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	<title>actualité | Reporter sans frontières</title>
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	<item>
		<title>Chine : Zhang Zhan privée d’avocat face à une répression implacable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 12:18:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF) condamne les dernières mesures empêchant la journaliste Zhang Zhan d&#8217;avoir accès à un avocat et au monde extérieur. Après sa deuxième condamnation en septembre 2025 sur la base d&#8217;accusations forgées de toutes pièces, elle se voit désormais refuser le droit d&#8217;être représentée par un avocat de son choix, ce qui compromet [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Reporters sans frontières (RSF) condamne les dernières mesures empêchant la journaliste Zhang Zhan d&rsquo;avoir accès à un avocat et au monde extérieur. Après sa deuxième condamnation en septembre 2025 sur la base d&rsquo;accusations forgées de toutes pièces, elle se voit désormais refuser le droit d&rsquo;être représentée par un avocat de son choix, ce qui compromet sa capacité à faire appel de cette condamnation injuste.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Selon les informations de RSF, Zhang Zhan s’est vu refuser l’accès à un avocat la semaine dernière, ce qui l’empêche de faire appel d’un verdict injuste avec l’aide d’un conseil juridique indépendant. Le 19 septembre 2025, elle a été condamnée à quatre ans de prison pour le chef d’accusation fallacieux de «provocation de querelles et de troubles», à l’issue d’un procès à huis clos. Le verdict a été confirmé par des documents examinés par RSF. Zhang Zhan poursuit une grève de la faim partielle et a besoin de toute urgence de soins médicaux adéquats.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Des diplomates d’au moins sept pays et cinq militants qui souhaitaient suivre le procès se sont vu </span><a href="https://rsf.org/fr/nouvelle-peine-de-prison-pour-zhang-zhan-symbole-de-la-r%C3%A9pression-continue-de-la-libert%C3%A9-de-la" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">refuser l’accès</span></a><span style="font-weight: 400;"> à la salle d’audience et, dans certains cas, ont été brièvement détenus. Les demandes des avocats souhaitant la rencontrer ont été systématiquement rejetées depuis sa deuxième condamnation et ses représentants légaux font l’objet d’un harcèlement continu de la part des autorités.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Nous sommes indignés par la manière dont les autorités chinoises cherchent à intimider et à réduire au silence Zhang Zhan, une figure emblématique de la liberté de la presse en Chine. Comme si sa condamnation arbitraire ne suffisait pas, elles lui refusent désormais le droit de choisir son propre avocat, ce qui compromet encore davantage sa capacité à faire appel. Zhang Zhan devrait être reconnue comme une journaliste courageuse qui a alerté le monde sur une crise sanitaire mortelle, et non être emprisonnée alors que sa vie est en danger. Nous appelons la communauté internationale à intensifier la pression sur Pékin pour mettre fin à la persécution de Zhang Zhan, garantir sa sécurité et son accès à des soins médicaux adéquats, et assurer sa libération immédiate.<br />
</span><b>Aleksandra Bielakowska<br />
</b><b>Responsable du plaidoyer, RSF Asie-Pacifique</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">La lauréate du prix RSF de la liberté de la presse 2021 est </span><a href="https://rsf.org/fr/one-year-after-her-second-arrest-chinese-journalist-zhang-zhan-still-detained-without-trial" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">coupée du monde extérieur</span></a><span style="font-weight: 400;"> depuis plus d’un an, son lieu de détention et ses conditions de vie étant tenus secrets. Le jour de son procès au tribunal populaire de la nouvelle zone de Pudong à Shanghai, des diplomates d’au moins </span><a href="https://hongkongfp.com/2025/09/19/chinese-citizen-journalist-zhang-zhan-reportedly-on-trial-again/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">sept pays</span></a><span style="font-weight: 400;"> ont été empêchés d’y assister. Le 21 septembre, tant le Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme des </span><a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2025/09/china-second-sentencing-zhang-zhan-deeply-disturbing" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Nations unies</span></a><span style="font-weight: 400;"> que la </span><a href="https://x.com/ExtSpoxEU/status/1969752994372878357" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Commission européenne</span></a><span style="font-weight: 400;"> ont condamné la condamnation de Zhang Zhan et appelé à sa libération immédiate et inconditionnelle.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Zhang a été </span><a href="https://rsf.org/fr/freezhangzhan-rsf-est-constern%C3%A9-par-l-acharnement-du-r%C3%A9gime-contre-la-journaliste-ind%C3%A9pendante-de" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">placée en détention</span></a><span style="font-weight: 400;"> le 28 août 2024 et incarcérée au centre de détention de Pudong. Il s’agit de sa deuxième peine de prison : elle avait été arrêtée une première fois en mai 2020 pour avoir réalisé des reportages depuis Wuhan pendant l’épidémie de COVID-19, publiant plus de 100 vidéos en ligne. </span><a href="https://rsf.org/fr/une-journaliste-chinoise-condamn%C3%A9e-%C3%A0-quatre-ans-de-prison-pour-avoir-couvert-l%C3%A9pid%C3%A9mie-de-covid-19" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Condamnée à quatre ans de prison</span></a><span style="font-weight: 400;"> en décembre de la même année, elle a failli mourir lors d’une grève de la faim menée pour protester contre les mauvais traitements subis, avant d’être libérée en mai 2024. Tout au long de sa première incarcération, RSF </span><a href="https://rsf.org/fr/chine-rsf-appelle-%C3%A0-la-lib%C3%A9ration-imm%C3%A9diate-d-une-journaliste-emprisonn%C3%A9e-de-nouveau-hospitalis%C3%A9e" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">a mené campagne pour sa libération</span></a><span style="font-weight: 400;"> et a dénoncé les mauvais traitements qu’elle subissait en prison. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Chine, plus grande prison au monde pour les journalistes et les défenseurs de la liberté de la presse avec au moins 120 professionnels des médias actuellement derrière les barreaux, est classée 178e sur 180 pays et territoires dans le </span><a href="https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-libert%C3%A9-de-la-presse-2024-le-journalisme-sous-pressions-politiques" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse 2025</span></a><span style="font-weight: 400;"> de RSF.</span></p>
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		<title>Une guerre (presque) sans témoins</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/une-guerre-presque-sans-temoins-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[rsfsuisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 15:00:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis l&#8217;attaque menée par Israël et les États-Unis fin février, une guerre ouverte fait rage en Iran, qui s&#8217;est étendue à toute la région. En conséquence, les dirigeants de nombreux pays ont considérablement renforcé les restrictions imposées à la presse. Couvrir l&#8217;actualité en Iran comporte de grands risques pour les professionnels des médias iraniens. Et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;"><strong>Depuis l&rsquo;attaque menée par Israël et les États-Unis fin février, une guerre ouverte fait rage en Iran, qui s&rsquo;est étendue à toute la région. En conséquence, les dirigeants de nombreux pays ont considérablement renforcé les restrictions imposées à la presse. Couvrir l&rsquo;actualité en Iran comporte de grands risques pour les professionnels des médias iraniens. Et pour les journalistes étrangers, cela est devenu pratiquement impossible, à quelques exceptions près. La guerre en Iran est-elle donc en train de devenir une guerre sans témoins ? </strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Depuis plus de 30 jours, soit depuis le début de la guerre le 28 février, Internet est (à nouveau) coupé de manière généralisée et presque totale en Iran. Le régime a décrété un black-out d&rsquo;Internet, contrôlant ainsi le flux d&rsquo;informations et pouvant décider en grande partie quelles informations sur les événements sortent du pays et lesquelles ne le font pas. Seuls ceux qui relaient les communiqués du régime et alimentent ainsi sa machine de propagande peuvent contourner, au moins en partie, ce black-out.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cela rend le travail de reportage depuis l’Iran particulièrement difficile et périlleux, surtout compte tenu des bombardements qui durent depuis un mois. Un journaliste qui s’est confié anonymement à RSF début mars <a href="https://rsf-ch.ch/de/krieg-im-iran-eingeschraenkter-zugang-zu-informationen-medienschaffende-unter-bombenbeschuss/" target="_blank" rel="noopener">a déclaré</a> : « Les journalistes travaillent sous les bombes, tout en recevant des menaces de la part des autorités. La pression politique n’a pas diminué avec le début de la guerre. Au contraire, elle n’a fait que s’intensifier depuis l’annonce du décès d’Ali Khamenei. »</p>
<p style="font-weight: 400;">Pourtant, la situation de la liberté de la presse en Iran était déjà précaire avant la guerre actuelle ; depuis des années, le pays se classe parmi les<a href="https://rsf.org/en/country/iran" target="_blank" rel="noopener"> derniers du Classement mondial de la liberté de la presse publié par RSF</a>. En 2025, l&rsquo;Iran occupait la 176e place sur 180. Le paysage médiatique était et reste majoritairement contrôlé par les ayatollahs ; depuis des années, les journalistes indépendants sont surveillés, persécutés ou emprisonnés. Au moins 18 professionnels des médias se trouvent actuellement dans les prisons iraniennes ; onze d&rsquo;entre eux ont été incarcérés au cours des dix derniers mois.</p>
<p style="font-weight: 400;">À cela s&rsquo;ajoute le fait que, dans de nombreux cas, il est devenu pratiquement impossible pour les journalistes étrangers d&rsquo;entrer en Iran, et encore moins d&rsquo;y réaliser des reportages sur place. Ainsi, lors des grandes manifestations de janvier, que le régime a réprimées dans le sang et sans ménagement, seuls quelques journalistes occidentaux ont réussi à entrer dans le pays. L&rsquo;une d&rsquo;entre eux était la correspondante de la chaîne de télévision allemande ZDF, Phoebe Gaa, qui couvre depuis des années l&rsquo;actualité du Proche-Orient depuis Istanbul. Phoebe Gaa a réussi à entrer en Iran en janvier parce que ZDF disposait d&rsquo;un permis permanent délivré par le régime pour couvrir l&rsquo;actualité et travailler dans le pays, comme elle l&rsquo;a expliqué par la suite.</p>
<p style="font-weight: 400;">Avec la guerre ouverte qui ravage toute la région depuis un mois, le travail des journalistes (étrangers) en Iran est devenu encore plus difficile. Ce n’est pas un hasard si Phoebe Gaa a déclaré dans un<a href="https://www.zdfheute.de/video/heute-journal/iran-motschtaba-oelhandel-100.html" target="_blank" rel="noopener"> reportage télévisé</a> diffusé au milieu du mois : « En Iran, de nombreuses conversations ne se déroulent plus qu’en secret. »</p>
<p style="font-weight: 400;">Il est donc d&rsquo;autant plus étonnant que Frederik Pleitgen, « correspondant international senior » de CNN, ait pu se rendre en Iran début mars et y réaliser des reportages pendant une semaine. Il était ainsi, à cette époque, sans doute le seul journaliste occidental à pouvoir diffuser des reportages depuis ce pays à destination d&rsquo;un public international. C&rsquo;est grâce à des années de contacts et aux ressources de CNN que cela a été possible, a-t-il expliqué après son voyage en Iran. Mais à quel prix ?</p>
<p style="font-weight: 400;">Selon ses propres déclarations, il n&rsquo;était certes pas surveillé ni accompagné par le régime, mais son visa avait été délivré par le ministère de la Culture à Téhéran, et il devait à chaque fois informer au préalable le gouvernement des lieux où lui et sa caméraman Claudia Otto se rendraient <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/mar/14/cnn-frederik-pleitgen-journalist-iran" target="_blank" rel="noopener">pour rendre compte de la situation</a>. Cela a suscité des critiques, qui ont reproché à Frederik Pleitgen, et par extension à CNN, de faire de la propagande pro-iranienne. Il a lui-même déclaré à ce sujet au Guardian : « Même s’il y a des restrictions, il vaut mieux être sur place que de ne pas y être. »</p>
<p style="font-weight: 400;">En conséquence, CNN a toujours fait preuve de transparence quant à sa dépendance vis-à-vis du régime – et des médias de renommée internationale (tels que la<a href="https://www.bbc.com/audio/play/w3ct7ytj" target="_blank" rel="noopener"> BBC</a>, <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/03/29/comment-les-medias-couvrent-la-guerre-au-moyen-orient-malgre-les-pressions-sur-les-journalistes-et-l-essor-des-images-generees-par-ia_6675251_3234.html" target="_blank" rel="noopener">Le Monde</a> ou<a href="https://www.npr.org/2026/03/13/nx-s1-5745892/cnn-correspondent-shares-his-takeaways-from-his-recent-visit-to-iran" target="_blank" rel="noopener"> NPR</a>) se sont appuyés sur les reportages de Frederik Pleitgen, car ils n&rsquo;avaient eux-mêmes que peu de possibilités de rendre compte de la situation sur place ou d&rsquo;en recueillir des impressions concrètes.</p>
<p style="font-weight: 400;">Compte tenu du recul de la liberté de la presse dans la région ainsi que du durcissement des restrictions en Iran et dans d’autres pays du Moyen-Orient depuis le début de la guerre, des initiatives telles que celles de Phoebe Gaa en janvier et de Frederik Pleitgen en mars – même si elles sont imparfaites – sont essentielles pour faire parvenir les informations du Moyen-Orient jusqu’à nos salons. Car moins nous avons de reportages en provenance d’Iran, plus la guerre sur place devient une guerre sans aucun témoin.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le nouveau «Propaganda Monitor» de RSF enquête sur la stratégie de la Chine pour remodeler l’ordre mondial des médias</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/le-nouveau-propaganda-monitor-de-rsf-enquete-sur-la-strategie-de-la-chine-pour-remodeler-lordre-mondial-des-medias/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 09:01:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[La deuxième saison du «Propaganda Monitor», programme multimédia d’investigation de Reporters sans frontières (RSF), sera consacrée aux efforts de la Chine pour remodeler l’ordre mondial de l’information. À travers des enquêtes et des analyses, ce projet vise à décrypter les mécanismes de la propagande afin d’aider le public à mieux comprendre et appréhender le paysage [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>La deuxième saison du «Propaganda Monitor», programme multimédia d’investigation de Reporters sans frontières (RSF), sera consacrée aux efforts de la Chine pour remodeler l’ordre mondial de l’information. À travers des enquêtes et des analyses, ce projet vise à décrypter les mécanismes de la propagande afin d’aider le public à mieux comprendre et appréhender le paysage informationnel mondial. La première saison, lancée en 2024, était consacrée à la propagande russe.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La Chine demeure le pays qui emprisonne le plus de journalistes au monde et occupe la 178e place sur 180 au </span><a href="https://rsf.org/classement" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse de RSF</span></a><span style="font-weight: 400;">. Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012, le régime a étendu son influence bien au-delà de ses frontières pour imposer un vocabulaire «idéologiquement correct», dissuader les critiques et dissimuler des violations graves des droits humains.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À travers des enquêtes publiées sur le </span><a href="https://rsf.org/fr/propagandamonitor" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">mini-site Propaganda Monitor</span></a><span style="font-weight: 400;"> et des contributions inédites d’experts internationaux, de think tanks et de médias de la diaspora et en exil, le projet mettra au jour les stratégies du régime chinois pour exporter son modèle de contrôle de l’information – système dans lequel le journalisme est subordonné à la propagande d’État. Les enquêtes mettront en lumière plusieurs leviers d’influence : les investissements massifs de Pékin dans la modernisation de ses réseaux de diffusion internationale, ses prises de participation dans des médias étrangers ou encore ses «programmes de formation», visant à accueillir en Chine des journalistes de pays en développement, dans l’objectif de les inciter à relayer les narratifs officiels du régime.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">«Le lancement de la deuxième saison du Propaganda Monitor s’inscrit dans le travail que mène Reporters sans frontières pour documenter et combattre l’essor d’un nouvel ordre de l’information, imposé par la Chine sous Xi Jinping. Notre objectif est d’une part de dévoiler les méthodes utilisées par le régime chinois pour diffuser sa propagande, et d’autre part de permettre au public d’accéder à une information fiable, provenant de sources indépendantes et variées. À travers nos enquêtes, interviews et analyses, le projet Propaganda Monitor éclaire la campagne menée par Pékin pour affaiblir le journalisme indépendant et imposer un modèle autoritaire, qui représente une véritable menace pour les démocraties dans le monde entier.»<br />
</span><b>Thibaut Bruttin<br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour marquer le lancement de cette nouvelle édition du Propaganda Monitor, RSF publie plusieurs nouvelles enquêtes : l’une sur la manière dont les médias de Grenade, de Jamaïque et du Guyana naviguent dans un environnement saturé de propagande chinoise ; une autre sur l’expansion du réseau médiatique d’État CGTN ; et une troisième sur l’exploitation par Pékin des difficultés économiques de la presse dans les îles Salomon, dans le Pacifique, pour y imposer ses narratifs.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2019, RSF avait publié le rapport </span><a href="https://rsf.org/fr/rapport-rsf-le-nouvel-ordre-mondial-des-m%C3%A9dias-selon-la-chine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Le nouvel ordre mondial des médias selon la Chine</span></a><span style="font-weight: 400;">, qui révélait les tactiques employées par Pékin pour exporter sa vision répressive du journalisme. Deux ans plus tard, le rapport </span><a href="https://rsf.org/fr/une-enqu%C3%AAte-in%C3%A9dite-de-rsf-le-grand-bond-en-arri%C3%A8re-du-journalisme-en-chine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Le grand bond en arrière du journalisme</span></a><span style="font-weight: 400;"> détaillait l’ampleur des efforts du régime pour contrôler l’information et les médias, en Chine comme à l’étranger.</span></p>
<p>Vous trouverez toutes les informations ainsi que les dernières études sur les activités de propagande de la Chine sur le<a href="https://rsf.org/fr/propaganda-monitor-0" target="_blank" rel="noopener"> mini-site du Secrétariat international de RSF</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Attaques contre la presse aux États-Unis : nouvel espace dans la Uncensored Library sur Minecraft </title>
		<link>https://rsf-ch.ch/attaques-contre-la-presse-aux-etats-unis-nouvel-espace-dans-la-uncensored-library-sur-minecraft/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 06:55:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[À l&#8217;occasion de la Journée mondiale contre la censure sur Internet, le 12 mars, Reporters sans frontières (RSF) inaugure un nouvel espace dans la Uncensored Library, consacré à la pression croissante exercée sur la liberté de la presse et d&#8217;information aux États-Unis. La bibliothèque Uncensored Library est une bibliothèque virtuelle intégrée à Minecraft, le jeu [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À l&rsquo;occasion de la Journée mondiale contre la censure sur Internet, le 12 mars, Reporters sans frontières (RSF) inaugure un nouvel espace dans la<a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYSEMY/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"> Uncensored Library</a>, consacré à la pression croissante exercée sur la liberté de la presse et d&rsquo;information aux États-Unis. La bibliothèque <em>Uncensored Library</em> est une bibliothèque virtuelle intégrée à Minecraft, le jeu vidéo le plus vendu de tous les temps. Accessible via Minecraft, elle sert de refuge pour diffuser les articles censurés des journalistes dans leur pays d&rsquo;origine.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La nouvelle salle consacrée aux États-Unis met l&rsquo;accent sur les méthodes plus subtiles et moins directes utilisées par les gouvernements hostiles à la presse pour attaquer la liberté de la presse et d&rsquo;information, même dans les démocraties établies : bien qu&rsquo;il n&rsquo;y ait pas de censure systématique de la part de l&rsquo;État aux États-Unis, le gouvernement de Donald Trump</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLA/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> s&rsquo;en prend de manière ciblée aux médias indépendants et aux reportages critiques depuis son entrée en fonction en janvier 2025</span></a><span style="font-weight: 400;">. Des journalistes ont été</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLI/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> arrêtés</span></a><span style="font-weight: 400;"> et leurs domiciles</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLQ/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> perquisitionnés</span></a><span style="font-weight: 400;">. L&rsquo;accès difficile aux informations publiques, la suppression de sites web gouvernementaux, l&rsquo;</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXLY/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">exclusion sélective de certains médias</span></a><span style="font-weight: 400;"> des conférences de presse et un climat de plus en plus hostile à l&rsquo;égard des journalistes nuisent à la transparence et favorisent l&rsquo;autocensure.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« L&rsquo;objectif de la bibliothèque<em> Uncensored Library</em> a toujours été de rendre accessibles les recherches et les articles journalistiques censurés par les États répressifs. Cependant, la répression prend souvent une forme moins évidente que la censure directe. Avec la nouvelle section consacrée aux États-Unis, nous voulons rappeler aux gens que les régimes autoritaires ne sont pas les seuls à violer la liberté de la presse. Les démocraties doivent elles aussi se défendre contre de telles attaques. »<br />
