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	<title>Newsletter 2026-02-FR | Reporter sans frontières</title>
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		<title>Quatre ans de guerre en Ukraine : RSF réaffirme et renforce son combat pour la liberté de la presse dans ce pays ravagé par la guerre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 09:23:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Newsletter 2026-02-FR]]></category>
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					<description><![CDATA[« Il est 5h30 du matin, j’ai la seule heure d’électricité à laquelle je vais avoir le droit toute la journée. Il faut que j’en profite pour réchauffer une pièce de l’appartement. (…) Il fait 7 degrés dans mon appartement. » confiait la correspondante de la RTS Maurine Mercier dans une note vocale envoyée à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">« Il est 5h30 du matin, j’ai la seule heure d’électricité à laquelle je vais avoir le droit toute la journée. Il faut que j’en profite pour réchauffer une pièce de l’appartement. (…) Il fait 7 degrés dans mon appartement. » confiait la correspondante de la RTS Maurine Mercier dans une </span><a href="https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/7-degres-a-la-maison-le-froid-comme-arme-russe-en-ukraine-29123106.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">note vocale</span></a><span style="font-weight: 400;"> envoyée à l&rsquo;émission </span><i><span style="font-weight: 400;">Tout un Monde</span></i><span style="font-weight: 400;"> mi-janvier. Quatre ans après le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine, ce carnet de bord illustre l’épreuve de survie à laquelle sont soumis les citoyens et journalistes en Ukraine. Ces derniers, n’ont pas d’autre choix que de rédiger leurs articles et de monter leurs reportages alors que le pays connaît son hiver le plus froid depuis 4 ans. Ils luttent chaque jour pour continuer à raconter la réalité de la vie sur place.</span></p>
<p><b>Quatre ans de guerre, le noir et le froid subsistent </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quatre ans après le déclenchement de la guerre dévastatrice pour l’Ukraine, </span><a href="https://rsf.org/fr/frappes-russes-d-ampleur-en-ukraine-les-r%C3%A9dactions-et-les-journalistes-continuent-d-informer-dans" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">les frappes ciblées de Moscou sur le réseau électrique</span></a><span style="font-weight: 400;"> soumettent le journalisme à une épreuve de survie quotidienne. Plongés dans l’obscurité par des pannes de courant qui s’éternisent et frigorifiés par des températures polaires qui envahissent tant leurs domiciles que leurs locaux professionnels, les professionnels des médias présents en Ukraine font preuve d’une persévérance remarquable. Bien qu’épuisés, tout comme le reste de la population, ils déjouent la menace d’un black-out informationnel et incarnent une résistance démocratique, luttant tous les jours pour donner une voix aux Ukrainiens qui continuent de résister dans un froid glacial tout en montrant leur résilience. Et ce, depuis plus de quatre ans maintenant.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La guerre orchestrée par Moscou passe également par la désinformation et l’étouffement des voix dissidentes dans les zones sous contrôle russe. Pour imposer sa propagande, le pouvoir russe distribue des peines vertigineuses sous de fallacieux prétextes de terrorisme. Aujourd’hui, au moins </span><a href="https://rsf.org/fr/la-machine-judiciaire-du-kremlin-tourne-%C3%A0-plein-r%C3%A9gime-contre-les-reporters-ukrainiens" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">26 professionnels des médias</span></a><span style="font-weight: 400;"> ukrainiens sont détenus dans des prisons russes pour avoir refusé de se taire. Le sort le plus tragique a été celui de la journaliste Viktorya Roshchyna, alors âgée de 27 ans, qui a été arrêtée par l&rsquo;armée russe dans les territoires ukrainiens occupés, puis emprisonnée et torturée. Elle a été tuée dans une prison russe le 19 septembre 2024. </span></p>
<p><b>La guerre désinformationnelle du Kremlin </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quatre ans après le début de l’invasion russe, RSF alerte sur la machine répressive du Kremlin qui </span><a href="https://rsf.org/fr/exil%C3%A9s-condamn%C3%A9s-traqu%C3%A9s-comment-la-russie-exporte-sa-r%C3%A9pression-judiciaire-contre-pr%C3%A8s-de-70" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">s’attaque aussi aux journalistes en exil</span></a><span style="font-weight: 400;">. Moscou traque désormais les professionnels des médias par-delà ses frontières : ils sont frappés par des procès fantômes et condamnés en leur absence pour de prétendues entorses aux lois sur les « agents de l’étranger » ou la diffusion de « fausses informations ». Ces sanctions prononcées, parfois à des milliers de kilomètres de leur refuge, criminalisent tout espoir de retour, les asphyxient financièrement et terrorisent les familles encore dans le pays.</span></p>
