suisse. A contrario, un vote négatif des Suisses peut montrer l’attachement à ce service public de l’information et envoyer un signal à l’Europe. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Thibaut Bruttin</b><b><br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Le service public suisse (</span><i><span style="font-weight: 400;">SSR</span></i><span style="font-weight: 400;">), qui produit des contenus dans les quatre langues nationales – notamment </span><i><span style="font-weight: 400;">via</span></i><span style="font-weight: 400;"> la </span><i><span style="font-weight: 400;">Radio Télévision Suisse</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">RTS</span></i><span style="font-weight: 400;">) – fait face à des bouleversements profonds du marché des médias et à une baisse progressive des recettes de la redevance. </span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« L’initiative ‘200 francs, ça suffit’ conduirait à une réduction drastique des moyens de la </span></i><span style="font-weight: 400;">SSR</span><i><span style="font-weight: 400;">, amputant de moitié son financement et entraînant des conséquences irréversibles pour le journalisme en Suisse. Contrairement aux affirmations de ses promoteurs, cette perte ne pourrait en aucun cas être compensée par les médias privés ou par l’offre des réseaux sociaux, qui échappent largement à toute régulation démocratique. L’impact serait particulièrement lourd pour la diversité régionale et linguistique, la couverture de l’actualité locale, le soutien à la création culturelle et le développement numérique du service public. Pour un gain modeste pour les ménages, l’initiative affaiblirait durablement un pilier essentiel de la démocratie suisse.»<br />
</span></i><b>Denis Masmejan<br />
</b><b>Secrétaire général de RSF Suisse</b></p></blockquote>
<p><b>Retrouvez ici <a href="https://rsf-ch.ch/wp-content/uploads/2026/02/CP_13_2-3.docx">l&rsquo;argumentaire complet</a> de Reporters sans frontières Suisse lors de la conférence vendredi 13 février. </b></p>
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		<title>Journée mondiale de la radio : Les voix des ondes sous pression partout</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/journee-mondiale-de-la-radio-les-voix-des-ondes-sous-pression-partout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 09:24:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[En cette Journée mondiale de la radio du 13 février, Reporters sans frontières (RSF) alerte sur la multiplication des menaces contre les médias radiophoniques. Attaquées en zone de conflit, muselées par des régimes autoritaires, fragilisées par des décisions politiques et économiques, les radios – souvent le dernier média accessible quand tout s’effondre – sont aujourd’hui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-chapo field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<p><strong>En cette Journée mondiale de la radio du 13 février, Reporters sans frontières (RSF) alerte sur la multiplication des menaces contre les médias radiophoniques. Attaquées en zone de conflit, muselées par des régimes autoritaires, fragilisées par des décisions politiques et économiques, les radios – souvent le dernier média accessible quand tout s’effondre – sont aujourd’hui en danger. Du Sahel à l&rsquo;Amazonie, des Philippines aux États-Unis, RSF rappelle l’urgence de protéger ces voix essentielles à l’information.</strong></p>
</div>
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<div class="paragraph paragraph--type--citation paragraph--view-mode--default">
<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-texte-riche field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<blockquote><p><em>«Média de l’oralité par excellence, la radio est souvent le seul média qui reste jusque dans les territoires difficiles d’accès pour les professionnels de l’information, où aucune autre rédaction n’existe. Lorsque Internet est coupé, c’est encore par les ondes que les journalistes continuent d’informer. Résiliente, accessible, profondément ancrée dans la vie des populations, la radio demeure l’une des rares technologies capables de survivre à toutes les autres. Elle est un facteur essentiel de lien social et un pilier du maillage mondial d’accès à une information fiable. Mais c’est précisément pour ces raisons que la radio et ses équipes sont aujourd’hui la cible de menaces multiformes : fermetures arbitraires, intimidations, pillages, agressions, violences&#8230; Dans la continuité de son appel en faveur des radios communautaires au Sahel et de la production d’un documentaire qui leur est consacré, RSF alerte sur l’urgence d’une prise de conscience, du niveau international au niveau local, afin de garantir une protection effective de ces médias de proximité, qui sont de véritables remparts contre la désinformation et des acteurs essentiels de cohésion.»</em></p>
<p><strong>Anne Bocandé<br />
</strong>Directrice éditoriale de RSF</p></blockquote>
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<div class="clearfix text-formatted field field--name-field-texte-riche field--type-text-long field--label-hidden field__item">
<p class="text-align-justify" dir="ltr">En cette Journée mondiale de la radio du 13 février, RSF alerte sur les dangers qui pèsent sur les médias radiophoniques dans le monde, à l’aune de cas emblématiques d’attaques perpétrées ces dernières années à l’international.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Philippines : 90 journalistes de radio tués en 40 ans, dont Erwin Segovia en juillet 2025</strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Les <a href="https://rsf.org/fr/pays/philippines" target="_blank" rel="noopener"><u>Philippines</u></a> <a href="https://rsf.org/fr/journ%C3%A9e-mondiale-de-la-radio-les-philippines-l-un-des-pays-les-plus-dangereux-pour-les-journalistes" target="_blank" rel="noopener"><u>restent</u></a> l’un des pays les plus dangereux au monde pour les journalistes de radio, alors que ce média est un vecteur d&rsquo;information indispensable pour la population dispersée à travers l’archipel, parfois dans des zones isolées. Sur les 148 journalistes tués dans l’exercice de leurs fonctions depuis 1986, 90 étaient des journalistes de radio. Ce qui révèle une violence systématique envers les professionnels de ce média sur l’ensemble du territoire. Parmi les dernières victimes : <strong>Erwin “Boy Pana” Segovia, </strong>animateur de Radio <em>WOW FM</em> et directeur de la station <em>Radyo Gugma</em>, a été <a href="https://rsf.org/fr/rsf-condamne-le-nouveau-meurtre-dun-journaliste-radio-aux-philippines" target="_blank" rel="noopener"><u>abattu</u></a>, le 21 juillet 2025, d&rsquo;une balle dans la tête par des assaillants non identifiés. Si le mobile du meurtre n&rsquo;a pas encore été confirmé, Erwin Segovia venait de terminer son émission et rentrait chez lui lorsque deux individus à moto l’ont suivi et ont tiré sur lui, dans la ville de Bislig, sur la côte est de l&rsquo;île de Mindanao. Erwin Segovia était un journaliste connu pour ses commentaires incisifs sur la politique et les questions sociales dans son émission “Diritsahan!”