<strong>Clayton Weimers</strong><br />
<strong>Directeur général du bureau de RSF à Washington</strong></span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;espace USA documente notamment les pages gouvernementales supprimées par les autorités américaines, propose des analyses journalistiques sur la situation de la liberté de la presse et met en lumière des évolutions structurelles, telles que celles concernant la Commission fédérale des communications (FCC), qui exerce une pression croissante sur les entreprises médiatiques, ainsi que les poursuites judiciaires engagées par le président Donald Trump contre les médias. Les joueurs peuvent également voir dans cette section un dessin politique de la lauréate du prix Pulitzer Ann Telnaes,</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXMA/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> que le </span><i><span style="font-weight: 400;">Washington Post </span></i><span style="font-weight: 400;">a refusé de publier</span></a><span style="font-weight: 400;">, ce qui a déclenché un débat sur l&rsquo;indépendance éditoriale du journal. Le dessin montre notamment Jeff Bezos, propriétaire du Washington Post, s&rsquo;agenouillant devant Donald Trump.</span></p>
<h5><strong>Nouveaux articles dans les salles consacrées à l&rsquo;Égypte, à la Biélorussie, à la Russie et à l&rsquo;Iran</strong></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Jusqu&rsquo;à présent, la bibliothèque <em>Uncensored Library</em> comprenait des articles provenant d&rsquo;Égypte, de Biélorussie, du Brésil, d&rsquo;Érythrée, d&rsquo;Iran, du Mexique, de Russie, d&rsquo;Arabie saoudite et du Vietnam. Alors que les portails d&rsquo;information indépendants et les journaux en ligne sont bloqués dans de nombreux États autocratiques, Minecraft est accessible presque partout. Pour pouvoir lire les articles censurés, les utilisateurs ont simplement besoin d&rsquo;un accès Internet au jeu vidéo. Les textes sont disponibles en anglais et dans la langue maternelle des auteurs.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Outre la section consacrée aux États-Unis, la bibliothèque <em>Uncensored Library</em> propose désormais de nouveaux contenus dans les sections consacrées à l&rsquo;Égypte, à la Biélorussie, à la Russie et à l&rsquo;Iran. Cette dernière a été complétée par un texte de la journaliste </span><b>Elahe Mohammadi</b><span style="font-weight: 400;">, l&rsquo;une des voix les plus connues du journalisme iranien. Elle a été la seule à couvrir les funérailles de Jina Mahsa Amini, la jeune Kurde qui a perdu la vie en septembre 2022 entre les mains de la police des mœurs iranienne. Mohammadi a été</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGCBJFA/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> emprisonnée par le régime</span></a><span style="font-weight: 400;"> pour ses reportages. Les visiteurs de la bibliothèque <em>Uncensored Library</em> peuvent lire un texte dans lequel elle décrit les conditions de sa détention dans la tristement célèbre prison d&rsquo;Evin.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la salle consacrée à l&rsquo;Égypte, les visiteurs trouveront deux nouveaux textes de </span><i><span style="font-weight: 400;">MadaMasr</span></i><span style="font-weight: 400;">. Depuis 2013, ce portail d&rsquo;information traite de la corruption et des questions de sécurité, sans se laisser intimider par la répression de la dictature de Sissi. Depuis mai 2017, le site web de </span><i><span style="font-weight: 400;">MadaMasr </span></i><span style="font-weight: 400;">est bloqué dans le pays.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La section consacrée à la Russie a été enrichie de plus de 20 articles provenant de différents médias en exil. Cette diversité montre que malgré la censure généralisée d&rsquo;Internet et de l&rsquo;information par les autorités russes, le journalisme russe indépendant continue d&rsquo;exister, mais en exil. Les textes ont été sélectionnés avec le soutien de la Russian Independent Media Archive, qui regroupe</span><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYXXMQ/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> les publications d&rsquo;environ 150 médias russes indépendants sur plus de 25 ans</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la section consacrée à la Biélorussie, six nouveaux articles de journalistes exilés ont été ajoutés, dont plusieurs enquêtes sur la corruption et le contournement des sanctions de l&rsquo;UE. L&rsquo;accent est également mis sur la répression politique massive dans le pays : les utilisateurs peuvent lire une interview détaillée de </span><b>Maryna Solatawa</b><span style="font-weight: 400;"> avec <strong>Maryja Kalesnikawa</strong>, l&rsquo;une des figures politiques de premier plan de l&rsquo;opposition lors des manifestations de masse de 2020. La lecture ou la diffusion de ces articles peut faire l&rsquo;objet de poursuites pénales en Biélorussie et entraîner de longues peines d&#8217;emprisonnement.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Une équipe de 24 experts de la société Blockworks, spécialisée dans Minecraft, a travaillé pendant trois mois à la construction de cette bibliothèque virtuelle. Dans le hall d&rsquo;entrée, les visiteurs peuvent s&rsquo;informer sur la situation de la liberté de la presse dans 180 pays. Depuis son ouverture en 2020, la bibliothèque a été visitée plus d&rsquo;un million de fois et ses livres ont été lus dix millions de fois.</span></p>
<p><b>Pour en savoir plus sur la bibliothèque Uncensored Library, rendez-vous sur :</b><a href="https://mailings.reporter-ohne-grenzen.de/c2/AGYSEMY/61415-8599799/26e303d8cca1-91720665a88b-dd835881e7b4-cb432430582d-878070ed6864-4e5f5f1ef65d-1d4197684800-4e825f82d4a6-dc17adc99157-bd66dee86eab-0f1aa432/" target="_blank" rel="noopener"><b> https://uncensoredlibrary.com/de</b></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>France : RSF et les syndicats saisissent le Conseil d’Etat face à la concentration des médias</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/france-rsf-et-les-syndicats-saisissent-le-conseil-detat-face-a-la-concentration-des-medias/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 08:23:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Le rachat du magazine économique et financier Challenges par le groupe de luxe LVMH, déjà propriétaire de plusieurs titres de presse, est le dernier cas d’école des concentrations dans le marché des médias en France. Parce que ce phénomène persiste, voire s’amplifie, Reporters sans frontières (RSF), le Syndicat national des journalistes (SNJ) et le SNJ-CGT, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Le rachat du magazine économique et financier </b><b><i>Challenges</i></b><b> par le groupe de luxe LVMH, déjà propriétaire de plusieurs titres de presse, est le dernier cas d’école des concentrations dans le marché des médias en France. Parce que ce phénomène persiste, voire s’amplifie, Reporters sans frontières (RSF), le Syndicat national des journalistes (SNJ) et le SNJ-CGT, ont saisi le Conseil d’État français afin qu’il se prononce sur les mesures d’urgence qu’il convient de prendre pour prévenir les atteintes irrémédiables au pluralisme de l’information et à l’indépendance éditoriale en France, au sens de la législation européenne. En amont d’une audience clé devant la juridiction administrative ce 12 mars, RSF appelle le gouvernement à prendre urgemment ses responsabilités en la matière. </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La France est régulièrement pointée du doigt, </span><a href="https://cmpf.eui.eu/mpm-interactive-results/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">au sein de l’Union européenne</span></a><span style="font-weight: 400;">, en raison de la concentration de ses médias, couplée à une absence de garanties suffisantes d’indépendance des rédactions et de pluralisme de l’information. </span><span style="font-weight: 400;">Alors qu’en Suisse romande, les médias français sont lus et écoutés quotidiennement, la concentration des médias à l’oeuvre dans notre pays voisin nous préoccupe pleinement. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les initiatives parlementaires ou académiques pour réformer le cadre en vigueur, défini par la loi Léotard de 1986 et dont les critères sont désormais obsolètes, sont pourtant nombreuses. Le dernier exemple en date : la </span><a href="https://rsf.org/fr/concentration-des-m%C3%A9dias-en-france-la-proposition-de-loi-taill%C3%A9-polian-pose-des-garanties" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">proposition de loi</span></a><span style="font-weight: 400;"> portée par la députée écologiste Sophie Taillé-Polian, dont le premier article a trouvé, le 12 février dernier, une majorité à l’Assemblée nationale </span><span style="font-weight: 400;">(Conseil national)</span><span style="font-weight: 400;">, qui vise à préserver le pluralisme de l’information en limitant la concentration des médias dans les mains de quelques propriétaires.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Or, la législation européenne pour la liberté des médias (<strong>EMFA</strong>), entrée pleinement en vigueur en France depuis le 8 août 2025, donne une partie de la solution en son article 22 : soumettre les opérations de concentration – rachats de médias, prises de participation, fusions – à une évaluation rigoureuse et indépendante de nature à limiter les risques pour le pluralisme des médias et l&rsquo;indépendance éditoriale des rédactions.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais l’État français n’a pas pris les mesures qu’il est obligé, par le droit européen, de mettre en place : la désignation de l&rsquo;autorité qui devra mettre en œuvre ces contrôles et la définition de leurs modalités procédurales.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>RSF</strong>, le<strong> SNJ</strong> et le<strong> SNJ-CGT </strong></span><a href="https://rsf.org/fr/rachat-de-challenges-par-lvmh-double-offensive-de-rsf-et-des-syndicats-pour-faire-respecter-le" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">ont donc saisi</span></a><span style="font-weight: 400;"> la justice administrative pour dénoncer l&rsquo;inaction de l&rsquo;État, le contraindre à prendre les mesures nécessaires et prévenir les dommages irréparables nés de cette carence : c&rsquo;est ce qui sera débattu devant le Conseil d’État le 12 mars prochain. Le rachat du magazine économique et financier </span><i><span style="font-weight: 400;">Challenges</span></i><span style="font-weight: 400;"> par le groupe de luxe LVMH n&rsquo;a pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;un contrôle alors qu&rsquo;il a eu lieu en décembre 2025, soit plusieurs mois après l&rsquo;entrée en vigueur de l&rsquo;EMFA. Les conséquences de cette absence de contrôle sur le pluralisme externe et l&rsquo;indépendance de sa rédaction </span><a href="https://www.linkedin.com/posts/la-soci%C3%A9t%C3%A9-des-journalistes-sdj-de-challenges-7537b9395_suite-%C3%A0-une-assembl%C3%A9e-g%C3%A9n%C3%A9rale-qui-sest-share-7427022862558887937-xzKd?utm_source=share&amp;utm_medium=member_desktop&amp;rcm=ACoAAC7hMxsBm46RaeiOro1q-8MXSn7ySb2u92w" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">sont pourtant déjà là</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Ce que RSF demande, ce n’est ni plus ni moins que de créer les conditions pour que le règlement européen – pourtant déjà en vigueur – s&rsquo;applique. Nous notons, d’une part, l’urgence de la mise en place d’un dispositif efficace, au regard de la recomposition du paysage médiatique, dont le rachat de </span></i><span style="font-weight: 400;">Challenges</span><i><span style="font-weight: 400;"> est la dernière manifestation, et d’autre part, les promesses non tenues d’une loi issue des États généraux de l’information alors que la proposition de loi portée par Sophie Taillé-Polian le mois dernier a montré qu’une majorité pouvait se constituer sur un tel texte. La carence de l&rsquo;État ne doit pas nous résigner : le Conseil d&rsquo;État a le pouvoir de prévenir les dommages irréparables causés par la non-application de l&rsquo;article 22 de l&rsquo;EMFA. RSF appelle la plus haute juridiction de l&rsquo;ordre administratif français à garantir le droit fondamental des citoyens à une information pluraliste, mais aussi l’indépendance des rédactions et la sécurité juridique pour les propriétaires de médias qui participent à ces opérations de concentration et leurs salariés. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Thibaut Bruttin</b><b><br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Parallèlement, le <strong>SNJ</strong>, le <strong>SNJ-CGT</strong> et le <strong>SNME-CFDT </strong></span><a href="https://rsf.org/fr/rachat-de-challenges-par-lvmh-double-offensive-de-rsf-et-des-syndicats-pour-faire-respecter-le" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">ont saisi l&rsquo;Autorité de la concurrence</span></a><span style="font-weight: 400;"> considérant que LVMH commettait un abus de position dominante en rachetant Challenges. La procédure est toujours en cours.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Journalistes tués en Ukraine : RSF dépose une plainte auprès de la CPI pour crimes contre l&#8217;humanité</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/journalistes-tues-en-ukraine-rsf-saisit-la-cpi-avec-une-plainte-pour-crimes-contre-lhumanite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 16:30:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Journalistes tués, reporters ukrainiens déportés et incarcérés en Russie, infrastructures médiatiques bombardées… Depuis le 24 février 2022, plus de 175 journalistes ont été victimes d’exactions imputées aux forces russes. Face à ces attaques répétées, Reporters sans frontières (RSF) dépose sa onzième plainte contre le Kremlin auprès du procureur général ukrainien et de la Cour pénale [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Journalistes tués, reporters ukrainiens déportés et incarcérés en Russie, infrastructures médiatiques bombardées… Depuis le 24 février 2022, plus de 175 journalistes ont été victimes d’exactions imputées aux forces russes. Face à ces attaques répétées, Reporters sans frontières (RSF) dépose sa onzième plainte contre le Kremlin auprès du procureur général ukrainien et de la Cour pénale internationale (CPI). Pour la première fois, elle repose sur la qualification de crime contre l’humanité, notamment de persécution, contre les journalistes en Ukraine, ciblés en raison de leur activité professionnelle.</strong></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/faire-taire-les-journalistes-en-bombardant-leurs-h%C3%B4tels-une-strat%C3%A9gie-russe-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9e-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9e-par" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Bombardements d’hôtels logeant des journalistes</span></a><span style="font-weight: 400;">, reporters </span><a href="https://rsf.org/fr/maks-levin-les-preuves-d-une-ex%C3%A9cution-l-enqu%C3%AAte-de-rsf-sur-le-meurtre-d-un-journaliste-ukrainien" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">tués</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://rsf.org/fr/antoni-lallican-photojournaliste-fran%C3%A7ais-tu%C3%A9-en-ukraine-les-premi%C3%A8res-circonstances-de-l-attaque" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">tirs de drones</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://rsf.org/fr/ukraine-portraits-des-professionnels-des-m%C3%A9dias-arbitrairement-d%C3%A9tenus" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">arrestations, déportations et détentions</span></a><span style="font-weight: 400;">… Depuis la guerre du Donbass et l’annexion de la Crimée en 2014 et plus encore depuis le 24 février 2022 et l’invasion russe à grande échelle, le Kremlin s’attaque délibérément aux professionnels des médias en Ukraine. Le bilan documenté par RSF est lourd : </span><a href="https://rsf.org/fr/175-journalistes-victimes-d-exactions-en-ukraine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">plus de 175 reporters</span></a><span style="font-weight: 400;"> ukrainiens et internationaux ont subi des exactions imputées à la Russie depuis le début de l’invasion à grande échelle. </span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Le Kremlin cible les journalistes et les infrastructures médiatiques qui couvrent sa guerre d’agression. Ses attaques ne sont ni isolées ni accidentelles. Leur caractère généralisé et systématique révèle une politique d’État et relève du crime contre l’humanité de persécution des journalistes en raison de leur activité professionnelle. C’est ce que démontre pour la première fois cette onzième plainte de RSF. Nous appelons la Cour pénale internationale et le procureur général d’Ukraine à lui réserver, comme aux précédentes, une réponse déterminée et plus encore considérant l’extrême gravité du crime allégué. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Antoine Bernard</b><b><br />
</b><b>Directeur du plaidoyer et de l’assistance de RSF</b></p></blockquote>
<h5><b>Journalistes dans le viseur du Kremlin : une attaque tous les onze jours en moyenne </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Une attaque russe visant un ou des professionnels des médias a lieu en moyenne tous les onze jours, selon les données recueillies par RSF, depuis le 24 février 2022. Cela inclut notamment : </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">16</span><a href="https://rsf.org/fr/175-journalistes-victimes-d-exactions-en-ukraine" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> journalistes ukrainiens et internationaux</span></a><span style="font-weight: 400;"> tués dans l’exercice de leurs fonctions, victimes de tirs ou </span><a href="https://rsf.org/fr/antoni-lallican-photojournaliste-fran%C3%A7ais-tu%C3%A9-en-ukraine-les-premi%C3%A8res-circonstances-de-l-attaque" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">d’attaques ciblées de drones</span></a><span style="font-weight: 400;">russes ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">53 reporters blessés lors de reportages ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">au moins 83 victimes de tentatives d’homicide contre des professionnels des médias en Ukraine, pris sous le feu russe et qui s’en sont sortis physiquement indemnes ;</span></li>
<li style="font-weight: 400;" aria-level="1"><span style="font-weight: 400;">26</span><a href="https://rsf.org/fr/ukraine-portraits-des-professionnels-des-m%C3%A9dias-arbitrairement-d%C3%A9tenus" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"> journalistes ukrainiens détenus</span></a><span style="font-weight: 400;"> en 2026. </span><a href="https://rsf.org/fr/trois-ans-d-invasion-%C3%A0-grande-%C3%A9chelle-rsf-d%C3%A9pose-plainte-%C3%A0-la-cpi-contre-la-russie-pour-la" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Tous ont été déportés loin de leur région d’origine</span></a><span style="font-weight: 400;"> vers la Russie ou d’autres territoires ukrainiens occupés. Ils subissent mauvais traitements </span><a href="https://rsf.org/fr/la-machine-judiciaire-du-kremlin-tourne-%C3%A0-plein-r%C3%A9gime-contre-les-reporters-ukrainiens" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">et condamnations iniques</span></a><span style="font-weight: 400;">. La reporter ukrainienne Victoria Roshchyna est morte en détention en Russie à des milliers de kilomètres de chez elle, après </span><a href="https://rsf.org/fr/d%C3%A9clar%C3%A9e-morte-par-la-russie-rsf-r%C3%A9v%C3%A8le-les-derniers-mois-de-captivit%C3%A9-de-victoria-roshchyna" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">avoir été torturée</span></a><span style="font-weight: 400;">. Son corps a été restitué mutilé, sans que le Kremlin ne fournisse aucune explication.</span></li>
</ul>