<p><b>RSF aide les médias ukrainiens à lutter contre la répression</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Face à l’étau imposé par le Kremlin, Reporters sans frontières oppose une riposte concrète avec, entre autres, le déploiement d’aide matérielle et d’outils numériques de contournement de la censure, pour protéger les journalistes sur la ligne de front et lutter contre la désinformation russe. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Fer de lance de cette stratégie : </span><a href="https://rsf.org/fr/un-apr%C3%A8s-son-lancement-le-bouquet-satellitaire-rsf-svoboda-se-d%C3%A9veloppe-et-son-nouveau-site-web-%C3%A9t%C3%A9" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">le projet Svoboda</span></a><span style="font-weight: 400;"> (« liberté » en russe), qui s’impose depuis deux ans comme bouclier satellitaire indépendant. Il diffuse une information fiable directement aux foyers russophones d’Europe de l’est. Hors de portée des censeurs russes, ce satellite touche plus de 60 millions de foyers en Europe, dont 4,5 millions en Russie. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Russie tente manifestement d’aveugler la communauté internationale. Pour documenter et dénoncer cela, RSF s’est également alliée à l’ONG ukrainienne </span><i><span style="font-weight: 400;">Truth Hounds. </span></i><span style="font-weight: 400;">Ensemble, nous avons dévoilé une enquête sur </span><a href="https://rsf.org/fr/faire-taire-les-journalistes-en-bombardant-leurs-h%C3%B4tels-une-strat%C3%A9gie-russe-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9e-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9e-par" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">le ciblage méthodique des hôtels</span></a><span style="font-weight: 400;"> hébergeant des professionnels des médias. En l&rsquo;espace de trois ans, entre le début de la guerre en février 2022 et le printemps 2025, des dizaines de frappes nocturnes de haute précision ont visé ces refuges situés près de la ligne de front, blessant ou tuant plusieurs journalistes &#8211; sous le faux prétexte d&rsquo;éliminer des cibles militaires.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">RSF s’est également attelé à l’urgence économique sur le terrain en cofondant le Fonds international pour la reconstruction des médias ukrainiens (IFRUM) avec des partenaires locaux. En palliant l&rsquo;effondrement des modèles économiques traditionnels ravagés par la guerre, ce mécanisme de financement indépendant doit garantir la survie et l&rsquo;intégrité des rédactions locales, même dans les conditions les plus difficiles.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En février, Reporters sans frontières a annoncé franchir un nouveau cap judiciaire. Face au rythme d’une exaction commise tous les 11 jours contre un journaliste et à un bilan de plus de 175 journalistes ciblés depuis le début de la guerre dans le pays, nous refusons de voir ces actes comme des dommages collatéraux. C’est pourquoi, nous avons déposé une </span><a href="https://rsf.org/fr/crimes-du-kremlin-contre-les-journalistes-en-ukraine-rsf-saisit-la-justice-internationale-avec-une" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">onzième plainte devant la Cour Pénale Internationale</span></a><span style="font-weight: 400;"> à La Haye. Contrairement aux plaintes précédentes celle-ci ne mentionne pas seulement les « crimes de guerre » mais dénonce également les « crimes contre l’humanité » commis par l’armée russe.  </span></p>
<h5><strong>Sophie Sager, chargée des projets RSF Suisse</strong></h5>
<p><em><span style="font-weight: 400;"> (Photo : Keystone-ATS)</span></em></p>
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		<title>Régulation des plateformes : un premier pas dans la bonne direction, mais d’autres seront nécessaires</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/regulation-des-plateformes-un-premier-pas-dans-la-bonne-direction-mais-dautres-seront-necessaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 07:01:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Newsletter 2026-02-FR]]></category>
