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	<title>Newsletter RSF Suisse 2023-01 | Reporter sans frontières</title>
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		<title>Le journalisme au Sahel, une lutte existentielle de tous les jours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 08:34:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Newsletter RSF Suisse 2023-01]]></category>
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					<description><![CDATA[Lundi 20 mars 2023, le journaliste français Olivier Dubois arrivait à l’aéroport de Niamey, au Niger, enfin libre après 711 jours de captivité (Photo: Olivier Dubois dans les locaux de RSF à Paris, après son retour en France, DR). Olivier Dubois avait été enlevé le 8 avril 2021 à Gao, dans le nord du Mali, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lundi 20 mars 2023, le journaliste français Olivier Dubois arrivait à l’aéroport de Niamey, au Niger, enfin libre après 711 jours de captivité <em>(Photo: Olivier Dubois dans les locaux de RSF à Paris, après son retour en France, DR)</em>. Olivier Dubois avait été enlevé le 8 avril 2021 à Gao, dans le nord du Mali, par un groupe islamiste armé affilié à Al Qaïda.</p>
<p>Les régions du Sahel où sévissent des groupes armés sont devenues des zones de la mort pour les journalistes – et pour le droit à l’information –, comme est venu le rappeler un rapport publié début avril, peu après la libération du journaliste, <a href="https://rsf-ch.ch/wp-content/uploads/2023/04/Dans-la-peau-dun-journaliste-au-Sahel_FR.pdf" target="_blank" rel="noopener"><em>Dans la peau d’un journaliste au Sahel</em></a>. Long de quarante pages, ce rapport documente, témoignages à l’appui, les menaces croissantes sur le journalisme dans la bande du Sahel, du Mali au Tchad, en passant par le Burkina Faso, le Bénin et le Niger.</p>
<h6>Insécurité maximale</h6>
<p>Les proches d’Olivier Dubois auraient très bien pu ne jamais le revoir. En 2013, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, journalistes à Radio France Internationale (RFI), sont enlevés au cours d’un reportage qu’ils effectuent à Kidal, dans le nord du Mali. Ils sont exécutés par leurs ravisseurs dans les heures qui suivent, alors que des unités spéciales de l’armée française se sont lancées à leur poursuite.</p>
<p>Le drame ouvre une période d’insécurité maximale dans toute la région et une descente aux enfers du droit à l’information. En 2020, le journaliste malien Hamadoun Nialibouly est capturé lors d’un trajet en bus au départ de Bamako, la capitale, où il était allé suivre une formation. Selon les informations récoltées par RSF, il a été emmené par des hommes armés. Les négociations tentées pour le faire libérer par la suite ont échoué et ses proches restent à ce jour sans nouvelles de lui.</p>
<p>Le 18 avril 2021, dix jours après la prise en otage d’Olivier Dubois, un journaliste malien, Moussa M’Bana Dicko, est enlevé à son tour à Boni, dans l’est du pays. Les ravisseurs n’ont formulé aucune revendication en échange de sa libération, et ses proches n’ont obtenu aucune preuve de vie depuis. Il est considéré aujourd’hui comme disparu.</p>
<h6>Journalistes attaqués et abattus</h6>
<p>Une semaine plus tard, dans l’est du Burkina Faso, deux journalistes espagnols, David Berlain et Roberto Fraile, sont attaqués et abattus par un groupe armé alors qu’ils effectuent un reportage sur le braconnage dans une réserve naturelle.</p>
<p>Les zones où opèrent les groupes armés – appartenant le plus souvent à la mouvance djihadiste – sont dangereuses non seulement pour les journalistes locaux et étrangers mais aussi pour les sources qui s’aventureraient à leur parler, dans des régions où ces bandes semblent au courant de tout. En 2020, un éleveur malien a été enlevé et massacré quelques semaines après la diffusion d’un reportage de France 24 dans lequel il était interviewé.</p>
<p>Au Burkina Faso, certaines attaquent cessent tout simplement d’être médiatisées, faute pour les journalistes d’être en mesure d’en rendre compte. Ou alors, ce sont les autorités qui se chargent elles-mêmes de l’information, allant jusqu’à recueillir des témoignages qu’elles transmettent ensuite aux médias sans possibilité de vérification.</p>
<p>Sans surprise, la junte militaire qui dirige le pays multiplie les mesures attentatoires à la liberté de la presse : mises au pas, intimidations, médias suspendus – comme France 24, fermée pour avoir diffusé des extraits d’une interview du chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique.</p>
<h6>Le marteau et l&rsquo;enclume</h6>