.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Les radios communautaires prises pour cibles en RDC </strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Implantées au cœur des zones de conflit, souvent dans des territoires ruraux ou enclavés du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, dans l’est du pays, où l’État est peu présent et où opèrent de nombreux groupes armés, les radios communautaires, deviennent des <a href="https://rsf.org/fr/guerre-en-rdc-les-radios-communautaires-prises-en-otage-les-journalistes-menac%C3%A9s-au-nord-kivu" target="_blank" rel="noopener"><u>cibles</u></a> directes, prises en étau entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la coalition de rebelles armés Alliance Fleuve Congo (AFC)/Mouvement du 23 mars (M23). Entre janvier 2024 et janvier 2025, plus de 25 radios communautaires ont été <a href="https://rsf.org/fr/nord-kivu-en-rdc-une-vingtaine-de-radios-communautaires-censur%C3%A9es-ou-contr%C3%B4l%C3%A9es-le-paysage" target="_blank" rel="noopener"><u>pillées</u></a> ou contraintes de fermer et plus de 50 <a href="https://rsf.org/fr/conflit-au-nord-kivu-l-escalade-des-pressions-sur-la-presse-plus-de-50-attaques-de-r%C3%A9dactions-et-de" target="_blank" rel="noopener"><u>attaques</u></a> de rédactions et journalistes ont été recensées. Deux journalistes ont été tués en 2024, dans des circonstances qui restent floues. Le corps de l’animateur de la <em>radio communautaire</em> <em>Mpety</em>, <strong>Yoshua Kambere Machozi</strong>, a été retrouvé sans vie en novembre, après avoir été enlevé par des rebelles du M23, et le coordinateur de la <em>radio catholique Maria</em>, <strong>Edmond Bahati Monja</strong>, a été tué par balle à Goma alors qu’il rentrait à son domicile le 27 septembre.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Au Sahel aussi, les radios communautaires en première ligne</strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Au Sahel, du Mali au Tchad, la dégradation de la situation sécuritaire <a href="https://rsf.org/fr/rsf-et-plus-de-500-radios-communautaires-appellent-%C3%A0-la-protection-du-journalisme-local-au-sahel" target="_blank" rel="noopener"><u>affecte</u></a> aussi gravement les journalistes et animateurs des radios communautaires, confrontés notamment aux enlèvements par les groupes armées, aux attaques ou encore à la destruction de leurs locaux. Au Mali, le 7 novembre 2023, <strong>Abdoul Aziz Djibrilla</strong>, 28 ans, journaliste à la radio communautaire <em>Naata</em>, dans le village de Labbezanga, près de la frontière entre le Mali et le Niger, a été <a href="https://rsf.org/fr/le-journalisme-local-en-berne-qui-%C3%A9tait-abdoul-aziz-djibrilla-soldat-infatigable-de-l-information" target="_blank" rel="noopener"><u>tué</u></a> lors de l’attaque du véhicule qui le conduisait à Gao pour participer à un atelier de formation journalistique. Deux autres journalistes, <strong>Saleck Ag Jiddou</strong>, dit Zeidane, directeur de <em>Radio Coton Ansongo</em>, et l’animateur <strong>Moustapha Koné</strong>, ont été enlevés lors de cette attaque et sont toujours portés disparus. Le documentaire de RSF<em> </em><a href="https://rsf.org/fr/radios-communautaires-leur-combat-pour-informer-au-sahel-le-documentaire-de-rsf-disponible-sur" target="_blank" rel="noopener"><em><u>Radios communautaires : leur combat pour informer au Sahel,</u></em></a> met en lumière le rôle crucial de ces médias et les menaces croissantes auxquelles ils font face.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Afghanistan : radios censurées, voix féminines interdites</strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Dans la province afghane de Khost, les <a href="https://rsf.org/fr/ciblage-continu-des-m%C3%A9dias-en-afghanistan-trois-radios-de-khost-dans-le-viseur-des-autorit%C3%A9s" target="_blank" rel="noopener"><u>radios locales</u></a> ont été ciblées par une répression fondée sur des critères de “moralité” imposés par les talibans. Trois stations ont été brièvement interdites de diffusion en 2024, leur retour à l’antenne étant conditionné à des règles liberticides : ne plus diffuser de musique et ne plus recevoir d’appels d’auditrices. Dans la <a class="external-website" title="province du Helmand - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://afjc.media/news/southern-province/helmand/taliban-imposed-ban-on-women%E2%80%99s-voice-broadcast-in-helmand" target="_blank" rel="noopener"><u>province du Helmand</u></a>, au sud du pays, les voix féminines sont totalement proscrites à la radio, qu’elles soient animatrices ou auditrices. L’emblématique radio des femmes afghanes, <a href="https://rsf.org/fr/suspension-de-l-embl%C3%A9matique-radio-begum-et-arrestation-arbitraire-de-deux-collaborateurs-la" target="_blank" rel="noopener"><em><u>Radio Begum</u></em><u>,</u></a> a été suspendue le 4 février 2025 par le ministère de l&rsquo;Information et de la Culture taliban, avant d’être autorisée à reprendre ses émissions 18 jours plus tard. La radio avait été accusée de “multiples infractions”, dont la fourniture de contenus à une chaîne de télévision basée à l’étranger. Après avoir purgé une peine de six mois d&#8217;emprisonnement, deux de ses journalistes ont été libérés en juillet 2025.