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	<title>actualité | Reporter sans frontières</title>
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	<item>
		<title>Colombie : RSF condamne l’assassinat de Mateo Pérez Rueda et alerte sur le silence imposé à la presse par les groupes armés en Antioquia</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 08:01:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF) condamne l’assassinat de Mateo Pérez Rueda, directeur du média numérique El Confidente, basé à Yarumal, dans le nord de l’Antioquia. Le journaliste a été vu pour la dernière fois le 5 mai 2026, lorsqu’il s’est rendu dans une zone rurale de Briceño afin d’y réaliser un reportage dans un territoire marqué [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Reporters sans frontières (RSF) condamne l’assassinat de Mateo Pérez Rueda, directeur du média numérique El Confidente, basé à Yarumal, dans le nord de l’Antioquia. Le journaliste a été vu pour la dernière fois le 5 mai 2026, lorsqu’il s’est rendu dans une zone rurale de Briceño afin d’y réaliser un reportage dans un territoire marqué par les affrontements armés. Le 8 mai, une mission humanitaire conjointe du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et du Bureau du Défenseur du peuple de Colombie a récupéré le corps du journaliste dans une zone rurale d’Antioquia, comme l’a confirmé le président Gustavo Petro sur son compte X.</b></p>
<p><b>Mateo Pérez Rueda</b><span style="font-weight: 400;">, âgé de 24 ans, dirigeait El Confidente, un média local de Yarumal qu’il avait lancé en 2021 et qui compte 4 400 abonnés sur Facebook. Ses collègues se souviennent de lui comme d’un jeune homme profondément lié à la vie culturelle de sa municipalité, actif dans l’atelier littéraire El sueño del pino, présent lors de festivals de poésie et engagé dans le reportage depuis des lieux où presque personne d’autre ne couvrait les événements.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Selon les informations recueillies par RSF, <strong>Mateo Pérez Rueda</strong> s’était rendu à Briceño pour couvrir les récents affrontements entre l’armée colombienne et le Front 36, un groupe armé composé de dissidents de l’ancienne guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Sa disparition a été rendue publique le 6 mai. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un jour plus tard, l’alerte institutionnelle concernant son cas confirmait qu’il s’était rendu dans la zone rurale de la municipalité pour couvrir les affrontements et soulignait la nécessité de garanties humanitaires afin de localiser le journaliste et d’apporter des réponses à sa famille. La récupération de son corps n’a été possible qu’au terme d’une mission humanitaire, mettant en évidence l’extrême difficulté d’accès au territoire. Cette opération conjointe du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et du Bureau du Défenseur du peuple de Colombie a permis de retrouver le corps du journaliste dans une zone rurale d’Antioquia, comme l’a confirmé le président Gustavo Petro sur son compte X.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« RSF condamne l’assassinat de Mateo Pérez Rueda et exprime sa solidarité avec sa famille, ses collègues et la communauté de Yarumal. Ce crime ne peut pas être traité comme un simple épisode de violence supplémentaire. Un journaliste était sur le terrain pour collecter de l&rsquo;information, vérifier des faits et informer, puis il a disparu avant d’être assassiné. Tuer un reporter parce qu’il exerce son métier impose le silence à tout un territoire et prive une communauté de son droit à l’information. Les journalistes sont des civils et leur travail doit être respecté et protégé par toutes les parties au conflit. Informer ne peut jamais devenir un motif de disparition ou de mort. RSF appelle les autorités colombiennes à élucider rapidement l’assassinat du journaliste, à poursuivre tous les auteurs responsables, et à garantir la justice pour sa famille. Ce qui s’est produit à Briceño confirme que partout où le contrôle armé s’impose, le journalisme local reste exposé et les communautés deviennent de plus en plus isolées des informations dont elles ont besoin pour comprendre ce qui se passe sur leur propre territoire. »</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b>Artur Romeu<br />
</b><b>Directeur du bureau Amérique latine de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Briceño traverse une grave crise humanitaire et sécuritaire. Dans cette région, les affrontements entre groupes armés ont entraîné des homicides, des menaces, des confinements, des déplacements forcés et des restrictions à la circulation de la population civile. Dans ce contexte, la disparition puis l’assassinat de<strong> Mateo Pérez Rueda</strong> montrent à quel point le contrôle armé réduit l’espace du journalisme, expose celles et ceux qui tentent d’informer et pousse des communautés entières au silence, tout en affaiblissant leur droit de savoir ce qui se passe autour d’elles.</span></p>
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		<item>
		<title>Iran : Narges Mohammadi entre la vie et la mort, l’urgence d’agir</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/iran-narges-mohammadi-entre-la-vie-et-la-mort-lurgence-dagir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 09:04:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis sa dernière arrestation en Iran le 12 décembre 2025, la journaliste, militante des droits humains et lauréate du prix Nobel de la paix, Narges Mohammadi, se voit refuser des soins médicaux d&#8217;urgence. Reporters sans frontières (RSF), aux côtés de son avocate Chirinne Ardakani et de la Coalition Free Narges, tire la sonnette d&#8217;alarme quant [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Depuis sa dernière arrestation en Iran le 12 décembre 2025, la journaliste, militante des droits humains et lauréate du prix Nobel de la paix, Narges Mohammadi, se voit refuser des soins médicaux d&rsquo;urgence. Reporters sans frontières (RSF), aux côtés de son avocate Chirinne Ardakani et de la Coalition Free Narges, tire la sonnette d&rsquo;alarme quant à son état de santé devenu critique, depuis début mai, et adresse un courrier au haut-commissaire des Nations unies aux droits de l&rsquo;homme. Elle doit être protégée sans délai.  </b></p>
<p><b>Narges Mohammadi </b><span style="font-weight: 400;">est entre la vie et la mort. Début mai, à la suite d’une détérioration rapide de l’état de santé de la journaliste détenue à la prison de Zanjan, au nord-ouest de la capitale iranienne, Téhéran, elle a été transférée dans un hôpital local. Elle a été victime d’une crise cardiaque et de plusieurs épisodes de perte de conscience. Selon ses avocats et les membres de sa famille, l&rsquo;hôpital où elle reste sous l’étroite surveillance du régime n&rsquo;est pas équipé pour répondre à ses besoins vitaux. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un appel urgent pour la libération de Narges Mohammadi a été lancé ce mardi 5 mai lors d&rsquo;une conférence de presse organisée par Chirinne Ardakani, l&rsquo;avocate de la famille de</span> <span style="font-weight: 400;">Narges Mohammadi, aux côtés de Mona Armande, directrice du plaidoyer de la Fondation Narges Mohammadi, et des membres de la Coalition Free Narges, représentée par le responsable du bureau Moyen-Orient de RSF Jonathan Dagher.</span><i><span style="font-weight: 400;"> « Nous n&rsquo;avons jamais eu aussi peur pour la vie de Narges, elle risque à tout moment de nous quitter »</span></i><span style="font-weight: 400;">, a souligné Chirinne Ardakani.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Narges Mohammadi est en train d’être exécutée à petit feu. Le régime iranien refuse de la libérer, refuse de lui prodiguer les soins nécessaires et est directement responsable de la détérioration de son état de santé depuis son arrestation violente le 12 décembre. Il n’est pas trop tard pour agir afin de sauver la vie de Narges Mohammadi. Nous appelons la communauté internationale à utiliser tous les leviers diplomatiques, juridiques et politiques pour faire pression sur le régime iranien afin qu’il libère la lauréate du prix Nobel. RSF, aux côtés de la coalition et de l’avocate de Narges Mohammadi, a également écrit au haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Volker Türk, pour lui expliquer la situation et lui demander de prendre des mesures urgentes afin d’assurer la sécurité de Narges Mohammadi et d’appeler à sa libération. Narges Mohammadi mérite d’être libre et en bonne santé, tout comme ses 19 consœurs et confrères actuellement détenus en Iran. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Jonathan Dagher</b><b><br />
</b><b>Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</b></p></blockquote>
<h5><b>Lire la lettre ouverte aux haut-commissaire aux droits de l’homme </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">La journaliste, militante des droits des femmes iraniennes et des droits humains en Iran, et autrice du livre </span><i><span style="font-weight: 400;">Torture Blanche</span></i><span style="font-weight: 400;">, a été arrêtée le 12 décembre 2025, à l’issue d’une brève permission médicale, après avoir pris la parole lors des funérailles d’un militant iranien des droits humains. Selon les informations de RSF, les coups qu’elle a reçus ce jour-là ont directement contribué à la détérioration de son état de santé, les autorités iraniennes ayant refusé de lui prodiguer des soins médicaux adéquats </span><a href="https://rsf.org/fr/iran-rsf-d%C3%A9nonce-l-acharnement-du-r%C3%A9gime-contre-narges-mohammadi" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">malgré nos appels.</span></a><b></b></p>
<h5><b>L’Iran sous black-out médiatique</b></h5>
<p><b></b><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;Iran occupe la quatrième place la plus basse (176e/180) du </span><a style="font-size: 14px;" href="https://rsf.org/classement?year=2026" target="_blank" rel="noopener">Classement mondial de la liberté de la presse</a><span style="font-weight: 400;"> 2026 </span><a style="font-size: 14px;" href="https://rsf.org/classement-2026-la-libert%C3%A9-de-la-presse-au-plus-bas-depuis-25-ans?year=2026&amp;data_type=general" target="_blank" rel="noopener">publié</a><span style="font-weight: 400;"> par RSF le 30 avril. Depuis mars 2026, avec le début de l&rsquo;offensive américano-israélienne en Iran, </span><a style="font-size: 14px;" href="https://rsf.org/fr/rsf-s-associe-%C3%A0-34-organisations-pour-demander-la-protection-urgente-des-journalistes-d%C3%A9tenus-en" target="_blank" rel="noopener">les journalistes couvrant la guerre</a><span style="font-weight: 400;"> sont soumis à des restrictions accrues. Alors qu’ils fuient leurs villes </span><a style="font-size: 14px;" href="https://rsf.org/fr/guerre-en-iran-acc%C3%A8s-restreint-%C3%A0-l-information-reporters-sous-les-bombes-le-journalisme-face-%C3%A0-la" target="_blank" rel="noopener">sous les bombes, ils continuent d&rsquo;être menacés par le régime,</a><span style="font-weight: 400;"> qui a coupé les moyens de communication de la presse indépendante. Le régime continue également de s’en prendre aux journalistes et aux médias indépendants en exil, tandis que 20 journalistes demeurent dans les prisons de la République islamique. Pour contourner la censure, </span><a style="font-size: 14px;" href="https://rsf.org/fr/black-out-m%C3%A9diatique-en-iran-rsf-lance-une-fr%C3%A9quence-radio-en-persan-avec-rfpi-pour-diffuser-une" target="_blank" rel="noopener">RSF a lancé une fréquence radio</a><span style="font-weight: 400;"> en ondes courtes avec le média iranien en exil, </span><i style="color: #666666; font-size: 14px;">Iran Wire</i></p>
<p><br style="font-weight: 400;" /><br style="font-weight: 400;" /></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>France : le député Alloncle veut transformer l’audiovisuel public en média d’État</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/france-le-depute-alloncle-veut-transformer-laudiovisuel-public-en-media-detat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 12:29:26 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Soixante-neuf propositions qui dessinent les contours d’un projet politique qui ne dit pas son nom : l’affaiblissement et in fine la soumission de l’audiovisuel public au pouvoir politique. Mise sous tutelle du pouvoir exécutif, économies budgétaires drastiques, réduction du périmètre… Les préconisations du rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public traduisent une volonté manifeste [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Soixante-neuf propositions qui dessinent les contours d’un projet politique qui ne dit pas son nom : l’affaiblissement et in fine la soumission de l’audiovisuel public au pouvoir politique. Mise sous tutelle du pouvoir exécutif, économies budgétaires drastiques, réduction du périmètre… Les préconisations du rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public traduisent une volonté manifeste de nuire au service public de l’information en France. Reporters sans frontières (RSF) appelle les parlementaires à s’opposer fermement à ces orientations et à toute traduction législative et rappelle ses recommandations pour un audiovisuel public fort, indépendant et suffisamment financé.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Fruit d’un travail de six mois d’auditions et de rédaction porté par son rapporteur,  le député Charles Alloncle (Union des droites pour la République, </span><span style="font-weight: 400;">un parti de droite conservatrice fondé en 2024 par Éric Ciotti, issu d’une scission des Républicains</span><span style="font-weight: 400;">), et son président, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons, </span><span style="font-weight: 400;">un parti appartenant au groupe parlementaire du président Emmanuel Macron »</span><span style="font-weight: 400;">), le rapport de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public dévoile ses recommandations ce mardi 5 mai.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">S’il est parfaitement légitime que la représentation nationale demande des comptes au service public de l’audiovisuel, ces travaux parlementaires ont cependant été instrumentalisés par son rapporteur, en droite ligne d’une idéologie actuellement </span><a href="https://rsf.org/fr/pour-la-sauvegarde-des-m%C3%A9dias-publics-en-europe-rsf-lance-son-rapport-pressions-sur-les-m%C3%A9dias" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">à la mode en Europe</span></a><span style="font-weight: 400;"> : la prise de contrôle, par le pouvoir politique,  des médias de service public à travers des stratégies de définancement, de réorganisation douteuse de leur gouvernance, et d’attaques calomnieuses contre leurs employés et dirigeants. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En Suisse, des critiques plus ou moins semblables ont également été relayées par les partisans de l&rsquo;initiative « 200 francs ça suffit » mais le résultat du scrutin a montré qu&rsquo;elles n&rsquo;ont pas convaincu &#8211;</span><a href="https://rsf-ch.ch/linitiative-200-francs-ca-suffit-clairement-rejetee-marque-de-confiance-dans-le-journalisme-et-le-service-public/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> l&rsquo;initiative a été rejetée</span></a><span style="font-weight: 400;"> par près de 62% des votants et par tous les cantons.</span><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors même que </span><a href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/organes/autres-commissions/commissions-enquete/ce-audiovisuel-public" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">l’objectif affiché</span></a><span style="font-weight: 400;"> de la commission d’enquête était de « s’assurer de l’absence de tout agenda politique » dans l’audiovisuel public, d’en « vérifier l’objectivité » ou de « rechercher l’existence de potentielles collusions avec des facteurs exogènes et de conflits d’intérêts », le rapporteur propose notamment que ses dirigeants soient directement nommés par le président de la République. Une absurdité qui renvoie aux temps immémoriaux de l’ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française), média d’État, pendant lesquels l’audiovisuel public n’était ni indépendant, ni impartial dans le traitement de l’information.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« À la lecture des conclusions de la commission, la pensée profonde du rapporteur est limpide : un bon audiovisuel public est un audiovisuel public affaibli et soumis. On marche sur la tête. Comment souhaiter l’indépendance et la neutralité de l’audiovisuel public mais vouloir faire nommer ses dirigeants par le pouvoir exécutif ? Une telle commission aurait dû être l’occasion de proposer des solutions pour consolider les médias de service public, attaqués de toutes parts en Europe, via de solides garanties d’indépendance. Les conclusions du rapporteur sont en total décalage avec les enjeux réels mais à la hauteur de la tenue des auditions. RSF appelle les parlementaires à rejeter cette vision et à construire un cadre protecteur en conformité avec le règlement européen sur la liberté des médias (EMFA). »<br />
</span><b>Thibaut Bruttin<br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<h5><b>Sanctuariser et renforcer l’indépendance de l’audiovisuel public</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Nomination des dirigeants de l’audiovisuel public par le président de la République et de ses principaux directeurs par le ministre de tutelle (recommandations n°19 et n°20), rattachement de la tutelle de l’audiovisuel public au Premier ministre (recommandation n°15), suppression de programmes jugés « incompatibles » avec les missions du service public parce que « militants » (recommandation n°2)&#8230; Le rapporteur préconise des recommandations qui contredisent l’indépendance éditoriale de l’audiovisuel public tel que consacré par la loi de 1986.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">A contrario, RSF rappelle la nécessité de mettre en place des garanties d’indépendance fortes dans la nomination des dirigeants de médias de service public. La participation de la société civile à la gouvernance des médias, notamment, permettrait de réduire l’influence politique sur leur gouvernance. C’est aussi ce que préconise le président de la commission d’enquête (propositions n°17 et 18).</span></p>
<h5><b>Plutôt que la neutralité stricte, c’est à un devoir d’impartialité vérifiable que doit répondre l’audiovisuel public </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors que la plupart des recommandations du rapporteur visent à aligner le statut des journalistes de l’audiovisuel public au régime de stricte neutralité imposé aux fonctionnaires de l’État, sans égard ni pour la liberté éditoriale, ni pour les obligations déontologiques existantes (recommandations n°1, 3, 6, 8), RSF rappelle l’impossible neutralité journalistique et l’indispensable obligation d’impartialité.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’impartialité est ici entendue comme le principe de neutralité adapté à la nature du travail journalistique, soit l’obligation de traiter les sujets de manière honnête, équilibrée et en toute indépendance. Le droit européen, comme national, exige des médias de service public non pas une neutralité impossible, mais une impartialité vérifiable (pluralisme des points de vue, traitement honnête, absence de parti pris manifeste et répété). Ainsi, comme le préconise le président de la commission, l’impartialité doit être entendue comme un « principe directeur » pour l’audiovisuel public et sa définition pourrait faire l’objet d’une clarification dans la loi (proposition n°1).</span></p>