<h5><b>Attaques systématique contre les infrastructures médiatiques </b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Au moins 25 attaques russes contre des tours de télévision et de radio, dont huit dans les dix premiers jours de la guerre à grande échelle, ont été recensées par RSF depuis 2022. Elles ont fait des victimes : le caméraman ukrainien Yevhenii Sakun a été le premier reporter tué après le 24 février 2022 lors du bombardement de la tour de télévision de Kyiv. Les attaques contre ces infrastructures visent à priver la population d’information et à accentuer la désorientation, dans le chaos de la guerre.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les forces russes visent aussi des hôtels qui logent des journalistes dans le nord, l’est et le sud de l’Ukraine. </span><a href="https://rsf.org/fr/faire-taire-les-journalistes-en-bombardant-leurs-h%C3%B4tels-une-strat%C3%A9gie-russe-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9e-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9e-par" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Selon le rapport de RSF</span></a><span style="font-weight: 400;"> et de l’organisation ukrainienne </span><a href="https://truth-hounds.org/en/homepage/"><span style="font-weight: 400;">Truth Hounds</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://rsf.org/sites/default/files/medias/file/2025/05/Last%20Check-In%20The%20Russian%20Strikes%20on%20Ukrainian%20Hotels%20Silencing%20the%20Press%20TH%20RSF_.pdf" target="_blank" rel="noopener"><i><span style="font-weight: 400;">Last Check-In: The Russian strikes on Ukrainian hotels silencing the press</span></i></a><span style="font-weight: 400;">, 24 hotels connus pour être utilisés par des journalistes ont été ciblés lors d&rsquo;attaques russes, majoritairement de nuit et à proximité du front. Vingt-cinq professionnels des médias ont été exposés à ces bombardements, faisant au moins sept blessés et </span><a href="https://rsf.org/fr/deux-journalistes-de-reuters-bless%C3%A9s-et-un-collaborateur-tu%C3%A9-en-ukraine-rsf-d%C3%A9nonce-l-attaque-russe" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">un tué.</span></a></p>
<h5><b>Procédures judiciaires intentées par RSF</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis le 24 février 2022, RSF a déjà déposé sur l’ensemble de ces exactions </span><a href="https://rsf.org/fr/trois-ans-d-invasion-%C3%A0-grande-%C3%A9chelle-rsf-d%C3%A9pose-plainte-%C3%A0-la-cpi-contre-la-russie-pour-la" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">dix plaintes pour crimes de guerre</span></a><span style="font-weight: 400;"> commis par la Russie auprès de la CPI, neuf devant la justice ukrainienne, ainsi que deux plaintes en France. L’organisation a contribué à l’instauration progressive par le procureur général d’Ukraine d’une politique pénale de réponse aux crimes de guerre contre les journalistes avec, depuis le 24 février 2022, 127 enquêtes préliminaires ouvertes.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Les données de RSF, documentées en temps réel, peuvent faire l’objet de mises à jour. Si vous avez des informations à transmettre à RSF sur des exactions commises contre des journalistes ou des médias en lien avec l’invasion russe à grande échelle vous pouvez nous écrire de façon sécurisée à </span></i><i><span style="font-weight: 400;">ua-investigation@rsfsecure.org</span></i><i><span style="font-weight: 400;"> </span></i></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les journalistes à Gaza : épuisés et toujours en danger</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/les-journalistes-a-gaza-epuises-et-toujours-en-danger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 07:30:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Malgré la réouverture conditionnelle du passage frontalier de Rafah entre la bande de Gaza et l&#8217;Égypte ce 1er février, les journalistes de l’enclave continuent de vivre menacés sous le blocus, privés de ressources, de liberté de mouvement et d&#8217;infrastructures adéquates. Reporters sans frontières (RSF) appelle le gouvernement israélien à lever immédiatement le blocus.  «Près de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Malgré la réouverture conditionnelle du passage frontalier de Rafah entre la bande de Gaza et l&rsquo;Égypte ce 1er février, les journalistes de l’enclave continuent de vivre menacés sous le blocus, privés de ressources, de liberté de mouvement et d&rsquo;infrastructures adéquates. Reporters sans frontières (RSF) appelle le gouvernement israélien à lever immédiatement le blocus. </b></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">«Près de quatre mois après le cessez-le-feu, les journalistes de Gaza sont à bout. Alors qu’une ouverture conditionnelle et limitée a été annoncée, ils sont toujours coupés du monde, ils continuent d&rsquo;être menacés, épuisés et oubliés. Mais ils continuent, malgré leurs moyens limités, malgré des infrastructures détruites, malgré tout, de couvrir l’information. Ils ont besoin de protection et de soutien. Les autorités israéliennes doivent mettre un terme définitif au ciblage des reporters et au blocus qui les empêche de sortir du territoire, de recevoir des moyens essentiels et empêche toujours la presse internationale d’accéder au territoire et de soulager ces professionnels des médias épuisés par deux ans de guerre et de dénuement extrême sous une menace constante.»</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Jonathan Dagher</b><b><br />
</b><b>Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</b></p></blockquote>
<h5><b>Vivre dans la peau d’un journaliste à Gaza, c’est vivre au quotidien :</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">1- L’épuisement : après plus de deux ans de couverture médiatique dans des conditions extrêmes, les journalistes restent bloqués à l&rsquo;ouest de la «ligne jaune» – ligne délimitant la zone dont l’armée israélienne s’est retirée depuis le cessez-le-feu  et coupant la bande de Gaza en deux, du nord au sud. Leurs confrères de la presse étrangère sont dans l’incapacité de les rejoindre et de leur offrir leur soutien, à cause de l’interdiction </span><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A0-l-audience-devant-la-cour-supr%C3%AAme-isra%C3%A9lienne-rsf-d%C3%A9nonce-l-interdiction-persistante-d-acc%C3%A8s-des" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">renouvelée</span></a><span style="font-weight: 400;">, imposée par le gouvernement israélien.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">2- Le danger : encore trois journalistes ont été ciblés et tués par un drone israélien en janvier 2026. Malgré un cessez-le-feu officiel, l&rsquo;armée israélienne continue de frapper les populations vivant près de sa «ligne jaune» et de mener des assassinats ciblés dans les zones désignés pour les civils et les journalistes. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">3- La destruction : leurs maisons ayant été détruites, les journalistes vivent dans des tentes ou des appartements endommagés par les bombardements. Ils manquent d&rsquo;appareils photo, de trépieds, de batteries, de téléphones, de chargeurs et d&rsquo;équipements de sécurité adéquats. Les réseaux d&rsquo;infrastructures de communication sont également gravement endommagés et l&rsquo;accès à l&rsquo;électricité et à Internet est rare, lent et coûteux.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">4- La précarité :  beaucoup de reporters indépendants travaillent sans contrat stable et avec une diminution des commandes de sujets sur Gaza. S&rsquo;ajoute à ces conditions, une inflation galopante : un litre de carburant coûtait sept shekels en 2023 (près de deux francs), mais coûte désormais près de 75 shekels (presque 20 francs). </span></p>
<h5><b>«Oubliés par le monde»</b></h5>
<p><a href="https://rsf.org/fr/annonce-du-cessez-le-feu-%C3%A0-gaza-les-autorit%C3%A9s-isra%C3%A9liennes-doivent-mettre-fin-au-blocus-m%C3%A9diatique" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Avant le cessez-le-feu à Gaza</span></a><span style="font-weight: 400;">, <strong>Nour Swirki</strong> avait l&rsquo;habitude de faire des reportages en direct six ou sept fois par jour pour la chaîne égyptienne </span><i><span style="font-weight: 400;">Al Sharq TV</span></i><span style="font-weight: 400;">. Presque quatre mois après l’accord officiel de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, ses reportages passent à l&rsquo;antenne à peine une ou deux fois par jour. La journaliste </span><a href="https://rsf.org/fr/s%C3%A9lection-2025-du-prix-rsf-d%C3%A9cern%C3%A9-%C3%A0-l-occasion-du-festival-rsf-le-15-novembre-%C3%A0-paris" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">sélectionnée pour le prix du courage de RSF en 2025</span></a><span style="font-weight: 400;"> a dû faire le choix impossible, en avril 2024, d’évacuer de Gaza ses deux enfants et de rester sur place pour continuer de couvrir la situation dans le territoire. </span><i><span style="font-weight: 400;">«En 2026, nous ne sommes plus le sujet principal»,</span></i><span style="font-weight: 400;"> regrette-t-elle. Si la diminution de cette pression pour couvrir l&rsquo;actualité brûlante lui laisse le temps de récupérer, dit-elle, le vide est également difficile. </span><i><span style="font-weight: 400;">«Nous avons enfin le temps de faire notre deuil. Nous prenons conscience de ce que nous avons perdu. Tous nos confrères qui ont été assassinés, et en même temps, nous avons l&rsquo;impression que le monde nous a oubliés.» </span></i><span style="font-weight: 400;">Son confrère, <strong>Anas Baba</strong>, correspondant officiel de la radio américaine </span><i><span style="font-weight: 400;">National Public Radio </span></i><span style="font-weight: 400;">(</span><i><span style="font-weight: 400;">NPR</span></i><span style="font-weight: 400;">)</span> <span style="font-weight: 400;">depuis 2019 confirme</span> <span style="font-weight: 400;">:</span><i><span style="font-weight: 400;"> «Les médias internationaux et régionaux se sont largement désintéressés de la couverture de Gaza, </span></i><span style="font-weight: 400;">dit le reporter de 32 ans à RSF. </span><i><span style="font-weight: 400;">Les journalistes indépendants qui continuent de couvrir [l’enclave palestinienne], travaillent sans contrats, sans stabilité, et sans protection.»</span></i></p>
<h5><b>Les menaces persistent, malgré un cessez-le-feu</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Et pourtant, les dangers perdurent. Le 21 janvier, trois collègues de <strong>Nour Swirki</strong> à Al Sharq TV, <strong>Mohammad Salah Qashta</strong>,<strong> Anas Ghneim</strong>, et <strong>Abdul Raouf Shaath</strong> – également pigistes pour l’Agence France-Presse (AFP) – ont été ciblés et tués par un drone israélien. Leurs noms s&rsquo;ajoutent au bilan sanglant de </span><a href="https://rsf.org/fr/plus-de-200-journalistes-tu%C3%A9s-%C3%A0-gaza-rsf-rejoint-l-appel-%C3%A0-suspendre-le-partenariat-commercial-ue" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">plus de 220 journalistes</span></a><span style="font-weight: 400;"> massacrés par l&rsquo;armée israélienne à Gaza, dont au moins 68 ciblés et tués dans le cadre de leurs fonctions, selon les constats de RSF. «Leur mort nous a sidérés», déclare <strong>Nour Swirki</strong>. «Nous sommes tous des cibles, vulnérables à tout moment, et aucun endroit n’est sûr.»  En effet, depuis le cessez-le-feu, la population civile de Gaza, y compris ses journalistes, est confinée dans la zone ouest de la «ligne jaune» délimitée par l’armée israélienne et surveillée jour et nuit. Près de la moitié du territoire situé de l&rsquo;autre côté de cette ligne est totalement inaccessible à la presse. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Même les journalistes du «bon côté» de la ligne peuvent être assassinés sans avertissement, s’ils sont jugés suspects par l’armée, selon les reporters.</span><i><span style="font-weight: 400;"> «L&rsquo;armée continue de pourchasser et de tuer des journalistes à Gaza,»</span></i><span style="font-weight: 400;"> déclare <strong>Thaer al-Moustafa</strong>, journaliste indépendant.</span><i><span style="font-weight: 400;">«Nous avons besoin de protection.»</span></i></p>
<h5><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Blocus persistant, infrastructure détruite </b></h5>
<p>Les évacuations de Gaza étant rares et l&rsquo;aide limitée, les reporters présents sur le territoire restent coupés du monde et manquent d&rsquo;équipements fonctionnels, de matériel de protection et d&rsquo;un accès adéquat à l&rsquo;électricité, au carburant et à Internet. «L&rsquo;accès à Internet n&rsquo;est pas disponible partout et coûte beaucoup – dix fois plus cher que d&rsquo;habitude, parfois. Tout comme recharger son téléphone, trouver une voiture pour se rendre sur le terrain et acheter du carburant», explique <strong>Nour Swirki</strong>, Les journalistes de Gaza ont également perdu leurs maisons et leurs bureaux lors des bombardements. Si certains ont pu louer des appartements temporaires, d&rsquo;autres continuent de vivre et de travailler dans des tentes ou près des hôpitaux. Face à ces circonstances de dénuement, «le reportage est devenu un défi de survie plutôt qu’un simple travail journalistique», résume<strong> Anas Baba</strong>.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">De l&rsquo;autre côté de la frontière, les autorités israéliennes maintiennent leur interdiction d&rsquo;entrée à Gaza pour la presse étrangère, malgré une pression internationale et une récente audience devant la Cour suprême israélienne, </span><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A0-l-audience-devant-la-cour-supr%C3%AAme-isra%C3%A9lienne-rsf-d%C3%A9nonce-l-interdiction-persistante-d-acc%C3%A8s-des" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">à laquelle RSF a assisté</span></a><span style="font-weight: 400;">. «Nous avons besoin du soutien de nos confrères», déclare <strong>Nour Swirki</strong>. «Non pas parce que nous ne sommes pas à la hauteur, mais parce que nous sommes épuisés et que nous manquons de certaines compétences, outils et expertise en matière d&rsquo;enquête, qu&rsquo;ils peuvent nous apporter.»</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>20 ans de prison : la condamnation de Jimmy Lai révèle l&#8217;effondrement de la liberté de la presse à Hong Kong</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/20-ans-de-prison-la-condamnation-de-jimmy-lai-revele-leffondrement-de-la-liberte-de-la-presse-a-hong-kong/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 09:50:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 9 février 2026, Jimmy Lai a été condamné à 20 ans de prison sur la base de la loi draconienne sur la sécurité nationale de Hong Kong, notamment pour des accusations fallacieuses de «collusion avec des forces étrangères» et de complot en vue de publier des documents «séditieux». Les procureurs ont cité plus de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 9 février 2026, Jimmy Lai a été condamné à 20 ans de prison sur la base de la loi draconienne sur la sécurité nationale de Hong Kong, notamment pour des accusations fallacieuses de «collusion avec des forces étrangères» et de complot en vue de publier des documents «séditieux». Les procureurs ont cité plus de 160 articles d&rsquo;Apple Daily comme exemples de «publications séditieuses». Contraint de fermer par les autorités hongkongaises en juin 2021, Apple Daily était le plus important journal indépendant grand public du territoire, réputé pour ses reportages indépendants. Son <a href="https://rsf.org/fr/hong-kong-rsf-condamne-le-verdict-de-culpabilit%C3%A9-rendu-dans-le-simulacre-de-proc%C3%A8s-contre-le-patron" target="_blank" rel="noopener">verdict de culpabilité avait été rendu</a> le 15 décembre 2025, mais le prononcé de la peine avait été reporté de deux mois.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>Jimmy Lai</strong> a été jugé aux côtés de six anciens cadres supérieurs d&rsquo;Apple Daily. Le PDG <strong>Cheung Kim-hung</strong> a été condamné à six ans et neuf mois de prison ; le rédacteur en chef <strong>Ryan Law Wai-kwong</strong> à dix ans ; le rédacteur en chef exécutif <strong>Lam Man-chung</strong> à dix ans ; l&rsquo;éditeur associé <strong>Chan Pui-man</strong> à sept ans ; le directeur de la rédaction de l&rsquo;édition anglaise <strong>Fung Wai-kong</strong> à dix ans ; et le responsable des éditoriaux <strong>Yeung Ching-kee</strong> à sept ans et trois mois. Deux autres coaccusés, l&rsquo;activiste pro-démocratie <strong>Chan Tsz-wah</strong> et l&rsquo;activiste <strong>Andy Li</strong>, ont été respectivement condamnés à six ans et trois mois, et sept ans et trois mois. Andy Li serait détenu de force dans un établissement psychiatrique de haute sécurité à Hong Kong.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">«Aujourd’hui, c’est un coup de grâce qui est porté à la liberté de la presse à Hong Kong. Nous sommes indignés par les peines sévères prononcées contre Jimmy Lai et les cadres d&rsquo;</span></i><span style="font-weight: 400;">Apple Daily</span><i><span style="font-weight: 400;">. Cette décision de justice souligne l&rsquo;effondrement total de la liberté de la presse à Hong Kong et le profond mépris des autorités pour le journalisme indépendant. De l&rsquo;arrestation de Jimmy Lai à son procès et à sa condamnation, cette procédure judiciaire n&rsquo;a été qu&rsquo;une mascarade. Les démocraties, telles que le Royaume-Uni et les États-Unis, doivent cesser de donner la priorité à la normalisation des relations avec la Chine et exercer plutôt des pressions sur le régime chinois et les autorités hongkongaises afin de garantir la libération de Jimmy Lai et de tous les autres journalistes détenus. Nous avons déjà vu Liu Xiaobo, défenseur de la liberté de la presse, mourir en prison en raison d&rsquo;une pression internationale insuffisante. Nous ne pouvons pas laisser Jimmy Lai subir le même sort. Sa condamnation ne doit pas devenir une condamnation à mort.»</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Thibaut Bruttin</b><b><br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Jimmy Lai, lauréat du </span><a href="https://rsf.org/fr/prix-rsf-2020-trois-laur%C3%A9ats-r%C3%A9compens%C3%A9s-et-un-prix-sp%C3%A9cial-remis-au-fondateur-du-journal-apple" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">prix RSF de la liberté de la presse,</span></a><span style="font-weight: 400;"> est détenu depuis décembre 2020. Soumis à un régime d&rsquo;isolement très strict, il n&rsquo;a droit qu&rsquo;à 50 minutes d&rsquo;«exercice» par jour dans une cage métallique, ce qui a entraîné une </span><a href="https://rsf.org/fr/hong-kong-rsf-alerte-sur-l-%C3%A9tat-de-sant%C3%A9-de-jimmy-lai-et-appelle-%C3%A0-une-mobilisation-internationale" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">forte détérioration</span></a><span style="font-weight: 400;"> de son état de santé. Sa famille a signalé que ses ongles étaient tombés, que ses dents étaient pourries et qu&rsquo;il avait perdu beaucoup de poids.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">RSF mène une campagne sans relâche pour la libération de Jimmy Lai depuis le jour de son arrestation. En 2023, l&rsquo;équipe de RSF s&rsquo;est rendue à Hong Kong pour assister à l&rsquo;ouverture du procès du patron de média, et en 2024, une représentante de RSF a été </span><a href="https://rsf.org/fr/hong-kong-une-repr%C3%A9sentante-de-rsf-d%C3%A9tenue-et-expuls%C3%A9e-pour-%C3%AAtre-venue-assister-au-proc%C3%A8s-pour" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">placée en détention</span></a><span style="font-weight: 400;"> et expulsée de Hong Kong alors qu&rsquo;elle se rendait à une audience dans le cadre de son procès. En janvier 2026, RSF a écrit au Premier ministre britannique Keir Starmer pour lui demander de faire pression en faveur de la libération de Jimmy Lai lors de sa visite en Chine. En août 2025, </span><a href="https://rsf.org/fr/proc%C3%A8s-du-patron-de-presse-britanno-hongkongais-jimmy-lai-rsf-et-72-organisations-interpellent-le" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">RSF et une coalition de 72 ONG</span></a><span style="font-weight: 400;"> ont tiré la sonnette d&rsquo;alarme sur la détérioration de son état de santé. En juin 2025, RSF et un groupe d&rsquo;anciens journalistes d&rsquo;</span><i><span style="font-weight: 400;">Apple Daily</span></i><span style="font-weight: 400;"> aujourd&rsquo;hui en exil ont </span><a href="https://rsf.org/fr/quatre-ans-apr%C3%A8s-sa-fermeture-l-esprit-d-apple-daily-demeure-rsf-et-des-journalistes-hongkongais-en" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">publié une édition spéciale</span></a><span style="font-weight: 400;"> de ce journal pour rendre hommage à ce média renommé.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Depuis 2020, le gouvernement de Hong Kong a poursuivi au moins 28 journalistes, dont huit sont actuellement détenus. Hong Kong occupe la 140e place du </span><a href="https://rsf.org/classement" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse</span></a><span style="font-weight: 400;"> 2025 de RSF, après avoir chuté de la 18e place en seulement deux décennies. La Chine occupe la 178e place sur les 180 pays et territoires étudiés.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Après un an de mandat, Trump est en passe de devenir l&#8217;un des pires ennemis de la liberté de la presse</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/apres-un-an-de-mandat-trump-est-en-passe-de-devenir-lun-des-pires-ennemis-de-la-liberte-de-la-presse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 14:05:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Après sa réélection en 2024, Donald Trump avait promis d’être un dictateur «dès le premier jour». En matière de liberté de la presse, il a tenu parole, poursuivant et aggravant la guerre contre les médias qu’il avait déjà engagée lors de sa première campagne présidentielle, au moyen de graves attaques contre l’accès à une information [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Après sa réélection en 2024, Donald Trump avait promis d’être un dictateur «dès le premier jour». En matière de liberté de la presse, il a tenu parole, poursuivant et aggravant la guerre contre les médias qu’il avait déjà engagée lors de sa première campagne présidentielle, au moyen de graves attaques contre l’accès à une information fiable à travers le monde. Reporters sans frontières (RSF), qui recense les «prédateurs de la liberté de la presse» à l’échelle mondiale, a établi une chronologie des assauts menés par son administration contre les médias au cours de l’année écoulée et alerte sur le risque de voir Donald Trump sombrer au niveau des régimes autoritaires.