<p>Le Tchad et le Mali, qui vivent également sous la coupe des militaires, ne connaissent pas une situation plus enviable. Les journalistes y sont également pris entre le marteau des groupes armés, pour reprendre l’expression d’un journaliste malien témoignant dans le rapport de RSF, et l’enclume de gouvernements autoritaires pour qui la liberté de la presse ne compte guère. Le journaliste Birama Touré a ainsi disparu au Mali depuis 2016, très probablement mort des suites des sévices subis dans les prisons du régime. Au Tchad, les responsables de la mort d’Evariste Djaï-Loramadji, correspondant de la radio chrétienne Lotiko, tué par balles en 2022 alors qu’il couvrait un affrontement entre éleveurs et agriculteurs dans le sud-ouest du pays, restent à ce jour impunis.</p>
<p>L’ère des lois qui, dans plusieurs pays du Sahel, entre 1990 et 2010, avaient consacré de réelles avancées est révolue. Ces dernières années, le Bénin, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso ont adopté des lois qui criminalisent le journalisme. Ces normes liberticides accompagnent d’autres phénomènes inquiétants, à commencer par des pratiques de désinformation en ligne qui, au Mali, semblent liées à l’entrée en scène du groupe de mercenaires russes Wagner. Le Bénin arrête ou expulse les journalistes qui pourraient déranger le gouvernement et a pris l’habitude « d’inviter » les médias à reprendre certaines formulations dans leurs sujets. Les autorités vont par exemple jusqu’à formuler des propositions de titres telles que « Deux ans d’investissements : les chantiers de l’espoir » pour rendre compte d’un projet présenté par le ministre de la santé&#8230;</p>
<h6>Les médias de la Fondation Hirondelle, lueurs d&rsquo;espoir</h6>
<p>Sombre panorama, dont émerge pourtant une forte lueur d’espoir : ce que le rapport de RSF dénomme « les réseaux de la résilience ». Un maillage de médias qui ont pour centre une organisation que les Suisses connaissent bien, la Fondation Hirondelle basée à Lausanne. Cette ONG se donne pour but de « proposer une information utile, impartiale et indépendante à des populations qui en sont privées par une situation de conflit, de crise, une catastrophe ou toute situation où le droit à l&rsquo;information est bafoué […] », selon ses statuts.</p>
<p>Dans des conditions souvent extraordinairement délicates, les médias de la Fondation Hirondelle parviennent donc à promouvoir un journalisme fondé sur la vérification et le recoupement des sources et sur l’indépendance éditoriale. Au Burkina Faso, Studio Yafa, avec un studio à Ouagadougou et un réseau de correspondants répartis dans le pays et provenant de médias partenaires, fournit ainsi des émissions thématiques de radio quotidiennes en cinq langues, ainsi que des contenus multimédias et des productions télévisuelles. Au Mali, Studio Tamani propose lui aussi des contenus radiophoniques en cinq langues sur un modèle semblable. Les programmes de Studio Kalangou, produits à Niamey pour le Niger, ont également diffusés par un réseau de radios partenaires, renforcé par des actions régulières de formation continue.</p>
<h6>Protéger les droits des journalistes</h6>
<p>En dehors des réseaux mis sur pied par la Fondation Hirondelle, d’autres initiatives ont vu le jour, notamment la Cellule Norbert Zongo, du nom d’un journaliste burkinabé fondateur de l’<em>Indépendant</em> – aujourd’hui l’<em>Evénement</em> – assassiné en 1998. Cette structure a pour objectif de soutenir et de renforcer le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest.</p>
<p>Comme le rappelle Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF, dans le rapport de RSF, la situation extrêmement fragile du journalisme dans la région a motivé notre organisation à lancer la campagne « Sauver le journalisme au Sahel » en 2022. Mais pour y parvenir, une véritable mobilisation générale s’impose et elle passe par « l’impérieuse nécessité – même dans un contexte d’insécurité, d’attaques armées, de riposte des armées républicaines et d’injonction des juntes – de devoir protéger les droits des journalistes, et notamment celui d’accéder à l’information, dans l’intérêt des populations du Sahel. »</p>
<h6>Denis Masmejan, secrétaire général de RSF Suisse</h6>
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		<item>
		<title>Les journalistes menacés et entravés lors de manifestations</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/les-journalistes-menaces-et-entraves-lors-de-manifestations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 08:32:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Newsletter RSF Suisse 2023-01]]></category>
