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	<title>Newsletter 2025-04-FR | Reporter sans frontières</title>
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		<title>Le combat pour l’information en Chine : l’approche ambitieuse de l’initiative Circle 19</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 08:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Newsletter 2025-04-FR]]></category>
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					<description><![CDATA[En République populaire de Chine (RPC), la liberté de la presse est fortement restreinte depuis des décennies en raison de tendances autoritaires. Depuis l&#8217;arrivée au pouvoir du président Xi Jinping en 2013, la situation s&#8217;est encore détériorée. Le contexte politique, caractérisé par la propagande du Parti Communiste Chinois (PCC), un contrôle (quasi) total des médias, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En République populaire de Chine (RPC), la liberté de la presse est fortement restreinte depuis des décennies en raison de tendances autoritaires. Depuis l&rsquo;arrivée au pouvoir du président Xi Jinping en 2013, la situation s&rsquo;est encore détériorée. Le contexte politique, caractérisé par la propagande du Parti Communiste Chinois (PCC), un contrôle (quasi) total des médias, une censure omniprésente et la surveillance des journalistes, poussent beaucoup d’entre eux à se taire, quitter le métier, voire le pays. </strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’initiative Circle 19, dont la formation a été soutenue par Reporters sans frontières (RSF) en 2019 et qui a été consacrée par un Symposium en 2023, milite pour le droit à l’information dans l’Empire du milieu. Composée d’entre 20 et 25 experts indépendants &#8211; souhaitant rester anonymes pour la plupart -, l’initiative réunit majoritairement des personnes issues de la diaspora chinoise, incluant tout de même des experts de la communauté internationale. Parmi eux figurent des journalistes chinois reconnus pour leur critique du gouvernement, d’où la volonté de rester anonymes. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Face au contexte du secteur médiatique chinois, Circle 19 propose une approche qui se veut une alternative ou un complément à la stratégie plus confrontationnelle ou de dénonciation («naming &amp; shaming») de RSF. L’objectif principal de l&rsquo;initiative est de contrer le narratif dominant du régime chinois qui présente le droit à l’information comme une «valeur occidentale» incompatible avec la culture chinoise. Pour ce faire, l&rsquo;initiative s’appuie sur une approche factuelle qui consiste à démontrer, en utilisant des ressources intellectuelles chinoises, que le droit à l’information est intrinsèquement présent dans l’histoire chinoise et que le journalisme indépendant est un facteur positif et nécessaire pour le développement du pays. Cette démarche vise à s’opposer à la tentative de la propagande de s’approprier ou de nier les droits civiques et politiques, et souligne que des changements fondamentaux en République Populaire de Chine nécessitent l’implication du peuple chinois lui-même. </span></p>
<h5><strong>Les ressources mises à disposition par Circle 19</strong></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Circle 19 met à disposition plusieurs ressources, principalement via son site internet </span><a href="http://circle19.org/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Circle19.org</span></a><span style="font-weight: 400;"> . Parmi elles se trouvent des rapports d’enquête, documentaires et <a href="https://www.circle19.org/reports/" target="_blank" rel="noopener">travaux de journalisme d’investigation</a> basés sur des faits, réalisés par des journalistes chinois, qui ont eu un impact majeur sur la société chinoise avant d’être souvent censurés. Ces travaux sont traduits en anglais pour un public international et sont présentés pour illustrer concrètement la nécessité du journalisme indépendant pour le développement de la Chine.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">«</span></i><i><span style="font-weight: 400;">On pense souvent que le journalisme chinois n’est qu&rsquo;œuvre de propagande. Or il a existé en Chine, et il existe aujourd’hui principalement en dehors de la Chine un journalisme de qualité, d’investigation qui a eu un impact positif, et qui anime les discussions dans la diaspora. Ce journalisme est à découvrir sur le site de Circle 19. Il est essentiel pour l’avenir du pays.</span></i><i><span style="font-weight: 400;">»<br />
</span></i><b><i>Filip Noubel<br />
