Mexique: la journaliste mexicaine Maria Elena Ferral Hernández assassinée dans l’Etat de Veracruz

Mexique: la journaliste mexicaine Maria Elena Ferral Hernández assassinée dans l’Etat de Veracruz

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La journaliste Maria Elena Ferral Hernández est la première journaliste assassinée au Mexique depuis le début de l’année 2020. RSF exige une enquête exhaustive sur ce crime, et appelle les autorités mexicaines à renforcer la protection des journalistes dans l’une des régions les plus dangereuses du pays pour la profession.

Lundi 30 mars, dans la municipalité de Papantla, dans l’Etat du Veracruz, la journaliste María Elena Ferral Hernández

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Coronavirus : Quand le président brésilien Bolsonaro s’acharne sur les médias au lieu de lutter contre la pandémie

Coronavirus : Quand le président brésilien Bolsonaro s’acharne sur les médias au lieu de lutter contre la pandémie

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Face au péril du virus qui fait pourtant du Brésil le pays le plus touché d’Amérique latine, le président Bolsonaro persiste dans le déni et préfère s’en prendre aux médias. Reporters sans frontières ( RSF) dénonce une attitude totalement irresponsable et incendiaire.

Depuis le début de la crise sanitaire, le président Bolsonaro multiplie les attaques publiques contre la presse, qu’il considère responsable d’une “hystérie” destinée à générer la panique dans le p

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Le reporter birman Nay Myo Lin risque la prison à vie pour une interview

Le reporter birman Nay Myo Lin risque la prison à vie pour une interview

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Le journaliste est accusé de terrorisme pour avoir publié une interview du porte-parole d’un groupe rebelle. Reporters sans frontières (RSF) exige l’abandon immédiat de ces charges totalement disproportionnées.

“C’est inquiétant pour la liberté de la presse”, a résumé ce matin Nay Myo Lin, le rédacteur en chef du site Voice of Myanmar, à sa sortie du tribunal de Mandalay

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La Thaïlande instrumentalise la crise du Covid-19 pour restreindre la liberté d’informer

La Thaïlande instrumentalise la crise du Covid-19 pour restreindre la liberté d’informer

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Reporters sans frontières (RSF) condamne avec la plus grande fermeté un décret récemment adopté par le gouvernement thaïlandais qui, au motif de vouloir réguler les informations relatives au coronavirus, lui octroie le droit de décider de ce qui est vrai et ce qui est faux. L’organisation rappelle l’importance de respecter la liberté de l’information dans cette période cruciale.

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Crise du Covid-19 : RSF lance “l’Observatoire 19”, en référence à l’article 19 de la Déclaration universelle

Crise du Covid-19 : RSF lance “l’Observatoire 19”, en référence à l’article 19 de la Déclaration universelle

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Reporters sans frontières (RSF) lance l’Observatoire 19, un outil de suivi dont l’objectif est d’évaluer les impacts de la pandémie sur le journalisme et de prodiguer des recommandations pour favoriser le droit à l’information.

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Le « coronavirus » interdit de cité au Turkménistan

Le « coronavirus » interdit de cité au Turkménistan

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Les autorités ont banni le mot « coronavirus » du vocabulaire turkmène, un moyen radical d’empêcher toute information sur la pandémie. Reporters sans frontières (RSF) dénonce une mise en danger des citoyens.

Au Turkménistan, les médias contrôlés par l’Etat n’ont plus le droit d’utiliser le mot « coronavirus ».

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Coronavirus : RSF condamne les restrictions d’accès à l’information en ligne

Coronavirus : RSF condamne les restrictions d’accès à l’information en ligne

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Alors que l’épidémie de Covid-19 continue de s’étendre à travers le monde, certains gouvernements tentent d’entraver l’accès à l’information sur ce sujet essentiel, en imposant des restrictions de connexion à Internet et en bloquant des sites d’information.

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Belarus : un journaliste d’investigation risque dix ans de prison pour avoir critiqué la stratégie du président contre l’épidémie de Covid-19

Belarus : un journaliste d’investigation risque dix ans de prison pour avoir critiqué la stratégie du président contre l’épidémie de Covid-19

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Le rédacteur en chef d’un journal en ligne a été arrêté et risque jusqu’à dix ans de prison pour corruption. Reporters sans frontières (RSF) dénonce une campagne d’intimidation des autorités biélorusses et demande sa libération immédiate.

