Maroc : RSF dénonce une condamnation inique dans le procès de Hamid el Mahdaoui

Maroc : RSF dénonce une condamnation inique dans le procès de Hamid el Mahdaoui

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La cour d’appel de Casablanca a condamné, le 28 juin en fin de soirée, le journaliste Hamid el Mahdaoui à trois ans de prison ferme pour “non dénonciation de l’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat”. Reporters sans frontières (RSF) dénonce un verdict inique.

Après neuf mois de procès, le verdict est tombé.

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Les autorités iraniennes poursuivent leur répression implacable contre les journalistes et journalistes-citoyens

Les autorités iraniennes poursuivent leur répression implacable contre les journalistes et journalistes-citoyens

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Reporters sans frontières (RSF) condamne la brutalité policière et les arrestations arbitraires de journalistes-citoyens durant les manifestations à Téhéran. L’organisation dénonce également la nouvelle arrestation de la journaliste Hengameh Shahidi et la détention illégale depuis deux mois de Mohammad Hossien Hidari.

Le 25 juin 2018, alors que Téhéran a été la scène d’une manifestation contre la vie chère et la dévaluation de la monnaie nationale, plusieurs journalistes-citoyens ont été vi

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Le message de RSF aux sponsors de Russie 2018

Le message de RSF aux sponsors de Russie 2018

“Ne laissez pas les exactions contre les journalistes ternir votre marque”

Après avoir mobilisé le grand public, en installant à Paris un faux terrain de football, sur lequel étaient posées les photos grandeur nature de journalistes russes emprisonnés, Reporters sans frontières (RSF) s’adresse aux sponsors de Russie 2018. En détournant leurs slogans, l’organisation leur rappelle qu’ils engagent leur responsabilité en sponsorisant la Coupe du monde de Poutine.

Les slogans publicitaires des sponsors de la Coupe du monde de la FIFA sont connus : “Taste the feeling” pour Coca-Cola, “Lovin’it” pour McDonalds ou “New thinking, new possibilities” pour Hyundai. Dans le cadre d’une nouvelle campagne, RSF les détourne pour sensibiliser sur la problématique du journalisme en Russie. “In Russia, journalists can’t Taste the feeling of freedom” ou encore “In Russia, journalists can’t lovin’ it”. Sur les réseaux sociaux, l’organisation interpelle les comptes des partenaires, en leur demandant de ne pas laisser les exactions contre les journalistes en Russie ternir leur marque.

“Nous rappelons aux sponsors de la Coupe du monde qu’ils engagent leur responsabilité, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières. En contribuant au financement de l’organisation d’un événement sportif international, dans un pays dont l’Etat asphyxie le journalisme indépendant et exerce un contrôle toujours plus grand sur les médias, elles ne s’offrent pas seulement un bel espace de publicité : elles prennent un risque important pour leur image. Il est de leur devoir de ne pas se rendre, même passivement, complices du piétinement de la liberté de la presse dans les pays hôtes de la Coupe du monde, et de faire pression à leur manière, en conditionnant leurs financements au respect de la pluralité, de l’indépendance et de la liberté du journalisme ”.

Jamais autant de journalistes emprisonnés en Russie depuis la chute de l’URSS en 1991

La pression sur les médias indépendants ne cesse de s’intensifier depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012 : lois liberticides, asphyxie ou reprise en main de titres de référence, blocage de sites d’information… Alors que les grandes chaînes de télévision abreuvent les citoyens d’un déluge de propagande, l’atmosphère devient étouffante pour ceux qui remettent en cause la nouvelle vulgate patriotique et néoconservatrice, ou qui cherchent tout simplement à défendre un journalisme de qualité.

Pas moins de six journalistes sont derrière les barreaux du fait de leurs activités d’information, un chiffre inédit depuis la chute de l’URSS en 1991. Les principales organisations de défense des médias ont été déclarées « agents de l’étranger ». La Tchétchénie et la Crimée, annexée en 2014, sont de véritables « trous noirs de l’information ». Et l’impunité reste la règle pour les assassins et agresseurs de journalistes.

La Russie occupe la 148e place sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse, publié par RSF en 2018.

 

Hong Kong : 21 ans après la rétrocession, une vague de médias indépendants cherche à préserver la liberté de la presse

Hong Kong : 21 ans après la rétrocession, une vague de médias indépendants cherche à préserver la liberté de la presse

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Plus de deux décennies après la rétrocession, dans un contexte de censure chinoise croissante, les Hongkongais se tournent vers une nouvelle génération de sites d’information indépendants qui mettent l’accent sur l’éthique journalistique.

