Tchad : RSF révèle les conditions de détention exécrables d’un journaliste

Tchad : RSF révèle les conditions de détention exécrables d’un journaliste

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Trois mois après sa condamnation à trois ans de prison, le directeur de publication de Salam Info croupit dans une cellule de fortune, dort à même le sol et doit payer pour bénéficier de toilettes propres. Reporters sans frontières (RSF) dénonce des conditions de détention indignes et demande sa remise en liberté.

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Une nouvelle donne pour la crédibilité de l’information : RSF et ses partenaires publient les standards JTI pour le journalisme

Une nouvelle donne pour la crédibilité de l’information : RSF et ses partenaires publient les standards JTI pour le journalisme

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Le 19 décembre 2019, le Comité européen de normalisation (CEN) a officiellement livré le document de normalisation que la « Journalism Trust Initiative » (JTI) a développé au cours de ces deux dernières années. Lancée par Reporters sans frontières (RSF) en collaboration avec ses partenaires, l’Agence France-Presse (AFP), l’Union européenne de radio-télévision (UER) et le Global Editors Network (GEN), la phase préparatoire du JTI a rassemblé plus de 120 spécialistes et institutions.

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Revirement en Pologne : sous la pression, un tribunal recule et renonce à censurer un média

Revirement en Pologne : sous la pression, un tribunal recule et renonce à censurer un média

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Face au tollé provoqué par l’interdiction faite à un média d’écrire des articles sur une entreprise soupçonnée d’irrégularités, un tribunal polonais a fait machine arrière et a autorisé le journal à publier ses enquêtes. Reporters sans frontières (RSF) se félicite que la mobilisation d’une trentaine d’éditeurs locaux ait contribué à cette décision, porteuse d’espoir pour les médias polonais.

“La censure a pris fin dans la ville polonaise de Zamość” pouvait-on lire sur le site internet de l’hebdomadaire polonais Tygodnik Zamojski.

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Un célèbre journaliste libyen porté disparu depuis son arrestation

Un célèbre journaliste libyen porté disparu depuis son arrestation

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Le président de l’organisation libyenne pour des médias indépendants est porté disparu depuis 3 jours, depuis son arrivée à l’aéroport de Tripoli. Reporters sans frontières (RSF) appelle à sa libération immédiate.

Des images de télésurveillance de l’aéroport de Tripoli montrent comment le président de la Libyan Organisation for Independ

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Reporters sans frontières (RSF) Suisse salue l’acquittement du journaliste de « 20 minutes » par la justice neuchâteloise

Reporters sans frontières (RSF) Suisse salue l’acquittement du journaliste de « 20 minutes » par la justice neuchâteloise

La section suisse de Reporters sans frontières (RSF) a pris acte avec satisfaction et soulagement de l’acquittement du journaliste Frédéric Nejad prononcé ce mardi 17 décembre 2019 par la justice neuchâteloise. Celui-ci était poursuivi pour avoir enfreint une injonction adressée par la Cour criminelle aux chroniqueurs judiciaires chargés de couvrir le procès, en mars dernier, du double homicide perpétré aux Verrières (NE).

La justice n’a pas à adresser aux journalistes d’injonctions à caractère obligatoire sur la manière de rendre compte d’un procès. De tels ordres portent une atteinte manifeste à la liberté de la presse. Il faut donc saluer le désaveu infligé par les juges neuchâtelois à leurs pairs aujourd’hui.

Le journaliste rendant compte d’un procès doit être entièrement libre de citer la totalité des éléments évoqués à l’audience lorsqu’ils sont pertinents pour la compréhension des faits, de la procédure et du jugement. Toute autre solution représenterait une atteinte grave à la fonction de contrôle sur la manière dont la justice est rendue reconnue aux médias, notamment par la jurisprudence du Tribunal fédéral et de la Cour européenne des droits de l’homme.

Dans le cas précis, les informations que le journaliste a choisi de ne pas censurer avaient trait à la présence de certains tiers au moment des crimes. La Cour criminelle était partie de l’idée que la protection de la personne concernée justifiait de faire interdiction aux journalistes de révéler cette présence. Le fait qu’un tiers avait pu assister au crime ayant cependant joué un rôle dans la décision du Ministère public de réclamer la réclusion à vie de l’accusé, le journaliste avait logiquement estimé qu’elle devait figurer dans son compte-rendu.