<h5><b>Stabiliser et protéger le financement de l’audiovisuel public</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Si le rapport préconise l’adoption d’une loi de programmation pluriannuelle des financements de l’audiovisuel public, adoptée par le Parlement, comme recommandé par RSF, il vient aussi proposer un resserrement des dispositifs de contrôle financier externe et interne (recommandations n°16 et 17) et la suppression ou la fusion de chaînes ou de services de l’audiovisuel public (recommandations n°2, 38,  44, 45, 46, 52). Des coupes budgétaires déraisonnables et  contraires à la mission centrale du service public de l’audiovisuel soit, la  production d’une information fiable, indépendante et pluraliste et sa diffusion sur tout le territoire de la République. À cet effet, RSF rappelle que les médias de service public doivent bénéficier d’un financement stable et suffisant, indépendant et libre de toute ingérence politique, équitable et transparent – ainsi que le souligne justement le président de la commission (propositions n°27 et 28).</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">RSF n’a eu de cesse d’alerter, ces dernières années, sur les menaces qui pèsent sur l’audiovisuel public au sein de l’Union européenne, notamment à travers </span><a href="https://rsf.org/fr/pour-la-sauvegarde-des-m%C3%A9dias-publics-en-europe-rsf-lance-son-rapport-pressions-sur-les-m%C3%A9dias" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">le rapport Pressions sur les médias publics : un test décisif pour les démocraties européennes</span></a><span style="font-weight: 400;">, publié en amont de l’entrée en vigueur, le 8 août 2025, de l’article 5 de la législation européenne sur la liberté des médias (EMFA). Une mesure qui tient autant de la consécration que de la sauvegarde, et dont RSF demande l’application pleine et entière, en France comme dans tous les États membres.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Classement mondial de la liberté de la presse au plus bas depuis sa création il y a 25 ans</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/le-classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-au-plus-bas-depuis-sa-creation-il-y-a-25-ans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 04:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Reporters sans frontières (RSF) publie son nouveau Classement mondial de la liberté de la presse pour 2026. Il en ressort que le score moyen de la liberté de la presse, tous pays confondus, atteint son plus bas historique. Pour la première fois depuis [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Reporters sans frontières (RSF) publie son nouveau Classement mondial de la liberté de la presse pour 2026. Il en ressort que le score moyen de la liberté de la presse, tous pays confondus, atteint son plus bas historique. Pour la première fois depuis la création de notre classement il y a 25 ans, plus de la moitié des pays évalués se situent dans les catégories « difficile » et « très grave ». La pression juridique, qui prend souvent la forme de ce qu’on appelle le<em> lawfare</em> (« guerre juridique »), s’intensifie partout dans le monde. C’est dans une certaine mesure également le cas en Suisse, qui gagne toutefois une place au classement grâce au recul d’autres pays et malgré une situation quasi inchangée.</strong></p>
<p>La tendance observée ces dernières années concernant la situation de la liberté de la presse dans le monde se poursuit en 2026. De plus en plus de pays se retrouvent dans les deux dernières catégories du classement – « difficile » et « très grave ». Si lors de la première édition de 2002, plus de 20% de la population mondiale vivait encore dans des pays où la situation de la liberté de la presse pouvait être qualifiée de « bonne », ce chiffre n’est plus que de 1% dans la 25e édition de 2026. Parallèlement, plus de 50% de la population mondiale vit aujourd’hui dans des pays où la situation doit être considérée comme « difficile » ou « très grave ». En 2002, ce chiffre n’était que de 13%.</p>
<blockquote><p><em>« Des cinq indicateurs qui permettent de mesurer l’état de la liberté de la presse dans le monde, l’indicateur légal est celui qui baisse le plus cette année, signe d’une criminalisation croissante du journalisme. Au nom de la sécurité nationale ou de la lutte contre le terrorisme, un nombre croissant de pays poursuivent les professionnels des médias ou interdisent la couverture de sujets d’intérêt général &#8211; une tendance qui ne concerne pas que les régimes autoritaires. »<br />
</em><strong>Isabelle Cornaz, présidente de RSF Suisse</strong></p></blockquote>
<p>Dans sept pays seulement – la Norvège, les Pays-Bas, l&rsquo;Estonie, le Danemark, la Suède, la Finlande et l&rsquo;Irlande –, la situation de la liberté de la presse peut être qualifiée de « bonne » dans l&rsquo;ensemble. Comme les années précédentes, la <strong>Suisse</strong>(8e) ne figure donc pas parmi les meilleurs. Les problèmes juridiques, notamment l’application aux journalistes du secret bancaire et les mesures civiles de blocage de contenus journalistiques, pèsent trop lourdement. Le rejet de l’initiative visant à réduire de moitié la redevance radio-tv le 8 mars 2026 a certes permis d’éviter le pire, mais de nombreux médias sont toujours confrontés à une pression économique constante.</p>
<h5><strong>Nos informations détaillées</strong></h5>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong><a style="color: #ff0000;" href="https://rsf-ch.ch/wp-content/uploads/2026/04/RSF_Communique-Global_Website_FR_2026.pdf" target="_blank" rel="noopener">Analyse globale de la liberté de la presse dans le monde en 2026</a></strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong><a style="color: #ff0000;" href="https://rsf-ch.ch/wp-content/uploads/2026/04/RSF_Communique-Suisse_Website_FR_2026.pdf" target="_blank" rel="noopener">La situation en Suisse</a></strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong><a style="color: #ff0000;" href="https://rsf-ch.ch/wp-content/uploads/2026/04/Carte-RSF-2026-FR.pdf" target="_blank" rel="noopener">Carte</a></strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong><a style="color: #ff0000;" href="https://rsf-ch.ch/wp-content/uploads/2026/04/Tableau_Classement-RSF-2026-FR.png" target="_blank" rel="noopener">Tableau</a></strong></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chine : Zhang Zhan privée d’avocat face à une répression implacable</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/chine-zhang-zhan-privee-davocat-face-a-une-repression-implacable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 12:18:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF) condamne les dernières mesures empêchant la journaliste Zhang Zhan d&#8217;avoir accès à un avocat et au monde extérieur. Après sa deuxième condamnation en septembre 2025 sur la base d&#8217;accusations forgées de toutes pièces, elle se voit désormais refuser le droit d&#8217;être représentée par un avocat de son choix, ce qui compromet [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Reporters sans frontières (RSF) condamne les dernières mesures empêchant la journaliste Zhang Zhan d&rsquo;avoir accès à un avocat et au monde extérieur. Après sa deuxième condamnation en septembre 2025 sur la base d&rsquo;accusations forgées de toutes pièces, elle se voit désormais refuser le droit d&rsquo;être représentée par un avocat de son choix, ce qui compromet sa capacité à faire appel de cette condamnation injuste.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Selon les informations de RSF, Zhang Zhan s’est vu refuser l’accès à un avocat la semaine dernière, ce qui l’empêche de faire appel d’un verdict injuste avec l’aide d’un conseil juridique indépendant. Le 19 septembre 2025, elle a été condamnée à quatre ans de prison pour le chef d’accusation fallacieux de «provocation de querelles et de troubles», à l’issue d’un procès à huis clos. Le verdict a été confirmé par des documents examinés par RSF. Zhang Zhan poursuit une grève de la faim partielle et a besoin de toute urgence de soins médicaux adéquats.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Des diplomates d’au moins sept pays et cinq militants qui souhaitaient suivre le procès se sont vu </span><a href="https://rsf.org/fr/nouvelle-peine-de-prison-pour-zhang-zhan-symbole-de-la-r%C3%A9pression-continue-de-la-libert%C3%A9-de-la" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">refuser l’accès</span></a><span style="font-weight: 400;"> à la salle d’audience et, dans certains cas, ont été brièvement détenus. Les demandes des avocats souhaitant la rencontrer ont été systématiquement rejetées depuis sa deuxième condamnation et ses représentants légaux font l’objet d’un harcèlement continu de la part des autorités.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Nous sommes indignés par la manière dont les autorités chinoises cherchent à intimider et à réduire au silence Zhang Zhan, une figure emblématique de la liberté de la presse en Chine. Comme si sa condamnation arbitraire ne suffisait pas, elles lui refusent désormais le droit de choisir son propre avocat, ce qui compromet encore davantage sa capacité à faire appel. Zhang Zhan devrait être reconnue comme une journaliste courageuse qui a alerté le monde sur une crise sanitaire mortelle, et non être emprisonnée alors que sa vie est en danger. Nous appelons la communauté internationale à intensifier la pression sur Pékin pour mettre fin à la persécution de Zhang Zhan, garantir sa sécurité et son accès à des soins médicaux adéquats, et assurer sa libération immédiate.<br />
</span><b>Aleksandra Bielakowska<br />
</b><b>Responsable du plaidoyer, RSF Asie-Pacifique</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">La lauréate du prix RSF de la liberté de la presse 2021 est </span><a href="https://rsf.org/fr/one-year-after-her-second-arrest-chinese-journalist-zhang-zhan-still-detained-without-trial" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">coupée du monde extérieur</span></a><span style="font-weight: 400;"> depuis plus d’un an, son lieu de détention et ses conditions de vie étant tenus secrets. Le jour de son procès au tribunal populaire de la nouvelle zone de Pudong à Shanghai, des diplomates d’au moins </span><a href="https://hongkongfp.com/2025/09/19/chinese-citizen-journalist-zhang-zhan-reportedly-on-trial-again/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">sept pays</span></a><span style="font-weight: 400;"> ont été empêchés d’y assister. Le 21 septembre, tant le Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme des </span><a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2025/09/china-second-sentencing-zhang-zhan-deeply-disturbing" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Nations unies</span></a><span style="font-weight: 400;"> que la </span><a href="https://x.com/ExtSpoxEU/status/1969752994372878357" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Commission européenne</span></a><span style="font-weight: 400;"> ont condamné la condamnation de Zhang Zhan et appelé à sa libération immédiate et inconditionnelle.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Zhang a été </span><a href="https://rsf.org/fr/freezhangzhan-rsf-est-constern%C3%A9-par-l-acharnement-du-r%C3%A9gime-contre-la-journaliste-ind%C3%A9pendante-de" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">placée en détention</span></a><span style="font-weight: 400;"> le 28 août 2024 et incarcérée au centre de détention de Pudong. Il s’agit de sa deuxième peine de prison : elle avait été arrêtée une première fois en mai 2020 pour avoir réalisé des reportages depuis Wuhan pendant l’épidémie de COVID-19, publiant plus de 100 vidéos en ligne. </span><a href="https://rsf.org/fr/une-journaliste-chinoise-condamn%C3%A9e-%C3%A0-quatre-ans-de-prison-pour-avoir-couvert-l%C3%A9pid%C3%A9mie-de-covid-19" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Condamnée à quatre ans de prison</span></a><span style="font-weight: 400;"> en décembre de la même année, elle a failli mourir lors d’une grève de la faim menée pour protester contre les mauvais traitements subis, avant d’être libérée en mai 2024. Tout au long de sa première incarcération, RSF </span><a href="https://rsf.org/fr/chine-rsf-appelle-%C3%A0-la-lib%C3%A9ration-imm%C3%A9diate-d-une-journaliste-emprisonn%C3%A9e-de-nouveau-hospitalis%C3%A9e" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">a mené campagne pour sa libération</span></a><span style="font-weight: 400;"> et a dénoncé les mauvais traitements qu’elle subissait en prison. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Chine, plus grande prison au monde pour les journalistes et les défenseurs de la liberté de la presse avec au moins 120 professionnels des médias actuellement derrière les barreaux, est classée 178e sur 180 pays et territoires dans le </span><a href="https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-libert%C3%A9-de-la-presse-2024-le-journalisme-sous-pressions-politiques" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse 2025</span></a><span style="font-weight: 400;"> de RSF.</span></p>
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		<title>Une guerre (presque) sans témoins</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/une-guerre-presque-sans-temoins-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 15:00:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis l&#8217;attaque menée par Israël et les États-Unis fin février, une guerre ouverte fait rage en Iran, qui s&#8217;est étendue à toute la région. En conséquence, les dirigeants de nombreux pays ont considérablement renforcé les restrictions imposées à la presse. Couvrir l&#8217;actualité en Iran comporte de grands risques pour les professionnels des médias iraniens. Et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;"><strong>Depuis l&rsquo;attaque menée par Israël et les États-Unis fin février, une guerre ouverte fait rage en Iran, qui s&rsquo;est étendue à toute la région. En conséquence, les dirigeants de nombreux pays ont considérablement renforcé les restrictions imposées à la presse. Couvrir l&rsquo;actualité en Iran comporte de grands risques pour les professionnels des médias iraniens. Et pour les journalistes étrangers, cela est devenu pratiquement impossible, à quelques exceptions près. La guerre en Iran est-elle donc en train de devenir une guerre sans témoins ? </strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Depuis plus de 30 jours, soit depuis le début de la guerre le 28 février, Internet est (à nouveau) coupé de manière généralisée et presque totale en Iran. Le régime a décrété un black-out d&rsquo;Internet, contrôlant ainsi le flux d&rsquo;informations et pouvant décider en grande partie quelles informations sur les événements sortent du pays et lesquelles ne le font pas. Seuls ceux qui relaient les communiqués du régime et alimentent ainsi sa machine de propagande peuvent contourner, au moins en partie, ce black-out.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cela rend le travail de reportage depuis l’Iran particulièrement difficile et périlleux, surtout compte tenu des bombardements qui durent depuis un mois. Un journaliste qui s’est confié anonymement à RSF début mars <a href="https://rsf-ch.ch/de/krieg-im-iran-eingeschraenkter-zugang-zu-informationen-medienschaffende-unter-bombenbeschuss/" target="_blank" rel="noopener">a déclaré</a> : « Les journalistes travaillent sous les bombes, tout en recevant des menaces de la part des autorités. La pression politique n’a pas diminué avec le début de la guerre. Au contraire, elle n’a fait que s’intensifier depuis l’annonce du décès d’Ali Khamenei. »</p>
<p style="font-weight: 400;">Pourtant, la situation de la liberté de la presse en Iran était déjà précaire avant la guerre actuelle ; depuis des années, le pays se classe parmi les<a href="https://rsf.org/en/country/iran" target="_blank" rel="noopener"> derniers du Classement mondial de la liberté de la presse publié par RSF</a>. En 2025, l&rsquo;Iran occupait la 176e place sur 180. Le paysage médiatique était et reste majoritairement contrôlé par les ayatollahs ; depuis des années, les journalistes indépendants sont surveillés, persécutés ou emprisonnés. Au moins 18 professionnels des médias se trouvent actuellement dans les prisons iraniennes ; onze d&rsquo;entre eux ont été incarcérés au cours des dix derniers mois.</p>
<p style="font-weight: 400;">À cela s&rsquo;ajoute le fait que, dans de nombreux cas, il est devenu pratiquement impossible pour les journalistes étrangers d&rsquo;entrer en Iran, et encore moins d&rsquo;y réaliser des reportages sur place. Ainsi, lors des grandes manifestations de janvier, que le régime a réprimées dans le sang et sans ménagement, seuls quelques journalistes occidentaux ont réussi à entrer dans le pays. L&rsquo;une d&rsquo;entre eux était la correspondante de la chaîne de télévision allemande ZDF, Phoebe Gaa, qui couvre depuis des années l&rsquo;actualité du Proche-Orient depuis Istanbul. Phoebe Gaa a réussi à entrer en Iran en janvier parce que ZDF disposait d&rsquo;un permis permanent délivré par le régime pour couvrir l&rsquo;actualité et travailler dans le pays, comme elle l&rsquo;a expliqué par la suite.</p>
<p style="font-weight: 400;">Avec la guerre ouverte qui ravage toute la région depuis un mois, le travail des journalistes (étrangers) en Iran est devenu encore plus difficile. Ce n’est pas un hasard si Phoebe Gaa a déclaré dans un<a href="https://www.zdfheute.de/video/heute-journal/iran-motschtaba-oelhandel-100.html" target="_blank" rel="noopener"> reportage télévisé</a> diffusé au milieu du mois : « En Iran, de nombreuses conversations ne se déroulent plus qu’en secret. »</p>
<p style="font-weight: 400;">Il est donc d&rsquo;autant plus étonnant que Frederik Pleitgen, « correspondant international senior » de CNN, ait pu se rendre en Iran début mars et y réaliser des reportages pendant une semaine. Il était ainsi, à cette époque, sans doute le seul journaliste occidental à pouvoir diffuser des reportages depuis ce pays à destination d&rsquo;un public international. C&rsquo;est grâce à des années de contacts et aux ressources de CNN que cela a été possible, a-t-il expliqué après son voyage en Iran. Mais à quel prix ?</p>
<p style="font-weight: 400;">Selon ses propres déclarations, il n&rsquo;était certes pas surveillé ni accompagné par le régime, mais son visa avait été délivré par le ministère de la Culture à Téhéran, et il devait à chaque fois informer au préalable le gouvernement des lieux où lui et sa caméraman Claudia Otto se rendraient <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/mar/14/cnn-frederik-pleitgen-journalist-iran" target="_blank" rel="noopener">pour rendre compte de la situation</a>. Cela a suscité des critiques, qui ont reproché à Frederik Pleitgen, et par extension à CNN, de faire de la propagande pro-iranienne. Il a lui-même déclaré à ce sujet au Guardian : « Même s’il y a des restrictions, il vaut mieux être sur place que de ne pas y être. »</p>
<p style="font-weight: 400;">En conséquence, CNN a toujours fait preuve de transparence quant à sa dépendance vis-à-vis du régime – et des médias de renommée internationale (tels que la<a href="https://www.bbc.com/audio/play/w3ct7ytj" target="_blank" rel="noopener"> BBC</a>, <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/03/29/comment-les-medias-couvrent-la-guerre-au-moyen-orient-malgre-les-pressions-sur-les-journalistes-et-l-essor-des-images-generees-par-ia_6675251_3234.html" target="_blank" rel="noopener">Le Monde</a> ou<a href="https://www.npr.org/2026/03/13/nx-s1-5745892/cnn-correspondent-shares-his-takeaways-from-his-recent-visit-to-iran" target="_blank" rel="noopener"> NPR</a>) se sont appuyés sur les reportages de Frederik Pleitgen, car ils n&rsquo;avaient eux-mêmes que peu de possibilités de rendre compte de la situation sur place ou d&rsquo;en recueillir des impressions concrètes.</p>
