Bon pour la tête

Bon pour la tête

RSF Suisse soutient  Bon pour la Tête, le nouveau media en Suisse romande qui vient de lancer son opération de crowdfunding

Ils sont une trentaine de journalistes à se lancer dans cette aventure exigeante : la construction d’un nouveau média, Bon pour la tête.

Ce sera tout d’abord un site internet, puis, dans un second temps, un cahier imprimé. Le tout piloté par une association sans but lucratif, totalement indépendante.

L’idée est simple : offrir des articles réfléchis, approfondis contrastant avec le flux des informations gratuites qui déferlent sur nous dans la confusion.

L’opération de crowdfunding a débuté, rendez possible le lancement de bonpourlatete.com en soutenant concrètement ce projet.

Classement mondial de la presse 2017 : Le grand basculement

Classement mondial de la presse 2017 : Le grand basculement

Dans quelques jours Reporters sans frontières (RSF) rendra public l’édition 2017 du Classement mondial de la liberté de la presse (embargo le 26 avril à 6h). Vous êtes invité(e) à venir découvrir ce classement et poser toutes vos questions sur l’évolution de cette année et la position de la Suisse dans ce classement.

A la veille de sa publication, Reporters sans frontières (RSF) Suisse donnera une conférence de presse afin de présenter le Classement mondial de la liberté de la presse 2017.

Mardi 25 avril à 12h30

Forum politique de la Tour des Prisons – Polit-Forum Käfigturm

Marktgasse 67, BerneEn présence de :

Gérard Tschopp, Président de RSF Suisse

et

Johann Bihr, Responsable Europe de l’Est et Asie centrale, RSF

Publié chaque année depuis 2002 à l’initiative de RSF, le Classement mondial de la liberté de la presse est un outil de plaidoyer essentiel fondé sur le principe de l’émulation entre Etats. Sa notoriété lui confère une influence croissante auprès des médias, des autorités publiques nationales et des organisations internationales.

Le Classement repose sur une mesure de la situation de la liberté de la presse, fondée sur une appréciation du pluralisme, de l’indépendance des médias, de la qualité du cadre légal et de la sécurité des journalistes dans 180 pays. Il est établi grâce à un questionnaire proposé en vingt langues à des experts du monde entier. A cette analyse qualitative s’ajoute un relevé quantitatif des violences commises contre les journalistes sur la période prise en compte.

Le Classement n’est pas un indicateur de la qualité de la production journalistique ni un palmarès des politiques publiques, même si les gouvernements ont une responsabilité importante.

Cette conférence de presse permettra également de revenir sur les faits marquants de certains pays, dont notamment la Turquie et l’Ukraine, avec le responsable du bureau Europe de l’Est-Asie centrale du secrétariat international de RSF, Johann Bihr. Nous évoquerons aussi bien sûr le classement de la Suisse.

télécharger ci-dessous les communiqués de presse du Classement

Suisse – Le journaliste de la RTS Joël Boissard condamné à 2 jours-amende avec sursis

Suisse – Le journaliste de la RTS Joël Boissard condamné à 2 jours-amende avec sursis

Le Tribunal pénal fédéral a rendu son jugement : Joël Boissard, journaliste à la RTS, a été condamné pour fraude électorale à 2 jours-amende de 200 francs, avec un sursis de 2 ans.

Il lui était reproché d’avoir voté à deux reprises sur la plateforme informatique enregistrant les votes électroniques, une fois en tant que Suisse résidant, une fois en tant que Suisse à l’étranger, lors des votations fédérales et cantonales du 8 mars 2015.

Rappel des faits. Ancien résident français, Joël Boissard s’installait début 2015 à Genève. Dans un reportage datant du mois de mars de la même année, le journaliste dénonçait une faille dans le vote électronique : ayant reçu deux fois le matériel de vote en vue des votations, il put voter deux fois par internet.

Joël Boissard contactait alors la Chancellerie d’Etat pour demander des explications sur cette anomalie. C’est trois semaines plus tard que le journaliste apprenait que la Chancellerie l’avait dénoncé pour fraude électorale auprès du procureur général de Genève. Ce dernier le reconnaissait coupable et le condamnait à 10 jours-amende avec sursis.

Estimant que cette décision porte gravement atteinte à la liberté des médias, le journaliste et la RTS décidaient de porter l’affaire devant le Tribunal pénal fédéral.

Le journaliste a fait usage du seul moyen de vérifier s’il y avait une faille dans le système. Il ne s’agissait pas ici d’une volonté de fraude, mais de mise en évidence d’un problème d’intérêt public.

L’arrêt du Tribunal considère que l’intérêt public présenté par le reportage du journaliste n’est pas en cause. En revanche, il estime qu’il n’était ni nécessaire, ni même utile à son élaboration que le prévenu exerce deux fois le droit de votre par voie électronique.

La RTS a pris acte de l’arrêt du Tribunal fédéral. Elle se déterminera dans les 30 jours sur le dépôt d’un éventuel recours.

Reporters sans frontières (RSF) Suisse maintient sa position et dénonce fermement l’atteinte à la liberté de l’information que constitue cette condamnation. L’acte civique de Joël Boissard ne devait entraîner ni poursuite ni condamnation. La décision du TPF porte une atteinte sérieuse à la liberté des médias et à l’information du public. Il ne faudrait pas que les journalistes soient entravés dans l’exercice de leur métier.