Ce 1er juillet marque le 21e anniversaire de la rétrocession de Hong Kong à la République populaire de Chine (RPC).

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USA : RSF profondément choquée par la fusillade meurtrière contre une rédaction du Maryland

USA : RSF profondément choquée par la fusillade meurtrière contre une rédaction du Maryland

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Reporters sans frontières (RSF) a appris avec consternation qu’une fusillade contre la rédaction du “Capital Gazette”, un média local à Annapolis, dans le Maryland, aurait fait plusieurs morts et plusieurs blessés, ce 28 juin 2018, selon plusieurs médias locaux. La police a confirmé l’arrestation d’un suspect.

Ce qui vient de se produire dans la rédaction du Capital Gazette à Annapolis est-il l’équivalent de l’attaque contre Charlie Hebdo ou du dernier attentat contre des journalistes à Kaboul ?

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La protection des journalistes doit être un enjeu majeur pour le futur président du Mexique

La protection des journalistes doit être un enjeu majeur pour le futur président du Mexique

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Alors que les Mexicains sont convoqués aux urnes, le 1er juillet, pour élire leur nouveau président, Reporters sans frontières (RSF) appelle le prochain chef de l’Etat à se saisir de la question de la protection des journalistes, après le bilan calamiteux du président sortant en matière de liberté de la presse.

Président de la République, députés et sénateurs fédéraux, gouverneurs de neufs Etats : ce 1er juillet 2018, une large partie de la classe politique mexicaine pourrait être renouvelée.

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Etats-Unis : la lanceuse d’alerte Reality Winner plaide coupable d’avoir enfreint l’Espionage Act

Etats-Unis : la lanceuse d’alerte Reality Winner plaide coupable d’avoir enfreint l’Espionage Act

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Reporters sans frontières (RSF) s’insurge contre la peine de prison de 63 mois infligée par un tribunal fédéral à Reality Winner, une lanceuse d’alerte de la NSA qui a plaidé coupable, le 26 juin, d’avoir enfreint l’Espionage Act. Elle est l’une des deux lanceurs d’alerte actuellement poursuivis en justice sous l’administration Trump.

La longue peine de prison infligée à Reality Winner est la preuve que le gouvernement américain se soucie davantage de dissimuler des informations au public que de respecter les droits conférés

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Turquie : RSF demande l’annulation de la condamnation de Mehmet Altan et la libération de ses confrères

Turquie : RSF demande l’annulation de la condamnation de Mehmet Altan et la libération de ses confrères

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Reporters sans frontières (RSF) accueille avec un grand soulagement la libération de Mehmet Altan, dans la soirée du 27 juin 2018 en Turquie. Mais le célèbre journaliste et écrivain, qui aura passé près de deux ans en prison, est loin d’être tiré d’affaire.

“Après 21 mois d’une détention injustifiable, la libération de Mehmet Altan est un grand soulagement, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.

International : Déjà 47 journalistes et collaborateurs de médias tués au premier semestre 2018, selon RSF

International : Déjà 47 journalistes et collaborateurs de médias tués au premier semestre 2018, selon RSF

D’après le baromètre des violations de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF), le premier semestre 2018 compte déjà 47 morts dont 36 journalistes professionnels, 9 journalistes-citoyens et 2 collaborateurs de médias. Face à ce bilan alarmant RSF intensifie ses missions d’assistance.

C’est un début d’année noire pour les journalistes. Alors que 2017 avait été l’une des années les moins meurtrières, les six premiers mois de 2018 ont été marqués par la mort de 47 journalistes et collaborateurs des médias. Parmi les pays les plus meurtriers : l’Afghanistan (11 journalistes tués), la Syrie (7), le Yémen (5) et le Mexique (5). Face à ce constat dramatique, RSF confirme son engagement auprès des journalistes menacés dans leur pays et multiplie ses missions de soutien en leur faveur. Près de 40% des bourses accordées par l’ONG ont aidé des journalistes en danger à être relocalisés et mis en sécurité. Quatre pays représentent à eux seuls un tiers du budget alloué par RSF au soutien des journalistes à travers le monde : l’Afghanistan, la Syrie, le Yémen et le Mexique.