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					<description><![CDATA[Se trouver au plus près de l’événement, c’est la tâche même des journalistes. Mais la proximité comporte aussi des risques. Ceux qui sont équipés de caméras dans les manifestations en savent quelque chose. Depuis le début de l&#8217;année, en Suisse, plusieurs professionnels de l’information ont été confrontés en Suisse à des épisodes désagréables, sinon menaçants [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Se trouver au plus près de l’événement, c’est la tâche même des journalistes. Mais la proximité comporte aussi des risques. Ceux qui sont équipés de caméras dans les manifestations en savent quelque chose. Depuis le début de l&rsquo;année, en Suisse, plusieurs professionnels de l’information ont été confrontés en Suisse à des épisodes désagréables, sinon menaçants <em>(Photo Ennio Leanza/Keystone)</em>.</p>
<p>Ainsi, les « black blocks » peuvent se montrer agressifs avec les journalistes. Et la police, elle, fait parfois preuve d’un comportement inapproprié à l’égard des professionnels de l’information. Ces deux phénomènes sont identifiés et nourrissent des discussions depuis longtemps.</p>
<p>A compter de 2020, les manifestations d&rsquo;opposants aux mesures sanitaires et d&rsquo;autres groupes similaires ont encore aggravé le problème. Parmi ce type de manifestants, certains se comportent de manière agressive non seulement verbalement, mais aussi physiquement. C&rsquo;est pourquoi certains médias prennent maintenant la précaution de faire accompagner leurs journalistes par du personnel de sécurité.</p>
<h6>Menaces et attaques des opposants aux mesures sanitaires</h6>
<p>Les journalistes ont entendu et entendent encore des propos tels que « vous ne rapportez que des fake news », « tu travailles pour Satan », « presse menteuse », lorsque, reconnaissables à leurs caméras et appareils photo, ils couvrent des manifestations de ce genre. Ces dernières années, celles-ci ont été ont été l’occasion de <a href="https://rsf-ch.ch/nous-decouvrirons-qui-vous-etes-et-ou-vous-vivez/" target="_blank" rel="noopener">menaces, d&rsquo;actes hostiles et d&rsquo;agressions physiques</a>. Au point que même aux yeux de photographes et cameramen expérimentés, le phénomène paraissait inédit et en a choqué plus d’un.</p>
<p>Des groupes proches de cette mouvance, tels <em>« </em>Mass-voll !<em> »</em> ou les <em>« </em>Freiheitstrychler », sont encore actifs. Ils ont organisé par exemple, pas plus tard que le 7 mars dernier, une « veillée » à Seegräben dans le canton de Zurich, et le 11 mars une « manifestation pour la paix » à Berne. « Pour ces deux événements, notre rédaction a fait appel à des agents de sécurité qui nous ont accompagnés », explique un journaliste qui a vu l’un de ses collègues se faire arracher sa caméra des mains lors de ladite manifestation pour la paix. Il a été filmé en permanence pendant son travail : « C’est toujours comme ça dans ces manifestations. Si tu mènes une interview avec un participant, qui te parle tout à fait volontairement, tu es immédiatement entouré de plusieurs personnes qui filment sans arrêt. » Il a aussi entendu « les propos habituels : pour beaucoup de ces participants, nous faisons partie des méchants &lsquo;médias mainstream&rsquo; et donc de &lsquo;l&rsquo;élite’ ».</p>
<h6>Agressions du Black Block</h6>
<p>Le Black Block range-t-il lui aussi les journalistes parmi « l’élite » ? En tout cas, des professionnels de l’information ont été pris pour cible par des participants à la manifestation du 18 février à Zurich contre l’évacuation du squat de la « Koch-Areal », de même qu’à Genève un mois plus tard, lors de la manifestation dirigée contre l’assemblée des délégués de l’UDC.</p>
<p>Lors de la manifestation zurichoise, un groupe de photographes et de vidéo-reporters de différents médias se trouvait en amont du cortège, qui s’était d&rsquo;abord déroulé dans le calme, lorsque des participants à la manifestation ont commis des dégâts et que certains d&rsquo;entre eux s’en sont pris aux journalistes. Ceux-ci ont été insultés, menacés et ont été la cible d’objets lancés sur eux. « Ils ont essayé de nous intimider pour que nous arrêtions de prendre des photos », raconte un journaliste. <a href="https://rsf-ch.ch/de/rsf-suisse-condamne-les-agressions-commises-par-des-manifestants-contre-des-journalistes-a-zurich-rsf-schweiz-verurteilt-uebergriffe-auf-medienschaffende-bei-demonstration-in-zuerich/">RSF Suisse a condamné ces attaques</a>.</p>