Il importe de souligner que dans le cas précis, le président du Conseil suisse de la presse, Dominique von Burg, entendu comme témoin, a estimé que le journaliste, en décidant de passer outre l’interdiction faite par la Cour criminelle, avait pleinement respecté la déontologie professionnelle.

Notre communiqué de presse au format pdf: CP RSF Drame des Verrières

 

Bilan RSF des violences commises contre les journalistes en 2019 : un nombre “historiquement bas” de journalistes tués

Bilan RSF des violences commises contre les journalistes en 2019 : un nombre “historiquement bas” de journalistes tués

Reporters sans frontières (RSF) publie ce 17 décembre son bilan annuel des exactions commises contre les journalistes dans le monde. En 2019, 49 journalistes ont été tués, 389 sont actuellement en détention et 57 sont otages. Même si le journalisme demeure un métier dangereux, le nombre de tués n’a jamais été aussi bas depuis 16 ans.

Une baisse importante du nombre de journalistes tués

Jamais le nombre de journalistes tués n’avait été aussi peu élevé depuis 2003. Dans son bilan annuel 2019, Reporters sans frontières recense 49 journalistes tués, soit une baisse spectaculaire de 44 % par rapport à l’année précédente. Ce chiffre “historiquement bas”, en comparaison avec la moyenne de 80 morts enregistrée ces deux dernières décennies, traduit essentiellement la baisse du nombre de journalistes tués sur les terrains de conflits armés. La couverture des conflits en Syrie, au Yémen, en Afghanistan s’est ainsi avérée deux fois moins meurtrière pour les journalistes : 17 journalistes ont été tués dans l’ensemble de ces trois pays en 2019, contre 34 l’année précédente.

Cette baisse inédite ne saurait occulter une réalité qui perdure : le nombre de journalistes tués dans les pays dits “en paix” reste aussi élevé d’une année sur l’autre. Ainsi, le Mexique compte, comme l’année dernière, 10 journalistes tués. Plus largement, l’Amérique latine, avec un total de 14 tués sur l’ensemble du continent, est devenue une zone aussi meurtrière pour les journalistes que le Moyen-Orient meurtri par ses conflits fratricides.

Cette double tendance (des lignes de front moins meurtrières et des pays en paix toujours aussi dangereux) a une conséquence : il y a désormais proportionnellement plus de morts dans les pays en paix (59%) que dans les zones de conflit et une hausse de 2% du nombre de journalistes assassinés ou sciemment visés.

“Pour les journalistes, la frontière entre les pays en guerre et en paix est en train de disparaître, s’alarme le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire. S’il convient de se réjouir d’une baisse inédite du nombre de journalistes tués dans les zones de conflit, nous constatons parallèlement que de plus en plus de journalistes sont sciemment assassinés pour leur travail dans des pays démocratiques, ce qui constitue un véritable défi pour les démocraties dont ces journalistes sont issus.“

Une élévation du nombre de détentions arbitraires

Autre fait inquiétant révélé par le bilan de RSF : le nombre de journalistes arbitrairement détenus dans le monde ne cesse d’augmenter. Fin 2019, 389 journalistes se trouvent emprisonnés pour avoir exercé leur fonction, soit 12 % de plus que l’année dernière. Près de la moitié des journalistes prisonniers sont détenus dans seulement trois pays : la Chine, l’Égypte et l’Arabie saoudite. La Chine, qui a intensifié sa répression contre la minorité ouïghoure, détient à elle seule un tiers des prisonniers dans le monde.

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Depuis 1995, RSF dresse le bilan annuel des exactions commises contre les journalistes, à partir de données précises établies entre le 1er janvier et 1er décembre de l’année de publication. RSF procède à une minutieuse collecte d’informations permettant d’affirmer avec certitude, ou du moins avec une très forte présomption, que la détention, l’enlèvement, la disparition ou la mort d’un journaliste est une conséquence directe de l’exercice de sa profession.

Violences commises envers les journalistes en France : RSF lance un cri d’alarme

Violences commises envers les journalistes en France : RSF lance un cri d’alarme

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Les dernières journées de mobilisation contre la réforme des retraites ont été marquées par un niveau inégalé de violence contre les journalistes. A l’aube d’une nouvelle journée de manifestation, Reporters sans frontières (RSF) exhorte le ministère de l’Intérieur à adresser des consignes fortes à l’attention des forces de l’ordre, les enjoignant à respecter le travail des journalistes.

Plus d’un an après le début du mouvement des “gilets jaunes”, marqué par un 

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