<p style="font-weight: 400;">Compte tenu du recul de la liberté de la presse dans la région ainsi que du durcissement des restrictions en Iran et dans d’autres pays du Moyen-Orient depuis le début de la guerre, des initiatives telles que celles de Phoebe Gaa en janvier et de Frederik Pleitgen en mars – même si elles sont imparfaites – sont essentielles pour faire parvenir les informations du Moyen-Orient jusqu’à nos salons. Car moins nous avons de reportages en provenance d’Iran, plus la guerre sur place devient une guerre sans aucun témoin.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Le nouveau «Propaganda Monitor» de RSF enquête sur la stratégie de la Chine pour remodeler l’ordre mondial des médias</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/le-nouveau-propaganda-monitor-de-rsf-enquete-sur-la-strategie-de-la-chine-pour-remodeler-lordre-mondial-des-medias/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 09:01:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[La deuxième saison du «Propaganda Monitor», programme multimédia d’investigation de Reporters sans frontières (RSF), sera consacrée aux efforts de la Chine pour remodeler l’ordre mondial de l’information. À travers des enquêtes et des analyses, ce projet vise à décrypter les mécanismes de la propagande afin d’aider le public à mieux comprendre et appréhender le paysage [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>La deuxième saison du «Propaganda Monitor», programme multimédia d’investigation de Reporters sans frontières (RSF), sera consacrée aux efforts de la Chine pour remodeler l’ordre mondial de l’information. À travers des enquêtes et des analyses, ce projet vise à décrypter les mécanismes de la propagande afin d’aider le public à mieux comprendre et appréhender le paysage informationnel mondial. La première saison, lancée en 2024, était consacrée à la propagande russe.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Chine demeure le pays qui emprisonne le plus de journalistes au monde et occupe la 178e place sur 180 au </span><a href="https://rsf.org/classement" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse de RSF</span></a><span style="font-weight: 400;">. Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012, le régime a étendu son influence bien au-delà de ses frontières pour imposer un vocabulaire «idéologiquement correct», dissuader les critiques et dissimuler des violations graves des droits humains.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À travers des enquêtes publiées sur le </span><a href="https://rsf.org/fr/propagandamonitor" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">mini-site Propaganda Monitor</span></a><span style="font-weight: 400;"> et des contributions inédites d’experts internationaux, de think tanks et de médias de la diaspora et en exil, le projet mettra au jour les stratégies du régime chinois pour exporter son modèle de contrôle de l’information – système dans lequel le journalisme est subordonné à la propagande d’État. Les enquêtes mettront en lumière plusieurs leviers d’influence : les investissements massifs de Pékin dans la modernisation de ses réseaux de diffusion internationale, ses prises de participation dans des médias étrangers ou encore ses «programmes de formation», visant à accueillir en Chine des journalistes de pays en développement, dans l’objectif de les inciter à relayer les narratifs officiels du régime.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">«Le lancement de la deuxième saison du Propaganda Monitor s’inscrit dans le travail que mène Reporters sans frontières pour documenter et combattre l’essor d’un nouvel ordre de l’information, imposé par la Chine sous Xi Jinping. Notre objectif est d’une part de dévoiler les méthodes utilisées par le régime chinois pour diffuser sa propagande, et d’autre part de permettre au public d’accéder à une information fiable, provenant de sources indépendantes et variées. À travers nos enquêtes, interviews et analyses, le projet Propaganda Monitor éclaire la campagne menée par Pékin pour affaiblir le journalisme indépendant et imposer un modèle autoritaire, qui représente une véritable menace pour les démocraties dans le monde entier.»<br />
</span><b>Thibaut Bruttin<br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour marquer le lancement de cette nouvelle édition du Propaganda Monitor, RSF publie plusieurs nouvelles enquêtes : l’une sur la manière dont les médias de Grenade, de Jamaïque et du Guyana naviguent dans un environnement saturé de propagande chinoise ; une autre sur l’expansion du réseau médiatique d’État CGTN ; et une troisième sur l’exploitation par Pékin des difficultés économiques de la presse dans les îles Salomon, dans le Pacifique, pour y imposer ses narratifs.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2019, RSF avait publié le rapport </span><a href="https://rsf.org/fr/rapport-rsf-le-nouvel-ordre-mondial-des-m%C3%A9dias-selon-la-chine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Le nouvel ordre mondial des médias selon la Chine</span></a><span style="font-weight: 400;">, qui révélait les tactiques employées par Pékin pour exporter sa vision répressive du journalisme. Deux ans plus tard, le rapport </span><a href="https://rsf.org/fr/une-enqu%C3%AAte-in%C3%A9dite-de-rsf-le-grand-bond-en-arri%C3%A8re-du-journalisme-en-chine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Le grand bond en arrière du journalisme</span></a><span style="font-weight: 400;"> détaillait l’ampleur des efforts du régime pour contrôler l’information et les médias, en Chine comme à l’étranger.</span></p>
<p>Vous trouverez toutes les informations ainsi que les dernières études sur les activités de propagande de la Chine sur le<a href="https://rsf.org/fr/propaganda-monitor-0" target="_blank" rel="noopener"> mini-site du Secrétariat international de RSF</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Attaques contre la presse aux États-Unis : nouvel espace dans la Uncensored Library sur Minecraft </title>
		<link>https://rsf-ch.ch/attaques-contre-la-presse-aux-etats-unis-nouvel-espace-dans-la-uncensored-library-sur-minecraft/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 06:55:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[À l&#8217;occasion de la Journée mondiale contre la censure sur Internet, le 12 mars, Reporters sans frontières (RSF) inaugure un nouvel espace dans la Uncensored Library, consacré à la pression croissante exercée sur la liberté de la presse et d&#8217;information aux États-Unis. La bibliothèque Uncensored Library est une bibliothèque virtuelle intégrée à Minecraft, le jeu [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À l&rsquo;occasion de la Journée mondiale contre la censure sur Internet, le 12 mars, Reporters sans frontières (RSF) inaugure un nouvel espace dans la<a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYSEMY/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"> Uncensored Library</a>, consacré à la pression croissante exercée sur la liberté de la presse et d&rsquo;information aux États-Unis. La bibliothèque <em>Uncensored Library</em> est une bibliothèque virtuelle intégrée à Minecraft, le jeu vidéo le plus vendu de tous les temps. Accessible via Minecraft, elle sert de refuge pour diffuser les articles censurés des journalistes dans leur pays d&rsquo;origine.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La nouvelle salle consacrée aux États-Unis met l&rsquo;accent sur les méthodes plus subtiles et moins directes utilisées par les gouvernements hostiles à la presse pour attaquer la liberté de la presse et d&rsquo;information, même dans les démocraties établies : bien qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de censure systématique de la part de l&rsquo;État aux États-Unis, le gouvernement de Donald Trump</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLA/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> s&rsquo;en prend de manière ciblée aux médias indépendants et aux reportages critiques depuis son entrée en fonction en janvier 2025</span></a><span style="font-weight: 400;">. Des journalistes ont été</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLI/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> arrêtés</span></a><span style="font-weight: 400;"> et leurs domiciles</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLQ/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> perquisitionnés</span></a><span style="font-weight: 400;">. L&rsquo;accès difficile aux informations publiques, la suppression de sites web gouvernementaux, l&rsquo;</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLY/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">exclusion sélective de certains médias</span></a><span style="font-weight: 400;"> des conférences de presse et un climat de plus en plus hostile à l&rsquo;égard des journalistes nuisent à la transparence et favorisent l&rsquo;autocensure.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« L&rsquo;objectif de la bibliothèque<em> Uncensored Library</em> a toujours été de rendre accessibles les recherches et les articles journalistiques censurés par les États répressifs. Cependant, la répression prend souvent une forme moins évidente que la censure directe. Avec la nouvelle section consacrée aux États-Unis, nous voulons rappeler aux gens que les régimes autoritaires ne sont pas les seuls à violer la liberté de la presse. Les démocraties doivent elles aussi se défendre contre de telles attaques. »<br />
<strong>Clayton Weimers</strong><br />
<strong>Directeur général du bureau de RSF à Washington</strong></span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;espace USA documente notamment les pages gouvernementales supprimées par les autorités américaines, propose des analyses journalistiques sur la situation de la liberté de la presse et met en lumière des évolutions structurelles, telles que celles concernant la Commission fédérale des communications (FCC), qui exerce une pression croissante sur les entreprises médiatiques, ainsi que les poursuites judiciaires engagées par le président Donald Trump contre les médias. Les joueurs peuvent également voir dans cette section un dessin politique de la lauréate du prix Pulitzer Ann Telnaes,</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXMA/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> que le </span><i><span style="font-weight: 400;">Washington Post </span></i><span style="font-weight: 400;">a refusé de publier</span></a><span style="font-weight: 400;">, ce qui a déclenché un débat sur l&rsquo;indépendance éditoriale du journal. Le dessin montre notamment Jeff Bezos, propriétaire du Washington Post, s&rsquo;agenouillant devant Donald Trump.</span></p>
<h5><strong>Nouveaux articles dans les salles consacrées à l&rsquo;Égypte, à la Biélorussie, à la Russie et à l&rsquo;Iran</strong></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Jusqu&rsquo;à présent, la bibliothèque <em>Uncensored Library</em> comprenait des articles provenant d&rsquo;Égypte, de Biélorussie, du Brésil, d&rsquo;Érythrée, d&rsquo;Iran, du Mexique, de Russie, d&rsquo;Arabie saoudite et du Vietnam. Alors que les portails d&rsquo;information indépendants et les journaux en ligne sont bloqués dans de nombreux États autocratiques, Minecraft est accessible presque partout. Pour pouvoir lire les articles censurés, les utilisateurs ont simplement besoin d&rsquo;un accès Internet au jeu vidéo. Les textes sont disponibles en anglais et dans la langue maternelle des auteurs.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Outre la section consacrée aux États-Unis, la bibliothèque <em>Uncensored Library</em> propose désormais de nouveaux contenus dans les sections consacrées à l&rsquo;Égypte, à la Biélorussie, à la Russie et à l&rsquo;Iran. Cette dernière a été complétée par un texte de la journaliste </span><b>Elahe Mohammadi</b><span style="font-weight: 400;">, l&rsquo;une des voix les plus connues du journalisme iranien. Elle a été la seule à couvrir les funérailles de Jina Mahsa Amini, la jeune Kurde qui a perdu la vie en septembre 2022 entre les mains de la police des mœurs iranienne. Mohammadi a été</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGCBJFA/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> emprisonnée par le régime</span></a><span style="font-weight: 400;"> pour ses reportages. Les visiteurs de la bibliothèque <em>Uncensored Library</em> peuvent lire un texte dans lequel elle décrit les conditions de sa détention dans la tristement célèbre prison d&rsquo;Evin.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la salle consacrée à l&rsquo;Égypte, les visiteurs trouveront deux nouveaux textes de </span><i><span style="font-weight: 400;">MadaMasr</span></i><span style="font-weight: 400;">. Depuis 2013, ce portail d&rsquo;information traite de la corruption et des questions de sécurité, sans se laisser intimider par la répression de la dictature de Sissi. Depuis mai 2017, le site web de </span><i><span style="font-weight: 400;">MadaMasr </span></i><span style="font-weight: 400;">est bloqué dans le pays.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La section consacrée à la Russie a été enrichie de plus de 20 articles provenant de différents médias en exil. Cette diversité montre que malgré la censure généralisée d&rsquo;Internet et de l&rsquo;information par les autorités russes, le journalisme russe indépendant continue d&rsquo;exister, mais en exil. Les textes ont été sélectionnés avec le soutien de la Russian Independent Media Archive, qui regroupe</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXMQ/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> les publications d&rsquo;environ 150 médias russes indépendants sur plus de 25 ans</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la section consacrée à la Biélorussie, six nouveaux articles de journalistes exilés ont été ajoutés, dont plusieurs enquêtes sur la corruption et le contournement des sanctions de l&rsquo;UE. L&rsquo;accent est également mis sur la répression politique massive dans le pays : les utilisateurs peuvent lire une interview détaillée de </span><b>Maryna Solatawa</b><span style="font-weight: 400;"> avec <strong>Maryja Kalesnikawa</strong>, l&rsquo;une des figures politiques de premier plan de l&rsquo;opposition lors des manifestations de masse de 2020. La lecture ou la diffusion de ces articles peut faire l&rsquo;objet de poursuites pénales en Biélorussie et entraîner de longues peines d&#8217;emprisonnement.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Une équipe de 24 experts de la société Blockworks, spécialisée dans Minecraft, a travaillé pendant trois mois à la construction de cette bibliothèque virtuelle. Dans le hall d&rsquo;entrée, les visiteurs peuvent s&rsquo;informer sur la situation de la liberté de la presse dans 180 pays. Depuis son ouverture en 2020, la bibliothèque a été visitée plus d&rsquo;un million de fois et ses livres ont été lus dix millions de fois.</span></p>
<p><b>Pour en savoir plus sur la bibliothèque Uncensored Library, rendez-vous sur :</b><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYSEMY/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><b> https://uncensoredlibrary.com/de</b></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>France : RSF et les syndicats saisissent le Conseil d’Etat face à la concentration des médias</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/france-rsf-et-les-syndicats-saisissent-le-conseil-detat-face-a-la-concentration-des-medias/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 08:23:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rachat du magazine économique et financier Challenges par le groupe de luxe LVMH, déjà propriétaire de plusieurs titres de presse, est le dernier cas d’école des concentrations dans le marché des médias en France. Parce que ce phénomène persiste, voire s’amplifie, Reporters sans frontières (RSF), le Syndicat national des journalistes (SNJ) et le SNJ-CGT, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Le rachat du magazine économique et financier </b><b><i>Challenges</i></b><b> par le groupe de luxe LVMH, déjà propriétaire de plusieurs titres de presse, est le dernier cas d’école des concentrations dans le marché des médias en France. Parce que ce phénomène persiste, voire s’amplifie, Reporters sans frontières (RSF), le Syndicat national des journalistes (SNJ) et le SNJ-CGT, ont saisi le Conseil d’État français afin qu’il se prononce sur les mesures d’urgence qu’il convient de prendre pour prévenir les atteintes irrémédiables au pluralisme de l’information et à l’indépendance éditoriale en France, au sens de la législation européenne. En amont d’une audience clé devant la juridiction administrative ce 12 mars, RSF appelle le gouvernement à prendre urgemment ses responsabilités en la matière. </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La France est régulièrement pointée du doigt, </span><a href="https://cmpf.eui.eu/mpm-interactive-results/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">au sein de l’Union européenne</span></a><span style="font-weight: 400;">, en raison de la concentration de ses médias, couplée à une absence de garanties suffisantes d’indépendance des rédactions et de pluralisme de l’information. </span><span style="font-weight: 400;">Alors qu’en Suisse romande, les médias français sont lus et écoutés quotidiennement, la concentration des médias à l’oeuvre dans notre pays voisin nous préoccupe pleinement. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les initiatives parlementaires ou académiques pour réformer le cadre en vigueur, défini par la loi Léotard de 1986 et dont les critères sont désormais obsolètes, sont pourtant nombreuses. Le dernier exemple en date : la </span><a href="https://rsf.org/fr/concentration-des-m%C3%A9dias-en-france-la-proposition-de-loi-taill%C3%A9-polian-pose-des-garanties" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">proposition de loi</span></a><span style="font-weight: 400;"> portée par la députée écologiste Sophie Taillé-Polian, dont le premier article a trouvé, le 12 février dernier, une majorité à l’Assemblée nationale </span><span style="font-weight: 400;">(Conseil national)</span><span style="font-weight: 400;">, qui vise à préserver le pluralisme de l’information en limitant la concentration des médias dans les mains de quelques propriétaires.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Or, la législation européenne pour la liberté des médias (<strong>EMFA</strong>), entrée pleinement en vigueur en France depuis le 8 août 2025, donne une partie de la solution en son article 22 : soumettre les opérations de concentration – rachats de médias, prises de participation, fusions – à une évaluation rigoureuse et indépendante de nature à limiter les risques pour le pluralisme des médias et l&rsquo;indépendance éditoriale des rédactions.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais l’État français n’a pas pris les mesures qu’il est obligé, par le droit européen, de mettre en place : la désignation de l&rsquo;autorité qui devra mettre en œuvre ces contrôles et la définition de leurs modalités procédurales.