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					<description><![CDATA[La section suisse de Reporters sans frontières (RSF Suisse) salue la volonté du Conseil fédéral de réguler les grandes plateformes numériques et les moteurs de recherche. Elle a pris position en ce sens lors de la procédure de consultation sur l’avant-projet de loi présenté par le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;"><strong>La section suisse de Reporters sans frontières (RSF Suisse) salue la volonté du Conseil fédéral de réguler les grandes plateformes numériques et les moteurs de recherche. Elle a pris position en ce sens lors de la procédure de consultation sur l’avant-projet de loi présenté par le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication qui s’est achevée le 16 février dernier. RSF Suisse attend désormais du Conseil fédéral qu’il aille de l’avant. (Photo Keystone ATS)</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Pour notre organisation, une intervention du législateur est nécessaire compte tenu de l’importance acquise par les grandes plateformes numériques dans le débat public et démocratique et de l’extrême concentration du marché au bénéfice de quelques acteurs dont aucun n’a son siège ni en Suisse ni en Europe. Ce constat s’impose d’autant plus que le marché des médias traditionnels, lui, est en crise, que leur diversité est en très net recul et que la publicité, qui a longtemps constitué leur principale source de financement, a largement migré vers les grandes plateformes au détriment du journalisme.</p>
<p style="font-weight: 400;">Nous approuvons donc les grandes lignes de l’avant-projet, en particulier le fait qu’il veille à ne pas porter atteinte à la liberté d’expression des utilisateurs mais cherche au contraire à la protéger en renforçant les droits de ces derniers vis-à-vis des plateformes. Nous saluons également l’obligation imposée aux plateformes de fournir une évaluation régulière des risques que leurs services font peser notamment sur la formation de l’opinion publique, les processus électoraux et les votations.</p>
<p style="font-weight: 400;">Nous demandons néanmoins que le projet soit complété ou modifié sur plusieurs points. Nous plaidons en particulier pour l’introduction de <strong>dispositions spécifiques applicables aux contenus publiés par les médias d’information</strong> afin de mieux tenir compte du rôle que ceux-ci jouent dans le débat démocratique. Les retraits et autres mesures de restriction décidées unilatéralement par les plateformes devraient être soumises à une procédure spéciale, plus protectrice, calquée sur les dispositions du Règlement sur la liberté des médias de l’Union européenne. L’identification des médias concernés en Suisse se ferait par référence au respect des normes déontologiques des journalistes suisses.</p>
<p style="font-weight: 400;">Afin de promouvoir le droit de toute personne à recevoir une information fiable – que notre organisation défend comme une composante de son mandat, à côté des aspects plus classiques de la liberté de la presse –, les plateformes devraient également se voir imposer une <strong>obligation de faciliter l’accès des utilisateurs à des contenus médiatiques indépendants sur le plan éditorial</strong> au sens du même Règlement européen sur la liberté des médias. Concrètement, il s’agirait d’imposer aux géants de la tech l’obligation d’assurer, via leurs algorithmes, une visibilité adéquate de ces contenus par une <strong>amplification proportionnée des sources d’information fiables</strong>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ce point, notre organisation en est consciente, est particulièrement novateur. L’importance commence tout juste à en être reconnue au sein de l’Union européenne. Le 28 novembre dernier, le <a href="https://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-15992-2025-INIT/en/pdf" target="_blank" rel="noopener">Conseil des ministres de la culture</a> des pays de l’UE a ainsi encouragé les Etats membres à permettre et si nécessaire à favoriser la prééminence des contenus diffusés par des médias d’intérêt général, notamment sur les plateformes en ligne. On signalera par ailleurs que l’Union européenne de radiodiffusion (UER), basée à Genève et dont la SSR est membre, avait signé, le 10 novembre 2025, de concert avec Reporters sans frontières, une <a href="https://rsf.org/sites/default/files/medias/file/2025/11/FINAL%20RSF-EBU%20open%20letter%20on%20access%20to%20reliable%20information.docx_0.pdf" target="_blank" rel="noopener">lettre ouverte</a> appelant l’UE à l’action sur ce terrain.</p>
<p style="font-weight: 400;">Enfin, les plateformes devraient être contraintes non <strong>seulement à présenter une analyse de risques que leurs services font courir à l’information et au débat publics comme le prévoit l’avant-projet, mais aussi à prendre des mesures tangibles pour les atténuer.</strong></p>
<h5 style="font-weight: 400;"><strong>Denis Masmejan, secrétaire général de RSF Suisse</strong></h5>
<p style="font-weight: 400;"><a href="https://rsf-ch.ch/wp-content/uploads/2026/02/Regulation_plateformes_RSF-def.pdf" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: #ff0000;"><strong>Lire notre prise de position détaillée.</strong></span></a></p>
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