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’</span><a href="https://apnews.com/article/trump-hannity-dictator-authoritarian-presidential-election-f27e7e9d7c13fabbe3ae7dd7f1235c72" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">hostilité</span></a><span style="font-weight: 400;"> du président Trump envers les médias est antérieure à son retour à la Maison-Blanche en 2025. Depuis dix ans, il qualifie les journalistes et les médias avec lesquels il est en désaccord d’</span><i><span style="font-weight: 400;">“ennemis du peuple”</span></i><span style="font-weight: 400;"> et de «</span><i><span style="font-weight: 400;">fake news»</span></i><span style="font-weight: 400;">. Ses attaques s’inscrivent dans un contexte plus large de dégradation de l’image des médias auprès du public : selon l&rsquo;institut Gallup, seuls </span><a href="https://news.gallup.com/poll/695762/trust-media-new-low.aspx" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">28 % des Américains</span></a><span style="font-weight: 400;"> disent avoir “beaucoup” ou «assez» confiance dans les médias. Toutefois, au cours de cette première année de second mandat, Donald Trump a associé son historique de rhétorique violente à une série d’actions concrètes qui ont gravement porté atteinte à la liberté de la presse aux États-Unis et dans le monde. Au cours des douze derniers mois, il a censuré des données gouvernementales, démantelé les médias publics américains, instrumentalisé des agences fédérales indépendantes pour punir les médias qui critiquent ses actions, interrompu les financements internationaux en faveur de la liberté de la presse, intenté des poursuites contre des médias qu’il juge défavorables, fait pression pour imposer ses proches à la tête d’autres rédactions, et a pris bien d’autres mesures encore.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ces actions font écho aux mesures anti-médias prises par des dictateurs impitoyables figurant dans la catégorie “politique” de la liste 2025 des </span><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9dition-2025-des-pr%C3%A9dateurs-de-la-libert%C3%A9-de-la-presse" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">prédateurs de la liberté de la presse</span></a><span style="font-weight: 400;">, tels que le président Daniel Ortega au Nicaragua ou le président russe Vladimir Poutine. RSF s’inquiète de voir les méthodes de plus en plus autoritaires de Donald Trump atteindre, à terme, des niveaux tout aussi alarmants. La liste des prédateurs de la liberté de la presse met en lumière des tentatives systématiques visant à réduire la presse libre au silence, en désignant les acteurs qui exercent une influence disproportionnée et néfaste sur la liberté de la presse dans cinq catégories : politique, sécuritaire, juridique, économique et sociale. Le président de la Federal Communications Commission (FCC), Brendan Carr, figure déjà sur la liste 2025 dans la catégorie “juridique”, tandis que le magnat de la tech Elon Musk, allié de Donald Trump, y apparaît dans la catégorie “économique”.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">«Les attaques individuelles de Donald Trump contre notre liberté de la presse peuvent facilement se dissoudre dans le flux ininterrompu de l’actualité. Mais lorsqu’on les rassemble, une conclusion s’impose : le président des États-Unis mène une guerre totale contre la liberté de la presse et le journalisme. Donald</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">Trump est un prédateur de la liberté de la presse. Tout article, tout journaliste ou tout média qui lui déplaît devient une cible – et pas seulement à travers des menaces creuses. Lui et son administration se sont employés à punir, enquêter, nuire, priver de financements et vilipender les médias indépendants. La guerre de Donald</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">Trump contre la liberté de la presse a des conséquences dramatiques pour la démocratie américaine et pour l’accès à une information fiable dans le monde entier. Elle doit être stoppée.»<br />
</span></i><b>Clayton Weimers<br />
</b>Directeur exécutif du bureau Amérique du Nord de RSF</p></blockquote>
<h5><b>Chronologie de la campagne menée par Donald Trump contre la liberté de la presse au cours des 12 derniers mois</b></h5>
<h6><b>Janvier : début explosif du second mandat de Donald Trump</b></h6>
<p><a href="https://rsf.org/fr/mark-zuckerberg-engage-meta-dans-une-fuite-en-avant-anti-journalistique" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">7 janvier</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Dans un exemple précoce d’une entreprise qui cède par avance aux menaces de Donald Trump, Meta démantèle son programme de</span><i><span style="font-weight: 400;"> fact-checking</span></i><span style="font-weight: 400;">. Son PDG Mark Zuckerberg ainsi que plusieurs autres dirigeants de la Big Tech assistent peu après à l’investiture de Donald Trump.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-la-vision-de-donald-trump-sur-la-libert%C3%A9-dexpression-se-fait-au-d%C3%A9triment-de-la" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">20 janvier</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump signe un décret </span><i><span style="font-weight: 400;">“mettant fin à la censure fédérale”</span></i><span style="font-weight: 400;">, supprimant de fait le suivi gouvernemental de la mésinformation et de la désinformation.</span></p>
<p><a href="https://www.theguardian.com/us-news/2025/jan/22/fcc-reinstates-complaints-abc-cbs-nbc"><span style="font-weight: 400;">22 janvier</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le président de la FCC, Brendan Carr, rétablit des plaintes pour licences précédemment rejetées contre trois grands diffuseurs américains – </span><i><span style="font-weight: 400;">ABC</span></i><span style="font-weight: 400;">, </span><i><span style="font-weight: 400;">CBS</span></i><span style="font-weight: 400;"> et </span><i><span style="font-weight: 400;">NBC</span></i><span style="font-weight: 400;"> – concernant leur couverture de l’élection de 2024, mais refuse de rétablir une plainte similaire visant la chaîne </span><i><span style="font-weight: 400;">Fox News</span></i><span style="font-weight: 400;">, favorable à Donald Trump.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-le-gel-de-l-aide-internationale-am%C3%A9ricaine-par-donald-trump-plonge-le-journalisme" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">24 janvier</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump gèle la quasi-totalité de l’aide étrangère, démantelant l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et supprimant plus de 268 millions de dollars alloués par le Congrès pour soutenir la liberté de la presse dans le monde. Des médias indépendants à travers la planète sont plongés dans le chaos.</span></p>
<p><a href="https://www.nytimes.com/2025/01/30/business/media/npr-pbs-fcc-investigation.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">29 janvier</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Brendan Carr lance une enquête complète sur les réseaux de médias publics </span><i><span style="font-weight: 400;">PBS</span></i><span style="font-weight: 400;"> et </span><i><span style="font-weight: 400;">NPR</span></i><span style="font-weight: 400;">, venant compléter les efforts politiques visant à réduire leurs financements fédéraux.</span></p>
<h6><b>Février : sanctions et censure</b></h6>
<p><a href="https://www.nytimes.com/2025/02/02/upshot/trump-government-websites-missing-pages.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">3 février</span></a><span style="font-weight: 400;"> – L’administration Trump supprime des milliers de pages gouvernementales américaines contenant des informations allant des vaccins au changement climatique.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/un-mois-de-pr%C3%A9sidence-trump-la-libert%C3%A9-de-la-presse-en-%C3%A9tat-de-si%C3%A8ge"><span style="font-weight: 400;">6 février</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump impose des sanctions à des responsables de la Cour pénale internationale (CPI) en représailles à leur enquête sur des crimes de guerre commis par les forces israéliennes à Gaza, y compris des attaques visant des centaines de journalistes.</span></p>
<p><a href="https://www.latimes.com/entertainment-arts/business/story/2025-02-08/trump-amends-cbs-60-minutes-lawsuit-demands-20-billion" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">8 février</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump exige un accord à l’amiable de 20 milliards de dollars de la part de </span><i><span style="font-weight: 400;">CBS</span></i><span style="font-weight: 400;"> au sujet du montage par la chaîne d’une interview de son adversaire électorale, l’ancienne vice-présidente Kamala Harris.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-demande-%C3%A0-la-maison-blanche-de-r%C3%A9tablir-lacc%C3%A8s-de-l-agence-de-presse-ap-et-de" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">11 février</span></a><span style="font-weight: 400;"> – La Maison-Blanche interdit à des journalistes d’</span><i><span style="font-weight: 400;">Associated Press</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">AP</span></i><span style="font-weight: 400;">) de couvrir des événements présidentiels en représailles à leur refus d’adopter le nom préféré de Donald Trump pour le golfe du Mexique.</span></p>
<p><a href="https://www.poynter.org/reporting-editing/2025/public-records-requests-trump-administration-federal-government-foia/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">21 février</span></a><span style="font-weight: 400;"> – L’administration Trump licencie des employés chargés de traiter les demandes d’accès à l’information (FOIA), créant des obstacles à l’accès des journalistes à des données essentielles.</span></p>
<p><a href="https://www.c-span.org/clip/white-house-event/the-white-house-press-pool-will-be-determined-by-the-white-house-press-team/5154835" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">25 février</span></a><span style="font-weight: 400;"> – La Maison-Blanche annonce des changements majeurs au sein du pool de presse et déclare qu’elle choisira désormais qui est autorisé à assister aux points presse.</span></p>
<h6><b>Mars : démantèlement des médias publics américains</b></h6>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-poursuit-ladministration-trump-pour-d%C3%A9fendre-voice-america" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">14 mars</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump signe un décret démantelant l’US Agency for Global Media (USAGM), qui supervise l’attribution des financements à plusieurs médias publics américains : </span><i><span style="font-weight: 400;">Voice of America (VOA), Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), Middle East Broadcast Networks (MBN), Radio and Television Marti,</span></i><span style="font-weight: 400;"> et</span><i><span style="font-weight: 400;"> Radio Free Asia (RFA)</span></i><span style="font-weight: 400;">. RSF engage rapidement une action en justice pour sauver </span><i><span style="font-weight: 400;">VOA</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><a href="https://www.cnn.com/2025/03/14/media/trump-media-speech/index.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">14 mars</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump accuse sans fondement les médias de </span><i><span style="font-weight: 400;">“comportement illégal”</span></i><span style="font-weight: 400;"> dans un discours largement perçu comme une incitation au ministère de la Justice à cibler les ennemis présumés de Donald Trump dans la presse.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/la-d%C3%A9cision-de-l-administration-trump-de-placer-tout-le-personnel-de-voa-en-cong%C3%A9-administratif" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">15 mars</span></a><span style="font-weight: 400;"> – L’administration Trump place l’ensemble du personnel de </span><i><span style="font-weight: 400;">Voice of America (VOA) </span></i><span style="font-weight: 400;">en congé administratif, interrompant quasiment toute production d’information.</span></p>
<h6><b>Avril : nouvelles coupes dans les médias publics</b></h6>
<p><a href="https://www.npr.org/2025/04/13/g-s1-59497/trump-law-firms-pro-bono" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">13 avril</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump commence à sanctionner les cabinets d’avocats qui assurent des missions pro bono qu’il désapprouve, y compris la défense des journalistes.</span></p>
<p><a href="https://www.npr.org/2025/04/15/nx-s1-5352827/npr-pbs-public-media-trump-rescission-funding" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">15 avril</span></a><span style="font-weight: 400;"> – L’administration Trump annonce qu’elle prévoit de réduire les financements de </span><i><span style="font-weight: 400;">NPR</span></i><span style="font-weight: 400;"> et PBS.</span></p>
<p><a href="https://www.washingtonpost.com/national-security/2025/04/25/justice-leak-investigations-reporters-email-phone-records-bondi/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">25 avril</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le ministère de la Justice abroge une politique qui empêchait la consultation des relevés téléphoniques des journalistes.</span></p>
<h6><b>Mai : accès au Pentagone restreint</b></h6>
<p><a href="https://apnews.com/article/white-house-wire-reporters-trump-administration-press-cc81e76d7d8b7a54848cc9f1117cb02a" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">13 mai</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Tous les journalistes des agences de presse se voient interdire l’accès à bord d’Air Force One lors du voyage de Donald Trump au Moyen-Orient.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-condamne-les-licenciements-massifs-%C3%A0-voice-america-qui-menacent-les-journalistes-d" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">15 mai</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Plus de 500 employés de </span><i><span style="font-weight: 400;">VOA</span></i><span style="font-weight: 400;"> reçoivent des notifications de licenciement, malgré une injonction judiciaire obtenue par RSF et les co-plaignants, dont des journalistes de </span><i><span style="font-weight: 400;">VOA</span></i><span style="font-weight: 400;"> et leurs syndicats.</span></p>
<p><a href="https://www.npr.org/2025/05/24/nx-s1-5410513/defense-sec-hegseth-press-access-pentagon" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">24 mai</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth limite l’accès des journalistes accrédités au sein du Pentagone, entravant des reportages essentiels sur le siège du ministère de la Défense.</span></p>
<h6><b>Juin : violences policières contre des journalistes</b></h6>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-d%C3%A9nonce-les-licenciements-ill%C3%A9gaux-de-l-usagm-par-l-administration-trump" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">3 juin</span></a><span style="font-weight: 400;"> – La conseillère principale de l’USAGM, Kari Lake, présente un plan visant à supprimer plus de 900 postes au sein de l’agence.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-condamne-la-vague-de-violences-contre-les-journalistes-couvrant-les-manifestations-%C3%A0" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">8 juin</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump déploie la Garde nationale à Los Angeles à la suite de manifestations contre des raids liés à l’immigration.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-100-jours-de-d%C3%A9tention-pour-le-journaliste-mario-guevara" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">14 juin</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le journaliste Mario Guevara est arrêté alors qu’il couvre des opérations anti-immigration à Atlanta, en Géorgie. Bien que les charges contre lui soient abandonnées et qu’il soit ordonné de le libérer, la police locale le transfère au Service de contrôle de l&rsquo;immigration et des douanes (Immigration and Customs Enforcement ou ICE), qui entame une procédure d’expulsion contre lui, malgré son statut légal de travail.</span></p>
<h6><b>Juillet : un critique de Donald Trump écarté de l’antenne</b></h6>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-d%C3%A9nonce-la-reprise-des-violences-polici%C3%A8res-contre-les-journalistes-%C3%A0-los-angeles" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">11 juillet</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Un juge délivre une ordonnance restrictive temporaire contre la police de Los Angeles (LAPD) pour usage excessif de la force. Depuis le 6 juin, au moins 70 attaques contre des journalistes ont été signalées.</span></p>
<p><a href="https://www.pbs.org/newshour/nation/stephen-colberts-late-show-canceled-by-cbs-ends-may-2026" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">18 juillet</span></a><span style="font-weight: 400;"> – “The Late Show with Stephen Colbert” n’est pas reconduit après que l’animateur a critiqué l’accord entre la maison mère de </span><i><span style="font-weight: 400;">CBS</span></i><span style="font-weight: 400;">, Paramount, et le président Trump, jetant une ombre sur l’indépendance politique de la chaîne.</span></p>
<p><a href="https://www.reuters.com/world/us/trump-sues-wall-street-journal-over-epstein-report-seeks-10-billion-2025-07-19/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">19 juillet</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump poursuit le </span><i><span style="font-weight: 400;">Wall Street Journal</span></i><span style="font-weight: 400;"> à la suite de son article sur ses liens avec le financier déchu et délinquant sexuel Jeffrey Epstein.</span></p>
<h6><b>Août : restrictions pour les journalistes étrangers</b></h6>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-les-restrictions-propos%C3%A9es-pour-les-visas-de-journalistes-pourraient-avoir-des" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">8 août</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le département de Sécurité intérieure propose des restrictions sévères sur les visas des journalistes étrangers aux États-Unis.</span></p>
<p><a href="https://www.theguardian.com/world/2025/aug/26/syria-tom-barrack-lebanon-beirut-journalists" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">26 août</span></a><span style="font-weight: 400;"> – L’ambassadeur nommé par Donald Trump en Turquie, Tom Barrack, demande à des journalistes libanais de </span><i><span style="font-weight: 400;">“se comporter de façon civilisée”</span></i><span style="font-weight: 400;"> et les accuse d’être “bestiaux” lorsqu’ils posent des questions.</span></p>
<h6><b>Septembre : une répression alimentée par la mort de Charlie Kirk</b></h6>
<p><a href="https://www.notus.org/media/abc-disney-jimmy-kimmel-fcc-chair-brendan-carr-nexstar" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">17 septembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Dans un nouveau précédent dangereux en matière de censure, </span><i><span style="font-weight: 400;">ABC</span></i><span style="font-weight: 400;"> retire de l’antenne l’animateur de talk-show nocturne Jimmy Kimmel après des pressions exercées par le président de la FCC, Brendan Carr, à la suite de propos du présentateur sur la réaction de responsables républicains à la mort de Charlie Kirk.</span></p>
<p><a href="https://apnews.com/article/pentagon-press-media-restrictions-nondisclosure-8420d3a80de20a39605c588d9990c582" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">19 septembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le département de la Défense exige que les journalistes signent un serment anticonstitutionnel les engageant à ne publier que des informations </span><i><span style="font-weight: 400;">“autorisées à être rendues publiques”</span></i><span style="font-weight: 400;">, poussant la grande majorité du pool de presse du Pentagone à quitter les lieux collectivement.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/en/usa-ice-must-respect-journalists-rights-following-its-own-rules" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">28 septembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – La journaliste </span><b>Asal Rezaei</b><span style="font-weight: 400;"> reçoit une balle au poivre tirée à travers la fenêtre de sa voiture à l’extérieur d’un centre ICE à Broadview, dans l’Illinois. Des agents de l’ICE ont également pointé leurs armes sur des journalistes, et plusieurs autres reporters ont été touchés par des balles au poivre dans les jours suivants.</span></p>
<p><a href="https://www.cnn.com/2025/09/29/business/youtube-settle-trump-lawsuit" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">29 septembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – YouTube, l’une des principales sources d’information pour les Américains, accepte de verser 24,5 millions de dollars pour régler un procès intenté par Donald Trump après la suspension de ses comptes sur les réseaux sociaux à la suite de l’insurrection du 6 janvier 2021.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/en/usa-ice-must-respect-journalists-rights-following-its-own-rules" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">30 septembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Un agent de l’ICE agresse deux journalistes à l’extérieur d’un tribunal de l’immigration à New York. L’un d’eux, </span><b>L. Vural Elibo</b><span style="font-weight: 400;"> du média turc </span><i><span style="font-weight: 400;">Anadolu</span></i><span style="font-weight: 400;">, est hospitalisé.</span></p>
<h6><b>Octobre : un journaliste expulsé après des mois derrière les barreaux</b></h6>