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>RSF</strong>, le<strong> SNJ</strong> et le<strong> SNJ-CGT </strong></span><a href="https://rsf.org/fr/rachat-de-challenges-par-lvmh-double-offensive-de-rsf-et-des-syndicats-pour-faire-respecter-le" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">ont donc saisi</span></a><span style="font-weight: 400;"> la justice administrative pour dénoncer l&rsquo;inaction de l&rsquo;État, le contraindre à prendre les mesures nécessaires et prévenir les dommages irréparables nés de cette carence : c&rsquo;est ce qui sera débattu devant le Conseil d’État le 12 mars prochain. Le rachat du magazine économique et financier </span><i><span style="font-weight: 400;">Challenges</span></i><span style="font-weight: 400;"> par le groupe de luxe LVMH n&rsquo;a pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;un contrôle alors qu&rsquo;il a eu lieu en décembre 2025, soit plusieurs mois après l&rsquo;entrée en vigueur de l&rsquo;EMFA. Les conséquences de cette absence de contrôle sur le pluralisme externe et l&rsquo;indépendance de sa rédaction </span><a href="https://www.linkedin.com/posts/la-soci%C3%A9t%C3%A9-des-journalistes-sdj-de-challenges-7537b9395_suite-%C3%A0-une-assembl%C3%A9e-g%C3%A9n%C3%A9rale-qui-sest-share-7427022862558887937-xzKd?utm_source=share&amp;utm_medium=member_desktop&amp;rcm=ACoAAC7hMxsBm46RaeiOro1q-8MXSn7ySb2u92w" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">sont pourtant déjà là</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Ce que RSF demande, ce n’est ni plus ni moins que de créer les conditions pour que le règlement européen – pourtant déjà en vigueur – s&rsquo;applique. Nous notons, d’une part, l’urgence de la mise en place d’un dispositif efficace, au regard de la recomposition du paysage médiatique, dont le rachat de </span></i><span style="font-weight: 400;">Challenges</span><i><span style="font-weight: 400;"> est la dernière manifestation, et d’autre part, les promesses non tenues d’une loi issue des États généraux de l’information alors que la proposition de loi portée par Sophie Taillé-Polian le mois dernier a montré qu’une majorité pouvait se constituer sur un tel texte. La carence de l&rsquo;État ne doit pas nous résigner : le Conseil d&rsquo;État a le pouvoir de prévenir les dommages irréparables causés par la non-application de l&rsquo;article 22 de l&rsquo;EMFA. RSF appelle la plus haute juridiction de l&rsquo;ordre administratif français à garantir le droit fondamental des citoyens à une information pluraliste, mais aussi l’indépendance des rédactions et la sécurité juridique pour les propriétaires de médias qui participent à ces opérations de concentration et leurs salariés. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Thibaut Bruttin</b><b><br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Parallèlement, le <strong>SNJ</strong>, le <strong>SNJ-CGT</strong> et le <strong>SNME-CFDT </strong></span><a href="https://rsf.org/fr/rachat-de-challenges-par-lvmh-double-offensive-de-rsf-et-des-syndicats-pour-faire-respecter-le" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">ont saisi l&rsquo;Autorité de la concurrence</span></a><span style="font-weight: 400;"> considérant que LVMH commettait un abus de position dominante en rachetant Challenges. La procédure est toujours en cours.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Journalistes tués en Ukraine : RSF dépose une plainte auprès de la CPI pour crimes contre l&#8217;humanité</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/journalistes-tues-en-ukraine-rsf-saisit-la-cpi-avec-une-plainte-pour-crimes-contre-lhumanite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 16:30:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Journalistes tués, reporters ukrainiens déportés et incarcérés en Russie, infrastructures médiatiques bombardées… Depuis le 24 février 2022, plus de 175 journalistes ont été victimes d’exactions imputées aux forces russes. Face à ces attaques répétées, Reporters sans frontières (RSF) dépose sa onzième plainte contre le Kremlin auprès du procureur général ukrainien et de la Cour pénale [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Journalistes tués, reporters ukrainiens déportés et incarcérés en Russie, infrastructures médiatiques bombardées… Depuis le 24 février 2022, plus de 175 journalistes ont été victimes d’exactions imputées aux forces russes. Face à ces attaques répétées, Reporters sans frontières (RSF) dépose sa onzième plainte contre le Kremlin auprès du procureur général ukrainien et de la Cour pénale internationale (CPI). Pour la première fois, elle repose sur la qualification de crime contre l’humanité, notamment de persécution, contre les journalistes en Ukraine, ciblés en raison de leur activité professionnelle.</strong></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/faire-taire-les-journalistes-en-bombardant-leurs-h%C3%B4tels-une-strat%C3%A9gie-russe-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9e-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9e-par" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Bombardements d’hôtels logeant des journalistes</span></a><span style="font-weight: 400;">, reporters </span><a href="https://rsf.org/fr/maks-levin-les-preuves-d-une-ex%C3%A9cution-l-enqu%C3%AAte-de-rsf-sur-le-meurtre-d-un-journaliste-ukrainien" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">tués</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://rsf.org/fr/antoni-lallican-photojournaliste-fran%C3%A7ais-tu%C3%A9-en-ukraine-les-premi%C3%A8res-circonstances-de-l-attaque" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">tirs de drones</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://rsf.org/fr/ukraine-portraits-des-professionnels-des-m%C3%A9dias-arbitrairement-d%C3%A9tenus" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">arrestations, déportations et détentions</span></a><span style="font-weight: 400;">… Depuis la guerre du Donbass et l’annexion de la Crimée en 2014 et plus encore depuis le 24 février 2022 et l’invasion russe à grande échelle, le Kremlin s’attaque délibérément aux professionnels des médias en Ukraine. Le bilan documenté par RSF est lourd : </span><a href="https://rsf.org/fr/175-journalistes-victimes-d-exactions-en-ukraine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">plus de 175 reporters</span></a><span style="font-weight: 400;"> ukrainiens et internationaux ont subi des exactions imputées à la Russie depuis le début de l’invasion à grande échelle. </span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Le Kremlin cible les journalistes et les infrastructures médiatiques qui couvrent sa guerre d’agression. Ses attaques ne sont ni isolées ni accidentelles. Leur caractère généralisé et systématique révèle une politique d’État et relève du crime contre l’humanité de persécution des journalistes en raison de leur activité professionnelle. C’est ce que démontre pour la première fois cette onzième plainte de RSF. Nous appelons la Cour pénale internationale et le procureur général d’Ukraine à lui réserver, comme aux précédentes, une réponse déterminée et plus encore considérant l’extrême gravité du crime allégué. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Antoine Bernard</b><b><br />
</b><b>Directeur du plaidoyer et de l’assistance de RSF</b></p></blockquote>
<h5><b>Journalistes dans le viseur du Kremlin : une attaque tous les onze jours en moyenne </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Une attaque russe visant un ou des professionnels des médias a lieu en moyenne tous les onze jours, selon les données recueillies par RSF, depuis le 24 février 2022. Cela inclut notamment : </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">16</span><a href="https://rsf.org/fr/175-journalistes-victimes-d-exactions-en-ukraine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> journalistes ukrainiens et internationaux</span></a><span style="font-weight: 400;"> tués dans l’exercice de leurs fonctions, victimes de tirs ou </span><a href="https://rsf.org/fr/antoni-lallican-photojournaliste-fran%C3%A7ais-tu%C3%A9-en-ukraine-les-premi%C3%A8res-circonstances-de-l-attaque" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">d’attaques ciblées de drones</span></a><span style="font-weight: 400;">russes ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">53 reporters blessés lors de reportages ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">au moins 83 victimes de tentatives d’homicide contre des professionnels des médias en Ukraine, pris sous le feu russe et qui s’en sont sortis physiquement indemnes ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">26</span><a href="https://rsf.org/fr/ukraine-portraits-des-professionnels-des-m%C3%A9dias-arbitrairement-d%C3%A9tenus" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> journalistes ukrainiens détenus</span></a><span style="font-weight: 400;"> en 2026. </span><a href="https://rsf.org/fr/trois-ans-d-invasion-%C3%A0-grande-%C3%A9chelle-rsf-d%C3%A9pose-plainte-%C3%A0-la-cpi-contre-la-russie-pour-la" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Tous ont été déportés loin de leur région d’origine</span></a><span style="font-weight: 400;"> vers la Russie ou d’autres territoires ukrainiens occupés. Ils subissent mauvais traitements </span><a href="https://rsf.org/fr/la-machine-judiciaire-du-kremlin-tourne-%C3%A0-plein-r%C3%A9gime-contre-les-reporters-ukrainiens" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">et condamnations iniques</span></a><span style="font-weight: 400;">. La reporter ukrainienne Victoria Roshchyna est morte en détention en Russie à des milliers de kilomètres de chez elle, après </span><a href="https://rsf.org/fr/d%C3%A9clar%C3%A9e-morte-par-la-russie-rsf-r%C3%A9v%C3%A8le-les-derniers-mois-de-captivit%C3%A9-de-victoria-roshchyna" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">avoir été torturée</span></a><span style="font-weight: 400;">. Son corps a été restitué mutilé, sans que le Kremlin ne fournisse aucune explication.</span></li>
</ul>
<h5><b>Attaques systématique contre les infrastructures médiatiques </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Au moins 25 attaques russes contre des tours de télévision et de radio, dont huit dans les dix premiers jours de la guerre à grande échelle, ont été recensées par RSF depuis 2022. Elles ont fait des victimes : le caméraman ukrainien Yevhenii Sakun a été le premier reporter tué après le 24 février 2022 lors du bombardement de la tour de télévision de Kyiv. Les attaques contre ces infrastructures visent à priver la population d’information et à accentuer la désorientation, dans le chaos de la guerre.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les forces russes visent aussi des hôtels qui logent des journalistes dans le nord, l’est et le sud de l’Ukraine. </span><a href="https://rsf.org/fr/faire-taire-les-journalistes-en-bombardant-leurs-h%C3%B4tels-une-strat%C3%A9gie-russe-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9e-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9e-par" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Selon le rapport de RSF</span></a><span style="font-weight: 400;"> et de l’organisation ukrainienne </span><a href="https://truth-hounds.org/en/homepage/"><span style="font-weight: 400;">Truth Hounds</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://rsf.org/sites/default/files/medias/file/2025/05/Last%20Check-In%20The%20Russian%20Strikes%20on%20Ukrainian%20Hotels%20Silencing%20the%20Press%20TH%20RSF_.pdf" target="_blank" rel="noopener"><i><span style="font-weight: 400;">Last Check-In: The Russian strikes on Ukrainian hotels silencing the press</span></i></a><span style="font-weight: 400;">, 24 hotels connus pour être utilisés par des journalistes ont été ciblés lors d&rsquo;attaques russes, majoritairement de nuit et à proximité du front. Vingt-cinq professionnels des médias ont été exposés à ces bombardements, faisant au moins sept blessés et </span><a href="https://rsf.org/fr/deux-journalistes-de-reuters-bless%C3%A9s-et-un-collaborateur-tu%C3%A9-en-ukraine-rsf-d%C3%A9nonce-l-attaque-russe" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">un tué.</span></a></p>
<h5><b>Procédures judiciaires intentées par RSF</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis le 24 février 2022, RSF a déjà déposé sur l’ensemble de ces exactions </span><a href="https://rsf.org/fr/trois-ans-d-invasion-%C3%A0-grande-%C3%A9chelle-rsf-d%C3%A9pose-plainte-%C3%A0-la-cpi-contre-la-russie-pour-la" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">dix plaintes pour crimes de guerre</span></a><span style="font-weight: 400;"> commis par la Russie auprès de la CPI, neuf devant la justice ukrainienne, ainsi que deux plaintes en France. L’organisation a contribué à l’instauration progressive par le procureur général d’Ukraine d’une politique pénale de réponse aux crimes de guerre contre les journalistes avec, depuis le 24 février 2022, 127 enquêtes préliminaires ouvertes.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Les données de RSF, documentées en temps réel, peuvent faire l’objet de mises à jour. Si vous avez des informations à transmettre à RSF sur des exactions commises contre des journalistes ou des médias en lien avec l’invasion russe à grande échelle vous pouvez nous écrire de façon sécurisée à </span></i><i><span style="font-weight: 400;">ua-investigation@rsfsecure.org</span></i><i><span style="font-weight: 400;"> </span></i></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les journalistes à Gaza : épuisés et toujours en danger</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/les-journalistes-a-gaza-epuises-et-toujours-en-danger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 07:30:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Malgré la réouverture conditionnelle du passage frontalier de Rafah entre la bande de Gaza et l&#8217;Égypte ce 1er février, les journalistes de l’enclave continuent de vivre menacés sous le blocus, privés de ressources, de liberté de mouvement et d&#8217;infrastructures adéquates. Reporters sans frontières (RSF) appelle le gouvernement israélien à lever immédiatement le blocus.  «Près de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Malgré la réouverture conditionnelle du passage frontalier de Rafah entre la bande de Gaza et l&rsquo;Égypte ce 1er février, les journalistes de l’enclave continuent de vivre menacés sous le blocus, privés de ressources, de liberté de mouvement et d&rsquo;infrastructures adéquates. Reporters sans frontières (RSF) appelle le gouvernement israélien à lever immédiatement le blocus. </b></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">«Près de quatre mois après le cessez-le-feu, les journalistes de Gaza sont à bout. Alors qu’une ouverture conditionnelle et limitée a été annoncée, ils sont toujours coupés du monde, ils continuent d&rsquo;être menacés, épuisés et oubliés. Mais ils continuent, malgré leurs moyens limités, malgré des infrastructures détruites, malgré tout, de couvrir l’information. Ils ont besoin de protection et de soutien. Les autorités israéliennes doivent mettre un terme définitif au ciblage des reporters et au blocus qui les empêche de sortir du territoire, de recevoir des moyens essentiels et empêche toujours la presse internationale d’accéder au territoire et de soulager ces professionnels des médias épuisés par deux ans de guerre et de dénuement extrême sous une menace constante.»</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Jonathan Dagher</b><b><br />
</b><b>Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</b></p></blockquote>
<h5><b>Vivre dans la peau d’un journaliste à Gaza, c’est vivre au quotidien :</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">1- L’épuisement : après plus de deux ans de couverture médiatique dans des conditions extrêmes, les journalistes restent bloqués à l&rsquo;ouest de la «ligne jaune» – ligne délimitant la zone dont l’armée israélienne s’est retirée depuis le cessez-le-feu  et coupant la bande de Gaza en deux, du nord au sud. Leurs confrères de la presse étrangère sont dans l’incapacité de les rejoindre et de leur offrir leur soutien, à cause de l’interdiction </span><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A0-l-audience-devant-la-cour-supr%C3%AAme-isra%C3%A9lienne-rsf-d%C3%A9nonce-l-interdiction-persistante-d-acc%C3%A8s-des" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">renouvelée</span></a><span style="font-weight: 400;">, imposée par le gouvernement israélien.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">2- Le danger : encore trois journalistes ont été ciblés et tués par un drone israélien en janvier 2026. Malgré un cessez-le-feu officiel, l&rsquo;armée israélienne continue de frapper les populations vivant près de sa «ligne jaune» et de mener des assassinats ciblés dans les zones désignés pour les civils et les journalistes. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">3- La destruction : leurs maisons ayant été détruites, les journalistes vivent dans des tentes ou des appartements endommagés par les bombardements. Ils manquent d&rsquo;appareils photo, de trépieds, de batteries, de téléphones, de chargeurs et d&rsquo;équipements de sécurité adéquats. Les réseaux d&rsquo;infrastructures de communication sont également gravement endommagés et l&rsquo;accès à l&rsquo;électricité et à Internet est rare, lent et coûteux.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">4- La précarité :  beaucoup de reporters indépendants travaillent sans contrat stable et avec une diminution des commandes de sujets sur Gaza. S&rsquo;ajoute à ces conditions, une inflation galopante : un litre de carburant coûtait sept shekels en 2023 (près de deux francs), mais coûte désormais près de 75 shekels (presque 20 francs). </span></p>
<h5><b>«Oubliés par le monde»</b></h5>
<p><a href="https://rsf.org/fr/annonce-du-cessez-le-feu-%C3%A0-gaza-les-autorit%C3%A9s-isra%C3%A9liennes-doivent-mettre-fin-au-blocus-m%C3%A9diatique" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Avant le cessez-le-feu à Gaza</span></a><span style="font-weight: 400;">, <strong>Nour Swirki</strong> avait l&rsquo;habitude de faire des reportages en direct six ou sept fois par jour pour la chaîne égyptienne </span><i><span style="font-weight: 400;">Al Sharq TV</span></i><span style="font-weight: 400;">. Presque quatre mois après l’accord officiel de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, ses reportages passent à l&rsquo;antenne à peine une ou deux fois par jour. La journaliste </span><a href="https://rsf.org/fr/s%C3%A9lection-2025-du-prix-rsf-d%C3%A9cern%C3%A9-%C3%A0-l-occasion-du-festival-rsf-le-15-novembre-%C3%A0-paris" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">sélectionnée pour le prix du courage de RSF en 2025</span></a><span style="font-weight: 400;"> a dû faire le choix impossible, en avril 2024, d’évacuer de Gaza ses deux enfants et de rester sur place pour continuer de couvrir la situation dans le territoire. </span><i><span style="font-weight: 400;">«En 2026, nous ne sommes plus le sujet principal»,</span></i><span style="font-weight: 400;"> regrette-t-elle. Si la diminution de cette pression pour couvrir l&rsquo;actualité brûlante lui laisse le temps de récupérer, dit-elle, le vide est également difficile. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Nous avons enfin le temps de faire notre deuil. Nous prenons conscience de ce que nous avons perdu. Tous nos confrères qui ont été assassinés, et en même temps, nous avons l&rsquo;impression que le monde nous a oubliés.» </span></i><span style="font-weight: 400;">Son confrère, <strong>Anas Baba</strong>, correspondant officiel de la radio américaine </span><i><span style="font-weight: 400;">National Public Radio </span></i><span style="font-weight: 400;">(</span><i><span style="font-weight: 400;">NPR</span></i><span style="font-weight: 400;">)</span> <span style="font-weight: 400;">depuis 2019 confirme</span> <span style="font-weight: 400;">:</span><i><span style="font-weight: 400;"> «Les médias internationaux et régionaux se sont largement désintéressés de la couverture de Gaza, </span></i><span style="font-weight: 400;">dit le reporter de 32 ans à RSF. </span><i><span style="font-weight: 400;">Les journalistes indépendants qui continuent de couvrir [l’enclave palestinienne], travaillent sans contrats, sans stabilité, et sans protection.»</span></i></p>
