100 photos de Ai Weiwei, pour la liberté de la presse

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Le nouvel album RSF en vente dès le 12 septembre 2013

Artiste et dissident chinois, Ai Weiwei est devenu ambassadeur de Reporters sans frontières en juin 2013. Entre le plasticien de renommée internationale, emprisonné puis assigné à résidence et harcelé par la censure chinoise, et la principale organisation indépendante de défense de la liberté de l’information dans le monde, la collaboration s’est imposée comme une évidence.

Depuis les Jeux Olympiques de Pékin en 2008, dont les anneaux transformés en menottes par Reporters sans frontières ont fait le tour de la planète pour dénoncer la plus grande prison du monde pour les journalistes, la liberté d’informer en Chine reste extrêmement précaire pour les médias professionnels comme pour les net-citoyens (173e pays sur 179 dans notre classement). Les défenseurs du droit fondamental à informer et à être informé restent donc mobilisés pour agir contre des violences permanentes et une censure omniprésente.

En offrant à Reporters sans frontières plusieurs dizaines de clichés documentant la surveillance dont il est victime, Ai Weiwei poursuit sa résistance.

De nombreuses personnalités se sont également associées à cet album : le prix Nobel de la paix Lech Walesa et Pierre Haski, journaliste et fondateur du site Rue89 et les dissidents chinois Hu Ping, Hu Jia, Zeng Jinyan ainsi que l’écrivain en exil Liao Yiwu qui proposent ici des textes inédits.

AI WEIWEI

Le travail de Ai Weiwei embrasse plusieurs catégories qui vont de l’art contemporain à la sculpture, l’architecture, la photographie, les films ainsi que la critique sociale, politique et culturelle. Le père de Ai Weiwei est le poète Ai Qing, qui fut déporté dans un camp de travail en 1958.

En 1978, Ai Weiwei entre à l’université de cinéma de Pékin et étudie aux côtés des réalisateurs chinois Chen Kaige et Zhang Yimou. De 1981 à 1993, il vit à New York et étudie à la Parsons School of Design. En 1998, Ai Weiwei construit un studio à Caochangdi, au nord-est de Pékin, où il fonde le studio FAKE Design.

Il expose ses oeuvres d’art contemporain dans les années 2000, d’abord à San Francisco et à New York, puis internationalement: plus d’une cinquantaine d’expositions individuelles à ce jour et plus de 150 expositions collectives.

Pour sa contribution en 2007 à la Documenta 12 à Cassel, Ai Weiwei marque les esprits avec son projet Fairytale : il fait venir 1 001 personnes originaires de toute la Chine. Sa notoriété internationale atteint un sommet lorsqu’il participe au design du stade olympique le « Nid d’Oiseau » pour les Jeux de Pékin en 2008. Son retrait du projet marque son désaccord avec la politique des autorités de Pékin.

Il deviendra dès lors l’un des plus importants dissidents chinois. En 2008, il soutient « l’enquête des citoyens » sur la mort de nombreux enfants lors du séisme au Sichuan. Son blog est fermé par le gouvernement chinois en 2009. L’enquête résulte aussi en une oeuvre d’art saisissante : 9 000 cartables d’enfants recouvrant un mur extérieur du Haus der Kunst à Munich, formant un message en caractères chinois.

Ai Weiwei est interdit de quitter la Chine en 2010, et son studio est démoli en 2011 dans une attaque surprise orchestrée par le gouvernement local. Puis il est arrêté officiellement pour évasion fiscale présumée. L’opinion internationale se mobilise pour appeler à sa libération. Il est libéré en juin 2011 après 80 jours de détention.

Un documentaire sur l’artiste, intitulé Ai Weiwei : Never Sorry, et sorti en 2011, l’a suivi dans sa vie quotidienne contre la censure. En 2012, Ai Weiwei est l’artiste arrivant en tête dans le dernier classement que publie chaque année la revue ArtReview des personnalités les plus influentes de l’art contemporain. Il représente le pavillon allemand à la biennale de Venise en 2013.

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Poids 0,45 kg