<p><a href="https://www.theguardian.com/us-news/2025/oct/03/journalist-mario-guevara-ice-deportation" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">3 octobre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Mario Guevara est expulsé vers le Salvador après plus de 100 jours de détention sous la garde de l’ICE.</span></p>
<p><a href="https://www.nytimes.com/2025/10/17/business/media/trump-lawsuit-new-york-times.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">17 octobre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump dépose à nouveau une plainte en diffamation contre le </span><i><span style="font-weight: 400;">New York Times</span></i><span style="font-weight: 400;"> à propos de sa couverture de l’élection de 2024.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-appelle-%C3%A0-des-sanctions-disciplinaires-contre-la-police-de-los-angeles-pour-les" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">18 octobre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Des policiers du LAPD attaquent des journalistes lors de la manifestation “No Kings”, en violation directe de l’injonction émise en juillet.</span></p>
<p><a href="https://cnsmaryland.org/2025/10/28/local-immigration-court-ousts-reporters-from-hearings/?utm_campaign=wpfd&amp;utm_medium=newsletter&amp;utm_source=pr" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">28 octobre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Des journalistes sont empêchés de couvrir une audience d’immigration dans le Maryland. L’accès des journalistes aux procédures d’immigration est entravé en raison d’une paralysie de l’administration fédérale.</span></p>
<p><a href="https://www.politico.com/news/2025/10/31/white-house-media-access-00632412" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">31 octobre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – L’administration Trump restreint l’accès des médias dans l’aile ouest de la Maison-Blanche, interdisant aux journalistes l’accès à une zone du deuxième étage connue sous le nom d’</span><i><span style="font-weight: 400;">“Upper Press”</span></i><span style="font-weight: 400;">, traditionnellement ouverte aux reporters et aux équipes de communication de la Maison-Blanche.</span></p>
<h6><b>Novembre : un nouveau site gouvernemental créé pour discréditer des médias</b></h6>
<p><a href="https://www.bbc.com/news/articles/c4gw001kw97o" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">10 novembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump menace de poursuivre la </span><i><span style="font-weight: 400;">BBC</span></i><span style="font-weight: 400;"> au sujet du montage d’images de l’insurrection menée par des partisans pro-Trump le 6 janvier 2021.</span></p>
<p><a href="https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2025/11/updated-procedures-for-journalists-seeking-to-access-the-harry-s-truman-building/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">17 novembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le département d’État annonce de nouvelles restrictions et règles d’accréditation pour les journalistes tentant d’entrer dans le bâtiment Harry S. Truman.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-rsf-d%C3%A9nonce-les-propos-de-donald-trump-sur-jamal-khashoggi-et-pointe-la-r%C3%A9pression" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">18 novembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump minimise l’assassinat en 2018 du journaliste Jamal Khashoggi et défend le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane.</span></p>
<p><a href="https://www.thewrap.com/trump-female-reporters-attacks-list/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">18 novembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump crie </span><i><span style="font-weight: 400;">“Tais-toi, petit cochon !”</span></i><span style="font-weight: 400;"> à la journaliste de </span><i><span style="font-weight: 400;">Bloomberg</span></i><span style="font-weight: 400;"> Catherine Lucey. Elle est l’une de ses nombreuses attaques personnelles lancées à plusieurs femmes journalistes tout au long du mois de novembre jusqu’aux premiers jours de décembre.</span></p>
<p><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A9tats-unis-la-nouvelle-page-web-panth%C3%A9on-de-la-honte-de-la-maison-blanche-intensifie-la-guerre-de" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">28 novembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – L’administration Trump lance une page </span><i><span style="font-weight: 400;">“Hall of Shame”</span></i><span style="font-weight: 400;"> (“Mur de la honte”) visant divers médias et encourage les citoyens à soumettre des plaintes </span><i><span style="font-weight: 400;">via</span></i><span style="font-weight: 400;"> une ligne de signalement administrée par la Maison-Blanche et ciblant les journalistes.</span></p>
<h6><b>Décembre : un tribunal défié</b></h6>
<p><a href="https://www.nytimes.com/2025/12/02/us/politics/trump-voice-of-america-overseas-offices.html?unlocked_article_code=1.508.CLvg.MoTv6CKMg3ao" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">2 décembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump annonce qu’il fermera des bureaux de </span><i><span style="font-weight: 400;">VOA</span></i><span style="font-weight: 400;"> à l’étranger, contredisant une ordonnance de retour au travail prononcée par un juge en avril.</span></p>
<p><a href="https://www.cnn.com/2025/12/10/media/trump-cnn-sold-paramount-warner-bros-netflix" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">10 décembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Donald Trump s’immisce dans le projet de fusion entre Warner Bros. Discovery, Paramount et Netflix, faisant pression en faveur de la vente de la chaîne d’information </span><i><span style="font-weight: 400;">CNN</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><a href="https://www.nytimes.com/2025/12/21/business/60-minutes-trump-bari-weiss.html" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">20 décembre</span></a><span style="font-weight: 400;"> – La rédactrice en chef de </span><i><span style="font-weight: 400;">CBS</span></i><span style="font-weight: 400;">, Bari Weiss, retire un sujet sur les expulsions du programme “60 Minutes”, suscitant une vive polémique sur la politisation de l’émission.</span></p>
<h6><b>Janvier 2026 : perquisition au domicile d&rsquo;une journaliste du </b><b><i>Washington Post</i></b></h6>
<p><a href="https://rsf.org/en/usa-congress-must-rein-trumps-war-press-freedom-after-fbi-raid-journalist" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">15 janvier</span></a><span style="font-weight: 400;"> – Le FBI perquisitionne le domicile d&rsquo;une journaliste du Washington Post et saisit son ordinateur privé et professionnel, son téléphone et sa montre connectée. Cette action marque une nouvelle escalade dans la guerre menée par Trump contre les médias.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>RSF découvre un nouveau logiciel espion provenant du Bélarus</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/rsf-decouvre-un-nouveau-logiciel-espion-provenant-du-belarus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 11:25:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Digital Security Lab (DSL) de Reporters sans frontières (RSF), en collaboration avec l&#8217;organisation d&#8217;Europe de l&#8217;Est RESIDENT.NGO, a découvert un logiciel espion jusqu&#8217;alors inconnu, utilisé notamment par les services secrets biélorusses (KGB) pour cibler les journalistes. Selon RSF, cette découverte porte un coup dur aux activités du KGB, d&#8217;autant plus que ce logiciel semble [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Digital Security Lab (DSL) de Reporters sans frontières (RSF), en collaboration avec l&rsquo;organisation d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est RESIDENT.NGO, a découvert un logiciel espion jusqu&rsquo;alors inconnu, utilisé notamment par les services secrets biélorusses (KGB) pour cibler les journalistes. Selon RSF, cette découverte porte un coup dur aux activités du KGB, d&rsquo;autant plus que ce logiciel semble être utilisé depuis plusieurs années déjà.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le logiciel espion baptisé ResidentBat cible les smartphones Android et permet d&rsquo;accéder à des données hautement sensibles. Contrairement aux </span><a href="https://www.reporter-ohne-grenzen.de/artikel/pressemitteilungen/833/journalisten-mit-pegasus-spyware-angegriffen" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">logiciels espions connus tels que Pegasus</span></a><span style="font-weight: 400;">, également utilisés contre les journalistes, ResidentBat n&rsquo;exploite pas les failles de sécurité, mais est installé après que les agents des services secrets ont physiquement accès à l&rsquo;appareil. Une fois installé, ResidentBat permet notamment d&rsquo;accéder aux journaux d&rsquo;appels, aux enregistrements du microphone, aux enregistrements d&rsquo;écran, aux SMS, aux messages provenant de services de messagerie cryptés et aux fichiers stockés localement.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Les nombreuses fonctionnalités de ResidentBat montrent une fois de plus que les logiciels espions sont difficilement compatibles avec les droits humains. C&rsquo;est pourquoi Reporters sans frontières milite pour une interdiction internationale de ces technologies invasives », déclare Anja Osterhaus, directrice générale de la section allemande de Reporters sans frontières. « Cette découverte montre également que le gouvernement biélorusse ne recule devant aucun moyen pour réduire ses détracteurs au silence. 33 journalistes sont emprisonnés, des centaines ont dû quitter le pays, et ceux qui restent, journalistes et opposants, sont systématiquement espionnés depuis des années. »</span></p></blockquote>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Cette affaire montre à quel point la vie privée des journalistes peut être gravement compromise, même sans exploiter les failles de sécurité », explique Janik Besendorf, expert en sécurité informatique du Digital Security Lab. « Seules des analyses médico-légales telles que celles proposées par DSL permettent aux journalistes de prouver l&rsquo;existence de mesures de surveillance et de demander des comptes aux agresseurs devant l&rsquo;opinion publique. »</span></p></blockquote>
<h5><b>Un logiciel espion qui se fait passer pour une application normale</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">ResidentBat a été découvert sur le smartphone d&rsquo;un.e journaliste interrogé.e par les services secrets biélorusses (KGB). RSF a vérifié l&rsquo;identité de la personne concernée, mais ne la divulgue pas (y compris son sexe) pour des raisons de sécurité.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Avant l&rsquo;interrogatoire dans les locaux du KGB, la personne a été invitée à déposer son smartphone dans un casier. Pendant l&rsquo;interrogatoire, le/la journaliste a dû montrer le contenu de l&rsquo;appareil à un agent du KGB et a déverrouillé le smartphone en sa présence. L&rsquo;appareil a ensuite été replacé dans le casier. La personne concernée et le DSL supposent que les forces de sécurité ont observé la saisie du code PIN, ont récupéré le smartphone dans le casier pendant l&rsquo;interrogatoire et ont installé le logiciel espion.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quelques jours plus tard, un logiciel antivirus a signalé la présence de composants suspects sur l&rsquo;appareil. La personne concernée s&rsquo;est alors tournée vers RESIDENT.NGO, qui a procédé à une analyse forensic en collaboration avec le DSL.</span></p>
<h5><b>Un logiciel espion utilisé depuis des années</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Le DSL a également pu identifier d&rsquo;autres variantes de ResidentBat grâce à une comparaison sur une plateforme antivirus, qui auraient été utilisées par le même acteur. L&rsquo;une des versions analysées date de 2021. RSF estime donc que les services secrets biélorusses utilisent ce logiciel espion depuis au moins quatre ans.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le DSL a partagé les résultats de son analyse avec Google. Afin de continuer à aider les utilisateurs Android victimes de ce logiciel espion, Google enverra des notifications de menace dite «</span><a href="https://support.google.com/a/answer/9007870?hl=de&amp;sjid=4899343243554049066-EU" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">government-backed attack</span></a><span style="font-weight: 400;">» aux utilisateurs Android identifiés par Google comme cibles du logiciel espion.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">On ignore encore qui a développé ResidentBat. Certaines parties du logiciel contiennent des chaînes de caractères en anglais, ce qui laisse supposer qu&rsquo;il pourrait s&rsquo;agir d&rsquo;un produit qui n&rsquo;a pas été conçu exclusivement pour être utilisé au Bélarus ou qui provient d&rsquo;un tiers.</span></p>
<p><b>Liberté de la presse au Bélarus</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le journalisme indépendant est fortement réprimé au Bélarus Les journalistes sont victimes de censure, d&rsquo;intimidation, de violence et d&rsquo;arrestations arbitraires. Actuellement, 33 journalistes sont en détention et les cas de torture se multiplient. Beaucoup ont fui le pays depuis 2020 et travaillent en exil. Ceux qui continuent à rendre compte de la situation en Biélorussie le font généralement de manière anonyme et au péril de leur vie. L&rsquo;utilisation de logiciels espions fait partie de cette répression systématique. Dans le dernier </span><a href="https://www.reporter-ohne-grenzen.de/rangliste/laender/125/belarus" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">classement mondial de la liberté de la presse</span></a><span style="font-weight: 400;">, le Bélarus occupe la 166e place.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Année la plus meurtrière pour les journalistes au Mexique depuis trois ans : Miguel Angel Beltran Martinez, neuvième journaliste tué en 2025</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/annee-la-plus-meurtriere-pour-les-journalistes-au-mexique-depuis-trois-ans-miguel-angel-beltran-martinez-neuvieme-journaliste-tue-en-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 13:32:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF) condamne fermement le meurtre du journaliste communautaire Miguel Angel Beltran Martinez, survenu samedi 25 octobre dans l&#8217;État de Durango, au nord du pays. Le journaliste vient s&#8217;ajouter à la liste des huit reporters déjà tués en 2025, une année qui est déjà devenue la plus meurtrière pour la presse mexicaine depuis [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Reporters sans frontières (RSF) condamne fermement le meurtre du journaliste communautaire Miguel Angel Beltran Martinez, survenu samedi 25 octobre dans l&rsquo;État de Durango, au nord du pays. Le journaliste vient s&rsquo;ajouter à la liste des huit reporters déjà tués en 2025, une année qui est déjà devenue la plus meurtrière pour la presse mexicaine depuis 2022. L&rsquo;organisation exhorte les autorités à mener une enquête rigoureuse et indépendante étudiant la piste d’un crime en lien avec son travail journalistique et à prendre des mesures de protection urgentes pour la famille du journaliste et les autres professionnels des médias locaux.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le corps de Miguel Angel Beltran Martinez a été retrouvé enveloppé dans une couverture dans une zone rurale près de la ville de Rio Chico, dans l&rsquo;État mexicain de Durango, accompagné d&rsquo;un message glaçant : « Pour avoir répandu des mensonges sur les habitants de Durango.» Le journaliste de 60 ans, qui avait une longue carrière dans des médias locaux tels que La Voz de Durango et Contexto, était très actif ces dernières années sur les réseaux sociaux, où il partageait des reportages et des contenus sur des questions sociales et locales. Dans sa dernière vidéo, publiée quelques jours avant son meurtre, il faisait référence aux groupes criminels opérant dans la région.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À ce jour, rien n&rsquo;indique que Miguel Angel Beltran Martinez ait signalé des menaces et, selon les informations obtenues par RSF, il n&rsquo;était pas inscrit au Mécanisme fédéral de protection des défenseurs des droits humains et des journalistes. Miguel Angel Beltran Martinez est le neuvième journaliste tué au Mexique en 2025 et le quatrième à Durango en plus de dix ans.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Le meurtre de Miguel Angel Beltran Martinez est un nouveau coup dur pour la presse à Durango et pour le droit à la liberté d&rsquo;information au Mexique. Nous appelons le parquet de l&rsquo;État de Durango et le parquet spécial chargé des crimes contre la liberté d&rsquo;expression (FEADLE) à donner la priorité à l&rsquo;enquête liée à son travail journalistique, ainsi qu’à identifier et poursuivre les auteurs et les commanditaires du crime. RSF réitère son appel à l&rsquo;État mexicain pour qu&rsquo;il mette fin au cycle de violence et d&rsquo;impunité qui étouffe le journalisme local, et pour qu&rsquo;il garantisse la justice et la protection, en particulier en cette année meurtrière pour la presse. »<br />
</span><b>Artur Romeu<br />
</b><b>Directeur du bureau Amérique latine de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Le meurtre de Miguel Angel Beltran Martinez s&rsquo;ajoute à une longue série d&rsquo;attaques contre des journalistes à Durango. Depuis 2009, au moins trois reporters ont été tués en raison de leur travail : Eliseo Barron Hernandez, Carlos Ortega Melo Samper et Vladimir Antuna Garcia. Le Mexique reste le pays le plus dangereux pour les journalistes dans les Amériques. Neuf journalistes ont été tués en 2025, ce qui fait de cette année la plus meurtrière pour la presse mexicaine depuis 2022. Le Mexique se classe 121e sur 180 pays dans le </span><a href="https://rsf.org/clasificacion" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse 2025</span></a><span style="font-weight: 400;"> de RSF, reflétant la violence persistante, le manque de volonté politique et l&rsquo;échec des institutions chargées de protéger les journalistes.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Israël : RSF conteste devant la Cour suprême le black-out médiatique imposé à Gaza</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/israel-rsf-conteste-devant-la-cour-supreme-le-black-out-mediatique-impose-a-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 11:52:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF) se joint au recours de la l&#8217;Association de la presse étrangère à Jérusalem (FPA) devant la Cour suprême israélienne. Cette démarche judiciaire vise à obtenir l&#8217;ouverture aux journalistes des frontières de la bande de Gaza, dont l’accès de manière indépendante leur est interdit depuis octobre 2023. En vue d’une première audience [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Reporters sans frontières (RSF) se joint au recours de la l&rsquo;Association de la presse étrangère à Jérusalem (FPA) devant la Cour suprême israélienne. Cette démarche judiciaire vise à obtenir l&rsquo;ouverture aux journalistes des frontières de la bande de Gaza, dont l’accès de manière indépendante leur est interdit depuis octobre 2023. En vue d’une première audience prévue le 23 octobre, l’organisation a déposé le 15 octobre un mémoire d’amicus curiae devant la Cour suprême. Dans cet argumentaire factuel et juridique, RSF dénonce une violation  de la liberté de la presse et du droit à l’information sur Gaza.</b></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« D’un côté, le gouvernement israélien impose depuis deux ans un blocus total à l’entrée indépendante des journalistes, qu’ils soient israéliens ou internationaux à Gaza, de l’autre plus de 210 journalistes palestiniens ont été tués à Gaza dont 56 au moins pendant ou en raison de leur activité journalistique et sont l’objet d&rsquo;un dénigrement systématique. Résultat : la violation sans précédent du droit du public à une information fiable, indépendante et pluraliste et de la liberté de la presse. La Cour suprême a l’opportunité de faire enfin prévaloir des principes démocratiques cardinaux face à la propagande, la désinformation et la censure généralisées, de mettre un terme à deux années de destruction minutieuse et sans retenue du journalisme à, et sur Gaza. Aucune excuse, aucune restriction ne peut justifier de ne pas ouvrir Gaza aux médias internationaux, israéliens et palestiniens. C’est l’appel que nous lançons à la Cour suprême israélienne en nous joignant au recours de l’Association de la presse étrangère. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Antoine Bernard</b><b><br />
</b><b>Directeur du plaidoyer et de l’assistance de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis le 7 octobre 2023, Israël a fermé l&rsquo;accès à Gaza et interdit aux journalistes extérieurs au territoire assiégé d&rsquo;y accéder de manière indépendante. Pour contrer cette interdiction, RSF se joint au recours  de l&rsquo;Association de la presse étrangère  en Israël — ou Foreign Press Association (FPA) — afin d’obtenir judiciairement </span><a href="https://rsf.org/fr/plus-de-130-organisations-et-m%C3%A9dias-avec-rsf-et-cpj-appellent-%C3%A0-louverture-de-gaza-aux-journalistes" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">l&rsquo;ouverture des frontières</span></a><span style="font-weight: 400;"> de la bande de Gaza à l&rsquo;entrée indépendante des journalistes. L’organisation a déposé pour cela, le 15 octobre 2025, un mémoire d&rsquo;</span><i><span style="font-weight: 400;">Amicus curiae </span></i><span style="font-weight: 400;">devant la Cour suprême israélienne — un texte qui permet d’apporter des éléments à la compréhension des juges pour soutenir la position de la FPA.</span></p>