</i></b><b><i>Porte-parole Circle 19</i></b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Le site propose également des contributions académiques. Ces dernières soutiennent que le droit à l’information fait partie de l’héritage intellectuel chinois, citant philosophes et politiciens qui retracent la lutte du peuple chinois pour l’épanouissement de ce droit. Une autre ressource clé est la liste d’une centaine de médias indépendants qui fournissent des informations sur des sujets liés à la Chine. La plupart d’entre eux sont censurés en RPC. Enfin, la </span><a href="https://www.circle19.org/statement/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Déclaration de Principes</span></a><span style="font-weight: 400;"> («Statement of Principles»), entièrement rédigée par les experts de Circle 19, s’oppose directement au «relativisme culturel» concernant le droit à l’information et appelle au soutien de la communauté internationale. Ce texte a été </span><a href="https://rsf-ch.ch/de/zum-35-jahrestag-von-tiananmen-praesentiert-die-gruppe-circle-19-ein-historisches-manifest-fuer-das-recht-auf-information-in-china/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">publiquement approuvé par 54 ONG</span></a><span style="font-weight: 400;"> lors de sa publication le 4 juin 2024, journée de commémoration de Tiananmen.</span></p>
<h5><strong>Contourner la censure : offrir des outils pour accéder à l’information</strong></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Le défi majeur pour l’accès à l’information en Chine est la censure du «Grand Firewall de Chine», ce projet de contrôle d’internet exécuté par le Ministère de la Sécurité Publique de la RPC. Circle 19 s’efforce d’y faire face en offrant des outils digitaux au public chinois afin de faciliter l’accès à l’information indépendante, s’inscrivant aussi dans la lignée de l’opération <a href="https://rsf.org/fr/collateral-freedom" target="_blank" rel="noopener"><em>Collateral Freedom</em></a> de Reporters sans frontières. La stratégie pour diffuser ces outils numériques repose donc sur des réseaux de confiance et des contacts de contacts pour leur distribution. Les ONG et organisations de la société civile sont notamment encouragées à relayer ces outils au sein de leurs réseaux de confiance, en particulier en RPC.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le travail de Circle 19 est essentiel face à la répression déjà presque totale et encore croissante de la liberté de la presse et de l’information en Chine. En s’appuyant sur des ressources intellectuelles chinoises et en fournissant des outils concrets, l’initiative offre une perspective unique pour contrer la propagande du régime et réaffirmer la légitimité du droit à l’information dans l’Empire du Milieu.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le projet a d’ores et déjà réussi à rassembler des journalistes et experts chinois qui partagent une vision et un idéal communs de la Chine. La création d’une telle communauté offre un soutien important, notamment pour les journalistes œuvrant sur des sujets liés à la Chine, affectés ces derniers temps par les coupes budgétaires touchant l’USAGM et plus précisément Radio Free Asia.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les experts spécialisés dans les questions chinoises, les journalistes, les ONG, etc. peuvent contribuer à la diffusion de l&rsquo;initiative Circle 19 en utilisant les ressources disponibles et en mentionnant son existence dans leur entourage et dans leurs publications. Il est également possible de soutenir publiquement la </span><a href="https://www.circle19.org/statement/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">déclaration de principes.</span></a></p>
<h6><strong>Sophie Sager, RSF Suisse</strong></h6>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Classement mondial de la liberté de la presse 2025 : la presse étouffée par les difficultés économiques dans de nombreux pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 08:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Newsletter 2025-04-FR]]></category>
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					<description><![CDATA[Procédures bâillons, plateformes prédatrices, gel de certains fonds américains… Alors que Reporters sans frontières publiait début mai son classement de la liberté des médias annuel, nous nous alarmons des contraintes financières qui pèsent sur la presse, ici comme ailleurs (Photo: Keystone-ATS). Il y a quelque chose de profondément désolant, voire de révoltant en tant que [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Procédures bâillons, plateformes prédatrices, gel de certains fonds américains… Alors que Reporters sans frontières publiait début mai son classement de la liberté des médias annuel, nous nous alarmons des contraintes financières qui pèsent sur la presse, ici comme ailleurs <em>(Photo: Keystone-ATS)</em>.</strong></p>