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Radios publiques nationales et internationales dans le viseur de l&rsquo;administration Trump aux États-Unis</strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Depuis le début de son deuxième mandat à la présidence des États-Unis, Donald Trump mène une <a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-un-apr%C3%A8s-le-d%C3%A9but-de-son-second-mandat-le-pr%C3%A9sident-trump-en-passe-de-rejoindre-les" target="_blank" rel="noopener"><u>guerre</u></a> sans relâche contre le journalisme, à laquelle les radios publiques n’ont pas échappé. En mai 2025, il a signé un <a class="external-website" title="décret - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2025/05/ending-taxpayer-subsidization-of-biased-media/" target="_blank" rel="noopener"><u>décret</u></a> ordonnant la fin du financement par la Corporation for Public Broadcasting (“Société de radiodiffusion publique” ou CPB) des deux principaux médias audiovisuels publics américains – le réseau de télévision <em>Public</em> <em>Broadcasting</em> <em>Service</em> (<em>PBS</em>) et le radiodiffuseur <em>National</em> <em>Public</em> <em>Radio</em> (<em>NPR</em>). En janvier 2026, le CPB – qui <a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-et-21-organisations-de-la-soci%C3%A9t%C3%A9-civile-exhortent-le-congr%C3%A8s-%C3%A0-pr%C3%A9server-le" target="_blank" rel="noopener"><u>soutenait un réseau</u></a> de 1 216 stations de radio publiques locales, des sources d’information souvent vitales dans des régions rurales – a annoncé sa fermeture à la suite de ces coupures budgétaires. Si, pour l’instant, la plupart des stations locales de <em>NPR</em> et <em>PBS</em> <a class="external-website" title="restent opérationnelles - ouverture dans un nouvel onglet" href="https://www.nytimes.com/2026/01/26/business/media/npr-pbs-stations-funding.html" target="_blank" rel="noopener"><u>restent opérationnelles</u></a> grâce aux dons et à des subventions, le danger d’une disparition en masse des radios se profile. Quant aux radios publiques internationales, l’administration Trump a tenté à plusieurs reprises de remettre en cause <a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-et-une-coalition-de-36-organisations-de-d%C3%A9fense-des-droits-humains-appellent-le" target="_blank" rel="noopener"><u>l’existence</u></a> de l’Agence des États-Unis pour les médias mondiaux (United States Agency for Global Media, USAGM), qui gère le financement public de l’audiovisuel extérieur américain, dont <em>Voice of America </em>(<em>VOA</em>), <em>Radio Free Europe/Radio Liberty</em> (<em>RFE</em>/<em>RL</em>) ou encore <em>Radio Free Asia </em>(<em>RFA</em>). Ces radiodiffuseurs constituent un vecteur rare d’informations fiables dans des zones où le journalisme est criminalisé, tels qu’au Bélarus, en Corée du Nord, en Russie ou encore en Chine. La disparition de nombre d’entre eux a gravement <a href="https://rsf.org/fr/afrique-subsaharienne-la-suspension-de-voa-fragilise-l-acc%C3%A8s-%C3%A0-linformation-et-la-p%C3%A9rennit%C3%A9-des" target="_blank" rel="noopener"><u>fragilisé l’accès à une information fiable et plurielle</u></a>, en particulier dans les zones où ces informations peuvent sauver des vies.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Entraves économiques et logistiques pour les radios d’Amazonie brésilienne</strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Produire de l’information depuis et sur l’Amazonie brésilienne – un territoire qui s’étend sur neuf États et qui pâtit d’un accès et d’une connectivité limités – est un défi quotidien : manque de soutien public, infrastructures limitées et longues distances qui rendent le reportage de terrain coûteux. Malgré tout, 49 stations de radio opèrent depuis 38 municipalités, selon <em>InfoAmazonia</em>, une organisation locale de médias numériques. Des radios qui traitent de sujets tels que la déforestation, le changement climatique, les conflits fonciers et les droits des peuples autochtones et des communautés traditionnelles. Mais couvrir ces sujets expose parfois à des pressions politiques et économiques – notamment de la part de groupes liés à l’agro-industrie et d’intérêts locaux – qui menacent l’indépendance éditoriale et la <a href="https://rsf.org/fr/br%C3%A9sil-en-amazonie-br%C3%A9silienne-rsf-continue-d-appeler-%C3%A0-un-renforcement-des-mesures-de-protection" target="_blank" rel="noopener"><u>sécurité</u></a> des professionnels des médias enquêtant sur des sujets sensibles, notamment environnementaux.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Europe : menaces sur les radios publiques</strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Alors que la législation européenne sur la liberté des médias (EMFA) impose aux États membres de l’Union européenne (UE) de garantir l’indépendance, le pluralisme et la viabilité économique des médias publics, les <a href="https://rsf.org/fr/pour-la-sauvegarde-des-m%C3%A9dias-publics-en-europe-rsf-lance-son-rapport-pressions-sur-les-m%C3%A9dias" target="_blank" rel="noopener"><u>radios de service public européennes</u></a> sont confrontées à des menaces persistantes. Leur financement est régulièrement remis en cause, leur rôle est fragilisé par la concurrence des plateformes numériques et leur indépendance éditoriale est parfois mise à mal par des ingérences politiques. En Lituanie, la majorité au pouvoir poursuit son <a href="https://rsf.org/fr/menace-sur-l-audiovisuel-public-la-pologne-et-la-lituanie-d%C3%A9fient-les-r%C3%A8gles-europ%C3%A9ennes" target="_blank" rel="noopener"><u>entreprise</u></a> de loi spéciale qui exposerait l’audiovisuel public <em>LRT </em>aux pressions politiques après avoir gelé son financement. Les médias publics tchèques, dont la radio qui a été la première à diffuser sur le continent européen en 1923, sont <a href="https://rsf.org/fr/garantissez-l-ind%C3%A9pendance-des-m%C3%A9dias-publics-en-tch%C3%A9quie-l-adresse-de-rsf-et-ses-partenaires-au" target="_blank" rel="noopener"><u>confrontés</u></a> à la suppression de la redevance garantissant leur indépendance.</p>
<h4><b>Suisse : risque de fortes restrictions suite à l&rsquo;initiative populaire du 8 mars</b></h4>
<p>Comme en République tchèque, le modèle de redevance pour la radiodiffusion publique, y compris les stations de radio en quatre langues, risque de subir <a href="https://rsf-ch.ch/wp-content/uploads/2026/02/Argumentaire-contre-linitiative-SSR-FR-def.pdf" target="_blank" rel="noopener">une restriction drastique</a> si l&rsquo;initiative populaire « 200 francs, c&rsquo;est suffisant ! » est acceptée. Il s&rsquo;agit déjà de la deuxième attaque frontale contre le service public médiatique après l&rsquo;initiative « No Billag », qui demandait en 2018 la suppression totale de la redevance, mais qui avait alors été clairement rejetée. L&rsquo;acceptation de l&rsquo;initiative aurait en tout état de cause des conséquences considérables pour la couverture radio, télévision et en ligne de la SSR et enverrait un signal préoccupant au reste du continent.</p>