<p><b>Une atteinte sans précédent au droit du public à l&rsquo;information</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De rares journalistes, principalement Israéliens, ont certes pu entrer dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023, mais ces accès n’ont été accordés qu’à condition, notamment, qu’ils acceptent d’être « embarqués » avec l&rsquo;armée israélienne. Les conditions très strictes et contrôlées </span><a href="https://rsf.org/fr/mobilisation-internationale-des-m%C3%A9dias-%C3%A0-l-initiative-de-rsf-et-avaaz-au-rythme-o%C3%B9-les-journalistes" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">ne permettent pas</span></a> <span style="font-weight: 400;">d&rsquo;exercer correctement le travail journalistique et entravent donc drastiquement la liberté de la presse ainsi que son corollaire, le droit à l&rsquo;information du public. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans ce contexte, l’Association de la presse étrangère, qui représente environ 400 correspondants de médias internationaux (</span><i><span style="font-weight: 400;">La Stampa, BBC, Financial Times, France 24, Time, Die Zeit, Le Monde, Reuters, Fox News, Guang Ming Daily, CCTV, Sky News, RTBF, Al Arabiya News Channel, The New York Times, Rai Uno</span></i><span style="font-weight: 400;">, etc.) en Israël, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, a choisi de contester judiciairement cette politique israélienne. Après un premier recours rejeté dans les tous premiers mois de l&rsquo;offensive, ce </span><a href="https://foreignpressassociation.online/2025/09/11/the-foreign-press-association-statement-on-the-continued-ban-on-access-to-gaza-september11-2025/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">second recours</span></a><span style="font-weight: 400;"> a vu son examen reporté six fois par la Cour suprême.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b>Un blocus qui signe l&rsquo;abandon des journalistes palestiniens à leur sort funeste</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">RSF soutient l’action de la FPA dans le but de défendre sa conception exigeante du droit du public à l&rsquo;information : celle d&rsquo;un accès à une pluralité de sources d&rsquo;information libres, indépendantes et pluralistes.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Or, en empêchant leurs confrères internationaux d’entrer à Gaza, le blocus isreélien isole encore un peu plus les journalistes gazaouis qui, en plus de devoir assurer la couverture de la situation sur le terrain en dépit des conditions extrêmes, doivent affronter seuls des calomnies. RSF a </span><a href="https://rsf.org/fr/gazawood-propagande-complicit%C3%A9-les-%C3%A9tiquettes-mortelles-coll%C3%A9es-aux-journalistes-de-gaza" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">documenté</span></a><span style="font-weight: 400;"> la manière dont les journalistes de Gaza ont été sans cesse diffamés et menacés depuis le début de la contre-offensive israélienne dévastatrice dans les territoires palestiniens. Les campagnes de dénigrement dont ils font l&rsquo;objet vont de la diffusion d&rsquo;images truquées à la création d&rsquo;une plateforme en ligne destinée à les discréditer. Dans certains cas, les accusations portées contre les journalistes palestiniens par les autorités israéliennes ont même servi de justification à leur meurtre ciblé par l&rsquo;armée israélienne.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le dépôt de ce mémoire d&rsquo;</span><i><span style="font-weight: 400;">Amicus curiae </span></i><span style="font-weight: 400;">intervient moins d’un mois après la </span><a href="https://rsf.org/fr/gaza-rsf-d%C3%A9pose-une-cinqui%C3%A8me-plainte-aupr%C3%A8s-de-la-cpi-pour-crimes-de-guerre-commis-par-l-arm%C3%A9e" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">cinquième plainte</span></a><span style="font-weight: 400;"> soumise par RSF à la Cour pénale internationale pour les crimes commis par l’armée israélienne contre les journalistes de l&rsquo;enclave.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Burundi : le rejet de la demande de libération de la journaliste Sandra Muhoza est inique</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/burundi-le-rejet-de-la-demande-de-liberation-de-la-journaliste-sandra-muhoza-est-inique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 07:36:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Détenue depuis près d’un an et demi pour avoir relayé une information dans un groupe WhatsApp, Sandra Muhoza continue de dormir en prison, malgré l’irrégularité de la procédure et la détérioration de son état de santé. Le tribunal de grande instance de Ngozi a rejeté la demande de libération introduite par la défense de la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Détenue depuis près d’un an et demi pour avoir relayé une information dans un groupe WhatsApp, Sandra Muhoza continue de dormir en prison, malgré l’irrégularité de la procédure et la détérioration de son état de santé. Le tribunal de grande instance de Ngozi a rejeté la demande de libération introduite par la défense de la journaliste le 14 octobre. Dénonçant une décision inique, Reporters sans frontières (RSF) demande aux autorités de mettre un terme à la détention arbitraire de Sandra Muhoza et de lui permettre de recevoir des soins appropriés sans délai.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La détention arbitraire continue pour la journaliste Sandra Muhoza. Le 14 octobre, le tribunal de grande instance de Ngozi, dans le nord du Burundi, a rejeté la demande de libération de cette journaliste du média en ligne </span><i><span style="font-weight: 400;">La Nova Burundi</span></i><span style="font-weight: 400;">, déposée une semaine plus tôt par ses avocats, qui ont annoncé faire appel de la décision. Accusée d’«aversion raciale » et d’«atteinte à l&rsquo;intégrité du territoire national » après avoir relayé dans un groupe WhatsApp une information concernant une distribution présumée d’armes par le gouvernement, Sandra Muhoza est détenue depuis avril 2024</span><i><span style="font-weight: 400;">.</span></i><span style="font-weight: 400;"> Et elle reste donc en détention, en attendant que l’affaire soit entendue sur le fond. La date de la prochaine audience n’a cependant pas été fixée.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le 7 octobre, la défense de la journaliste avait pourtant remis en cause sa détention, en raison de plusieurs irrégularités, dont un mandat d’arrêt émis le 18 avril 2024 par le procureur de Bujumbura et « </span><i><span style="font-weight: 400;">initialement valable pour 30 jours »</span></i><span style="font-weight: 400;">. Un mandat également rendu caduc par la décision de la cour d’appel de Mukaza, une commune de la capitale économique Bujumbura, qui s&rsquo;est déclarée </span><a href="https://rsf.org/fr/au-burundi-la-cour-d-appel-de-bujumbura-incomp%C3%A9tente-pour-juger-sandra-muhoza-sa-d%C3%A9tention-ill%C3%A9gale" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">incompétente</span></a><span style="font-weight: 400;"> pour se prononcer sur le jugement de la journaliste le 13 juin dernier. Le ministère public a de son côté maintenu les chefs d’accusation portés contre Sandra Muhoza.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sandra Muhoza était déjà apparue diminuée lors de son transfert à la prison pour femmes de Ngozi le 26 septembre dernier, et ce 14 octobre,  elle devait encore s’aider d’une béquille pour entrer dans la salle d’audience. D’après des documents médicaux consultés par RSF, dont un scanner effectué au début du mois de septembre, elle souffre d’une « </span><i><span style="font-weight: 400;">ébauche d’hernie discale ».</span></i><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Sandra Muhoza a déjà passé près d’un an et demi en prison sur la base d’accusations fallacieuses et d’une procédure entachée d’irrégularités et sa santé s’est détériorée. Pourtant, la justice burundaise s’obstine dans son refus de libérer cette journaliste. Le tribunal de grande instance de Ngozi avait l’occasion de stopper cette farce judiciaire. Il a décidé de ne pas la saisir et cela est honteux pour la justice. RSF demande aux autorités de lui permettre de recevoir des soins appropriés et de la libérer sans délai. »<br />
</span></i><strong>Sadibou Marong</strong><br />
<strong>Directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF</strong></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">En décembre 2024, Sandra Muhoza a été </span><a href="https://rsf.org/fr/burundi-rsf-d%C3%A9nonce-la-condamnation-%C3%A0-1-et-9-mois-de-prison-de-la-journaliste-sandra-muhoza" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">condamnée</span></a><span style="font-weight: 400;"> par un tribunal de première instance de Bujumbura à 21 mois de prison – 18 mois pour « atteinte à l’intégrité du territoire national » et trois pour « aversion raciale » – Une condamnation devenue caduque après que la cour d’appel de Mukaza a considéré, le 13 juin dernier, que les tribunaux de Bujumbura étaient territorialement incompétents pour juger l’affaire, contrairement à ceux de Ngozi.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">RSF a </span><a href="https://rsf.org/fr/burundi-rsf-saisit-la-rapporteure-sp%C3%A9ciale-sur-la-libert%C3%A9-d-expression-et-l-acc%C3%A8s-%C3%A0-l-information" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">saisi</span></a><span style="font-weight: 400;"> en mars 2025 la rapporteuse spéciale sur la liberté d’expression et l’accès à l’information en Afrique au sein de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), afin de dénoncer le caractère arbitraire de la détention de la journaliste.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’agence de presse Protestinfo décapitée : RSF Suisse dénonce une atteinte à la liberté d’informer</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/lagence-de-presse-protestinfo-decapitee-rsf-suisse-denonce-une-atteinte-a-la-liberte-dinformer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 13:42:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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					<description><![CDATA[RSF Suisse s’alarme de la résiliation des rapports de travail, en raison des investigations qu’ils étaient en train de mener, des deux uniques journalistes de Protestinfo, l’agence de presse des Eglises protestantes romandes. Notre organisation dénonce une atteinte préoccupante à la liberté d’informer et à l’indépendance journalistique. Aucune faute n’a été reprochée aux deux journalistes, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;"><strong>RSF Suisse s’alarme de la résiliation des rapports de travail, en raison des investigations qu’ils étaient en train de mener, des deux uniques journalistes de Protestinfo, l’agence de presse des Eglises protestantes romandes. Notre organisation dénonce une atteinte préoccupante à la liberté d’informer et à l’indépendance journalistique.</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Aucune faute n’a été reprochée aux deux journalistes, Anne-Sylvie Sprenger et Lucas Vuilleumier, qui ont payé uniquement pour leur ténacité à mettre au jour des faits relevant de l’intérêt général. Ils préparaient en effet un article, que devait reprendre le quotidien <em>Le Temps</em>, relatif à la gestion, par l’Eglise évangélique réformée vaudoise, de soupçons – anciens – d’abus sexuel visant un théologien.</p>
<p style="font-weight: 400;">La Conférence des Eglises protestantes romandes, employeur des deux journalistes, s’est justifiée en évoquant, dans <em>Le Temps</em>, une « divergence persistante » dans la recherche d’un « équilibre entre liberté éditoriale et responsabilité institutionnelle ». La formule renvoie aux tensions qui ne semblent pas nouvelles entre la bienveillance attendue par les Eglises de la part de « leur » agence de presse et la vocation de cette dernière à produire des contenus obéissant en tous points aux règles professionnelles et de qualité du journalisme, en particulier en ce qui concerne l’indépendance rédactionnelle.</p>
<p style="font-weight: 400;">RSF Suisse déplore que les organes compétents des Eglises n’aient pas fait primer l’indépendance de Protestinfo sur d’autres considérations. Cette indépendance, rappelle notre organisation avec force, est au cœur de la mission d’information des médias et doit être défendue sans compromis. De ce point de vue, le départ des deux journalistes de Protestinfo n’est une bonne nouvelle ni pour le journalisme, ni pour le droit du public à être informé, et probablement pas non plus pour les Eglises elles-mêmes dont la capacité à faire exister une agence de presse – modèle assez unique en son genre –  peut être désormais sérieusement mise en doute.</p>
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		<title>«Photographier le monde de demain» : L’exposition photographique de RSF revient en Suisse</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/photographier-le-monde-de-demain-lexposition-photographique-de-rsf-revient-en-suisse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 11:35:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
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		<category><![CDATA[Suisse]]></category>
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					<description><![CDATA[A l’occasion de son 35e anniversaire, RSF Suisse présente à l’Université de Genève « Photographier le monde de demain », dans le cadre de la Semaine des droits humains. Après son inauguration mondiale au True Story Festival à Berne en juin 2025, cette exposition rend hommage au travail essentiel des photojournalistes à travers le monde. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>A l’occasion de son 35e anniversaire, RSF Suisse présente à l’Université de Genève « Photographier le monde de demain », dans le cadre de la Semaine des droits humains. Après son inauguration mondiale au True Story Festival à Berne en juin 2025, cette exposition rend hommage au travail essentiel des photojournalistes à travers le monde.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’exposition photographique présente les perspectives de 40 photojournalistes du monde entier afin de mettre en lumière les défis mondiaux de notre époque et de souligner les obstacles qui continueront de nous accompagner dans les années à venir. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les photos sélectionnées illustrent un monde en pleine mutation articulé autour de trois thématiques majeures : l’environnement, l’exil et les crises. Les photojournalistes accompagnent les personnes au plus près de leur réalité, offrant un témoignage essentiel et alertant sur des tendances dangereuses. Veuillez trouver ici le <a href="https://rsf.org/sites/default/files/medias/file/2025/06/Livret%20d%27exposition_compressed.pdf" target="_blank" rel="noopener">livret numérique de l&rsquo;exposition</a>.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Que ce soit dans le bassin amazonien, en Ukraine, dans les territoires palestiniens ou dans les rues d&rsquo;Afghanistan, du Mexique ou de Russie, ces photojournalistes sont en première ligne. Ils documentent non seulement les souffrances des populations, mais aussi la résilience et les espoirs des populations.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Nous sommes ravis de voir l’exposition revenir en Suisse. Nous gardons un très beau souvenir de son passage à Berne lors du True Story Festival et sommes certains qu’elle saura conquérir le public genevois. A travers elle, nous souhaitons rappeler le travail que mène RSF au quotidien pour sensibiliser à l’importance du journalisme dans une société démocratique, particulièrement dans un pays comme la Suisse. Nous devons protéger les journalistes, exposés et témoins de crises multiples, eux-mêmes victimes de plus en plus d’exactions.»</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b>Denis Masmejan</b><b><br />
</b><b>Secrétaire général de RSF Suisse</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">L’exposition « Photographier le monde de demain » rappelle l&rsquo;importance du journalisme indépendant. Si bon nombre des enjeux illustrés à travers ses photos se déroulent hors de Suisse, notre pays n’est pas épargné. Sans le travail courageux, parfois risqué de ces professionnels, l’accès à une information libre sur le monde d’aujourd’hui et de demain ne serait plus garanti.</span></p>
<h5><b>Informations pratiques : </b></h5>
<p><b>Lieu </b><span style="font-weight: 400;">: Hall d’Uni Dufour,<a href="https://share.google/gwaWnMn2Enq85cBUc" target="_blank" rel="noopener"> Rue du Général-Dufour 24, 1204 Genève</a></span></p>
<p><b>Exposition </b><span style="font-weight: 400;">: Tous les jours du 4 au 21 novembre<br />
</span><span style="font-weight: 400;">Lundi-vendredi : 7h30-20h<br />
</span><span style="font-weight: 400;">Week-ends : Fermé<br />
</span><span style="font-weight: 400;">21 novembre : 7h30<strong>-15h</strong></span></p>
<p><b>Vernissage :</b><span style="font-weight: 400;"> Mardi <strong>4 novembre</strong> à <strong>18h</strong> en présence du photographe suisse Christian Bobst.</span></p>
<p><b>Visites guidées</b><span style="font-weight: 400;"> : Lundi <strong>10</strong> et <strong>17 novembre</strong> à <strong>18h</strong>. Inscriptions aux visites guidées (L&rsquo;inscription n&rsquo;est pas obligatoire mais elle nous aiderait beaucoup afin de pouvoir organiser au mieux les visites) : <a href="https://forms.gle/AqRyauK8KarARodTA" target="_blank" rel="noopener">https://forms.gle/AqRyauK8KarARodTA </a></span></p>
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		<title>Cessez-le-feu à Gaza : les autorités israéliennes doivent désormais mettre fin au blocus médiatique</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/cessez-le-feu-a-gaza-les-autorites-israeliennes-doivent-desormais-mettre-fin-au-blocus-mediatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 08:30:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[L’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, confirmé ce vendredi 10 octobre, est un grand soulagement. Il intervient après deux années d’attaques sans précédent contre la presse à Gaza. Depuis octobre 2023, l’armée israélienne a tué près de 220 journalistes, dont au moins 56 dans l’exercice de leur travail. Reporters sans frontières (RSF), a [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>L’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, confirmé ce vendredi 10 octobre, est un grand soulagement. Il intervient après deux années d’attaques sans précédent contre la presse à Gaza. Depuis octobre 2023, l’armée israélienne a tué près de 220 journalistes, dont au moins 56 dans l’exercice de leur travail. Reporters sans frontières (RSF), a déjà déposé cinq plaintes devant la Cour pénale internationale et demande justice pour les victimes de ces crimes. Dans le même temps, nous demandons un accès immédiat à l’enclave palestinienne pour les journalistes exilés et la presse internationale, ainsi que l’évacuation urgente des professionnels de l’information qui le souhaitent.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’annonce d’un accord du cessez-le-feu à Gaza, confirmé ce 10 octobre, dans le cadre du plan de paix du président américain Donald Trump, n’a jusqu’à présent pas conduit à l’arrêt du blocus médiatique imposé sur le territoire assiégé. Selon les informations de RSF, plusieurs bombardements ont également frappé le nord de l’enclave le jour même de l&rsquo;annonce de l&rsquo;accord, le 9 octobre. L’un d’eux a blessé le photojournaliste de la chaîne Abu Dhabi </span><b>Arafat al-Khour</b><span style="font-weight: 400;">, alors qu’il documentait les dégâts dans le quartier de Sabra au centre de la ville de Gaza. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Si l&rsquo;accord, approuvé par le gouvernement israélien et les dirigeants du Hamas, prévoit l&rsquo;entrée à Gaza de l&rsquo;aide humanitaire, il ne fait en revanche pas mention explicite de l&rsquo;autorisation d&rsquo;accès pour la presse étrangère ni de la possibilité d&rsquo;évacuer les journalistes locaux.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">«Le soulagement d’un cessez-le-feu à Gaza ne doit pas distraire de l’urgence absolue de la situation catastrophique des journalistes sur le territoire. Près de 220 d’entre eux ont été tués par l’armée israélienne en deux ans et les reporters toujours en vie à Gaza ont besoin de soins immédiats, de matériel et de soutien. Ils ont aussi besoin, plus que jamais, de justice. Si l’impunité perdure pour les crimes commis contre eux, ils se reproduiront à Gaza, en Palestine, et ailleurs dans le monde. Pour rendre justice aux reporters de Gaza, pour sauver le droit à l’information dans le monde, nous exigeons des mandats d’arrêt contre les auteurs des crimes commis contre nos confrères à Gaza. RSF compte sur la Cour pénale internationale (CPI) pour donner suite aux plaintes déposées par l&rsquo;organisation, pour crimes de guerre commis contre les journalistes. Il est grand temps que la réaction de la communauté internationale soit à la hauteur du courage dont font preuve les reporters palestiniens depuis deux ans.»</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Jonathan Dagher</b><b><br />