<h5><b>Les menaces persistent, malgré un cessez-le-feu</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Et pourtant, les dangers perdurent. Le 21 janvier, trois collègues de <strong>Nour Swirki</strong> à Al Sharq TV, <strong>Mohammad Salah Qashta</strong>,<strong> Anas Ghneim</strong>, et <strong>Abdul Raouf Shaath</strong> – également pigistes pour l’Agence France-Presse (AFP) – ont été ciblés et tués par un drone israélien. Leurs noms s&rsquo;ajoutent au bilan sanglant de </span><a href="https://rsf.org/fr/plus-de-200-journalistes-tu%C3%A9s-%C3%A0-gaza-rsf-rejoint-l-appel-%C3%A0-suspendre-le-partenariat-commercial-ue" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">plus de 220 journalistes</span></a><span style="font-weight: 400;"> massacrés par l&rsquo;armée israélienne à Gaza, dont au moins 68 ciblés et tués dans le cadre de leurs fonctions, selon les constats de RSF. «Leur mort nous a sidérés», déclare <strong>Nour Swirki</strong>. «Nous sommes tous des cibles, vulnérables à tout moment, et aucun endroit n’est sûr.»  En effet, depuis le cessez-le-feu, la population civile de Gaza, y compris ses journalistes, est confinée dans la zone ouest de la «ligne jaune» délimitée par l’armée israélienne et surveillée jour et nuit. Près de la moitié du territoire situé de l&rsquo;autre côté de cette ligne est totalement inaccessible à la presse. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Même les journalistes du «bon côté» de la ligne peuvent être assassinés sans avertissement, s’ils sont jugés suspects par l’armée, selon les reporters.</span><i><span style="font-weight: 400;"> «L&rsquo;armée continue de pourchasser et de tuer des journalistes à Gaza,»</span></i><span style="font-weight: 400;"> déclare <strong>Thaer al-Moustafa</strong>, journaliste indépendant.</span><i><span style="font-weight: 400;">«Nous avons besoin de protection.»</span></i></p>
<h5><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Blocus persistant, infrastructure détruite </b></h5>
<p>Les évacuations de Gaza étant rares et l&rsquo;aide limitée, les reporters présents sur le territoire restent coupés du monde et manquent d&rsquo;équipements fonctionnels, de matériel de protection et d&rsquo;un accès adéquat à l&rsquo;électricité, au carburant et à Internet. «L&rsquo;accès à Internet n&rsquo;est pas disponible partout et coûte beaucoup – dix fois plus cher que d&rsquo;habitude, parfois. Tout comme recharger son téléphone, trouver une voiture pour se rendre sur le terrain et acheter du carburant», explique <strong>Nour Swirki</strong>, Les journalistes de Gaza ont également perdu leurs maisons et leurs bureaux lors des bombardements. Si certains ont pu louer des appartements temporaires, d&rsquo;autres continuent de vivre et de travailler dans des tentes ou près des hôpitaux. Face à ces circonstances de dénuement, «le reportage est devenu un défi de survie plutôt qu’un simple travail journalistique», résume<strong> Anas Baba</strong>.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">De l&rsquo;autre côté de la frontière, les autorités israéliennes maintiennent leur interdiction d&rsquo;entrée à Gaza pour la presse étrangère, malgré une pression internationale et une récente audience devant la Cour suprême israélienne, </span><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A0-l-audience-devant-la-cour-supr%C3%AAme-isra%C3%A9lienne-rsf-d%C3%A9nonce-l-interdiction-persistante-d-acc%C3%A8s-des" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">à laquelle RSF a assisté</span></a><span style="font-weight: 400;">. «Nous avons besoin du soutien de nos confrères», déclare <strong>Nour Swirki</strong>. «Non pas parce que nous ne sommes pas à la hauteur, mais parce que nous sommes épuisés et que nous manquons de certaines compétences, outils et expertise en matière d&rsquo;enquête, qu&rsquo;ils peuvent nous apporter.»</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>20 ans de prison : la condamnation de Jimmy Lai révèle l&#8217;effondrement de la liberté de la presse à Hong Kong</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/20-ans-de-prison-la-condamnation-de-jimmy-lai-revele-leffondrement-de-la-liberte-de-la-presse-a-hong-kong/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 09:50:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 9 février 2026, Jimmy Lai a été condamné à 20 ans de prison sur la base de la loi draconienne sur la sécurité nationale de Hong Kong, notamment pour des accusations fallacieuses de «collusion avec des forces étrangères» et de complot en vue de publier des documents «séditieux». Les procureurs ont cité plus de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 9 février 2026, Jimmy Lai a été condamné à 20 ans de prison sur la base de la loi draconienne sur la sécurité nationale de Hong Kong, notamment pour des accusations fallacieuses de «collusion avec des forces étrangères» et de complot en vue de publier des documents «séditieux». Les procureurs ont cité plus de 160 articles d&rsquo;Apple Daily comme exemples de «publications séditieuses». Contraint de fermer par les autorités hongkongaises en juin 2021, Apple Daily était le plus important journal indépendant grand public du territoire, réputé pour ses reportages indépendants. Son <a href="https://rsf.org/fr/hong-kong-rsf-condamne-le-verdict-de-culpabilit%C3%A9-rendu-dans-le-simulacre-de-proc%C3%A8s-contre-le-patron" target="_blank" rel="noopener">verdict de culpabilité avait été rendu</a> le 15 décembre 2025, mais le prononcé de la peine avait été reporté de deux mois.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>Jimmy Lai</strong> a été jugé aux côtés de six anciens cadres supérieurs d&rsquo;Apple Daily. Le PDG <strong>Cheung Kim-hung</strong> a été condamné à six ans et neuf mois de prison ; le rédacteur en chef <strong>Ryan Law Wai-kwong</strong> à dix ans ; le rédacteur en chef exécutif <strong>Lam Man-chung</strong> à dix ans ; l&rsquo;éditeur associé <strong>Chan Pui-man</strong> à sept ans ; le directeur de la rédaction de l&rsquo;édition anglaise <strong>Fung Wai-kong</strong> à dix ans ; et le responsable des éditoriaux <strong>Yeung Ching-kee</strong> à sept ans et trois mois. Deux autres coaccusés, l&rsquo;activiste pro-démocratie <strong>Chan Tsz-wah</strong> et l&rsquo;activiste <strong>Andy Li</strong>, ont été respectivement condamnés à six ans et trois mois, et sept ans et trois mois. Andy Li serait détenu de force dans un établissement psychiatrique de haute sécurité à Hong Kong.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">«Aujourd’hui, c’est un coup de grâce qui est porté à la liberté de la presse à Hong Kong. Nous sommes indignés par les peines sévères prononcées contre Jimmy Lai et les cadres d&rsquo;</span></i><span style="font-weight: 400;">Apple Daily</span><i><span style="font-weight: 400;">. Cette décision de justice souligne l&rsquo;effondrement total de la liberté de la presse à Hong Kong et le profond mépris des autorités pour le journalisme indépendant. De l&rsquo;arrestation de Jimmy Lai à son procès et à sa condamnation, cette procédure judiciaire n&rsquo;a été qu&rsquo;une mascarade. Les démocraties, telles que le Royaume-Uni et les États-Unis, doivent cesser de donner la priorité à la normalisation des relations avec la Chine et exercer plutôt des pressions sur le régime chinois et les autorités hongkongaises afin de garantir la libération de Jimmy Lai et de tous les autres journalistes détenus. Nous avons déjà vu Liu Xiaobo, défenseur de la liberté de la presse, mourir en prison en raison d&rsquo;une pression internationale insuffisante. Nous ne pouvons pas laisser Jimmy Lai subir le même sort. Sa condamnation ne doit pas devenir une condamnation à mort.»</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Thibaut Bruttin</b><b><br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Jimmy Lai, lauréat du </span><a href="https://rsf.org/fr/prix-rsf-2020-trois-laur%C3%A9ats-r%C3%A9compens%C3%A9s-et-un-prix-sp%C3%A9cial-remis-au-fondateur-du-journal-apple" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">prix RSF de la liberté de la presse,</span></a><span style="font-weight: 400;"> est détenu depuis décembre 2020. Soumis à un régime d&rsquo;isolement très strict, il n&rsquo;a droit qu&rsquo;à 50 minutes d&rsquo;«exercice» par jour dans une cage métallique, ce qui a entraîné une </span><a href="https://rsf.org/fr/hong-kong-rsf-alerte-sur-l-%C3%A9tat-de-sant%C3%A9-de-jimmy-lai-et-appelle-%C3%A0-une-mobilisation-internationale" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">forte détérioration</span></a><span style="font-weight: 400;"> de son état de santé. Sa famille a signalé que ses ongles étaient tombés, que ses dents étaient pourries et qu&rsquo;il avait perdu beaucoup de poids.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">RSF mène une campagne sans relâche pour la libération de Jimmy Lai depuis le jour de son arrestation. En 2023, l&rsquo;équipe de RSF s&rsquo;est rendue à Hong Kong pour assister à l&rsquo;ouverture du procès du patron de média, et en 2024, une représentante de RSF a été </span><a href="https://rsf.org/fr/hong-kong-une-repr%C3%A9sentante-de-rsf-d%C3%A9tenue-et-expuls%C3%A9e-pour-%C3%AAtre-venue-assister-au-proc%C3%A8s-pour" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">placée en détention</span></a><span style="font-weight: 400;"> et expulsée de Hong Kong alors qu&rsquo;elle se rendait à une audience dans le cadre de son procès. En janvier 2026, RSF a écrit au Premier ministre britannique Keir Starmer pour lui demander de faire pression en faveur de la libération de Jimmy Lai lors de sa visite en Chine. En août 2025, </span><a href="https://rsf.org/fr/proc%C3%A8s-du-patron-de-presse-britanno-hongkongais-jimmy-lai-rsf-et-72-organisations-interpellent-le" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">RSF et une coalition de 72 ONG</span></a><span style="font-weight: 400;"> ont tiré la sonnette d&rsquo;alarme sur la détérioration de son état de santé. En juin 2025, RSF et un groupe d&rsquo;anciens journalistes d&rsquo;</span><i><span style="font-weight: 400;">Apple Daily</span></i><span style="font-weight: 400;"> aujourd&rsquo;hui en exil ont </span><a href="https://rsf.org/fr/quatre-ans-apr%C3%A8s-sa-fermeture-l-esprit-d-apple-daily-demeure-rsf-et-des-journalistes-hongkongais-en" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">publié une édition spéciale</span></a><span style="font-weight: 400;"> de ce journal pour rendre hommage à ce média renommé.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Depuis 2020, le gouvernement de Hong Kong a poursuivi au moins 28 journalistes, dont huit sont actuellement détenus. Hong Kong occupe la 140e place du </span><a href="https://rsf.org/classement" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse</span></a><span style="font-weight: 400;"> 2025 de RSF, après avoir chuté de la 18e place en seulement deux décennies. La Chine occupe la 178e place sur les 180 pays et territoires étudiés.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Après un an de mandat, Trump est en passe de devenir l&#8217;un des pires ennemis de la liberté de la presse</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/apres-un-an-de-mandat-trump-est-en-passe-de-devenir-lun-des-pires-ennemis-de-la-liberte-de-la-presse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 14:05:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Après sa réélection en 2024, Donald Trump avait promis d’être un dictateur «dès le premier jour». En matière de liberté de la presse, il a tenu parole, poursuivant et aggravant la guerre contre les médias qu’il avait déjà engagée lors de sa première campagne présidentielle, au moyen de graves attaques contre l’accès à une information [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Après sa réélection en 2024, Donald Trump avait promis d’être un dictateur «dès le premier jour». En matière de liberté de la presse, il a tenu parole, poursuivant et aggravant la guerre contre les médias qu’il avait déjà engagée lors de sa première campagne présidentielle, au moyen de graves attaques contre l’accès à une information fiable à travers le monde. Reporters sans frontières (RSF), qui recense les «prédateurs de la liberté de la presse» à l’échelle mondiale, a établi une chronologie des assauts menés par son administration contre les médias au cours de l’année écoulée et alerte sur le risque de voir Donald Trump sombrer au niveau des régimes autoritaires.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’</span><a href="https://apnews.com/article/trump-hannity-dictator-authoritarian-presidential-election-f27e7e9d7c13fabbe3ae7dd7f1235c72" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">hostilité</span></a><span style="font-weight: 400;"> du président Trump envers les médias est antérieure à son retour à la Maison-Blanche en 2025. Depuis dix ans, il qualifie les journalistes et les médias avec lesquels il est en désaccord d’</span><i><span style="font-weight: 400;">“ennemis du peuple”</span></i><span style="font-weight: 400;"> et de «</span><i><span style="font-weight: 400;">fake news»</span></i><span style="font-weight: 400;">. Ses attaques s’inscrivent dans un contexte plus large de dégradation de l’image des médias auprès du public : selon l&rsquo;institut Gallup, seuls </span><a href="https://news.gallup.com/poll/695762/trust-media-new-low.aspx" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">28 % des Américains</span></a><span style="font-weight: 400;"> disent avoir “beaucoup” ou «assez» confiance dans les médias. Toutefois, au cours de cette première année de second mandat, Donald Trump a associé son historique de rhétorique violente à une série d’actions concrètes qui ont gravement porté atteinte à la liberté de la presse aux États-Unis et dans le monde. Au cours des douze derniers mois, il a censuré des données gouvernementales, démantelé les médias publics américains, instrumentalisé des agences fédérales indépendantes pour punir les médias qui critiquent ses actions, interrompu les financements internationaux en faveur de la liberté de la presse, intenté des poursuites contre des médias qu’il juge défavorables, fait pression pour imposer ses proches à la tête d’autres rédactions, et a pris bien d’autres mesures encore.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ces actions font écho aux mesures anti-médias prises par des dictateurs impitoyables figurant dans la catégorie “politique” de la liste 2025 des </span><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9dition-2025-des-pr%C3%A9dateurs-de-la-libert%C3%A9-de-la-presse" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">prédateurs de la liberté de la presse</span></a><span style="font-weight: 400;">, tels que le président Daniel Ortega au Nicaragua ou le président russe Vladimir Poutine. RSF s’inquiète de voir les méthodes de plus en plus autoritaires de Donald Trump atteindre, à terme, des niveaux tout aussi alarmants. La liste des prédateurs de la liberté de la presse met en lumière des tentatives systématiques visant à réduire la presse libre au silence, en désignant les acteurs qui exercent une influence disproportionnée et néfaste sur la liberté de la presse dans cinq catégories : politique, sécuritaire, juridique, économique et sociale. Le président de la Federal Communications Commission (FCC), Brendan Carr, figure déjà sur la liste 2025 dans la catégorie “juridique”, tandis que le magnat de la tech Elon Musk, allié de Donald Trump, y apparaît dans la catégorie “économique”.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">«Les attaques individuelles de Donald Trump contre notre liberté de la presse peuvent facilement se dissoudre dans le flux ininterrompu de l’actualité. Mais lorsqu’on les rassemble, une conclusion s’impose : le président des États-Unis mène une guerre totale contre la liberté de la presse et le journalisme. Donald</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">Trump est un prédateur de la liberté de la presse. Tout article, tout journaliste ou tout média qui lui déplaît devient une cible – et pas seulement à travers des menaces creuses. Lui et son administration se sont employés à punir, enquêter, nuire, priver de financements et vilipender les médias indépendants. La guerre de Donald</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">Trump contre la liberté de la presse a des conséquences dramatiques pour la démocratie américaine et pour l’accès à une information fiable dans le monde entier. Elle doit être stoppée.»<br />
</span></i><b>Clayton Weimers<br />
</b>Directeur exécutif du bureau Amérique du Nord de RSF</p></blockquote>
<h5><b>Chronologie de la campagne menée par Donald Trump contre la liberté de la presse au cours des 12 derniers mois</b></h5>
<h6><b>Janvier : début explosif du second mandat de Donald Trump</b></h6>
<p><a href="https://rsf.org/fr/mark-zuckerberg-engage-meta-dans-une-fuite-en-avant-anti-journalistique" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">7 janvier</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Dans un exemple précoce d’une entreprise qui cède par avance aux menaces de Donald Trump, Meta démantèle son programme de</span><i><span style="font-weight: 400;"> fact-checking</span></i><span style="font-weight: 400;">. Son PDG Mark Zuckerberg ainsi que plusieurs autres dirigeants de la Big Tech assistent peu après à l’investiture de Donald Trump.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-la-vision-de-donald-trump-sur-la-libert%C3%A9-dexpression-se-fait-au-d%C3%A9triment-de-la" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">20 janvier</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump signe un décret </span><i><span style="font-weight: 400;">“mettant fin à la censure fédérale”</span></i><span style="font-weight: 400;">, supprimant de fait le suivi gouvernemental de la mésinformation et de la désinformation.</span></p>
<p><a href="https://www.theguardian.com/us-news/2025/jan/22/fcc-reinstates-complaints-abc-cbs-nbc"><span style="font-weight: 400;">22 janvier</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le président de la FCC, Brendan Carr, rétablit des plaintes pour licences précédemment rejetées contre trois grands diffuseurs américains – </span><i><span style="font-weight: 400;">ABC</span></i><span style="font-weight: 400;">, </span><i><span style="font-weight: 400;">CBS</span></i><span style="font-weight: 400;"> et </span><i><span style="font-weight: 400;">NBC</span></i><span style="font-weight: 400;"> – concernant leur couverture de l’élection de 2024, mais refuse de rétablir une plainte similaire visant la chaîne </span><i><span style="font-weight: 400;">Fox News</span></i><span style="font-weight: 400;">, favorable à Donald Trump.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-le-gel-de-l-aide-internationale-am%C3%A9ricaine-par-donald-trump-plonge-le-journalisme" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">24 janvier</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump gèle la quasi-totalité de l’aide étrangère, démantelant l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et supprimant plus de 268 millions de dollars alloués par le Congrès pour soutenir la liberté de la presse dans le monde. Des médias indépendants à travers la planète sont plongés dans le chaos.</span></p>
<p><a href="https://www.nytimes.com/2025/01/30/business/media/npr-pbs-fcc-investigation.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">29 janvier</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Brendan Carr lance une enquête complète sur les réseaux de médias publics </span><i><span style="font-weight: 400;">PBS</span></i><span style="font-weight: 400;"> et </span><i><span style="font-weight: 400;">NPR</span></i><span style="font-weight: 400;">, venant compléter les efforts politiques visant à réduire leurs financements fédéraux.</span></p>
<h6><b>Février : sanctions et censure</b></h6>