<p>Dans la Principauté du Liechtenstein, la <a href="https://rsf.org/fr/cauchemar-pour-l-audiovisuel-public-europ%C3%A9en-rsf-demande-le-report-de-la-privatisation-de-radio" target="_blank" rel="noopener"><u>fermeture</u></a> de la seule entreprise médiatique publique en avril 2025 a illustré un cas extrême d&rsquo;affaiblissement.</p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Ukraine : continuer d’informer les territoires occupés </strong><em><strong>via</strong></em><strong> la radio malgré les attaques</strong></h4>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">Tours de radio et de télévision bombardées, studios réquisitionnés sous occupation : le Kremlin s’attaque méthodiquement aux infrastructures médiatiques ukrainiennes. Depuis 2022, pas moins de <a href="https://rsf.org/fr/175-journalistes-victimes-d-exactions-en-ukraine" target="_blank" rel="noopener"><u>25 attaques russes contre des tours de télévision et de radio</u></a> ont été recensées par RSF. Malgré tout, des radios locales ukrainiennes poursuivent leur travail jusqu’à quelques dizaines de kilomètres de la ligne de front. Dans la région du Donbass à l’est, dans les villes de Kharkiv au nord-est ou de Zaporijjia au sud, elles parviennent à émettre parfois jusque dans les territoires occupés par la Russie, dans un contexte où les forces russes brouillent leurs signaux, les bloquent, et s&#8217;emparent de leur matériel.</p>
<p class="text-align-justify" dir="ltr">[Lire « <a href="https://rsf.org/fr/dans-les-coulisses-d-une-r%C3%A9daction-en-ukraine-du-front-aux-territoires-occup%C3%A9s-les-radios-diffusent" target="_blank" rel="noopener" data-entity-type="external">Dans les coulisses d’une rédaction. Du front aux territoires occupés, les radios ukrainiennes diffusent, coûte que coûte, une information indépendante</a> »<strong>]</strong></p>
<h4 class="text-align-justify"><strong>Au Soudan, les ondes sous le feu des armes</strong></h4>
<p class="text-align-justify">Au Soudan déchiré par près de trois ans de guerre, la radio est en première ligne des médias que les belligérants s&rsquo;acharnent à étouffer. D&rsquo;après plusieurs sources concordantes, des 22 stations de radio locales actives avant le conflit, seules deux diffusent encore, mais ont été mises sous le contrôle des belligérants. Des radios soudanaises <a href="https://rsf.org/fr/soudan-les-m%C3%A9dias-en-exil-fragiles-canaux-d-information-sur-une-guerre-oubli%C3%A9e" target="_blank" rel="noopener">poursuivent leur travail ou sont fondées en exil</a>, à l’instar de <em>Radio Dabanga, et</em> bravent la censure et les tentatives de blocage satellite, tandis que les correspondants sur terrain risquent arrestations arbitraires et violences physiques pour livrer l&rsquo;information vitale dont dépendent des millions de Soudanais pris au piège.</p>
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		<title>Les journalistes à Gaza : épuisés et toujours en danger</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/les-journalistes-a-gaza-epuises-et-toujours-en-danger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 07:30:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Malgré la réouverture conditionnelle du passage frontalier de Rafah entre la bande de Gaza et l&#8217;Égypte ce 1er février, les journalistes de l’enclave continuent de vivre menacés sous le blocus, privés de ressources, de liberté de mouvement et d&#8217;infrastructures adéquates. Reporters sans frontières (RSF) appelle le gouvernement israélien à lever immédiatement le blocus.  «Près de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Malgré la réouverture conditionnelle du passage frontalier de Rafah entre la bande de Gaza et l&rsquo;Égypte ce 1er février, les journalistes de l’enclave continuent de vivre menacés sous le blocus, privés de ressources, de liberté de mouvement et d&rsquo;infrastructures adéquates. Reporters sans frontières (RSF) appelle le gouvernement israélien à lever immédiatement le blocus. </b></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">«Près de quatre mois après le cessez-le-feu, les journalistes de Gaza sont à bout. Alors qu’une ouverture conditionnelle et limitée a été annoncée, ils sont toujours coupés du monde, ils continuent d&rsquo;être menacés, épuisés et oubliés. Mais ils continuent, malgré leurs moyens limités, malgré des infrastructures détruites, malgré tout, de couvrir l’information. Ils ont besoin de protection et de soutien. Les autorités israéliennes doivent mettre un terme définitif au ciblage des reporters et au blocus qui les empêche de sortir du territoire, de recevoir des moyens essentiels et empêche toujours la presse internationale d’accéder au territoire et de soulager ces professionnels des médias épuisés par deux ans de guerre et de dénuement extrême sous une menace constante.»</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Jonathan Dagher</b><b><br />
</b><b>Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</b></p></blockquote>
<h5><b>Vivre dans la peau d’un journaliste à Gaza, c’est vivre au quotidien :</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">1- L’épuisement : après plus de deux ans de couverture médiatique dans des conditions extrêmes, les journalistes restent bloqués à l&rsquo;ouest de la «ligne jaune» – ligne délimitant la zone dont l’armée israélienne s’est retirée depuis le cessez-le-feu  et coupant la bande de Gaza en deux, du nord au sud. Leurs confrères de la presse étrangère sont dans l’incapacité de les rejoindre et de leur offrir leur soutien, à cause de l’interdiction </span><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A0-l-audience-devant-la-cour-supr%C3%AAme-isra%C3%A9lienne-rsf-d%C3%A9nonce-l-interdiction-persistante-d-acc%C3%A8s-des" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">renouvelée</span></a><span style="font-weight: 400;">, imposée par le gouvernement israélien.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">2- Le danger : encore trois journalistes ont été ciblés et tués par un drone israélien en janvier 2026. Malgré un cessez-le-feu officiel, l&rsquo;armée israélienne continue de frapper les populations vivant près de sa «ligne jaune» et de mener des assassinats ciblés dans les zones désignés pour les civils et les journalistes. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">3- La destruction : leurs maisons ayant été détruites, les journalistes vivent dans des tentes ou des appartements endommagés par les bombardements. Ils manquent d&rsquo;appareils photo, de trépieds, de batteries, de téléphones, de chargeurs et d&rsquo;équipements de sécurité adéquats. Les réseaux d&rsquo;infrastructures de communication sont également gravement endommagés et l&rsquo;accès à l&rsquo;électricité et à Internet est rare, lent et coûteux.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">4- La précarité :  beaucoup de reporters indépendants travaillent sans contrat stable et avec une diminution des commandes de sujets sur Gaza. S&rsquo;ajoute à ces conditions, une inflation galopante : un litre de carburant coûtait sept shekels en 2023 (près de deux francs), mais coûte désormais près de 75 shekels (presque 20 francs). </span></p>
<h5><b>«Oubliés par le monde»</b></h5>