</b><b>Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis le début de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, en octobre 2023, l’armée israélienne a tué près de 220 journalistes dans l’enclave assiégée. Parmi ces victimes, au moins 56 ont été directement visés ou tués en raison de leur métier, selon RSF, qui a déposé </span><a href="https://rsf.org/fr/gaza-rsf-d%C3%A9pose-une-cinqui%C3%A8me-plainte-aupr%C3%A8s-de-la-cpi-pour-crimes-de-guerre-commis-par-l-arm%C3%A9e" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">cinq plaintes</span></a><span style="font-weight: 400;"> en deux ans auprès de la Cour pénale internationale (CPI) pour rendre justice aux journalistes et mettre fin à l’impunité de ces crimes. En plus de tuer les journalistes sur le terrain et à leur domicile, l&rsquo;armée israélienne a également pris pour cible les salles de rédaction, les infrastructures de télécommunication et le matériel journalistique. La famine continue de frapper les civils de l’enclave palestinienne, dont les journalistes : les secours rentrent au compte-gouttes et tous les services de communication sont détruits par deux ans de bombardements.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le 9 octobre, les autorités israéliennes et les dirigeants du Hamas sont parvenus à conclure un accord de cessez-le-feu en 20 points au Caire, la capitale égyptienne, dans le cadre du plan de Donald Trump pour établir une «paix durable» dans la région. Il s&rsquo;agit du deuxième cessez-le-feu à Gaza depuis le 7 Octobre 2023, </span><a href="https://rsf.org/fr/cessez-le-feu-%C3%A0-gaza-rsf-appelle-%C3%A0-l-ouverture-des-fronti%C3%A8res-et-%C3%A0-des-sanctions-pour-les-crimes" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">le premier ayant</span></a><span style="font-weight: 400;"> été mis en place au début de l&rsquo;année et rompu en mars 2025, peu après qu’</span><a href="https://rsf.org/fr/cessez-le-feu-%C3%A0-gaza-rsf-appelle-%C3%A0-l-ouverture-des-fronti%C3%A8res-et-%C3%A0-des-sanctions-pour-les-crimes" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">une frappe ne tue</span></a><span style="font-weight: 400;"> le célèbre journaliste d&rsquo;</span><i><span style="font-weight: 400;">Al-Jazeera </span></i><span style="font-weight: 400;">Hossam Shabat.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>L’information sous contrôle à l&#8217;heure de l’intelligence artificielle : comment les chatbots chinois ont intégré la propagande et la censure du régime</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/linformation-sous-controle-a-lheure-de-lintelligence-artificielle-comment-les-chatbots-chinois-ont-integre-la-propagande-et-la-censure-du-regime/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 05:45:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Reporters sans frontières (RSF) a testé trois des principaux chatbots utilisant des modèles de langages présents en Chine. Si les performances techniques n’ont pas grand-chose à envier au concurrent américain ChatGPT, la propagande et la censure du gouvernement chinois y sont en revanche aussi incontournables que redoutables. «Bonjour, je ne suis pas en mesure de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Reporters sans frontières (RSF) a testé trois des principaux chatbots utilisant des modèles de langages présents en Chine. Si les performances techniques n’ont pas grand-chose à envier au concurrent américain ChatGPT, la propagande et la censure du gouvernement chinois y sont en revanche aussi incontournables que redoutables.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">«Bonjour, je ne suis pas en mesure de répondre à cette question pour le moment. Changeons de sujet.» Laconique. Interrogé sur le parcours de Liu Xiaobo, aucun des chatbots chinois testés par RSF ne fournit d’information sur l’histoire du seul lauréat chinois du prix Nobel de la paix. L’écrivain et militant des droits de l’homme qui a reçu cette distinction en 2010 et est mort en prison en 2017 n’existe ni dans le récit national, ni dans les réponses des concepteurs d&rsquo;IA génératives chinoises. En matière d’information, pas d’exception pour les géants de la tech du pays, tous contraints de mettre leurs robots au pas de la propagande et de la censure.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">«En Chine, plus grande prison du monde pour les journalistes, l’essor des modèles d’intelligence artificielle chinois n’offre à ce stade aucun espoir d’accès à une information fiable. Abreuvés par la propagande et manifestement configurés pour empêcher le contournement de la censure, les modèles en place constituent au contraire un instrument dernier cri de contrôle étroit de l’information.»<br />
</span><b>Arnaud Froger<br />
</b><b>Responsable du bureau investigation de RSF</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Ces dernières semaines, RSF a enquêté et testé DeepSeek (V3), l’application d’IA la plus téléchargée en Chine depuis le début de l’année 2025 – revendiquant plus de 600 millions d’utilisateurs –, Ernie – connu en Chine sous le nom de Wenxin Yiyan, développé par Baidu, le plus grand moteur de recherche du pays, et Qwen – aussi connu sous le nom de  Tongyi Qianwen, lancé par Alibaba, le géant du commerce en ligne dont le fondateur Jack Ma est souvent comparé à Jeff Bezos – et compte parmi les premières fortunes de Chine.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Afin de tester le comportement et les informations fournies par les trois agents conversationnels, notamment sur les sujets sensibles pour le régime chinois, chaque compte utilisateur a été paramétré avec une localisation à New York, aux États-Unis, et une langue d’utilisation en mandarin simplifié. La même série de questions a ensuite été soumise aux différents chatbots.</span></p>
<h5><b>Censure en temps réel</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Tous les chatbots testés sont strictement alignés sur les récits officiels de Pékin, en particulier concernant l’intégrité du système politique chinois, son idéologie ou ses revendications territoriales. Dès que les questions touchent à la légitimité du parti unique ou de l’actuelle direction du pays, les réponses sont produites avec une fluidité déconcertante… mais en reprenant à la lettre le discours autorisé.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Lorsqu’il leur a été demandé de comparer la « démocratie à la chinoise » avec les systèmes occidentaux, les outils développés par les trois concepteurs ont repris la formule consacrée du Parti communiste chinois pour parler de la Chine : une « démocratie dans tout le processus de gouvernance ». Tous ont vanté ce modèle comme supérieur aux démocraties occidentales, arguant que le Parti permettrait à « tout le peuple de participer à la gestion du pays », tandis que les régimes multipartites seraient « manipulés par l’argent et les groupes d’intérêt » et contribueraient à diviser la société.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Les chatbots d’IA chinois, censés générer du texte librement, suivent parfois des scripts prédéfinis sur les sujets jugés sensibles par Pékin. Peu importe la manière dont nous formulions une question relative à un sujet délicat comme les droits de l’homme ou le système politique en Chine, certaines réponses, quasiment identiques, semblaient sortir d’une base de données officielle plutôt que d’une véritable génération autonome. Interrogé à deux reprises sur les raisons qui avaient conduit à l&#8217;emprisonnement de Zhang Zhan, une journaliste chinoise condamnée à </span><a href="https://rsf.org/fr/nouvelle-peine-de-prison-pour-zhang-zhan-symbole-de-la-r%C3%A9pression-continue-de-la-libert%C3%A9-de-la" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">plusieurs reprises</span></a><span style="font-weight: 400;"> à des peines de prison, notamment pour avoir documenté l’épidémie de COVID-19 à Wuhan, au centre de la Chine, DeepSeek a fourni deux réponses calquées l’une sur l’autre sans citer le nom de la journaliste une seule fois. À la place, le chatbot met en avant la « justice indépendante » de la Chine, l’importance de « respecter la loi » et les dangers liés à la « désinformation ».</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">Certaines requêtes déclenchent des réactions encore plus visibles, voire risibles, comme l’effacement en direct de la réponse. Lorsque nous avons demandé à DeepSeek de dresser la liste des lauréats chinois du prix Nobel, les noms de certains scientifiques sont apparus, mais dès que les lettres « Liu… » – pour Liu Xiaobo – sont mentionnées, tout le texte disparaît. Le même phénomène a été observé lors de la comparaison des styles de leadership de Xi Jinping, Donald Trump et Vladimir Poutine. La réponse pré-rédigée s’affiche puis disparaît entièrement, vraisemblablement bloquée par la mention du président chinois.</span></p>
<h5><b>Une censure à géométrie variable</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Les actualités les plus récentes ne font pas exception. En juillet 2025, lorsqu’éclate un scandale sanitaire majeur de contamination au plomb de centaines d’enfants à cause d’aliments pollués par des pigments industriels, les modèles d’IA générative ont pleinement participé à étouffer l’affaire. Interrogé, en pleine polémique, sur cet événement, DeepSeek se contente de répondre que « le gouvernement a pour priorité de protéger la vie et la santé des gens et a déjà pris des mesures pour investiguer cette affaire ». Toutes nos relances pour tenter d’en savoir plus et d’identifier qui était responsable se sont soldées par des réponses aussi vagues ou légèrement reformulées. Ici pas de doute, c’est la propagande, parfois grossière, qui a bel et bien contaminé les réponses fournies : « Nous croyons fermement que sous la direction du Parti et du gouvernement, ce genre de problèmes peut être résolu. »</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au cours des tests effectués sur une trentaine de sujets et plus d’une centaine de requêtes, il ressort que la langue utilisée ne permet pas de contourner la censure. Les questions adressées en anglais, en français et en japonais ont produit des résultats presque identiques – des refus ou des réponses soigneusement calibrées sur le narratif officiel de Pékin – à celles en mandarin.</span></p>
<h5><b>Des faits documentés présentés comme « pure spéculation infondée »</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">L’enquête a en revanche fait ressortir quelques différences entre les opérateurs. DeepSeek pratique les refus de répondre les plus nombreux mais en des termes directs et clairs. Ernie de Baidu et Qwen d’Alibaba, en revanche, livrent des réponses plus longues et détaillées, parfois enjolivées, voire totalement trompeuses.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Qwen a par exemple affirmé que l’existence de « </span><i><span style="font-weight: 400;">camps de concentration » </span></i><span style="font-weight: 400;">pour les Ouïghours, une minorité ethnique à majorité musulmane opprimée dans la région du Xinjiang, n’est que « </span><i><span style="font-weight: 400;">pure spéculation infondée » </span></i><span style="font-weight: 400;">et </span><i><span style="font-weight: 400;">« totalement éloignée de la vérité »</span></i><span style="font-weight: 400;">. Le chatbot précise qu’il s’agirait en réalité de « </span><i><span style="font-weight: 400;">centres d’éducation et de formation professionnelle »</span></i><span style="font-weight: 400;">, une terminologie identique à celle du régime chinois. Ernie va plus loin et qualifie les enquêtes réalisées sur ces camps par de nombreux médias et organisations de défense des droits de l’homme de « </span><i><span style="font-weight: 400;">rumeurs »</span></i><span style="font-weight: 400;"> fabriquées « </span><i><span style="font-weight: 400;">par des forces hostiles à la Chine ».</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un schéma similaire a été observé s’agissant de RSF et de la position de la Chine dans le </span><a href="https://rsf.org/classement" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Classement mondial de la liberté de la presse</span></a><span style="font-weight: 400;"> établi par l’organisation – le pays occupe la 178e position sur 180 pays en 2025. DeepSeek s’est « </span><i><span style="font-weight: 400;">excusé » </span></i><span style="font-weight: 400;">de ne pas avoir appris à répondre à cette question, Qwen a donné le classement de 2024 en insistant sur le fait que le gouvernement garantissait « </span><i><span style="font-weight: 400;">le droit des citoyens à la liberté d’expression tout en protégeant la sécurité nationale et la stabilité sociale »</span></i><span style="font-weight: 400;"> et Ernie a qualifié RSF d’ « </span><i><span style="font-weight: 400;">instrument politique occidental maquillé en défense de la liberté de la presse »</span></i><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">S’il existe quelques nuances, le cadre fixé par les autorités n’offre quasiment aucune marge de manœuvre. Pressentant les possibilités énormes que pourrait offrir cette technologie pour accéder à des informations plus fiables, Pékin a verrouillé le secteur dès 2023 en publiant un « </span><a href="https://www.gov.cn/zhengce/zhengceku/202307/content_6891752.htm" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">règlement intérimaire »</span></a><span style="font-weight: 400;">sur les IA génératives, lequel interdit tout contenu susceptible d&rsquo;inciter à la subversion, de menacer la sécurité nationale ou de nuire à l’image du pays. Selon ce texte, les acteurs de ce marché doivent avant tout « </span><i><span style="font-weight: 400;">défendre les valeurs socialistes fondamentales. »</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La politique de communication des trois concepteurs d’IA génératives chinoises ne diffère pas tellement de celle adoptée en matière d’information fiable. Contactés, DeepSeek et Baidu n’ont pas répondu à nos questions sur les choix des sources, la modération effectuée et les réponses fournies très alignées sur le narratif officiel chinois. Alibaba nous a indiqué travailler « </span><i><span style="font-weight: 400;">activement à explorer et à développer des capacités de gouvernance, en particulier pour les technologies, afin de relever les défis et de saisir les opportunités ».</span></i><span style="font-weight: 400;"> Leur chatbot n’aurait pas fait mieux. </span></p>
<p><b>Si vous avez des informations à nous partager, vous pouvez nous contacter de manière sécurisée à investigation[at]rsfsecure.org.</b></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gaza : RSF dépose une cinquième plainte auprès de la CPI pour crimes de guerre commis par l’armée israélienne contre les journalistes</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/gaza-rsf-depose-une-cinquieme-plainte-aupres-de-la-cpi-pour-crimes-de-guerre-commis-par-larmee-israelienne-contre-les-journalistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 06:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec cette cinquième plainte depuis octobre 2023, Reporters sans frontières (RSF) apporte à la Cour pénale internationale (CPI) de nouvelles preuves des crimes de guerre commis par l’armée israélienne contre les journalistes dans la bande de Gaza. L’analyse de certains cas récents révèle un ciblage délibéré des professionnels de l’information. Face à la persistance des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Avec cette cinquième plainte depuis octobre 2023, Reporters sans frontières (RSF) apporte à la Cour pénale internationale (CPI) de nouvelles preuves des crimes de guerre commis par l’armée israélienne contre les journalistes dans la bande de Gaza. L’analyse de certains cas récents révèle un ciblage délibéré des professionnels de l’information.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Face à la persistance des crimes commis par l’armée israélienne contre les journalistes palestiniens dans la bande de Gaza, RSF dépose une nouvelle plainte auprès de la CPI pour crimes de guerre, la cinquième depuis octobre 2023. Une </span><a href="https://rsf.org/fr/rsf-d%C3%A9pose-plainte-devant-la-cour-p%C3%A9nale-internationale-pour-des-crimes-de-guerre-commis-contre-les" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">première plainte</span></a><span style="font-weight: 400;"> avait été déposée le 31 octobre 2023, </span><a href="https://rsf.org/fr/rsf-d%C3%A9pose-une-deuxi%C3%A8me-plainte-devant-la-cour-p%C3%A9nale-internationale-pour-des-crimes-de-guerre" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">une deuxième</span></a><span style="font-weight: 400;"> le 22 décembre, une </span><a href="https://rsf.org/gaza-rsf-d%C3%A9pose-une-troisi%C3%A8me-plainte-devant-la-cour-p%C3%A9nale-internationale-pour-crimes-de-guerre#:~:text=Dans%20sa%20troisi%C3%A8me%20plainte%20d%C3%A9pos%C3%A9e,2024,%20et%20plus%20largement%20%C3%A0" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">troisième</span></a><span style="font-weight: 400;"> le 27 mai 2024, et une </span><a href="https://rsf.org/fr/gaza-rsf-d%C3%A9pose-une-quatri%C3%A8me-plainte-en-un-aupr%C3%A8s-de-la-cpi-pour-crimes-de-guerre-commis-par" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">quatrième</span></a><span style="font-weight: 400;"> le 24 septembre 2024. Le 5 janvier 2024, l’organisation </span><a href="https://rsf.org/fr/rsf-obtenu-que-le-procureur-de-la-cour-p%C3%A9nale-internationale-inclue-les-crimes-contre-les" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">avait également obtenu d’inclure</span></a><span style="font-weight: 400;"> les crimes commis contre les journalistes par l’armée israélienne dans l’enquête sur la Palestine menée par le procureur de la CPI.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Nous avons documenté les circonstances d’attaques ayant visé pas moins de 30 journalistes, dont 25 ont été tués et cinq blessés entre mai 2024 et août 2025. La conclusion est sans appel : les journalistes sont ciblés dans l’immense majorité des cas en raison de leur activité journalistique ou au cours de celle-ci. Et la situation ne fait qu’empirer : les accusations infamantes des autorités israéliennes désormais généralisées contre les journalistes palestiniens sont utilisées pour légitimer leur ciblage. Nous sommes choqués que les auteurs de ces crimes puissent encore profiter de l’impunité offerte par l’inaction judiciaire et politique. Nous appelons en particulier la CPI à tenir bon malgré les menaces, les pressions et les sanctions, et à faire son travail, rien que son travail mais tout son travail. Les crimes contre les journalistes doivent être sanctionnés.»<br />
</span><b>Antoine Bernard<br />
</b><b>Directeur du plaidoyer et de l’assistance de RSF</b></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Nous ne pouvons rester indifférents face à ces innombrables crimes commis contre les journalistes palestiniens. Nos courageux collègues à Gaza risquent chaque jour leur vie pour continuer à informer le monde des événements tragiques qui se déroulent sur place. La Suisse, en tant qu&rsquo;État dépositaire des Conventions de Genève et compte tenu de sa tradition humanitaire, ne peut continuer à se taire. »</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><b>Denis Masmejan</b><b><br />
</b><b>Secrétaire général de RSF Suisse</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Le dépôt de cette plainte intervient deux jours après la </span><a href="https://rsf.org/fr/%C3%A0-loccasion-de-l-assembl%C3%A9e-g%C3%A9n%C3%A9rale-des-nations-unies-rsf-obtenu-une-premi%C3%A8re-r%C3%A9union-d-une" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">réunion d’une vingtaine d’États</span></a><span style="font-weight: 400;"> sur la situation des journalistes à Gaza, organisée le 24 septembre 2025 à l’initiative de RSF, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Cet événement a été l’occasion de rappeler les graves manquements d’Israël à son devoir de protection des civils, en particulier des journalistes, ainsi que la responsabilité pénale des auteurs des crimes contre les journalistes dénoncés par RSF dans ses précédentes plaintes auprès de la CPI.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis le début de l&rsquo;offensive israélienne sur Gaza, au moins 210 journalistes ont été tués, selon RSF. Pour </span><a href="https://rsf.org/fr/guerre-isra%C3%ABl-gaza-la-liste-de-journalistes-tu%C3%A9s-dans-l-exercice-de-leurs-fonctions-en-palestine-en" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">56 d’entre eux</span></a><span style="font-weight: 400;">, </span><a href="https://rsf.org/fr/guerre-isra%C3%ABl-gaza-la-liste-de-journalistes-tu%C3%A9s-dans-l-exercice-de-leurs-fonctions-en-palestine-en"><span style="font-weight: 400;">RSF</span></a><span style="font-weight: 400;"> a des motifs raisonnables de croire qu’ils ont été délibérément ciblés par l’armée israélienne en raison de leur activité journalistique ou au cours de celle-ci.</span></p>