Les journalistes afghanes particulièrement vulnérables

Classé 118e sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, l’Afghanistan a été frappé par plusieurs attentats depuis le début de l’année. Onze journalistes ont été tués depuis janvier et de nombreux autres sont menacés en permanence par les différentes parties au conflit. L’une de leurs cibles privilégiées, les femmes journalistes particulièrement vulnérables dans un pays où la propagande fondamentaliste est appliquée dans plusieurs régions du pays.

Depuis mars 2017, RSF soutient le Centre pour la protection des femmes journalistes afghanes (CPAWJ) qu’elle a co-fondé. Ce centre, unique en son genre, a pour vocation de soutenir et de protéger les femmes journalistes. Grâce en partie à l’appui financier et moral de RSF, le CPAWJ a recensé pour la première fois l’ensemble des journalistes et collaboratrices de médias dans le pays, soit 1741 dont 764 journalistes professionnelles. RSF et le CPAWJ ont conjointement organisé des formations à la sécurité physique pour elles et recommandé au gouvernement et au Parlement de les protéger davantage, particulièrement dans les provinces éloignées. Ils ont également préconisé l’élaboration d’une charte pour la protection des femmes journalistes dans les rédactions.

Fuir la guerre

La Syrie et le Yémen, qui occupent respectivement les 177ème et 167ème places au Classement mondial de la liberté de presse, font de nombreuses victimes parmi les rares journalistes qui couvrent encore la zone. Depuis le début de l’année en Syrie, un journaliste professionnel, cinq journalistes-citoyens et un collaborateur ont été tués dans des bombardements. Au Yémen, trois journalistes professionnels et deux journalistes-citoyens sont morts lors du premier semestre 2018.

Dans ces deux pays, véritables trous noirs de l’information, de nombreux journalistes n’ont pas d’autres choix, face à la menace, que d’abandonner leur métier, voire de quitter le pays. A ces journalistes contraints de fuir, RSF fournit un soutien spécifique, destiné à leur permettre de se mettre en sécurité ou de faire face à leurs besoins les plus urgents lorsqu’ils viennent de fuir. A eux seuls, ils représentent 20% des bénéficiaires du soutien financier de RSF en 2018. Plus des trois quarts des bourses accordées à la zone du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord concernent les journalistes de ces deux pays. Au total, 15 journalistes syriens et yéménites ont reçu des bourses depuis le début de l’année : six d’entre eux ont pu se mettre en sécurité dans un pays tiers, sept ont obtenu des soutiens de première nécessité pour répondre aux besoins les plus urgents lors de l’exil et deux autres ont pu assurer la prise en charge de leurs frais médicaux, dont Ahmed Abdelqader, directeur et fondateur du journal Aïn Ala al-Watan (“Un oeil sur la patrie”). Le 12 juin 2016, Ahmed Abdelqader a survécu à une tentative d’assassinat revendiquée par l’Etat islamique dans la ville d’Urfa, dans le sud-est de la Turquie. Touché à la mâchoire par plusieurs tirs, le journaliste, victime depuis d’une perte de l’audition de l’oreille gauche, a reçu une aide de la part de RSF pour payer ses frais d’hospitalisation. Afin d’échapper aux menaces qui persistaient, RSF l’a aidé à se réfugier à Istanbul, le temps que sa procédure de demande d’asile soit finalisée. Grâce au soutien de RSF, il réside depuis octobre 2016 en France.

Fuir la menace

A l’autre bout du globe, le Mexique, 147e au Classement de RSF, est considéré comme le pays le plus dangereux du continent américain pour les journalistes. En 2018, déjà cinq d’entre eux ont été assassinés. Quatorze autres ont été menacés de mort depuis le début de l’année.

Alberto Escorcia est l’un d’entre eux. Ce journaliste a reçu plusieurs menaces à la suite de son travail d’enquête sur les trolls au Mexique visant les journalistes du pays. RSF lui est venu en aide en assurant sa mise en sécurité hors du pays. Une aide directe que RSF déploie dans d’autres pays d’Amérique latine pour aider les journalistes et parfois leurs familles à fuir la menace. Sur un total de 10 bourses dédiées à la zone au premier semestre, la moitié d’entre elles ont permis la relocalisation de deux journalistes brésiliens, un mexicain, un hondurien et un colombien. Une autre a permis de venir en aide à la famille d’un journaliste nicaraguayen, Angel Eduardo, abattu le 22 avril d’une balle dans la tête alors qu’il diffusait un reportage en direct sur Facebook Live.