Le rédacteur en chef du quotidien en ligne biélorusse Ejednevnik Sergueï Satsouk a été arrêté et inculpé de « corruption », un crime passible de dix ans de prison.

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Quand la violence du régime kazakh brisait le destin d’une journaliste aujourd’hui réfugiée en Suisse

Quand la violence du régime kazakh brisait le destin d’une journaliste aujourd’hui réfugiée en Suisse

C’est dans un univers glaçant et au cœur d’un récit poignant que nous plonge le dernier livre de Laurence Deonna. Avec Lira Baiseitova Lanceuse d’alerte (L’Aire), l’infatigable écrivain et journaliste genevoise – qui fut présidente de la section suisse de Reporters sans frontières (RSF) de 2000 à 2003 – retrace l’itinéraire tragique de cette journaliste kazakhe aujourd’hui réfugiée en Suisse.
Reconnue par ses pairs dans le monde entier, lauréate de plusieurs prix prestigieux récompensant des journalistes ayant pris tous les risques pour révéler le dessous des cartes – en l’occurrence sordide –, Lira a payé affreusement cher son courage professionnel. « Je l’ai rencontrée lors d’une conférence sur le journalisme d’investigation et son histoire m’a impressionnée », dit d’elle l’ancienne juge d’instruction française Eva Joly qui préface le récit.
Lira Baiseitova avait fondé le journal Respublika 2000, mais il sera fermé après deux années d’existence seulement sur ordre des autorités. Les pressions sur la journaliste s’étaient multipliées depuis la parution sous sa plume, le 10 mai 2002, mais dans un autre journal, d’une interview réalisée à Genève de celui qui était à l’époque procureur général, Bernard Bertossa.
Déterminé à ne plus permettre que les banques genevoises servent à abriter le produit des turpitudes commises sur la planète entière, l’éminent magistrat avait confirmé à l’intrépide journaliste l’existence de comptes en Suisse appartenant à des dignitaires du régime kazakh, dont le président Nursultan Nazarbaev.
Les autorités kazakhes ne devaient jamais pardonner cette révélation. Le lendemain, Leila, la fille adorée de Lira, âgée de 25 ans, disparaît. Elle a été est arrêtée par la police kazakhe et mourra en détention, le corps martyrisé. A l’époque, un rapport accablant de Reporters sans frontières avait documenté autant qu’il était possible de le faire les circonstances atroces de cette mort violente que les autorités ont fait passer pour un suicide. Ce rapport ne laissait hélas à Lira aucune possibilité de douter que les sbires du régime avaient fait payer à Leila le courage de sa mère.
RSF y détaillait notamment les menaces qui pleuvait autour de la journaliste. Avant même la publication de l’interview, « un chien décapité avait été suspendu devant l’entrée du journal (…) Le jour de la publication, le 22 mai, des inconnus avaient attaqué le siège de la publication. Deux employés avaient été frappé, du matériel information avait été volé et d’autre équipements saccagés. » Le même jour, les locaux de Republika à Almaty – la plus grande ville du pays – avaient été incendiés.
Parmi ses amis et ses proches, d’autres morts jalonnent la vie de Lira. A commencer par son petit frère, officiellement décédé d’une crise cardiaque lors d’un voyage en train mais dont le corps était curieusement couvert d’ecchymoses.
Au fil des pages, Laurence Deonna dresse, en arrière-fonds de la vie brisée de la journaliste, le portrait d’un pays égaré par les années chaotiques ayant suivi l’effondrement de l’URSS – dont la population a été la première victime – et gangréné par la corruption. Un pays où la violence, le meurtre déguisé en accident, l’intimidation et les menaces sont, pour le gouvernement et l’appareil de l’Etat, des méthodes de routine.
En 2019, le Kazakhstan occupait le158e rang sur 180 pays au classement mondial de la liberté de la presse publié chaque année par RSF. Dans sa note concernant ce pays, notre organisation relève que «les principaux médias d’opposition nationaux ont tous été interdits en 2013, les derniers croulent sous les procédures judiciaires, et même des titres peu critiques sont désormais visés. Internet est étroitement contrôlé : coupures périodiques de l’accès aux sites d’information, aux réseaux sociaux et aux services de messagerie, surveillance généralisée, blogueurs jetés en prison, voire en asile psychiatrique… Un héritage de censure qu’il est grand temps de solder.»
> aurence Deonna: Lira Baiseitova Lanceuse d’alerte, Editions de l’Aire, 2020 (141 p.)