<h5><b>Les proches de journalistes victimes d’attaques israéliennes</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Certaines de ces attaques israéliennes ont ciblé le domicile des journalistes, ajoutant leurs proches à la </span><a href="https://rsf.org/fr/guerre-isra%C3%ABl-gaza-la-liste-de-journalistes-tu%C3%A9s-dans-l-exercice-de-leurs-fonctions-en-palestine-en" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">liste des victimes</span></a><span style="font-weight: 400;">. Le fils de 18 mois et le mari de la journaliste <strong>Ola al-Dahdouh</strong> (28 ans) – tuée le 31 mai 2024, par une frappe israélienne – ont été blessés, et son oncle par alliance a été tué. Les journalistes <strong>Mohammed Issa  Abu Saada</strong> (31 ans) – ciblé par un missile israélien et tué sur le coup le 6 août 2024 – et </span><strong><a href="https://rsf.org/fr/au-festival-de-cannes-rsf-et-la-r%C3%A9alisatrice-sepideh-farsi-appellent-%C3%A0-la-fin-du-massacre-des" target="_blank" rel="noopener">Fatima Hassouna</a></strong><span style="font-weight: 400;"> (25 ans) – tuée le 16 avril 2025 par une frappe sur sa maison – ont également perdu des membres de leur famille, telle la sœur de cette dernière, Alaa, qui était enceinte. La femme et les trois enfants du journaliste </span><a href="https://rsf.org/fr/gaza-rsf-d%C3%A9nonce-l-assaut-d-ampleur-de-l-arm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-contre-les-journalistes-au-centre-et-au" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"><strong>Mohammed Jaber al-Qarinawi</strong> (30 ans) </span></a><span style="font-weight: 400;">ont eux aussi été tués. Le frère du journaliste <strong>Hassan Hamad</strong> (19 ans) – tué par une frappe là encore sur sa maison le 6 octobre 2024 – a lui été blessé. Un ciblage de leur maison familiale qui s’ajoute aux innombrables pressions des autorités israéliennes pour faire cesser leur travail d’information, des menaces au ciblage sur le terrain.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ces ciblages frappent également des lieux connus pour accueillir des journalistes : les restaurants et cafés offrant une connexion Internet rare dans l&rsquo;enclave assiégée par Israël, les </span><a href="https://rsf.org/fr/gaza-apr%C3%A8s-le-meurtre-de-six-professionnels-des-m%C3%A9dias-dans-une-frappe-isra%C3%A9lienne-cibl%C3%A9e-rsf" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">tentes abritant des journalistes</span></a><span style="font-weight: 400;"> et, dernièrement, </span><a href="https://rsf.org/fr/au-moins-quatre-journalistes-tu%C3%A9s-par-l-arm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-%C3%A0-gaza-rsf-appelle-de-nouveau-d-urgence-%C3%A0" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">l&rsquo;Hôpital Al-Nasser</span></a><span style="font-weight: 400;">. D’autres journalistes (<strong>Yahya Sobeih</strong>, <strong>Moamen Abu Alouf</strong>, et le caméraman <strong>Ahmad al-Louh</strong>) ont été tués lors de « doubles bombardements ». Cette tactique consiste à lancer un deuxième raid dans un laps de temps très court suivant une première frappe, dans le but apparent de cibler les secouristes ainsi que les journalistes venus couvrir les pertes humaines causées par la première frappe. </span></p>
<h5><b>Des accusations infondées de terrorisme pour justifier le ciblage de journalistes</b></h5>
<p><span style="font-weight: 400;">Les journalistes </span><a href="https://rsf.org/fr/gazawood-propagande-complicit%C3%A9-les-%C3%A9tiquettes-mortelles-coll%C3%A9es-aux-journalistes-de-gaza" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;"><strong>Anas al-Sharif</strong>, <strong>Moamen Abu Alouf</strong></span></a><span style="font-weight: 400;"> et </span><strong><a href="https://rsf.org/fr/gaza-rsf-s-alarme-des-graves-accusations-port%C3%A9es-par-l-arm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-contre-six-journalistes-d" target="_blank" rel="noopener">Hossam Shabat</a></strong><span style="font-weight: 400;"> ont été accusés de terrorisme par les forces israéliennes, sans qu’aucune preuve crédible ne soit apportée. Au contraire, ces dernières se livrent à une véritable campagne de discrédit des journalistes, comme démontré dans une </span><a href="https://rsf.org/fr/gazawood-propagande-complicit%C3%A9-les-%C3%A9tiquettes-mortelles-coll%C3%A9es-aux-journalistes-de-gaza" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">enquête</span></a><span style="font-weight: 400;"> de RSF : Israël justifie ses attaques contre les journalistes par les campagnes meurtrières « Gazawood » ou « Pallywood », qui accusent les professionnels des médias à Gaza de mettre en scène des événements de manière ciblée. Ces accusations infondées constituent une « tactique bien connue et honteuse de l&rsquo;armée israélienne visant à étouffer la vérité sur les crimes odieux commis à Gaza », ont aussi dénoncé, dans une déclaration commune datant du 12 août 2025, </span><a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2025/08/gaza-un-experts-appalled-murder-al-jazeera-correspondents-israeli-strike" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">quatre rapporteurs spéciaux des Nations unies</span></a><span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;exemple le plus récent et particulièrement tragique est l’attaque contre l’Hôpital Al-Nasser, le 25 août 2025. Selon l’armée israélienne, cette attaque visait une caméra installée par le Hamas dans la zone de l&rsquo;hôpital, comme le </span><a href="https://www.bbc.com/news/articles/cly6lxn1l4po" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">rapporte la BBC</span></a><span style="font-weight: 400;">. Cinq journalistes ont été tués. Cependant, aucun élément n’a permis d’étayer cette déclaration. Au contraire,  l’emplacement était au contraire connu pour être utilisé par des </span><a href="https://rsf.org/fr/au-moins-quatre-journalistes-tu%C3%A9s-par-l-arm%C3%A9e-isra%C3%A9lienne-%C3%A0-gaza-rsf-appelle-de-nouveau-d-urgence-%C3%A0" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">professionnels des médias</span></a><span style="font-weight: 400;">. Et la caméra en question appartenait au journaliste </span><strong><a href="https://www.reuters.com/investigations/visual-evidence-upends-israels-official-story-deadly-attack-gaza-hospital-2025-09-26/" target="_blank" rel="noopener">Hussam al-Masri</a></strong><span style="font-weight: 400;">, qui travaillait pour l&rsquo;agence de presse Reuters et a été tué lors de cette attaque.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Propaganda Monitor : RSF publie son rapport sur la géopolitique de la propagande du Kremlin</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/propaganda-monitor-rsf-publie-son-rapport-sur-la-geopolitique-de-la-propagande-du-kremlin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 10:42:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Défendre l’information fiable, c’est aussi savoir déjouer les mécaniques de propagande qui s’y opposent à des fins idéologiques. Reporters sans frontières (RSF) lançait la semaine dernière un nouveau rapport compilant l’ensemble des contenus de son projet «Propaganda Monitor», un site dédié qui expose les mécanismes de propagande et de désinformation, pour mieux agir face à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Défendre l’information fiable, c’est aussi savoir déjouer les mécaniques de propagande qui s’y opposent à des fins idéologiques. Reporters sans frontières (RSF) lançait la semaine dernière un nouveau rapport compilant l’ensemble des contenus de son projet «Propaganda Monitor», un site dédié qui expose les mécanismes de propagande et de désinformation, pour mieux agir face à eux. Cette publication, consacrée aux stratégies du Kremlin en Russie et à l’international, est illustrée par des dessinateurs de presse du réseau Cartooning for Peace.</strong></p>
<p><a href="https://rsf.org/sites/default/files/medias/file/2025/09/Propaganda%20Monitor_%20Rapport.pdf" target="_blank" rel="noopener">Lire le rapport en entier</a></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La première saison du </span><a href="https://rsf.org/fr/rsf-lance-le-propaganda-monitor-un-projet-d-enqu%C3%AAte-sur-la-g%C3%A9opolitique-de-la-propagande" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">Propaganda Monitor</span></a><span style="font-weight: 400;">, projet d’enquête de RSF sur la géopolitique de la propagande, est consacrée à la Russie de Vladimir Poutine, où la propagande d’État s’impose comme un instrument central de la politique intérieure et extérieure. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour imposer son récit unique, le Kremlin a déployé un écosystème de propagande diversifié, combinant médias d’État, relais en ligne, influenceurs et structures parallèles. Les acteurs sont multiples – RT, Sputnik, Wagner – et les outils variés – brouillage de la réalité, campagnes de désinformation, usurpation d’identité, ou encore création de fausses écoles de journalisme, etc. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis plus d’un an, RSF documente ses acteurs, réseaux, mécaniques en Russie et à l&rsquo;international,  accompagnée d’un comité d’experts du sujet, installés en France, en Serbie, au Sénégal ou encore en Colombie. L’organisation publie la compilation augmentée de ce travail, en version bilingue, illustrée par le réseau de dessinateurs de presse Cartooning for peace.</span></p>
<blockquote><p><i><span style="font-weight: 400;">« Depuis longtemps, Moscou rêve de réduire au silence toute alternative à sa vision du monde. Et le contexte international favorise cette ambition. La décision du 14 mars 2025 de Donald Trump de démanteler l’Agence américaine pour les médias mondiaux (USAGM), a été accueillie avec satisfaction par le Kremlin : moins de voix indépendantes, c’est plus d’espace pour ses récits. Mais avec le Propaganda Monitor, l’idée est simple : nous devons reprendre la main face à la propagande. L’ambition est claire : donner aux citoyennes et citoyens des clés de compréhension pour ne pas subir un discours obéissant aux intérêts et qui se diffuse et se reproduit avec une agilité déconcertante. »</span></i><i><span style="font-weight: 400;"><br />
</span></i><b>Thibaut Bruttin</b><b><br />
</b><b>Directeur général de RSF</b></p></blockquote>
<h5><strong>Les informations clés du rapport </strong></h5>
<ol>
<li>
<h6><span style="font-weight: 400;"> Une répression organisée des journalistes et des médias </span></h6>
</li>
</ol>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour asseoir un discours unique au service d’un pouvoir autoritaire et impérialiste, le régime de Vladimir Poutine a progressivement pris le contrôle, au travers de multiples lois, d’un paysage médiatique qui s’était ouvert dans les années 1990. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La promulgation de lois « sur les agents de l’étranger » et les « organisations indésirables » entérine la volonté du Kremlin de stigmatiser les médias et les journalistes et de complexifier voire d’empêcher l’exercice de leur fonction d’information. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce cadenassage des médias se double d’un ciblage direct des journalistes : 48 sont toujours en détention, dont 26 Ukrainiens. Les forces russes les tuent également dans la guerre qu’elles mènent en Ukraine : 12 professionnels de l’information sont morts sur le terrain et une en prison, tandis qu’au moins 48 autres ont été blessés.</span></p>
<ol start="2">
<li>
<h6><span style="font-weight: 400;"> Le narratif de la désinformation amplifié </span></h6>
</li>
</ol>
<p><span style="font-weight: 400;">Les Ukrainiens sont des </span><i><span style="font-weight: 400;">« nazis »</span></i><span style="font-weight: 400;">, la guerre menée par la Russie en Ukraine est une </span><i><span style="font-weight: 400;">« opération spéciale »</span></i><span style="font-weight: 400;"> et non une guerre, les médias indépendants sont des </span><i><span style="font-weight: 400;">« agents de l’étranger »</span></i><span style="font-weight: 400;">, financés par un </span><i><span style="font-weight: 400;">« Occident décadent »</span></i><span style="font-weight: 400;">… Ce discours ancré, martelé depuis des années, infusait dans la société bien avant le déclenchement de l’invasion à grande échelle le 24 février 2022. Il s’est amplifié. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans le même temps, le Kremlin s’efforce de diversifier ses techniques de désinformation – création d’ « écoles de journalisme », usurpation d’identité, utilisation de l’IA… Le chercheur David Colon explique : </span><i><span style="font-weight: 400;">« La propagande russe a pour particularité de reposer sur une démarche globale qui ne distingue pas les outils numériques des outils traditionnels (&#8230;) l’IA générative permettant aux propagandistes russes de changer l’échelle de leurs campagnes. »</span></i></p>
<ol start="3">
<li>
<h6><span style="font-weight: 400;"> Les acteurs d’influence de la propagande russe </span></h6>
</li>
</ol>
<p><span style="font-weight: 400;">Médias d’État, influenceurs militaires, « contractuels de l’influence », les acteurs sont nombreux et variés pour relayer le discours souple et transnational du Kremlin qui s’adapte en fonction du public ciblé. Si l’empire médiatique de la milice Wagner a en partie été démantelé, ses réseaux restent un vecteur de diffusion central de la propagande. Dans l’ombre d’Evgueni Prigojine, fondateur de Wagner mort en août 2023, Alexandre Malkevitch, entrepreneur actif de médias de propagande, continue d’agir en coulisses. Des propagandistes étrangers, se font aussi l’écho de ce discours. </span></p>
<ol start="4">
<li>
<h6><span style="font-weight: 400;"> L’expansion internationale des réseaux du Kremlin</span></h6>
</li>
</ol>
<p><span style="font-weight: 400;">En Europe, en Afrique, en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Amérique du Nord, le discours se diffuse, se propage, s’implante. En Afrique, le chercheur Maxime Audinet, explique que la Russie capitalise sur la fragilité des écosystèmes médiatiques locaux pour s’implanter dans des pays par le biais de « contractuels de l’information ». En Europe, malgré les sanctions, RT et Sputnik parviennent néanmoins à diffuser un discours anti-européen tandis qu’en Amérique latine, le discours anti-impérialiste séduit les populations. </span></p>
<ol start="5">
<li>
<h6><span style="font-weight: 400;"> Des solutions pour contrer cette propagande </span></h6>
</li>
</ol>
<p><span style="font-weight: 400;">La première riposte contre la propagande consiste à rétablir les faits. RSF soutient des médias indépendants russes et biélorusses en exil, des médias ukrainiens impactés par l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, tout en encourageant des initiatives de fact-checking et des outils comme la norme Journalism Trust Initiative (JTI), qui permettent d’identifier les sources fiables. Cette démarche essentielle contribue à contrer la désinformation et à restaurer la confiance dans l’information.</span></p>
<ol start="6">
<li>
<h6><span style="font-weight: 400;"> Les recommandations de RSF pour lutter contre la désinformation et favoriser le journalisme fiable </span></h6>
</li>
</ol>
<p><span style="font-weight: 400;">La propagande du Kremlin passe par une telle diversité de vecteurs qu’il est vain de chercher à y répondre uniquement par le biais d’une politique répressive facilement contournable. C’est en renouvelant leur engagement en faveur du journalisme, tout en veillant à ne pas compromettre son indépendance, que les démocraties peuvent remporter cette bataille pour le droit à l’information fiable de leurs citoyens.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le comité d’experts du Propaganda Monitor de RSF : Maxime Audinet (France), chargé de recherche à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM) ; David Colon (France), enseignant-chercheur à Sciences Po Paris et membre du groupe de recherche « Internet, IA et société » du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ; Valdez Onanina (Sénégal), rédacteur en chef du bureau francophone d’Africa Check, première organisation indépendante de fact-checking en Afrique ; Daniel Milo (Slovaquie), expert de la défense de la démocratie, spécialisé dans la lutte contre la désinformation, les menaces hybrides et l’extrémisme ; Rasa Nedeljkov (Serbie), directeur de programmes au Center for Research, Transparency and Accountability (CRTA), organisation œuvrant à la promotion de la transparence, de la responsabilité et de la gouvernance démocratique ; Vladimir Rouvinski (Colombie), professeur au département d’études politiques de l’Université Icesi à Cali, spécialiste des relations de la Russie avec l’Amérique latine et les Caraïbes ; Dorka Takácsy (Hongrie), chercheure spécialisée dans la désinformation et la propagande en Europe centrale et orientale.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cartooning for Peace (CFP) : Réseau international de dessinateurs et dessinatrices engagés à promouvoir, par le langage universel du dessin de presse, la liberté d’expression, les droits humains et le respect mutuel entre des populations de différentes cultures ou croyances. Créée en 2006 à l’initiative de Kofi Annan, prix Nobel de la paix et ancien secrétaire général des Nations unies, et du dessinateur de presse Plantu, CFP est aujourd’hui présidée par le dessinateur français Kak. </span><a href="http://www.cartooningforpeace.org/" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-weight: 400;">www.cartooningforpeace.org</span></a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Journée internationale de l’accès universel à l’information : Un droit fondamental au service de la transparence</title>
		<link>https://rsf-ch.ch/journee-internationale-de-lacces-universel-a-linformation-un-droit-fondamental-au-service-de-la-transparence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-rsf2]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 06:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 28 septembre, le monde célèbre la Journée internationale de l’accès universel à l’information (IDUAI), une date clé pour rappeler l’importance du droit du public à être informé et du principe de transparence. En 2025, cette journée prend une dimension particulière autour du thème : « Garantir l’accès à l’information environnementale à l’ère numérique ».  [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Le 28 septembre, le monde célèbre la Journée internationale de l’accès universel à l’information (IDUAI), une date clé pour rappeler l’importance du droit du public à être informé et du principe de transparence. En 2025, cette journée prend une dimension particulière autour du thème : </b><b><i>« Garantir l’accès à l’information environnementale à l’ère numérique »</i></b><b>. </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le droit à l’information n’est pas une notion récente, mais un pilier essentiel de la liberté d’expression. Il est consacré par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui garantissent à chacun le droit de chercher, de recevoir et de diffuser des informations.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce droit est aujourd’hui renforcé par l’Objectif de développement durable 16.10.2 des Nations Unies, qui mesure les efforts des États à adopter des dispositions constitutionnelles, réglementaires et politiques en faveur de l’accès public à l’information. Des citoyens bien informés sont mieux armés pour prendre des décisions éclairées, surveiller leurs gouvernements et leur demander des comptes. Encore faut-il que les journalistes disposent des outils nécessaires pour enquêter et révéler les vérités d’intérêt public.</span></p>
<p><b>Le cas de la Suisse</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En Suisse, le droit d’accès à l’information est garanti depuis 2006 par la Loi fédérale sur le principe de transparence (LTrans). La plupart des cantons se sont, eux aussi, progressivement convertis au principe de transparence de l’administration. Ces législations, qui rompent avec une longue tradition de secret administratif, sont devenues un instrument essentiel pour les médias au cours des dix dernières années.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais son application reste fragile. De nombreux services administratifs, établissements publics et entreprises accueillent la transparence avec réticence. Selon Martin Stoll, directeur de <a href="https://www.oeffentlichkeitsgesetz.ch/francais/" target="_blank" rel="noopener">Loitransparence.ch</a>, l’administration fédérale se « cache de plus en plus derrière les services de presse, les contacts avec l&rsquo;extérieur sont canalisés, au détriment du public et des médias ».</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans la pratique, les journalistes se heurtent à des obstacles croissants : la suppression de l’Annuaire fédéral &#8211; qui leur permettait, ainsi qu’aux citoyens, d’accéder à des informations complètes sur les interlocuteurs et les unités administratives fédérales &#8211; au profit d’une version réduite, l’obligation de passer par les services de communication, ou encore le caviardage systématique des documents. Ces restrictions, justifiées par la volonté de protéger les fonctionnaires dans un « climat social délétère », sapent pourtant le principe même de transparence et entravent l’accès à une information complète et fiable.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Contacté par RSF Suisse, Martin Stoll constate régulièrement une application arbitraire de la loi sur la transparence : l’administration agit trop souvent « comme un acteur politique plutôt que comme un prestataire de services à la collectivité ». Il plaide pour des réformes structurelles, notamment la généralisation d’organes de conciliation dans les cantons, la révision des exceptions (afin que, par exemple, les procès-verbaux ne soient plus exclus du principe de transparence), le respect des délais légaux et la fin de l’usage abusif des frais administratifs. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sur ce point, il y a eu une importante bataille au niveau fédéral concernant les frais liés aux demandes d’accès aux documents administratifs : si le Parlement a finalement instauré la gratuité de principe, des exceptions subsistent en cas de « surcroît de travail important » nécessitant des recherches complexes. De plus, toutes les lois cantonales n’appliquent pas ce principe et les recours devant les tribunaux administratifs restent, eux, payants. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Martin Stoll souligne que d’autres pays sont plus avancés et que la Suisse devrait s’inspirer de leurs bonnes pratiques.</span></p>
<p><b>Réaffirmer un droit fondamental </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À l’occasion de la Journée internationale de l’accès universel à l’information, RSF Suisse souligne que ce droit est solidement inscrit dans les fondements des droits humains. Sa mise en œuvre effective demeure une responsabilité politique et administrative majeure. La transparence ne saurait être perçue comme une concession, mais comme une obligation démocratique.</span></p>
<h6><strong>Sophie Sager, Chargée de projets RSF Suisse</strong></h6>
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