<p>Il y a quelque chose de profondément désolant, voire de révoltant en tant que journaliste, à devoir abandonner son métier pour des raisons économiques alors qu’on a tenu bon face aux menaces, face aux pressions politiques ou sécuritaires pendant des années. Or c’est une réalité pour des professionnels des médias dans de nombreux pays, de la Biélorussie à la Birmanie. Les récentes décisions du président Donald Trump ne font que renforcer cette tendance: des journalistes ukrainiens ayant risqué leur vie en couvrant leur pays en guerre voient leurs médias aujourd’hui fermés ou menacés de fermeture à cause du gel par le gouvernement américain des fonds d’aide internationale. Sans parler des médias tels que Radio Free Europe/RL, Radio Free Asia ou Voice of America, financés par les Etats-Unis mais indépendants sur le plan éditorial, que l’actuelle administration américaine tente de démanteler, sans prendre en compte l’importance de ces sources d’information pour les habitants de régions aux mains de régimes autoritaires.</p>
<p>Ces exemples récents ne sont qu’une partie de la longue liste de pressions et des difficultés économiques que subissent les médias à travers le monde. Le classement mondial de la liberté de la presse, publié ce vendredi 2 mai par Reporters sans frontières, montre que la situation ne fait qu’empirer et atteint même un niveau critique inédit. Dans près d’un tiers des pays du monde, de l’Argentine à la Tunisie, des médias ferment régulièrement, étouffés par les difficultés économiques. Dans des pays comme les Etats-Unis, ce sont des régions entières qui se muent en déserts informationnels.</p>
<h5 class="subtitle"><strong>Un financement fragile qui fragilise aussi la presse</strong></h5>
<p>La baisse des revenus publicitaires, captés par les grandes entreprises du numérique, la disparition de titres de presse, la concentration des médias constituent une menace pour le pluralisme et l’indépendance de ces derniers. A cela s’ajoutent les conditions de financement opaques ou arbitraires qui portent atteinte à la liberté d’informer: au Pérou ou à Hongkong, les subventions publiques sont dirigées vers les médias loyaux au gouvernement; en Hongrie, les autorités font pression sur la presse d’opposition via une distribution inéquitable de la publicité d’Etat.</p>
<p>Les Etats démocratiques du continent européen ne font pas exception: les difficultés économiques entravent aussi le travail des médias. En France, une part considérable de la presse nationale se trouve dans les mains de quelques grandes fortunes, ce qui représente un risque d’autocensure des journalistes et restreint la diversité éditoriale. Dans certains pays, les rédactions – en particulier les médias pratiquant l’enquête – sont de plus en plus souvent confrontées à des procédures bâillons qui peuvent leur coûter très cher; c’est le cas en Suisse également.</p>
<h5><strong>L’information n’est pas un bien comme un autre</strong></h5>
<p>Le journalisme n’est pas un produit comme un autre; le droit à être informé par des médias respectant des normes de transparence et d’honnêteté, agissant dans l’intérêt du public, est essentiel à la bonne marche de la démocratie. Les journalistes et les rédactions qui se trouvent dans une situation de précarité financière n’ont parfois plus les moyens de lutter contre les pressions politiques et surtout de faire un travail d’enquête, de qualité, permettant de contrer la désinformation et la propagande.</p>
<p>Il est urgent de prendre des mesures pour la survie économique des médias. Des engagements concrets doivent être menés, dans différentes directions. Les géants du numérique doivent s’engager à visibiliser et rémunérer les sources d’information fiables sur leurs plateformes. Les Etats démocratiques doivent consacrer une plus grande part de leur aide publique au développement pour soutenir des médias libres dans les zones privées d’informations, dans les pays en conflit ou autoritaires où la liberté de la presse est gravement menacée. Ce rôle ne doit pas être réservé uniquement aux Etats-Unis.</p>
<h5 class="subtitle"><strong>De nouveaux modèles à inventer</strong></h5>
<p>Par ailleurs en Suisse, tout comme dans le reste du monde, le financement des médias doit être repensé à travers des aides publiques plus généreuses mais surtout mieux ciblées, et un développement de la philanthropie, afin de garantir une diversité de titres de toutes tailles et pour lutter contre les déserts informationnels. L’octroi de subventions doit être basé sur des critères transparents et des garde-fous doivent être mis en œuvre pour éviter toute ingérence éditoriale des pouvoirs publics. Car des médias qui ne sont plus dans une situation d’extrême vulnérabilité financière seront plus à même d’innover, d’enquêter et de gagner ainsi la fidélité et la confiance de leur public.</p>
<p><strong>Isabelle Cornaz, Présidente de RSF Suisse</strong></p>
<p><b><em>Ce texte a été initialement publié le 2 mai dans le quotidien romand « Le Temps » sous forme de chronique.</em></b></p>
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