<p><a href="https://rsf.org/fr/annonce-du-cessez-le-feu-%C3%A0-gaza-les-autorit%C3%A9s-isra%C3%A9liennes-doivent-mettre-fin-au-blocus-m%C3%A9diatique" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Avant le cessez-le-feu à Gaza</span></a><span style="font-weight: 400;">, <strong>Nour Swirki</strong> avait l&rsquo;habitude de faire des reportages en direct six ou sept fois par jour pour la chaîne égyptienne </span><i><span style="font-weight: 400;">Al Sharq TV</span></i><span style="font-weight: 400;">. Presque quatre mois après l’accord officiel de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, ses reportages passent à l&rsquo;antenne à peine une ou deux fois par jour. La journaliste </span><a href="https://rsf.org/fr/s%C3%A9lection-2025-du-prix-rsf-d%C3%A9cern%C3%A9-%C3%A0-l-occasion-du-festival-rsf-le-15-novembre-%C3%A0-paris" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">sélectionnée pour le prix du courage de RSF en 2025</span></a><span style="font-weight: 400;"> a dû faire le choix impossible, en avril 2024, d’évacuer de Gaza ses deux enfants et de rester sur place pour continuer de couvrir la situation dans le territoire. </span><i><span style="font-weight: 400;">«En 2026, nous ne sommes plus le sujet principal»,</span></i><span style="font-weight: 400;"> regrette-t-elle. Si la diminution de cette pression pour couvrir l&rsquo;actualité brûlante lui laisse le temps de récupérer, dit-elle, le vide est également difficile. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Nous avons enfin le temps de faire notre deuil. Nous prenons conscience de ce que nous avons perdu. Tous nos confrères qui ont été assassinés, et en même temps, nous avons l&rsquo;impression que le monde nous a oubliés.» </span></i><span style="font-weight: 400;">Son confrère, <strong>Anas Baba</strong>, correspondant officiel de la radio américaine </span><i><span style="font-weight: 400;">National Public Radio </span></i><span style="font-weight: 400;">(</span><i><span style="font-weight: 400;">NPR</span></i><span style="font-weight: 400;">)</span> <span style="font-weight: 400;">depuis 2019 confirme</span> <span style="font-weight: 400;">:</span><i><span style="font-weight: 400;"> «Les médias internationaux et régionaux se sont largement désintéressés de la couverture de Gaza, </span></i><span style="font-weight: 400;">dit le reporter de 32 ans à RSF. </span><i><span style="font-weight: 400;">Les journalistes indépendants qui continuent de couvrir [l’enclave palestinienne], travaillent sans contrats, sans stabilité, et sans protection.»</span></i></p>
<h5><b>Les menaces persistent, malgré un cessez-le-feu</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Et pourtant, les dangers perdurent. Le 21 janvier, trois collègues de <strong>Nour Swirki</strong> à Al Sharq TV, <strong>Mohammad Salah Qashta</strong>,<strong> Anas Ghneim</strong>, et <strong>Abdul Raouf Shaath</strong> – également pigistes pour l’Agence France-Presse (AFP) – ont été ciblés et tués par un drone israélien. Leurs noms s&rsquo;ajoutent au bilan sanglant de </span><a href="https://rsf.org/fr/plus-de-200-journalistes-tu%C3%A9s-%C3%A0-gaza-rsf-rejoint-l-appel-%C3%A0-suspendre-le-partenariat-commercial-ue" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">plus de 220 journalistes</span></a><span style="font-weight: 400;"> massacrés par l&rsquo;armée israélienne à Gaza, dont au moins 68 ciblés et tués dans le cadre de leurs fonctions, selon les constats de RSF. «Leur mort nous a sidérés», déclare <strong>Nour Swirki</strong>. «Nous sommes tous des cibles, vulnérables à tout moment, et aucun endroit n’est sûr.»  En effet, depuis le cessez-le-feu, la population civile de Gaza, y compris ses journalistes, est confinée dans la zone ouest de la «ligne jaune» délimitée par l’armée israélienne et surveillée jour et nuit. Près de la moitié du territoire situé de l&rsquo;autre côté de cette ligne est totalement inaccessible à la presse. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Même les journalistes du «bon côté» de la ligne peuvent être assassinés sans avertissement, s’ils sont jugés suspects par l’armée, selon les reporters.</span><i><span style="font-weight: 400;"> «L&rsquo;armée continue de pourchasser et de tuer des journalistes à Gaza,»</span></i><span style="font-weight: 400;"> déclare <strong>Thaer al-Moustafa</strong>, journaliste indépendant.</span><i><span style="font-weight: 400;">«Nous avons besoin de protection.»</span></i></p>
<h5><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Blocus persistant, infrastructure détruite </b></h5>
<p>Les évacuations de Gaza étant rares et l&rsquo;aide limitée, les reporters présents sur le territoire restent coupés du monde et manquent d&rsquo;équipements fonctionnels, de matériel de protection et d&rsquo;un accès adéquat à l&rsquo;électricité, au carburant et à Internet. «L&rsquo;accès à Internet n&rsquo;est pas disponible partout et coûte beaucoup – dix fois plus cher que d&rsquo;habitude, parfois. Tout comme recharger son téléphone, trouver une voiture pour se rendre sur le terrain et acheter du carburant», explique <strong>Nour Swirki</strong>, Les journalistes de Gaza ont également perdu leurs maisons et leurs bureaux lors des bombardements. Si certains ont pu louer des appartements temporaires, d&rsquo;autres continuent de vivre et de travailler dans des tentes ou près des hôpitaux. Face à ces circonstances de dénuement, «le reportage est devenu un défi de survie plutôt qu’un simple travail journalistique», résume<strong> Anas Baba</strong>.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">De l&rsquo;autre côté de la frontière, les autorités israéliennes maintiennent leur interdiction d&rsquo;entrée à Gaza pour la presse étrangère, malgré une pression internationale et une récente audience devant la Cour suprême israélienne, </span><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A0-l-audience-devant-la-cour-supr%C3%AAme-isra%C3%A9lienne-rsf-d%C3%A9nonce-l-interdiction-persistante-d-acc%C3%A8s-des" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">à laquelle RSF a assisté</span></a><span style="font-weight: 400;">. «Nous avons besoin du soutien de nos confrères», déclare <strong>Nour Swirki</strong>. «Non pas parce que nous ne sommes pas à la hauteur, mais parce que nous sommes épuisés et que nous manquons de certaines compétences, outils et expertise en matière d&rsquo;enquête, qu&rsquo;ils peuvent nous apporter.»