<p>A Genève, au cours de la manifestation au Parc des Cropettes, des activistes cagoulés ont crié, insulté et menacé des journalistes. Ils ont fait tomber des mains de l’un d’entre eux le smartphone avec lequel il filmait. « Normalement, le black bloc essaie de nous empêcher de filmer lorsqu&rsquo;ils sprayent ou endommagent du matériel, c&rsquo;est-à-dire lorsqu&rsquo;ils commettent des délits », explique l&rsquo;un des journalistes concernés. Mais à Genève, ces incidents ont eu lieu alors que les personnes cagoulées ne commettaient pas de délits. « Le fait qu’ils menacent même dans ce contexte-là est nouveau. Il y a une hostilité envers les journalistes. » Après les événements de Zurich et de Genève, RSF Suisse a demandé à la « Revolutionärer Aufbau Schweiz » de prendre position – en vain.</p>
<h6>« A leurs risques et périls »</h6>
<p><strong> </strong>Après les incidents de Zurich, plusieurs journalistes ont déclaré qu&rsquo;ils ne s&rsquo;étaient pas sentis protégés par la police, car celle-ci n&rsquo;était pas du tout présente lorsque ces scènes se sont produites. Lorsque RSF Suisse s&rsquo;est informé auprès de la police de la Ville de Zurich, son porte-parole, Marc Surber, a réfuté ce reproche en ajoutant : « Si des journalistes cherchent à se rapprocher d&rsquo;un cortège de manifestants violents, c’est à leurs risques et périls. »</p>
<p>Proximité et distance sont depuis des années un sujet de discorde entre la police et les journalistes. Les journalistes doivent être proches des événements pour les documenter, c’est une partie fondamentale de leur travail. La police, en revanche, préfère souvent les tenir à distance.</p>
<p>C&rsquo;est ce qui s&rsquo;est passé lors de la manifestation du 8 mars à Bâle pour la Journée internationale des droits de la femme. Après avoir encerclé le cortège non autorisé, la police a ordonné aux journalistes de reculer de 50 mètres et a installé un cordon de sécurité. « On nous a fait reculer pour que nous ne documentions pas l&rsquo;action de la police », explique l&rsquo;un des journalistes présents. « Je m&rsquo;oppose clairement à l&rsquo;accusation selon laquelle nous aurions empêché les journalistes de filmer et de photographier », objecte Adrian Plachesi, chef du département Communication de la police cantonale de Bâle-Ville. « Le cordon de sécurité a été mis en place pour garantir la protection de la personnalité des personnes encerclées. D&rsquo;ailleurs, quelques journalistes se trouvaient dans la nasse. Ils nous ont contactés plus tard et en ont été sortis. »</p>
<p>Lors de la même manifestation, une scène étrange s&rsquo;est produite : un journaliste raconte avoir été « en train de travailler avec son smartphone à la main et sa carte de presse devant lui » au moment où « un policier a pointé une lampe de poche sur mon smartphone et m&rsquo;a ébloui, ainsi que le téléphone, de sorte que je ne pouvais plus filmer. » Adrian Plachesi juge cette intervention de la police « malheureuse » et « non justifiée » et relève que la police « est toujours prête au dialogue sur ce cas. »</p>
<h6>Une fiche d’information à Zurich et un plan d’action national</h6>
<p>Un dialogue sera en effet nécessaire. En ville de Zurich, des discussions entre la police et les organisations de journalistes ont abouti à l&rsquo;élaboration d&rsquo;une <a href="https://presseverein.ch/stadtpolizei-zuerich-regelt-umgang-mit-medienschaffenden/">fiche d&rsquo;information</a> sur le « comportement à adopter avec les journalistes lors d&rsquo;actions, de manifestations et de rassemblements de la police » depuis octobre dernier. Elle prévoit notamment que « si la situation l&rsquo;exige et dans la mesure du possible », les journalistes disposent d&rsquo;un espace fermé « où ils peuvent effectuer leur travail en toute sécurité et en tenant compte de l&rsquo;intervention de la police. » En outre, l&rsquo;Office fédéral de la communication élabore un <a href="https://www.bakom.admin.ch/bakom/de/home/elektronische-medien/medienpolitik/nationaleraktionsplan.html">plan d&rsquo;action national (PAN)</a> pour la sécurité des journalistes en collaboration avec le secteur des médias, notamment RSF Suisse. Le rapport correspondant sera publié le 3 mai, Journée internationale de la liberté de la presse.</p>
<h6>Bettina Büsser, coordinatrice RSF Suisse pour la Suisse alémanique</h6>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour des médias plus transparents</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/pour-des-medias-plus-transparents/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Apr 2023 08:31:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Newsletter RSF Suisse 2023-01]]></category>