<p><a href="https://www.nytimes.com/2025/02/02/upshot/trump-government-websites-missing-pages.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">3 février</span></a><span style="font-weight: 400;"> – L’administration Trump supprime des milliers de pages gouvernementales américaines contenant des informations allant des vaccins au changement climatique.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/un-mois-de-pr%C3%A9sidence-trump-la-libert%C3%A9-de-la-presse-en-%C3%A9tat-de-si%C3%A8ge"><span style="font-weight: 400;">6 février</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump impose des sanctions à des responsables de la Cour pénale internationale (CPI) en représailles à leur enquête sur des crimes de guerre commis par les forces israéliennes à Gaza, y compris des attaques visant des centaines de journalistes.</span></p>
<p><a href="https://www.latimes.com/entertainment-arts/business/story/2025-02-08/trump-amends-cbs-60-minutes-lawsuit-demands-20-billion" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">8 février</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump exige un accord à l’amiable de 20 milliards de dollars de la part de </span><i><span style="font-weight: 400;">CBS</span></i><span style="font-weight: 400;"> au sujet du montage par la chaîne d’une interview de son adversaire électorale, l’ancienne vice-présidente Kamala Harris.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-demande-%C3%A0-la-maison-blanche-de-r%C3%A9tablir-lacc%C3%A8s-de-l-agence-de-presse-ap-et-de" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">11 février</span></a><span style="font-weight: 400;"> – La Maison-Blanche interdit à des journalistes d’</span><i><span style="font-weight: 400;">Associated Press</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">AP</span></i><span style="font-weight: 400;">) de couvrir des événements présidentiels en représailles à leur refus d’adopter le nom préféré de Donald Trump pour le golfe du Mexique.</span></p>
<p><a href="https://www.poynter.org/reporting-editing/2025/public-records-requests-trump-administration-federal-government-foia/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">21 février</span></a><span style="font-weight: 400;"> – L’administration Trump licencie des employés chargés de traiter les demandes d’accès à l’information (FOIA), créant des obstacles à l’accès des journalistes à des données essentielles.</span></p>
<p><a href="https://www.c-span.org/clip/white-house-event/the-white-house-press-pool-will-be-determined-by-the-white-house-press-team/5154835" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">25 février</span></a><span style="font-weight: 400;"> – La Maison-Blanche annonce des changements majeurs au sein du pool de presse et déclare qu’elle choisira désormais qui est autorisé à assister aux points presse.</span></p>
<h6><b>Mars : démantèlement des médias publics américains</b></h6>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-poursuit-ladministration-trump-pour-d%C3%A9fendre-voice-america" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">14 mars</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump signe un décret démantelant l’US Agency for Global Media (USAGM), qui supervise l’attribution des financements à plusieurs médias publics américains : </span><i><span style="font-weight: 400;">Voice of America (VOA), Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), Middle East Broadcast Networks (MBN), Radio and Television Marti,</span></i><span style="font-weight: 400;"> et</span><i><span style="font-weight: 400;"> Radio Free Asia (RFA)</span></i><span style="font-weight: 400;">. RSF engage rapidement une action en justice pour sauver </span><i><span style="font-weight: 400;">VOA</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><a href="https://www.cnn.com/2025/03/14/media/trump-media-speech/index.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">14 mars</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump accuse sans fondement les médias de </span><i><span style="font-weight: 400;">“comportement illégal”</span></i><span style="font-weight: 400;"> dans un discours largement perçu comme une incitation au ministère de la Justice à cibler les ennemis présumés de Donald Trump dans la presse.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/la-d%C3%A9cision-de-l-administration-trump-de-placer-tout-le-personnel-de-voa-en-cong%C3%A9-administratif" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">15 mars</span></a><span style="font-weight: 400;"> – L’administration Trump place l’ensemble du personnel de </span><i><span style="font-weight: 400;">Voice of America (VOA) </span></i><span style="font-weight: 400;">en congé administratif, interrompant quasiment toute production d’information.</span></p>
<h6><b>Avril : nouvelles coupes dans les médias publics</b></h6>
<p><a href="https://www.npr.org/2025/04/13/g-s1-59497/trump-law-firms-pro-bono" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">13 avril</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump commence à sanctionner les cabinets d’avocats qui assurent des missions pro bono qu’il désapprouve, y compris la défense des journalistes.</span></p>
<p><a href="https://www.npr.org/2025/04/15/nx-s1-5352827/npr-pbs-public-media-trump-rescission-funding" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">15 avril</span></a><span style="font-weight: 400;"> – L’administration Trump annonce qu’elle prévoit de réduire les financements de </span><i><span style="font-weight: 400;">NPR</span></i><span style="font-weight: 400;"> et PBS.</span></p>
<p><a href="https://www.washingtonpost.com/national-security/2025/04/25/justice-leak-investigations-reporters-email-phone-records-bondi/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">25 avril</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le ministère de la Justice abroge une politique qui empêchait la consultation des relevés téléphoniques des journalistes.</span></p>
<h6><b>Mai : accès au Pentagone restreint</b></h6>
<p><a href="https://apnews.com/article/white-house-wire-reporters-trump-administration-press-cc81e76d7d8b7a54848cc9f1117cb02a" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">13 mai</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Tous les journalistes des agences de presse se voient interdire l’accès à bord d’Air Force One lors du voyage de Donald Trump au Moyen-Orient.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-condamne-les-licenciements-massifs-%C3%A0-voice-america-qui-menacent-les-journalistes-d" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">15 mai</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Plus de 500 employés de </span><i><span style="font-weight: 400;">VOA</span></i><span style="font-weight: 400;"> reçoivent des notifications de licenciement, malgré une injonction judiciaire obtenue par RSF et les co-plaignants, dont des journalistes de </span><i><span style="font-weight: 400;">VOA</span></i><span style="font-weight: 400;"> et leurs syndicats.</span></p>
<p><a href="https://www.npr.org/2025/05/24/nx-s1-5410513/defense-sec-hegseth-press-access-pentagon" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">24 mai</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth limite l’accès des journalistes accrédités au sein du Pentagone, entravant des reportages essentiels sur le siège du ministère de la Défense.</span></p>
<h6><b>Juin : violences policières contre des journalistes</b></h6>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-d%C3%A9nonce-les-licenciements-ill%C3%A9gaux-de-l-usagm-par-l-administration-trump" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">3 juin</span></a><span style="font-weight: 400;"> – La conseillère principale de l’USAGM, Kari Lake, présente un plan visant à supprimer plus de 900 postes au sein de l’agence.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-condamne-la-vague-de-violences-contre-les-journalistes-couvrant-les-manifestations-%C3%A0" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">8 juin</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump déploie la Garde nationale à Los Angeles à la suite de manifestations contre des raids liés à l’immigration.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-100-jours-de-d%C3%A9tention-pour-le-journaliste-mario-guevara" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">14 juin</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le journaliste Mario Guevara est arrêté alors qu’il couvre des opérations anti-immigration à Atlanta, en Géorgie. Bien que les charges contre lui soient abandonnées et qu’il soit ordonné de le libérer, la police locale le transfère au Service de contrôle de l&rsquo;immigration et des douanes (Immigration and Customs Enforcement ou ICE), qui entame une procédure d’expulsion contre lui, malgré son statut légal de travail.</span></p>
<h6><b>Juillet : un critique de Donald Trump écarté de l’antenne</b></h6>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-d%C3%A9nonce-la-reprise-des-violences-polici%C3%A8res-contre-les-journalistes-%C3%A0-los-angeles" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">11 juillet</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Un juge délivre une ordonnance restrictive temporaire contre la police de Los Angeles (LAPD) pour usage excessif de la force. Depuis le 6 juin, au moins 70 attaques contre des journalistes ont été signalées.</span></p>
<p><a href="https://www.pbs.org/newshour/nation/stephen-colberts-late-show-canceled-by-cbs-ends-may-2026" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">18 juillet</span></a><span style="font-weight: 400;"> – “The Late Show with Stephen Colbert” n’est pas reconduit après que l’animateur a critiqué l’accord entre la maison mère de </span><i><span style="font-weight: 400;">CBS</span></i><span style="font-weight: 400;">, Paramount, et le président Trump, jetant une ombre sur l’indépendance politique de la chaîne.</span></p>
<p><a href="https://www.reuters.com/world/us/trump-sues-wall-street-journal-over-epstein-report-seeks-10-billion-2025-07-19/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">19 juillet</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump poursuit le </span><i><span style="font-weight: 400;">Wall Street Journal</span></i><span style="font-weight: 400;"> à la suite de son article sur ses liens avec le financier déchu et délinquant sexuel Jeffrey Epstein.</span></p>
<h6><b>Août : restrictions pour les journalistes étrangers</b></h6>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-les-restrictions-propos%C3%A9es-pour-les-visas-de-journalistes-pourraient-avoir-des" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">8 août</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le département de Sécurité intérieure propose des restrictions sévères sur les visas des journalistes étrangers aux États-Unis.</span></p>
<p><a href="https://www.theguardian.com/world/2025/aug/26/syria-tom-barrack-lebanon-beirut-journalists" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">26 août</span></a><span style="font-weight: 400;"> – L’ambassadeur nommé par Donald Trump en Turquie, Tom Barrack, demande à des journalistes libanais de </span><i><span style="font-weight: 400;">“se comporter de façon civilisée”</span></i><span style="font-weight: 400;"> et les accuse d’être “bestiaux” lorsqu’ils posent des questions.</span></p>
<h6><b>Septembre : une répression alimentée par la mort de Charlie Kirk</b></h6>
<p><a href="https://www.notus.org/media/abc-disney-jimmy-kimmel-fcc-chair-brendan-carr-nexstar" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">17 septembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Dans un nouveau précédent dangereux en matière de censure, </span><i><span style="font-weight: 400;">ABC</span></i><span style="font-weight: 400;"> retire de l’antenne l’animateur de talk-show nocturne Jimmy Kimmel après des pressions exercées par le président de la FCC, Brendan Carr, à la suite de propos du présentateur sur la réaction de responsables républicains à la mort de Charlie Kirk.</span></p>
<p><a href="https://apnews.com/article/pentagon-press-media-restrictions-nondisclosure-8420d3a80de20a39605c588d9990c582" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">19 septembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le département de la Défense exige que les journalistes signent un serment anticonstitutionnel les engageant à ne publier que des informations </span><i><span style="font-weight: 400;">“autorisées à être rendues publiques”</span></i><span style="font-weight: 400;">, poussant la grande majorité du pool de presse du Pentagone à quitter les lieux collectivement.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/en/usa-ice-must-respect-journalists-rights-following-its-own-rules" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">28 septembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – La journaliste </span><b>Asal Rezaei</b><span style="font-weight: 400;"> reçoit une balle au poivre tirée à travers la fenêtre de sa voiture à l’extérieur d’un centre ICE à Broadview, dans l’Illinois. Des agents de l’ICE ont également pointé leurs armes sur des journalistes, et plusieurs autres reporters ont été touchés par des balles au poivre dans les jours suivants.</span></p>
<p><a href="https://www.cnn.com/2025/09/29/business/youtube-settle-trump-lawsuit" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">29 septembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – YouTube, l’une des principales sources d’information pour les Américains, accepte de verser 24,5 millions de dollars pour régler un procès intenté par Donald Trump après la suspension de ses comptes sur les réseaux sociaux à la suite de l’insurrection du 6 janvier 2021.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/en/usa-ice-must-respect-journalists-rights-following-its-own-rules" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">30 septembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Un agent de l’ICE agresse deux journalistes à l’extérieur d’un tribunal de l’immigration à New York. L’un d’eux, </span><b>L. Vural Elibo</b><span style="font-weight: 400;"> du média turc </span><i><span style="font-weight: 400;">Anadolu</span></i><span style="font-weight: 400;">, est hospitalisé.</span></p>
<h6><b>Octobre : un journaliste expulsé après des mois derrière les barreaux</b></h6>
<p><a href="https://www.theguardian.com/us-news/2025/oct/03/journalist-mario-guevara-ice-deportation" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">3 octobre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Mario Guevara est expulsé vers le Salvador après plus de 100 jours de détention sous la garde de l’ICE.</span></p>
<p><a href="https://www.nytimes.com/2025/10/17/business/media/trump-lawsuit-new-york-times.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">17 octobre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump dépose à nouveau une plainte en diffamation contre le </span><i><span style="font-weight: 400;">New York Times</span></i><span style="font-weight: 400;"> à propos de sa couverture de l’élection de 2024.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-appelle-%C3%A0-des-sanctions-disciplinaires-contre-la-police-de-los-angeles-pour-les" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">18 octobre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Des policiers du LAPD attaquent des journalistes lors de la manifestation “No Kings”, en violation directe de l’injonction émise en juillet.</span></p>
<p><a href="https://cnsmaryland.org/2025/10/28/local-immigration-court-ousts-reporters-from-hearings/?utm_campaign=wpfd&amp;utm_medium=newsletter&amp;utm_source=pr" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">28 octobre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Des journalistes sont empêchés de couvrir une audience d’immigration dans le Maryland. L’accès des journalistes aux procédures d’immigration est entravé en raison d’une paralysie de l’administration fédérale.</span></p>
<p><a href="https://www.politico.com/news/2025/10/31/white-house-media-access-00632412" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">31 octobre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – L’administration Trump restreint l’accès des médias dans l’aile ouest de la Maison-Blanche, interdisant aux journalistes l’accès à une zone du deuxième étage connue sous le nom d’</span><i><span style="font-weight: 400;">“Upper Press”</span></i><span style="font-weight: 400;">, traditionnellement ouverte aux reporters et aux équipes de communication de la Maison-Blanche.</span></p>
<h6><b>Novembre : un nouveau site gouvernemental créé pour discréditer des médias</b></h6>
<p><a href="https://www.bbc.com/news/articles/c4gw001kw97o" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">10 novembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump menace de poursuivre la </span><i><span style="font-weight: 400;">BBC</span></i><span style="font-weight: 400;"> au sujet du montage d’images de l’insurrection menée par des partisans pro-Trump le 6 janvier 2021.</span></p>
<p><a href="https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2025/11/updated-procedures-for-journalists-seeking-to-access-the-harry-s-truman-building/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">17 novembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le département d’État annonce de nouvelles restrictions et règles d’accréditation pour les journalistes tentant d’entrer dans le bâtiment Harry S. Truman.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-d%C3%A9nonce-les-propos-de-donald-trump-sur-jamal-khashoggi-et-pointe-la-r%C3%A9pression" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">18 novembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump minimise l’assassinat en 2018 du journaliste Jamal Khashoggi et défend le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane.</span></p>
<p><a href="https://www.thewrap.com/trump-female-reporters-attacks-list/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">18 novembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump crie </span><i><span style="font-weight: 400;">“Tais-toi, petit cochon !”</span></i><span style="font-weight: 400;"> à la journaliste de </span><i><span style="font-weight: 400;">Bloomberg</span></i><span style="font-weight: 400;"> Catherine Lucey. Elle est l’une de ses nombreuses attaques personnelles lancées à plusieurs femmes journalistes tout au long du mois de novembre jusqu’aux premiers jours de décembre.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-la-nouvelle-page-web-panth%C3%A9on-de-la-honte-de-la-maison-blanche-intensifie-la-guerre-de" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">28 novembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – L’administration Trump lance une page </span><i><span style="font-weight: 400;">“Hall of Shame”</span></i><span style="font-weight: 400;"> (“Mur de la honte”) visant divers médias et encourage les citoyens à soumettre des plaintes </span><i><span style="font-weight: 400;">via</span></i><span style="font-weight: 400;"> une ligne de signalement administrée par la Maison-Blanche et ciblant les journalistes.</span></p>
<h6><b>Décembre : un tribunal défié</b></h6>
<p><a href="https://www.nytimes.com/2025/12/02/us/politics/trump-voice-of-america-overseas-offices.html?unlocked_article_code=1.508.CLvg.MoTv6CKMg3ao" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">2 décembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump annonce qu’il fermera des bureaux de </span><i><span style="font-weight: 400;">VOA</span></i><span style="font-weight: 400;"> à l’étranger, contredisant une ordonnance de retour au travail prononcée par un juge en avril.</span></p>