</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>20 ans de prison : la condamnation de Jimmy Lai révèle l&#8217;effondrement de la liberté de la presse à Hong Kong</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/20-ans-de-prison-la-condamnation-de-jimmy-lai-revele-leffondrement-de-la-liberte-de-la-presse-a-hong-kong/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 09:50:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 9 février 2026, Jimmy Lai a été condamné à 20 ans de prison sur la base de la loi draconienne sur la sécurité nationale de Hong Kong, notamment pour des accusations fallacieuses de «collusion avec des forces étrangères» et de complot en vue de publier des documents «séditieux». Les procureurs ont cité plus de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 9 février 2026, Jimmy Lai a été condamné à 20 ans de prison sur la base de la loi draconienne sur la sécurité nationale de Hong Kong, notamment pour des accusations fallacieuses de «collusion avec des forces étrangères» et de complot en vue de publier des documents «séditieux». Les procureurs ont cité plus de 160 articles d&rsquo;Apple Daily comme exemples de «publications séditieuses». Contraint de fermer par les autorités hongkongaises en juin 2021, Apple Daily était le plus important journal indépendant grand public du territoire, réputé pour ses reportages indépendants. Son <a href="https://rsf.org/fr/hong-kong-rsf-condamne-le-verdict-de-culpabilit%C3%A9-rendu-dans-le-simulacre-de-proc%C3%A8s-contre-le-patron" target="_blank" rel="noopener">verdict de culpabilité avait été rendu</a> le 15 décembre 2025, mais le prononcé de la peine avait été reporté de deux mois.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>Jimmy Lai</strong> a été jugé aux côtés de six anciens cadres supérieurs d&rsquo;Apple Daily. Le PDG <strong>Cheung Kim-hung</strong> a été condamné à six ans et neuf mois de prison ; le rédacteur en chef <strong>Ryan Law Wai-kwong</strong> à dix ans ; le rédacteur en chef exécutif <strong>Lam Man-chung</strong> à dix ans ; l&rsquo;éditeur associé <strong>Chan Pui-man</strong> à sept ans ; le directeur de la rédaction de l&rsquo;édition anglaise <strong>Fung Wai-kong</strong> à dix ans ; et le responsable des éditoriaux <strong>Yeung Ching-kee</strong> à sept ans et trois mois. Deux autres coaccusés, l&rsquo;activiste pro-démocratie <strong>Chan Tsz-wah</strong> et l&rsquo;activiste <strong>Andy Li</strong>, ont été respectivement condamnés à six ans et trois mois, et sept ans et trois mois. Andy Li serait détenu de force dans un établissement psychiatrique de haute sécurité à Hong Kong.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">«Aujourd’hui, c’est un coup de grâce qui est porté à la liberté de la presse à Hong Kong. Nous sommes indignés par les peines sévères prononcées contre Jimmy Lai et les cadres d&rsquo;</span></i><span style="font-weight: 400;">Apple Daily</span><i><span style="font-weight: 400;">. Cette décision de justice souligne l&rsquo;effondrement total de la liberté de la presse à Hong Kong et le profond mépris des autorités pour le journalisme indépendant. De l&rsquo;arrestation de Jimmy Lai à son procès et à sa condamnation, cette procédure judiciaire n&rsquo;a été qu&rsquo;une mascarade. Les démocraties, telles que le Royaume-Uni et les États-Unis, doivent cesser de donner la priorité à la normalisation des relations avec la Chine et exercer plutôt des pressions sur le régime chinois et les autorités hongkongaises afin de garantir la libération de Jimmy Lai et de tous les autres journalistes détenus. Nous avons déjà vu Liu Xiaobo, défenseur de la liberté de la presse, mourir en prison en raison d&rsquo;une pression internationale insuffisante. Nous ne pouvons pas laisser Jimmy Lai subir le même sort. Sa condamnation ne doit pas devenir une condamnation à mort.»</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Thibaut Bruttin</b><b><br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Jimmy Lai, lauréat du </span><a href="https://rsf.org/fr/prix-rsf-2020-trois-laur%C3%A9ats-r%C3%A9compens%C3%A9s-et-un-prix-sp%C3%A9cial-remis-au-fondateur-du-journal-apple" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">prix RSF de la liberté de la presse,</span></a><span style="font-weight: 400;"> est détenu depuis décembre 2020. Soumis à un régime d&rsquo;isolement très strict, il n&rsquo;a droit qu&rsquo;à 50 minutes d&rsquo;«exercice» par jour dans une cage métallique, ce qui a entraîné une </span><a href="https://rsf.org/fr/hong-kong-rsf-alerte-sur-l-%C3%A9tat-de-sant%C3%A9-de-jimmy-lai-et-appelle-%C3%A0-une-mobilisation-internationale" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">forte détérioration</span></a><span style="font-weight: 400;"> de son état de santé. Sa famille a signalé que ses ongles étaient tombés, que ses dents étaient pourries et qu&rsquo;il avait perdu beaucoup de poids.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">RSF mène une campagne sans relâche pour la libération de Jimmy Lai depuis le jour de son arrestation. En 2023, l&rsquo;équipe de RSF s&rsquo;est rendue à Hong Kong pour assister à l&rsquo;ouverture du procès du patron de média, et en 2024, une représentante de RSF a été </span><a href="https://rsf.org/fr/hong-kong-une-repr%C3%A9sentante-de-rsf-d%C3%A9tenue-et-expuls%C3%A9e-pour-%C3%AAtre-venue-assister-au-proc%C3%A8s-pour" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">placée en détention</span></a><span style="font-weight: 400;"> et expulsée de Hong Kong alors qu&rsquo;elle se rendait à une audience dans le cadre de son procès. En janvier 2026, RSF a écrit au Premier ministre britannique Keir Starmer pour lui demander de faire pression en faveur de la libération de Jimmy Lai lors de sa visite en Chine. En août 2025, </span><a href="https://rsf.org/fr/proc%C3%A8s-du-patron-de-presse-britanno-hongkongais-jimmy-lai-rsf-et-72-organisations-interpellent-le" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">RSF et une coalition de 72 ONG</span></a><span style="font-weight: 400;"> ont tiré la sonnette d&rsquo;alarme sur la détérioration de son état de santé. En juin 2025, RSF et un groupe d&rsquo;anciens journalistes d&rsquo;</span><i><span style="font-weight: 400;">Apple Daily</span></i><span style="font-weight: 400;"> aujourd&rsquo;hui en exil ont </span><a href="https://rsf.org/fr/quatre-ans-apr%C3%A8s-sa-fermeture-l-esprit-d-apple-daily-demeure-rsf-et-des-journalistes-hongkongais-en" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">publié une édition spéciale</span></a><span style="font-weight: 400;"> de ce journal pour rendre hommage à ce média renommé.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Depuis 2020, le gouvernement de Hong Kong a poursuivi au moins 28 journalistes, dont huit sont actuellement détenus. Hong Kong occupe la 140e place du </span><a href="https://rsf.org/classement" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse</span></a><span style="font-weight: 400;"> 2025 de RSF, après avoir chuté de la 18e place en seulement deux décennies. La Chine occupe la 178e place sur les 180 pays et territoires étudiés.