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					<description><![CDATA[Perte de confiance dans les médias, reproches de connivence avec les pouvoirs en place, de partis pris idéologiques, de pensée uniforme : le journalisme vit à l’heure du soupçon. Face à ces vents contraires, les médias et la profession toute entière auraient tort de rester sur la défensive. Car c’est à eux en première ligne [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Perte de confiance dans les médias, reproches de connivence avec les pouvoirs en place, de partis pris idéologiques, de pensée uniforme : le journalisme vit à l’heure du soupçon. Face à ces vents contraires, les médias et la profession toute entière auraient tort de rester sur la défensive. Car c’est à eux en première ligne qu’il appartient de préserver et de développer un rapport de confiance avec leurs publics (Photo KEYSTONE/Laurent Gillieron).</p>
<p>C’est aux médias d’abord de convaincre leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs qu’ils sont indépendants, qu’ils n’ont pas d’agenda plus ou moins dissimulé ni de conflits d’intérêts avec tel interlocuteur, tel parti, telle organisation.</p>
<p>Et pour cela, les médias auraient tout intérêt à se plier à la discipline de la transparence, sans attendre qu’une intervention des pouvoirs publics ne les y contraigne.</p>
<p>Transparence quant à l’identité de leurs propriétaires bien sûr, comme l’encourage une <a href="https://search.coe.int/cm/Pages/result_details.aspx?ObjectId=0900001680790e36" target="_blank" rel="noopener">recommandation</a> du Conseil de l’Europe, mais aussi sur un ensemble de questions susceptibles d’affecter leur indépendance éditoriale et leur liberté critique. Par exemple : l’appartenance d’un journaliste à un parti politique ou à une organisation militante est-elle autorisée par le média en cause ? Si oui, à quelles conditions ? Comment le public peut-il en être informé ? Les journalistes sont-ils autorisés à travailler sur des sujets qui ont un lien avec leurs engagements politiques ou associatifs ou qui impliquent des proches ?</p>
<p>Toutes ces questions sont légitimes et les médias doivent des réponses au public. C’est dans cet esprit que la section suisse de RSF s’est exprimée au début du mois d’avril, lorsqu’elle a été interpelée par le quotidien <a href="https://www.letemps.ch/suisse/vaud/elus-vaudois-veulent-scanner-pratiques-deontologie-journalistiques" target="_blank" rel="noopener"><em>Le Temps</em></a> à propos d’un débat qui devait se tenir le lendemain devant le parlement cantonal vaudois.</p>
<p>La discussion ayant finalement été reportée, ce n’est qu’à une date ultérieure que les élus discuteront d&rsquo;un postulat réclamant plus de transparence de la part des médias, sous la forme notamment d&rsquo;un registre des intérêts des journalistes. Ce n’est jamais bon signe de voir les pouvoirs publics se mêler de questions touchant à la liberté éditoriale des médias. Pour cette raison déjà, la proposition soumise aux élus vaudois mérite d’être rejetée. Mais ce serait une erreur des médias d’en rester là. Car nos sociétés sont de plus en plus sensibles à de légitimes exigences de transparence. Les médias ne gagneront rien à rester en marge.</p>
<p>A eux donc de prendre l’initiative. De soulever le capot de leurs rédactions, mais de le faire dans le respect de leurs valeurs et de leur éthique. Sans trahir bien entendu le secret des sources, sans brader leur nécessaire liberté critique, sans se laisser prendre en otage par quiconque, mais en éclairant leur fonctionnement interne, leurs pratiques, leur manière d’appréhender ce que signifie concrètement être un journaliste « indépendant ».</p>
<p>A ces exigences de transparence, notre organisation a voulu apporter une première réponse en lançant il y a quelques années la <a href="https://www.journalismtrustinitiative.org/" target="_blank" rel="noopener">Journalism Trust Initiative</a> (JTI). Il s’agit d’un label destiné à promouvoir un journalisme de confiance, certifiant qu’un média fonctionne de manière conforme aux normes de qualité admises par la profession. Ce ne sont pas les contenus qui sont certifiés, mais uniquement les processus. Le média en ligne SWI Swissinfo a été parmi les premiers au monde à obtenir cette certification.</p>
<p>Le journalisme est aujourd’hui entré dans une phase critique de son histoire. Ce qui rend le débat à la fois passionnant et indispensable. Ne le laissons pas être utilisé à des fins politiques, empoignons-le nous-mêmes !</p>
<h6>Denis Masmejan, secrétaire général de RSF Suisse</h6>
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