<p><a href="https://www.cnn.com/2025/12/10/media/trump-cnn-sold-paramount-warner-bros-netflix" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">10 décembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump s’immisce dans le projet de fusion entre Warner Bros. Discovery, Paramount et Netflix, faisant pression en faveur de la vente de la chaîne d’information </span><i><span style="font-weight: 400;">CNN</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><a href="https://www.nytimes.com/2025/12/21/business/60-minutes-trump-bari-weiss.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">20 décembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – La rédactrice en chef de </span><i><span style="font-weight: 400;">CBS</span></i><span style="font-weight: 400;">, Bari Weiss, retire un sujet sur les expulsions du programme “60 Minutes”, suscitant une vive polémique sur la politisation de l’émission.</span></p>
<h6><b>Janvier 2026 : perquisition au domicile d&rsquo;une journaliste du </b><b><i>Washington Post</i></b></h6>
<p><a href="https://rsf.org/en/usa-congress-must-rein-trumps-war-press-freedom-after-fbi-raid-journalist" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">15 janvier</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le FBI perquisitionne le domicile d&rsquo;une journaliste du Washington Post et saisit son ordinateur privé et professionnel, son téléphone et sa montre connectée. Cette action marque une nouvelle escalade dans la guerre menée par Trump contre les médias.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>RSF découvre un nouveau logiciel espion provenant du Bélarus</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/rsf-decouvre-un-nouveau-logiciel-espion-provenant-du-belarus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 11:25:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Digital Security Lab (DSL) de Reporters sans frontières (RSF), en collaboration avec l&#8217;organisation d&#8217;Europe de l&#8217;Est RESIDENT.NGO, a découvert un logiciel espion jusqu&#8217;alors inconnu, utilisé notamment par les services secrets biélorusses (KGB) pour cibler les journalistes. Selon RSF, cette découverte porte un coup dur aux activités du KGB, d&#8217;autant plus que ce logiciel semble [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Digital Security Lab (DSL) de Reporters sans frontières (RSF), en collaboration avec l&rsquo;organisation d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est RESIDENT.NGO, a découvert un logiciel espion jusqu&rsquo;alors inconnu, utilisé notamment par les services secrets biélorusses (KGB) pour cibler les journalistes. Selon RSF, cette découverte porte un coup dur aux activités du KGB, d&rsquo;autant plus que ce logiciel semble être utilisé depuis plusieurs années déjà.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le logiciel espion baptisé ResidentBat cible les smartphones Android et permet d&rsquo;accéder à des données hautement sensibles. Contrairement aux </span><a href="https://www.reporter-ohne-grenzen.de/artikel/pressemitteilungen/833/journalisten-mit-pegasus-spyware-angegriffen" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">logiciels espions connus tels que Pegasus</span></a><span style="font-weight: 400;">, également utilisés contre les journalistes, ResidentBat n&rsquo;exploite pas les failles de sécurité, mais est installé après que les agents des services secrets ont physiquement accès à l&rsquo;appareil. Une fois installé, ResidentBat permet notamment d&rsquo;accéder aux journaux d&rsquo;appels, aux enregistrements du microphone, aux enregistrements d&rsquo;écran, aux SMS, aux messages provenant de services de messagerie cryptés et aux fichiers stockés localement.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Les nombreuses fonctionnalités de ResidentBat montrent une fois de plus que les logiciels espions sont difficilement compatibles avec les droits humains. C&rsquo;est pourquoi Reporters sans frontières milite pour une interdiction internationale de ces technologies invasives », déclare Anja Osterhaus, directrice générale de la section allemande de Reporters sans frontières. « Cette découverte montre également que le gouvernement biélorusse ne recule devant aucun moyen pour réduire ses détracteurs au silence. 33 journalistes sont emprisonnés, des centaines ont dû quitter le pays, et ceux qui restent, journalistes et opposants, sont systématiquement espionnés depuis des années. »</span></p></blockquote>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Cette affaire montre à quel point la vie privée des journalistes peut être gravement compromise, même sans exploiter les failles de sécurité », explique Janik Besendorf, expert en sécurité informatique du Digital Security Lab. « Seules des analyses médico-légales telles que celles proposées par DSL permettent aux journalistes de prouver l&rsquo;existence de mesures de surveillance et de demander des comptes aux agresseurs devant l&rsquo;opinion publique. »</span></p></blockquote>
<h5><b>Un logiciel espion qui se fait passer pour une application normale</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">ResidentBat a été découvert sur le smartphone d&rsquo;un.e journaliste interrogé.e par les services secrets biélorusses (KGB). RSF a vérifié l&rsquo;identité de la personne concernée, mais ne la divulgue pas (y compris son sexe) pour des raisons de sécurité.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Avant l&rsquo;interrogatoire dans les locaux du KGB, la personne a été invitée à déposer son smartphone dans un casier. Pendant l&rsquo;interrogatoire, le/la journaliste a dû montrer le contenu de l&rsquo;appareil à un agent du KGB et a déverrouillé le smartphone en sa présence. L&rsquo;appareil a ensuite été replacé dans le casier. La personne concernée et le DSL supposent que les forces de sécurité ont observé la saisie du code PIN, ont récupéré le smartphone dans le casier pendant l&rsquo;interrogatoire et ont installé le logiciel espion.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quelques jours plus tard, un logiciel antivirus a signalé la présence de composants suspects sur l&rsquo;appareil. La personne concernée s&rsquo;est alors tournée vers RESIDENT.NGO, qui a procédé à une analyse forensic en collaboration avec le DSL.</span></p>
<h5><b>Un logiciel espion utilisé depuis des années</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Le DSL a également pu identifier d&rsquo;autres variantes de ResidentBat grâce à une comparaison sur une plateforme antivirus, qui auraient été utilisées par le même acteur. L&rsquo;une des versions analysées date de 2021. RSF estime donc que les services secrets biélorusses utilisent ce logiciel espion depuis au moins quatre ans.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le DSL a partagé les résultats de son analyse avec Google. Afin de continuer à aider les utilisateurs Android victimes de ce logiciel espion, Google enverra des notifications de menace dite «</span><a href="https://support.google.com/a/answer/9007870?hl=de&amp;sjid=4899343243554049066-EU" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">government-backed attack</span></a><span style="font-weight: 400;">» aux utilisateurs Android identifiés par Google comme cibles du logiciel espion.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">On ignore encore qui a développé ResidentBat. Certaines parties du logiciel contiennent des chaînes de caractères en anglais, ce qui laisse supposer qu&rsquo;il pourrait s&rsquo;agir d&rsquo;un produit qui n&rsquo;a pas été conçu exclusivement pour être utilisé au Bélarus ou qui provient d&rsquo;un tiers.</span></p>
<p><b>Liberté de la presse au Bélarus</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le journalisme indépendant est fortement réprimé au Bélarus Les journalistes sont victimes de censure, d&rsquo;intimidation, de violence et d&rsquo;arrestations arbitraires. Actuellement, 33 journalistes sont en détention et les cas de torture se multiplient. Beaucoup ont fui le pays depuis 2020 et travaillent en exil. Ceux qui continuent à rendre compte de la situation en Biélorussie le font généralement de manière anonyme et au péril de leur vie. L&rsquo;utilisation de logiciels espions fait partie de cette répression systématique. Dans le dernier </span><a href="https://www.reporter-ohne-grenzen.de/rangliste/laender/125/belarus" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">classement mondial de la liberté de la presse</span></a><span style="font-weight: 400;">, le Bélarus occupe la 166e place.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Année la plus meurtrière pour les journalistes au Mexique depuis trois ans : Miguel Angel Beltran Martinez, neuvième journaliste tué en 2025</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/annee-la-plus-meurtriere-pour-les-journalistes-au-mexique-depuis-trois-ans-miguel-angel-beltran-martinez-neuvieme-journaliste-tue-en-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 13:32:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF) condamne fermement le meurtre du journaliste communautaire Miguel Angel Beltran Martinez, survenu samedi 25 octobre dans l&#8217;État de Durango, au nord du pays. Le journaliste vient s&#8217;ajouter à la liste des huit reporters déjà tués en 2025, une année qui est déjà devenue la plus meurtrière pour la presse mexicaine depuis [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Reporters sans frontières (RSF) condamne fermement le meurtre du journaliste communautaire Miguel Angel Beltran Martinez, survenu samedi 25 octobre dans l&rsquo;État de Durango, au nord du pays. Le journaliste vient s&rsquo;ajouter à la liste des huit reporters déjà tués en 2025, une année qui est déjà devenue la plus meurtrière pour la presse mexicaine depuis 2022. L&rsquo;organisation exhorte les autorités à mener une enquête rigoureuse et indépendante étudiant la piste d’un crime en lien avec son travail journalistique et à prendre des mesures de protection urgentes pour la famille du journaliste et les autres professionnels des médias locaux.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le corps de Miguel Angel Beltran Martinez a été retrouvé enveloppé dans une couverture dans une zone rurale près de la ville de Rio Chico, dans l&rsquo;État mexicain de Durango, accompagné d&rsquo;un message glaçant : « Pour avoir répandu des mensonges sur les habitants de Durango.» Le journaliste de 60 ans, qui avait une longue carrière dans des médias locaux tels que La Voz de Durango et Contexto, était très actif ces dernières années sur les réseaux sociaux, où il partageait des reportages et des contenus sur des questions sociales et locales. Dans sa dernière vidéo, publiée quelques jours avant son meurtre, il faisait référence aux groupes criminels opérant dans la région.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À ce jour, rien n&rsquo;indique que Miguel Angel Beltran Martinez ait signalé des menaces et, selon les informations obtenues par RSF, il n&rsquo;était pas inscrit au Mécanisme fédéral de protection des défenseurs des droits humains et des journalistes. Miguel Angel Beltran Martinez est le neuvième journaliste tué au Mexique en 2025 et le quatrième à Durango en plus de dix ans.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Le meurtre de Miguel Angel Beltran Martinez est un nouveau coup dur pour la presse à Durango et pour le droit à la liberté d&rsquo;information au Mexique. Nous appelons le parquet de l&rsquo;État de Durango et le parquet spécial chargé des crimes contre la liberté d&rsquo;expression (FEADLE) à donner la priorité à l&rsquo;enquête liée à son travail journalistique, ainsi qu’à identifier et poursuivre les auteurs et les commanditaires du crime. RSF réitère son appel à l&rsquo;État mexicain pour qu&rsquo;il mette fin au cycle de violence et d&rsquo;impunité qui étouffe le journalisme local, et pour qu&rsquo;il garantisse la justice et la protection, en particulier en cette année meurtrière pour la presse. »<br />
</span><b>Artur Romeu<br />
</b><b>Directeur du bureau Amérique latine de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Le meurtre de Miguel Angel Beltran Martinez s&rsquo;ajoute à une longue série d&rsquo;attaques contre des journalistes à Durango. Depuis 2009, au moins trois reporters ont été tués en raison de leur travail : Eliseo Barron Hernandez, Carlos Ortega Melo Samper et Vladimir Antuna Garcia. Le Mexique reste le pays le plus dangereux pour les journalistes dans les Amériques. Neuf journalistes ont été tués en 2025, ce qui fait de cette année la plus meurtrière pour la presse mexicaine depuis 2022. Le Mexique se classe 121e sur 180 pays dans le </span><a href="https://rsf.org/clasificacion" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse 2025</span></a><span style="font-weight: 400;"> de RSF, reflétant la violence persistante, le manque de volonté politique et l&rsquo;échec des institutions chargées de protéger les journalistes.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Israël : RSF conteste devant la Cour suprême le black-out médiatique imposé à Gaza</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/israel-rsf-conteste-devant-la-cour-supreme-le-black-out-mediatique-impose-a-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 11:52:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF) se joint au recours de la l&#8217;Association de la presse étrangère à Jérusalem (FPA) devant la Cour suprême israélienne. Cette démarche judiciaire vise à obtenir l&#8217;ouverture aux journalistes des frontières de la bande de Gaza, dont l’accès de manière indépendante leur est interdit depuis octobre 2023. En vue d’une première audience [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Reporters sans frontières (RSF) se joint au recours de la l&rsquo;Association de la presse étrangère à Jérusalem (FPA) devant la Cour suprême israélienne. Cette démarche judiciaire vise à obtenir l&rsquo;ouverture aux journalistes des frontières de la bande de Gaza, dont l’accès de manière indépendante leur est interdit depuis octobre 2023. En vue d’une première audience prévue le 23 octobre, l’organisation a déposé le 15 octobre un mémoire d’amicus curiae devant la Cour suprême. Dans cet argumentaire factuel et juridique, RSF dénonce une violation  de la liberté de la presse et du droit à l’information sur Gaza.</b></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« D’un côté, le gouvernement israélien impose depuis deux ans un blocus total à l’entrée indépendante des journalistes, qu’ils soient israéliens ou internationaux à Gaza, de l’autre plus de 210 journalistes palestiniens ont été tués à Gaza dont 56 au moins pendant ou en raison de leur activité journalistique et sont l’objet d&rsquo;un dénigrement systématique. Résultat : la violation sans précédent du droit du public à une information fiable, indépendante et pluraliste et de la liberté de la presse. La Cour suprême a l’opportunité de faire enfin prévaloir des principes démocratiques cardinaux face à la propagande, la désinformation et la censure généralisées, de mettre un terme à deux années de destruction minutieuse et sans retenue du journalisme à, et sur Gaza. Aucune excuse, aucune restriction ne peut justifier de ne pas ouvrir Gaza aux médias internationaux, israéliens et palestiniens. C’est l’appel que nous lançons à la Cour suprême israélienne en nous joignant au recours de l’Association de la presse étrangère. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Antoine Bernard</b><b><br />
</b><b>Directeur du plaidoyer et de l’assistance de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis le 7 octobre 2023, Israël a fermé l&rsquo;accès à Gaza et interdit aux journalistes extérieurs au territoire assiégé d&rsquo;y accéder de manière indépendante. Pour contrer cette interdiction, RSF se joint au recours  de l&rsquo;Association de la presse étrangère  en Israël — ou Foreign Press Association (FPA) — afin d’obtenir judiciairement </span><a href="https://rsf.org/fr/plus-de-130-organisations-et-m%C3%A9dias-avec-rsf-et-cpj-appellent-%C3%A0-louverture-de-gaza-aux-journalistes" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">l&rsquo;ouverture des frontières</span></a><span style="font-weight: 400;"> de la bande de Gaza à l&rsquo;entrée indépendante des journalistes. L’organisation a déposé pour cela, le 15 octobre 2025, un mémoire d&rsquo;</span><i><span style="font-weight: 400;">Amicus curiae </span></i><span style="font-weight: 400;">devant la Cour suprême israélienne — un texte qui permet d’apporter des éléments à la compréhension des juges pour soutenir la position de la FPA.</span></p>
<p><b>Une atteinte sans précédent au droit du public à l&rsquo;information</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De rares journalistes, principalement Israéliens, ont certes pu entrer dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023, mais ces accès n’ont été accordés qu’à condition, notamment, qu’ils acceptent d’être « embarqués » avec l&rsquo;armée israélienne. Les conditions très strictes et contrôlées </span><a href="https://rsf.org/fr/mobilisation-internationale-des-m%C3%A9dias-%C3%A0-l-initiative-de-rsf-et-avaaz-au-rythme-o%C3%B9-les-journalistes" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">ne permettent pas</span></a> <span style="font-weight: 400;">d&rsquo;exercer correctement le travail journalistique et entravent donc drastiquement la liberté de la presse ainsi que son corollaire, le droit à l&rsquo;information du public. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans ce contexte, l’Association de la presse étrangère, qui représente environ 400 correspondants de médias internationaux (</span><i><span style="font-weight: 400;">La Stampa, BBC, Financial Times, France 24, Time, Die Zeit, Le Monde, Reuters, Fox News, Guang Ming Daily, CCTV, Sky News, RTBF, Al Arabiya News Channel, The New York Times, Rai Uno</span></i><span style="font-weight: 400;">, etc.) en Israël, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, a choisi de contester judiciairement cette politique israélienne. Après un premier recours rejeté dans les tous premiers mois de l&rsquo;offensive, ce </span><a href="https://foreignpressassociation.online/2025/09/11/the-foreign-press-association-statement-on-the-continued-ban-on-access-to-gaza-september11-2025/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">second recours</span></a><span style="font-weight: 400;"> a vu son examen reporté six fois par la Cour suprême.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b>Un blocus qui signe l&rsquo;abandon des journalistes palestiniens à leur sort funeste</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">RSF soutient l’action de la FPA dans le but de défendre sa conception exigeante du droit du public à l&rsquo;information : celle d&rsquo;un accès à une pluralité de sources d&rsquo;information libres, indépendantes et pluralistes.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Or, en empêchant leurs confrères internationaux d’entrer à Gaza, le blocus isreélien isole encore un peu plus les journalistes gazaouis qui, en plus de devoir assurer la couverture de la situation sur le terrain en dépit des conditions extrêmes, doivent affronter seuls des calomnies. RSF a </span><a href="https://rsf.org/fr/gazawood-propagande-complicit%C3%A9-les-%C3%A9tiquettes-mortelles-coll%C3%A9es-aux-journalistes-de-gaza" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">documenté</span></a><span style="font-weight: 400;"> la manière dont les journalistes de Gaza ont été sans cesse diffamés et menacés depuis le début de la contre-offensive israélienne dévastatrice dans les territoires palestiniens. Les campagnes de dénigrement dont ils font l&rsquo;objet vont de la diffusion d&rsquo;images truquées à la création d&rsquo;une plateforme en ligne destinée à les discréditer. Dans certains cas, les accusations portées contre les journalistes palestiniens par les autorités israéliennes ont même servi de justification à leur meurtre ciblé par l&rsquo;armée israélienne.