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Polarisation, désinformation, attaques : la situation de la liberté de la presse en Allemagne</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/polarisation-desinformation-attaques-la-situation-de-la-liberte-de-la-presse-en-allemagne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 10:02:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[La délégitimation du travail journalistique est perçue par de nombreux journalistes comme une menace majeure pour le journalisme en Allemagne, comme le montre le rapport Nahaufnahme 2026 : RSF-Report zur Lage der Pressefreiheit in Deutschland (Zoom 2026 : rapport de RSF sur la situation de la liberté de la presse en Allemagne) qui vient d&#8217;être [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La délégitimation du travail journalistique est perçue par de nombreux journalistes comme une menace majeure pour le journalisme en Allemagne, comme le montre le rapport <a href="https://media.reporter-ohne-grenzen.de/production/5742/01KGF415JZMP1HTVHW471B5M54.pdf" target="_blank" rel="noopener">Nahaufnahme 2026 : RSF-Report zur Lage der Pressefreiheit in Deutschland</a> (Zoom 2026 : rapport de RSF sur la situation de la liberté de la presse en Allemagne) qui vient d&rsquo;être publié. Elle est alimentée par des acteurs politiques, des campagnes de dénigrement numériques et de nouveaux milieux journalistiques qui gagnent en influence grâce à l&rsquo;exagération et à la désinformation.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">« Face aux multiples défis, notamment technologiques, le journalisme, la classe politique et la société civile ne doivent pas céder devant ceux qui veulent saper le secteur de l&rsquo;information au profit de la soif de pouvoir et des intérêts économiques. Nous ne devons pas nous laisser monter les uns contre les autres », déclare Katharina Viktoria Weiß, référente pour l&rsquo;Allemagne au sein de la section allemande de Reporters sans frontières et co-auteure du rapport.</span></p>
<h5><b>Les recherches dans les milieux extrémistes constituent un risque pour la sécurité</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis des années, la polarisation croissante et le climat social de plus en plus tendu entraînent également des risques pour la sécurité : Reporters sans frontières a recensé et vérifié au total </span><b>55 agressions contre des professionnels des médias et des rédactions</b><span style="font-weight: 400;">. L&rsquo;année précédente, ce chiffre s&rsquo;élevait à 89.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Des attaques isolées ont notamment été signalées par les forces de sécurité ou la scène d&rsquo;extrême gauche. Cependant, la couverture médiatique des manifestations ainsi que les recherches et les tournages dans les milieux d&rsquo;extrême droite se sont à nouveau révélés particulièrement dangereux.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un </span><a href="https://www.mz.de/lokal/merseburg/winterakademie-des-rechtsextremen-verlags-antaios-in-schnellroda-journalisten-angegriffen-4187593" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">incident survenu le 24 janvier</span></a><span style="font-weight: 400;"> montre que cette tendance se poursuit en 2026 : lors de l&rsquo;« Académie d&rsquo;hiver » d&rsquo;extrême droite à Schnellroda dans le Land de Saxe-Anhalt, des journalistes de </span><i><span style="font-weight: 400;">Recherche Nord</span></i><span style="font-weight: 400;"> ont été </span><a href="https://taz.de/Rechtes-Treffen-in-Schnellroda/!6150355/" target="_blank" rel="noopener"><b>harcelés, insultés, agressés physiquement et volés</b></a><span style="font-weight: 400;"> par des participants à l&rsquo;événement, dont des membres de la relève de l&rsquo;AfD. Cet incident illustre une nouvelle escalade et met en évidence la confiance croissante et la normalisation progressive de la violence et de l&rsquo;intimidation à l&rsquo;égard de la presse dans les milieux d&rsquo;extrême droite.</span></p>
<h5><b>La couverture médiatique du Proche-Orient divise les rédactions et la société civile</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans les rédactions, le climat restait tendu autour du thème de la </span><b>couverture médiatique du Proche-Orient</b><span style="font-weight: 400;">. Ainsi, en 2025, les journalistes avaient encore du mal à traiter les violations des droits humains commises par l&rsquo;armée israélienne de la même manière que celles commises par d&rsquo;autres États et dans d&rsquo;autres guerres. La situation de la liberté de la presse lors des manifestations de solidarité avec la Palestine et le rôle de la police ont également fait l&rsquo;objet de vifs débats.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La lutte pour l&rsquo;interprétation de la guerre à Gaza a révélé une division croissante du paysage médiatique. Dans le débat sur ce qui constitue de l&rsquo;antisémitisme et ce qui relève de la critique légitime du gouvernement israélien, certains journalistes ont également été diffamés personnellement et ont été victimes de</span><b> campagnes de dénigrement en ligne</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<h5><b>L&rsquo;exil n&rsquo;est pas synonyme de sécurité : répression transnationale</b></h5>
<p><b>Les journalistes qui vivent en exil en Allemagne sont </b><span style="font-weight: 400;">régulièrement pris pour cible par leurs pays d&rsquo;origine, gouvernés de manière autoritaire. Divers moyens de répression sont utilisés pour intimider les professionnels des médias et les réduire au silence lorsqu&rsquo;ils critiquent le régime.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour les journalistes afghans, russes ou iraniens, la situation dans leur pays d&rsquo;origine est parfois potentiellement mortelle, notamment en raison de la </span><b>suspension des programmes d&rsquo;accueil humanitaire</b><span style="font-weight: 400;"> et du non-respect des promesses d&rsquo;accueil faites par le gouvernement fédéral allemand.</span></p>
<h5><b>Le vent politique renforce le pouvoir des plateformes</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">La politique menée par </span><b>Donald Trump</b><span style="font-weight: 400;"> au cours de son deuxième mandat influence également le discours public et le paysage médiatique en Allemagne. La polarisation sociale s&rsquo;accentue, tandis que les grandes plateformes technologiques bénéficient ouvertement du soutien de Washington dans leur opposition à la réglementation européenne.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ces entreprises sont depuis longtemps devenues des acteurs médiatiques à part entière qui, grâce à leurs algorithmes – en partie façonnés par la politique –, déterminent quels contenus sont diffusés et dans quelle mesure. Leurs algorithmes favorisent la désinformation ; les vérifications des faits intégrées aux plateformes ont entre-temps été supprimées. Les campagnes de désinformation menées par la Russie en bénéficient également.</span></p>
<h5><b>Surveillance et politique médiatique en Allemagne et au niveau européen</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Au </span><b>niveau européen</b><span style="font-weight: 400;">, l&rsquo;attaque contre les communications cryptées de bout en bout au moyen d&rsquo;un contrôle sans motif des messageries privées a été provisoirement évitée. Cependant, l&rsquo;utilisation de chevaux de Troie gouvernementaux par les services secrets allemands continue de menacer la liberté de la presse. RSF a déposé une plainte à ce sujet auprès de la Cour européenne des droits de l&rsquo;homme.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La directive européenne contre les poursuites abusives (SLAPP) doit encore être transposée en Allemagne. Le projet de loi du gouvernement n&rsquo;offre toutefois guère de protection concrète aux professionnels des médias menacés.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">D&rsquo;une manière générale, la </span><b>politique médiatique allemande</b><span style="font-weight: 400;"> n&rsquo;a guère progressé en faveur du renforcement du journalisme et de la diversité des médias. Contrairement à ce qui était prévu dans l&rsquo;accord de coalition, aucun avantage fiscal n&rsquo;est prévu à ce jour pour le journalisme d&rsquo;intérêt général. L&rsquo;augmentation prévue de la redevance audiovisuelle continue d&rsquo;être bloquée par les Länder. Seul le traité d&rsquo;État sur la réforme de l&rsquo;audiovisuel public a été ratifié par tous les Länder après de longues négociations.</span></p>
<h5><strong>Les défis à l&rsquo;avenir seront multiples</strong></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Presque tous les médias s&rsquo;inquiètent sérieusement de l&rsquo;utilisation croissante des modèles d&rsquo;IA. Des outils tels que les résumés intégrés aux moteurs de recherche détournent le trafic et les recettes publicitaires des contenus journalistiques originaux, mettant ainsi en péril l&rsquo;existence financière des éditeurs et des journalistes.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De plus, la sécurité juridique reste incertaine en matière de formation à l&rsquo;IA avec des contenus protégés lorsqu&rsquo;aucun contrat de licence ou partenariat n&rsquo;a été conclu.</span></p>
<p><b>Dans le</b><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c/46501836/87eb5de4f7dc-sudssk" target="_blank" rel="noopener"><b> classement mondial de la liberté de la presse</b></a><b>, l&rsquo;Allemagne occupe la 11e place sur 180 pays. Le classement mondial de la liberté de la presse 2026 sera publié le 30 avril 2026. Il reflète la situation des journalistes et des médias dans 180 pays et territoires.</b></p>
<p><a href="https://media.reporter-ohne-grenzen.de/production/5749/Nahaufnahme_Sperrfrist-2026-02-03-06Uhr.pdf"><b><u>Télécharger le zoom </u></b></a><a href="https://media.reporter-ohne-grenzen.de/production/5749/Nahaufnahme_Sperrfrist-2026-02-03-06Uhr.pdf"><b><u>2026 : rapport de RSF sur la situation de la liberté de la presse en Allemagne (en allemand).</u></b></a></p>
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		<title>L’exposition photographique de RSF Suisse à photoSUISSE</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/lexposition-photographique-de-rsf-suisse-a-photosuisse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 15:09:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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					<description><![CDATA[Nous nous réjouissons de prendre part à l’édition 2026 de photoSUISSE, du 6 au 10 février au Kongresshaus à Zürich, avec notre exposition photographique « Photographier le monde de demain ». L’exposition présente le travail de 40 photographes internationaux et rend hommage au travail essentiel des photojournalistes partout autour de monde, notamment en zones de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nous nous réjouissons de prendre part à l’édition 2026 de photoSUISSE, du 6 au 10 février au Kongresshaus à Zürich, avec notre exposition photographique « Photographier le monde de demain ». L’exposition présente le travail de 40 photographes internationaux et rend hommage au travail essentiel des photojournalistes partout autour de monde, notamment en zones de crises, de catastrophes naturelles ou de conflits.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les photos sélectionnées illustrent un monde en pleine mutation articulé autour de trois thématiques majeures : l’environnement, l’exil et les crises. Les photojournalistes accompagnent les personnes au plus près de leur réalité, offrant un témoignage essentiel et alertant sur des tendances dangereuses. Veuillez trouver ici le </span><a href="https://rsf.org/sites/default/files/medias/file/2025/06/Livret%20d%27exposition_compressed.pdf" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">livret numérique de l’exposition</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Voir notre exposition photographique traverser les villes suisses et aller à la rencontre du public une nouvelle fois nous ravit énormément. photoSUISSE est une des plus grandes expositions consacrées à la photographie en Suisse. Y exposer le travail de 40 photojournalistes, prenant des risques au quotidien afin de montrer la réalité de la vie de millions de personnes autour du monde, est plus crucial que jamais. »<br />
</span><b>Denis Masmejan<br />
</b><b>Secrétaire Général RSF Suisse</b></p></blockquote>
<p><b>Informations pratiques : </b></p>
<p><b>Lieu : </b><span style="font-weight: 400;">Kongresshaus Zurich, Claridenstrasse 5, 8002 Zürich<br />
</span><b>Exposition :</b><span style="font-weight: 400;"> Du vendredi 6 février au mardi 10 février 2026 (11h-20h)<br />
</span><b>Billets : </b><a href="https://www.photo-schweiz.ch/en/ticket" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Accéder à la billetterie.</span></a><br />
<a href="https://www.photo-schweiz.ch/fr/news/reporter-ohne-grenzen" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Plus d’information à propos de notre exposition à photoSUISSE</span></a></p>
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