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le dépôt de ce mémoire d&rsquo;</span><i><span style="font-weight: 400;">Amicus curiae </span></i><span style="font-weight: 400;">intervient moins d’un mois après la </span><a href="https://rsf.org/fr/gaza-rsf-d%C3%A9pose-une-cinqui%C3%A8me-plainte-aupr%C3%A8s-de-la-cpi-pour-crimes-de-guerre-commis-par-l-arm%C3%A9e" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">cinquième plainte</span></a><span style="font-weight: 400;"> soumise par RSF à la Cour pénale internationale pour les crimes commis par l’armée israélienne contre les journalistes de l&rsquo;enclave.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Burundi : le rejet de la demande de libération de la journaliste Sandra Muhoza est inique</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/burundi-le-rejet-de-la-demande-de-liberation-de-la-journaliste-sandra-muhoza-est-inique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 07:36:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Détenue depuis près d’un an et demi pour avoir relayé une information dans un groupe WhatsApp, Sandra Muhoza continue de dormir en prison, malgré l’irrégularité de la procédure et la détérioration de son état de santé. Le tribunal de grande instance de Ngozi a rejeté la demande de libération introduite par la défense de la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Détenue depuis près d’un an et demi pour avoir relayé une information dans un groupe WhatsApp, Sandra Muhoza continue de dormir en prison, malgré l’irrégularité de la procédure et la détérioration de son état de santé. Le tribunal de grande instance de Ngozi a rejeté la demande de libération introduite par la défense de la journaliste le 14 octobre. Dénonçant une décision inique, Reporters sans frontières (RSF) demande aux autorités de mettre un terme à la détention arbitraire de Sandra Muhoza et de lui permettre de recevoir des soins appropriés sans délai.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La détention arbitraire continue pour la journaliste Sandra Muhoza. Le 14 octobre, le tribunal de grande instance de Ngozi, dans le nord du Burundi, a rejeté la demande de libération de cette journaliste du média en ligne </span><i><span style="font-weight: 400;">La Nova Burundi</span></i><span style="font-weight: 400;">, déposée une semaine plus tôt par ses avocats, qui ont annoncé faire appel de la décision. Accusée d’«aversion raciale » et d’«atteinte à l&rsquo;intégrité du territoire national » après avoir relayé dans un groupe WhatsApp une information concernant une distribution présumée d’armes par le gouvernement, Sandra Muhoza est détenue depuis avril 2024</span><i><span style="font-weight: 400;">.</span></i><span style="font-weight: 400;"> Et elle reste donc en détention, en attendant que l’affaire soit entendue sur le fond. La date de la prochaine audience n’a cependant pas été fixée.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le 7 octobre, la défense de la journaliste avait pourtant remis en cause sa détention, en raison de plusieurs irrégularités, dont un mandat d’arrêt émis le 18 avril 2024 par le procureur de Bujumbura et « </span><i><span style="font-weight: 400;">initialement valable pour 30 jours »</span></i><span style="font-weight: 400;">. Un mandat également rendu caduc par la décision de la cour d’appel de Mukaza, une commune de la capitale économique Bujumbura, qui s&rsquo;est déclarée </span><a href="https://rsf.org/fr/au-burundi-la-cour-d-appel-de-bujumbura-incomp%C3%A9tente-pour-juger-sandra-muhoza-sa-d%C3%A9tention-ill%C3%A9gale" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">incompétente</span></a><span style="font-weight: 400;"> pour se prononcer sur le jugement de la journaliste le 13 juin dernier. Le ministère public a de son côté maintenu les chefs d’accusation portés contre Sandra Muhoza.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sandra Muhoza était déjà apparue diminuée lors de son transfert à la prison pour femmes de Ngozi le 26 septembre dernier, et ce 14 octobre,  elle devait encore s’aider d’une béquille pour entrer dans la salle d’audience. D’après des documents médicaux consultés par RSF, dont un scanner effectué au début du mois de septembre, elle souffre d’une « </span><i><span style="font-weight: 400;">ébauche d’hernie discale ».</span></i><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Sandra Muhoza a déjà passé près d’un an et demi en prison sur la base d’accusations fallacieuses et d’une procédure entachée d’irrégularités et sa santé s’est détériorée. Pourtant, la justice burundaise s’obstine dans son refus de libérer cette journaliste. Le tribunal de grande instance de Ngozi avait l’occasion de stopper cette farce judiciaire. Il a décidé de ne pas la saisir et cela est honteux pour la justice. RSF demande aux autorités de lui permettre de recevoir des soins appropriés et de la libérer sans délai. »<br />
</span></i><strong>Sadibou Marong</strong><br />
<strong>Directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF</strong></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">En décembre 2024, Sandra Muhoza a été </span><a href="https://rsf.org/fr/burundi-rsf-d%C3%A9nonce-la-condamnation-%C3%A0-1-et-9-mois-de-prison-de-la-journaliste-sandra-muhoza" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">condamnée</span></a><span style="font-weight: 400;"> par un tribunal de première instance de Bujumbura à 21 mois de prison – 18 mois pour « atteinte à l’intégrité du territoire national » et trois pour « aversion raciale » – Une condamnation devenue caduque après que la cour d’appel de Mukaza a considéré, le 13 juin dernier, que les tribunaux de Bujumbura étaient territorialement incompétents pour juger l’affaire, contrairement à ceux de Ngozi.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">RSF a </span><a href="https://rsf.org/fr/burundi-rsf-saisit-la-rapporteure-sp%C3%A9ciale-sur-la-libert%C3%A9-d-expression-et-l-acc%C3%A8s-%C3%A0-l-information" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">saisi</span></a><span style="font-weight: 400;"> en mars 2025 la rapporteuse spéciale sur la liberté d’expression et l’accès à l’information en Afrique au sein de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), afin de dénoncer le caractère arbitraire de la détention de la journaliste.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’agence de presse Protestinfo décapitée : RSF Suisse dénonce une atteinte à la liberté d’informer</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/lagence-de-presse-protestinfo-decapitee-rsf-suisse-denonce-une-atteinte-a-la-liberte-dinformer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 13:42:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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					<description><![CDATA[RSF Suisse s’alarme de la résiliation des rapports de travail, en raison des investigations qu’ils étaient en train de mener, des deux uniques journalistes de Protestinfo, l’agence de presse des Eglises protestantes romandes. Notre organisation dénonce une atteinte préoccupante à la liberté d’informer et à l’indépendance journalistique. Aucune faute n’a été reprochée aux deux journalistes, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;"><strong>RSF Suisse s’alarme de la résiliation des rapports de travail, en raison des investigations qu’ils étaient en train de mener, des deux uniques journalistes de Protestinfo, l’agence de presse des Eglises protestantes romandes. Notre organisation dénonce une atteinte préoccupante à la liberté d’informer et à l’indépendance journalistique.</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Aucune faute n’a été reprochée aux deux journalistes, Anne-Sylvie Sprenger et Lucas Vuilleumier, qui ont payé uniquement pour leur ténacité à mettre au jour des faits relevant de l’intérêt général. Ils préparaient en effet un article, que devait reprendre le quotidien <em>Le Temps</em>, relatif à la gestion, par l’Eglise évangélique réformée vaudoise, de soupçons – anciens – d’abus sexuel visant un théologien.</p>
<p style="font-weight: 400;">La Conférence des Eglises protestantes romandes, employeur des deux journalistes, s’est justifiée en évoquant, dans <em>Le Temps</em>, une « divergence persistante » dans la recherche d’un « équilibre entre liberté éditoriale et responsabilité institutionnelle ». La formule renvoie aux tensions qui ne semblent pas nouvelles entre la bienveillance attendue par les Eglises de la part de « leur » agence de presse et la vocation de cette dernière à produire des contenus obéissant en tous points aux règles professionnelles et de qualité du journalisme, en particulier en ce qui concerne l’indépendance rédactionnelle.</p>
<p style="font-weight: 400;">RSF Suisse déplore que les organes compétents des Eglises n’aient pas fait primer l’indépendance de Protestinfo sur d’autres considérations. Cette indépendance, rappelle notre organisation avec force, est au cœur de la mission d’information des médias et doit être défendue sans compromis. De ce point de vue, le départ des deux journalistes de Protestinfo n’est une bonne nouvelle ni pour le journalisme, ni pour le droit du public à être informé, et probablement pas non plus pour les Eglises elles-mêmes dont la capacité à faire exister une agence de presse – modèle assez unique en son genre –  peut être désormais sérieusement mise en doute.</p>
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		<title>«Photographier le monde de demain» : L’exposition photographique de RSF revient en Suisse</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/photographier-le-monde-de-demain-lexposition-photographique-de-rsf-revient-en-suisse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 11:35:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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					<description><![CDATA[A l’occasion de son 35e anniversaire, RSF Suisse présente à l’Université de Genève « Photographier le monde de demain », dans le cadre de la Semaine des droits humains. Après son inauguration mondiale au True Story Festival à Berne en juin 2025, cette exposition rend hommage au travail essentiel des photojournalistes à travers le monde. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>A l’occasion de son 35e anniversaire, RSF Suisse présente à l’Université de Genève « Photographier le monde de demain », dans le cadre de la Semaine des droits humains. Après son inauguration mondiale au True Story Festival à Berne en juin 2025, cette exposition rend hommage au travail essentiel des photojournalistes à travers le monde.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’exposition photographique présente les perspectives de 40 photojournalistes du monde entier afin de mettre en lumière les défis mondiaux de notre époque et de souligner les obstacles qui continueront de nous accompagner dans les années à venir. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les photos sélectionnées illustrent un monde en pleine mutation articulé autour de trois thématiques majeures : l’environnement, l’exil et les crises. Les photojournalistes accompagnent les personnes au plus près de leur réalité, offrant un témoignage essentiel et alertant sur des tendances dangereuses. Veuillez trouver ici le <a href="https://rsf.org/sites/default/files/medias/file/2025/06/Livret%20d%27exposition_compressed.pdf" target="_blank" rel="noopener">livret numérique de l&rsquo;exposition</a>.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Que ce soit dans le bassin amazonien, en Ukraine, dans les territoires palestiniens ou dans les rues d&rsquo;Afghanistan, du Mexique ou de Russie, ces photojournalistes sont en première ligne. Ils documentent non seulement les souffrances des populations, mais aussi la résilience et les espoirs des populations.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Nous sommes ravis de voir l’exposition revenir en Suisse. Nous gardons un très beau souvenir de son passage à Berne lors du True Story Festival et sommes certains qu’elle saura conquérir le public genevois. A travers elle, nous souhaitons rappeler le travail que mène RSF au quotidien pour sensibiliser à l’importance du journalisme dans une société démocratique, particulièrement dans un pays comme la Suisse. Nous devons protéger les journalistes, exposés et témoins de crises multiples, eux-mêmes victimes de plus en plus d’exactions.»</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b>Denis Masmejan</b><b><br />
</b><b>Secrétaire général de RSF Suisse</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">L’exposition « Photographier le monde de demain » rappelle l&rsquo;importance du journalisme indépendant. Si bon nombre des enjeux illustrés à travers ses photos se déroulent hors de Suisse, notre pays n’est pas épargné. Sans le travail courageux, parfois risqué de ces professionnels, l’accès à une information libre sur le monde d’aujourd’hui et de demain ne serait plus garanti.</span></p>
<h5><b>Informations pratiques : </b></h5>
<p><b>Lieu </b><span style="font-weight: 400;">: Hall d’Uni Dufour,<a href="https://share.google/gwaWnMn2Enq85cBUc" target="_blank" rel="noopener"> Rue du Général-Dufour 24, 1204 Genève</a></span></p>
<p><b>Exposition </b><span style="font-weight: 400;">: Tous les jours du 4 au 21 novembre<br />
</span><span style="font-weight: 400;">Lundi-vendredi : 7h30-20h<br />
</span><span style="font-weight: 400;">Week-ends : Fermé<br />
</span><span style="font-weight: 400;">21 novembre : 7h30<strong>-15h</strong></span></p>
<p><b>Vernissage :</b><span style="font-weight: 400;"> Mardi <strong>4 novembre</strong> à <strong>18h</strong> en présence du photographe suisse Christian Bobst.</span></p>
<p><b>Visites guidées</b><span style="font-weight: 400;"> : Lundi <strong>10</strong> et <strong>17 novembre</strong> à <strong>18h</strong>. Inscriptions aux visites guidées (L&rsquo;inscription n&rsquo;est pas obligatoire mais elle nous aiderait beaucoup afin de pouvoir organiser au mieux les visites) : <a href="https://forms.gle/AqRyauK8KarARodTA" target="_blank" rel="noopener">https://forms.gle/AqRyauK8KarARodTA </a></span></p>
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		<title>Cessez-le-feu à Gaza : les autorités israéliennes doivent désormais mettre fin au blocus médiatique</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/cessez-le-feu-a-gaza-les-autorites-israeliennes-doivent-desormais-mettre-fin-au-blocus-mediatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 08:30:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[L’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, confirmé ce vendredi 10 octobre, est un grand soulagement. Il intervient après deux années d’attaques sans précédent contre la presse à Gaza. Depuis octobre 2023, l’armée israélienne a tué près de 220 journalistes, dont au moins 56 dans l’exercice de leur travail. Reporters sans frontières (RSF), a [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>L’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, confirmé ce vendredi 10 octobre, est un grand soulagement. Il intervient après deux années d’attaques sans précédent contre la presse à Gaza. Depuis octobre 2023, l’armée israélienne a tué près de 220 journalistes, dont au moins 56 dans l’exercice de leur travail. Reporters sans frontières (RSF), a déjà déposé cinq plaintes devant la Cour pénale internationale et demande justice pour les victimes de ces crimes. Dans le même temps, nous demandons un accès immédiat à l’enclave palestinienne pour les journalistes exilés et la presse internationale, ainsi que l’évacuation urgente des professionnels de l’information qui le souhaitent.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’annonce d’un accord du cessez-le-feu à Gaza, confirmé ce 10 octobre, dans le cadre du plan de paix du président américain Donald Trump, n’a jusqu’à présent pas conduit à l’arrêt du blocus médiatique imposé sur le territoire assiégé. Selon les informations de RSF, plusieurs bombardements ont également frappé le nord de l’enclave le jour même de l&rsquo;annonce de l&rsquo;accord, le 9 octobre. L’un d’eux a blessé le photojournaliste de la chaîne Abu Dhabi </span><b>Arafat al-Khour</b><span style="font-weight: 400;">, alors qu’il documentait les dégâts dans le quartier de Sabra au centre de la ville de Gaza. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Si l&rsquo;accord, approuvé par le gouvernement israélien et les dirigeants du Hamas, prévoit l&rsquo;entrée à Gaza de l&rsquo;aide humanitaire, il ne fait en revanche pas mention explicite de l&rsquo;autorisation d&rsquo;accès pour la presse étrangère ni de la possibilité d&rsquo;évacuer les journalistes locaux.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">«Le soulagement d’un cessez-le-feu à Gaza ne doit pas distraire de l’urgence absolue de la situation catastrophique des journalistes sur le territoire. Près de 220 d’entre eux ont été tués par l’armée israélienne en deux ans et les reporters toujours en vie à Gaza ont besoin de soins immédiats, de matériel et de soutien. Ils ont aussi besoin, plus que jamais, de justice. Si l’impunité perdure pour les crimes commis contre eux, ils se reproduiront à Gaza, en Palestine, et ailleurs dans le monde. Pour rendre justice aux reporters de Gaza, pour sauver le droit à l’information dans le monde, nous exigeons des mandats d’arrêt contre les auteurs des crimes commis contre nos confrères à Gaza. RSF compte sur la Cour pénale internationale (CPI) pour donner suite aux plaintes déposées par l&rsquo;organisation, pour crimes de guerre commis contre les journalistes. Il est grand temps que la réaction de la communauté internationale soit à la hauteur du courage dont font preuve les reporters palestiniens depuis deux ans.»</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Jonathan Dagher</b><b><br />
</b><b>Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis le début de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, en octobre 2023, l’armée israélienne a tué près de 220 journalistes dans l’enclave assiégée. Parmi ces victimes, au moins 56 ont été directement visés ou tués en raison de leur métier, selon RSF, qui a déposé </span><a href="https://rsf.org/fr/gaza-rsf-d%C3%A9pose-une-cinqui%C3%A8me-plainte-aupr%C3%A8s-de-la-cpi-pour-crimes-de-guerre-commis-par-l-arm%C3%A9e" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">cinq plaintes</span></a><span style="font-weight: 400;"> en deux ans auprès de la Cour pénale internationale (CPI) pour rendre justice aux journalistes et mettre fin à l’impunité de ces crimes. En plus de tuer les journalistes sur le terrain et à leur domicile, l&rsquo;armée israélienne a également pris pour cible les salles de rédaction, les infrastructures de télécommunication et le matériel journalistique. La famine continue de frapper les civils de l’enclave palestinienne, dont les journalistes : les secours rentrent au compte-gouttes et tous les services de communication sont détruits par deux ans de bombardements.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le 9 octobre, les autorités israéliennes et les dirigeants du Hamas sont parvenus à conclure un accord de cessez-le-feu en 20 points au Caire, la capitale égyptienne, dans le cadre du plan de Donald Trump pour établir une «paix durable» dans la région. Il s&rsquo;agit du deuxième cessez-le-feu à Gaza depuis le 7 Octobre 2023, </span><a href="https://rsf.org/fr/cessez-le-feu-%C3%A0-gaza-rsf-appelle-%C3%A0-l-ouverture-des-fronti%C3%A8res-et-%C3%A0-des-sanctions-pour-les-crimes" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">le premier ayant</span></a><span style="font-weight: 400;"> été mis en place au début de l&rsquo;année et rompu en mars 2025, peu après qu’</span><a href="https://rsf.org/fr/cessez-le-feu-%C3%A0-gaza-rsf-appelle-%C3%A0-l-ouverture-des-fronti%C3%A8res-et-%C3%A0-des-sanctions-pour-les-crimes" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">une frappe ne tue</span></a><span style="font-weight: 400;"> le célèbre journaliste d&rsquo;</span><i><span style="font-weight: 400;">Al-Jazeera </span></i><span style="font-weight: 400;">Hossam Shabat.</span></p>
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